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L'apprentissage attire de plus en plus, notamment dans le supérieur

L'apprentissage est une voie de formation où les effectifs continuent à progresser fortement, avec une diversification des profils dans l'enseignement supérieur et les services, selon une étude du ministère de l'Education nationale.
 

Fin 2006, 408.000 jeunes préparaient un diplôme en apprentissage.
Les effectifs sont en hausse de 13% depuis 2003, si bien que l'objectif fixé en 2005 par le plan de cohésion sociale d'atteindre 500.000 apprentis en 2009 "ne s'avère pas hors de portée", selon cette étude de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère.
L'apprentissage traditionnel --très masculin, basé sur le diplôme du CAP et les spécialités de production-- reste dominant, mais cohabite désormais avec un apprentissage post-baccalauréat plus féminisé et s'ouvrant sur les services.
 

En 2006, près d'un apprenti sur cinq préparait un diplôme du supérieur, alors que la diffusion de l'apprentissage dans le supérieur date du milieu des années 1990.
Les effectifs d'apprentis dans le supérieur ont progressé de 12% par an en moyenne depuis dix ans, quand les effectifs des niveaux bac, brevet professionnel, CAP et BEP n'augmentaient dans le même temps que de 1,3% par an.
 

A noter que le bac professionnel et le brevet professionnel --uniquement proposé en apprentissage-- accueillaient chacun environ 42.00 apprentis en 2006, soit une hausse de leurs effectifs de près de 20% entre 2003 et 2006.
 

Les spécialités relevant de la production demeurent majoritaires (61%), mais elles ont subi une lente érosion au profit des spécialités de services induite par le développement de l'apprentissage dans le supérieur.
Ce développement s'est aussi accompagné d'une certaine féminisation dans un milieu qui reste largement masculin, mais lente, la part des jeunes filles passant de 28,8% en 1996 à 30,5% en 2006.
 

La spécialisation reste cependant très sexuée : 81% des garçons choisissent un domaine de la production et 85% des filles un domaine des services.
L'apprentissage actuel a trois "visages": des spécialités "traditionnelles" de niveaux CAP, BEP et bac, très sexuées (coiffure et santé pour les filles; bâtiment, agriculture, automobile, électricité-électronique pour les garçons); des spécialités plus récentes dans lesquelles le supérieur est prépondérant (informatique, gestion, communication, ressources humaines); et les spécialités commerce, vente et accueil-hôtellerie-tourisme, présentes à tous les niveaux d'étude et qui ressemblent le plus à une filière complète d'apprentissage.

Enfin, l'orientation très précoce vers l'apprentissage est en baisse : en 2006, 7,7% des entrants n'avaient pas atteint la 3ème, contre 13,5% en 2000.  (Source AFP).