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C'est parti pour le .tel, l'annuaire universel en ligne

Sortes de cartes de visite en ligne, les noms de domaine en .tel hébergeront sur Internet des coordonnées et certaines informations commerciales.

egilia.tel, telle est sans doute l'adresse que vous saisirez prochainement dans un navigateur lorsque vous voudrez nous contacter. Une page vous fournira alors un ensemble d'informations : adresse, numéros de téléphone et de fax, site Internet, adresse électronique, coordonnées des différentes agences de l'entreprise, localisation sur Google Maps, etc.

Depuis le 3 décembre, vous pouvez, vous aussi, déposer votre nom de domaine en .tel.

A une condition, toutefois : que celui-ci corresponde à une marque nationale enregistrée avant le 30 mai 2008.

Pour déposer Votremarque.tel, il vous suffira de vous tourner vers votre bureau d'enregistrement préféré (un grand nombre le proposent) et de débourser entre 350 et 600 euros.

Pour se faire une idée du service, on pourra jeter un oeil à la page Largeco.tel, qui donne un exemple concret à partir d'une société fictive.

La gestion de ses coordonnées en ligne : Dernière extension à être lancée avant la libéralisation des noms de domaine, prévue pour l'an prochain, le .tel a vocation à héberger les coordonnées des entreprises mais également celles des particuliers (quelques mois plus tard).

Pour ces derniers, il inclura certains champs supplémentaires comme des liens vers des réseaux sociaux ou vers des outils de communication en ligne tel Skype. Le nom de domaine en .tel fournira ainsi une sorte de carte de visite en ligne, dont on pourra modifier les données au gré du temps et des changements administratifs, de manière dynamique, grâce à une interface Web.

« Le .tel cherche à regrouper tous nos moyens de communiquer en un seul endroit. Il part d'une idée très novatrice, qui suscite pas mal d'enthousiasme dans le monde du nommage sur Internet », témoigne Stéphane Van Gelder, directeur général d'Indom, un des bureaux d'enregistrement qui commercialisent le .tel.

Un calendrier lucratif : Comme souvent lors du lancement d'une nouvelle extension, la première phase, qui doit durer jusqu'au 3 février prochain, concerne les enregistrements prioritaires (sunrise period). Elle permet aux titulaires de marques (essentiellement des entreprises mais aussi des particuliers) de protéger celles-ci, afin qu'elles ne soient pas accaparées par des cybersquatteurs. Mais attention : durant cette période, le prix des noms de domaine est très élevé. Il faut compter entre 350 euros et 600 euros selon le bureau d'enregistrement, pour une durée incompressible de trois ans.

« Ce tarif s'explique par la présence de frais de validation du dépôt. Pour chaque nom de domaine déposé, un cabinet juridique validera en effet la détention de la marque par le demandeur », explique Jean-François Poussard, du MailClub.

Le prix peut varier considérablement entre les différents bureaux. Pour justifier leurs tarifs, certains d'entre eux mettent en avant une couche de services de formalisation de la demande, dont la valeur ajoutée n'est pas forcément très immédiate.

A partir du 3 février et jusqu'au 24 mars, durant la période dite de landrush, les prix resteront très élevés, afin, officiellement, de décourager les spéculateurs qui voudraient déposer des noms de domaine génériques comme fleuriste.tel, artisans.tel.

Enfin, à partir du 24 mars, le dépôt sera ouvert à tous, avec des tarifs abordables : de 30 à 45 euros par an. (Source 01 net).