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Quand les jeunes informaticiens chinois s'exportent au Japon...

Proximité physique, culturelle et linguistique, la Chine est depuis longtemps le lieu privilégié de l'outsourcing japonais. Plus rares sont les informaticiens chinois qui ont la possibilité de partir travailler dans l'Empire de soleil levant, mais la tendance à l'expatriation s'accentue chez les jeunes.

C'est le cas de Hou Yen, 27 ans, qui a franchi le cap après quatre ans d'études en informatique et une première expérience dans une filiale du géant Lenovo, spécialisée dans le software à destination du Japon. « J'ai appris le japonais en parallèle de mes études pour pouvoir obtenir, un jour, un meilleur salaire. Dans ma promotion, nous sommes une dizaine sur cent à avoir fait ce choix », précise la jeune femme.  Sur place, elle découvre un mode de management plus rigoureux qu'en Chine mais aussi plus direct et plus respectueux du salarié. « Les Japonais utilisent beaucoup moins les sous-entendus dans les relations de travail que les Chinois, assure-t-elle. Si quelque chose ne va pas, ils le disent et ils évitent également de donner des heures supplémentaires aux femmes. »

Après deux ans à Kyoto dans le développement Web, Hou Yen décide cependant de revenir travailler en Chine avec comme objectif de devenir entrepreneuse.

« A Pékin, mon salaire - bien que plus bas qu'au Japon - est nettement au dessus de la moyenne. Il m'offre un meilleur statut social. Je veux désormais monter mon propre projet dans le logiciel de traduction. Une chose inenvisageable au Japon où informaticien est un emploi trop banal pour obtenir les soutiens financiers suffisants », conclut la jeune Chinoise (Source 01 net).