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Quinzaine noire pour l'emploi chez les éditeurs de logiciels américains. Et en France ?

Les annonces de licenciements se sont succédé aux Etats-Unis.

En France, pour l'Afdel, la réponse à la crise ne passera pas nécessairement par des réductions massives d'effectifs.
EMC , Microsoft , Oracle, des rumeurs chez IBM... Aux Etats-Unis, le bilan des deux premières semaines de l'année est catastrophique en matière d'emploi. Sans compter que le mouvement avait déjà débuté à la fin 2008. Et on a sûrement encore rien vu ! Même Google s'y met : les premiers qui trinquent sont... les recruteurs, habituellement très nombreux chez le géant des moteurs de recherche.

Selon l'AFP, Google a annoncé mercredi qu'il allait supprimer une centaine de postes de recruteurs. Logique... L'heure n'est pas aux embauches.
Et ça continue. Aujourd'hui, c'est Autodesk, éditeur du célèbre logiciel de conception AutoCad qui annonce la suppression de 750 de ses emplois, soit 10 % de ses effectifs, assure l'Associated Press. Sans parler des constructeurs, avec Seagate, spécialiste du stockage, qui supprime 800 postes, etc.

Quid des éditeurs de l'Hexagone ? Pour le patron de l'Afdel, l'Association française des éditeurs de logiciels, Patrick Bertrand, il faut d'abord replacer ces événements américains dans leur contexte.

« Aux Etats-Unis, il y a un phénomène culturel. Quand le business est moins bon, nombre d'entreprises font de la gestion quantitative des RH. Ce n'est pas une critique, car il est important d'avoir une certaine flexibilité, mais un constat », explique-t-il.
Pour le patron de l'Afdel, les éditeurs français résisteront mieux que d'autres secteurs à la crise, mais n'y échapperont pas.

« Je n'ai pas le sentiment d'être à l'aube de mouvements massifs dans l'industrie des logiciels, poursuit Patrick Bertrand. Dans notre secteur, nous sommes plus dans des logiques d'adaptation. Les éditeurs ne seront pas dans l'obligation de passer par des mesures quantitatives préventives comme les licenciements mais devront, sur le plan RH, réorganiser, redéployer... »
Mais tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne.

« Les éditeurs qui ont opté pour une vraie stratégie de spécialisation dans des domaines indispensables à l'amélioration de la productivité comme la paie/RH ; la gestion de la relation client ou le décisionnel, par exemple, risquent de s'en sortir mieux que les autres. »  (Source IT Channel)