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Faillites d'entreprises : la high-tech tire son épingle du jeu

Selon une étude d'Altares, depuis juillet 2008, la hausse des défaillances d'entreprises s'est accélérée. Mais trois fois moins dans le secteur informatique.

Altares, spécialisée dans la connaissance inter-entreprises, vient de publier sa nouvelle étude annuelle sur le bilan 2008 des défaillances et des sauvegardes d'entreprises en France.

Premier constat : d'une manière générale, dans l'ensemble des secteurs d'activités, les défaillances d'entreprises (redressements judiciaires ou, dans deux cas sur trois, liquidations immédiates prononcées par les tribunaux) sont en hausse de plus de 10 % au second semestre 2008 par rapport à l'an dernier.

Au total, 54 820 défaillances ont été jugées par les tribunaux au cours de 2008.

« C'est beaucoup, commente Thierry Millon, responsable des études chez Altares. Nous n'avons pas connu ce chiffre depuis l'été 1997. Le pic des défaillances avait été atteint en 1993. On s'en rapproche... »
Mais voilà, un deuxième constat s'impose : la high-tech s'en sort mieux que les autres. Dans ce secteur, les faillites ont augmenté certes, mais trois fois moins vite que dans les autres activités : + 3 % contre + 10 %, dans l'ensemble des autres secteurs. On en dénombrait 1054 en 2007, contre 1088 en 2008.

La high-tech - qui a surtout connu un premier trimestre difficile avec sa plus forte hausse de faillites (+ 14 %) - a, en revanche, beaucoup mieux supporté la fin d'année que les autres secteurs. Ses défaillances n'ont augmenté que de 5 %, contre 15 % dans l'ensemble des secteurs.
Gains de productivité : Reste que tous les domaines d'activités, (définis par l'Insee) ne sont pas logés à la même enseigne. « L'entretien et la réparation de machines de bureau et de matériel informatique » a connu la pire dégradation (+ 17 % de faillites par rapport à 2007).

Au total, 162 entreprises ont fait faillite contre 138 en 2007. La catégorie, « autres activités de réalisation de logiciels » a, elle aussi, connu une aggravation de son nombre de défaillances (283 en 2008, contre 257 en 2007), avec près de 10 % d'augmentation.
Pourquoi la high-tech résiste-t-elle mieux à la crise ? D'abord, parce que ses clients ne peuvent pas se passer des outils informatiques pour fonctionner au quotidien !

« Les technologies permettent aux entreprises, dans des périodes difficiles, davantage de souplesse et de réactivité, rappelle Thierry Millon. Ensuite, précise-t-il, pour compenser la baisse de leur chiffre d'affaires, les entreprises n'ont pas d'autres solutions que de trouver des gains de productivité. Et, les technologies, peuvent les y aider ». (Source 01 net).