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La CNIL dénonce une gestion catastrophique du fichier de police STIC

Dans un rapport, la CNIL dénonce une gestion calamiteuse du fichier de police STIC (Système de traitement des infractions constatées), pouvant porter atteinte aux personnes qui y sont inscrites, dont seules 17% seraient exactes.

« Être fiché dans le STIC est en effet porteur de conséquences importantes qui peuvent entraîner la perte d’emploi, le refus de recrutement, l’impossibilité de se présenter à des concours administratifs, etc. » rappelle la CNIL dans son rapport.

Voila qui souligne bien l’importance d’une bonne gestion du fichier STIC de la police. Et pourtant, selon la CNIL, c’est loin d’être le cas. Car il est en fait utilisé par la police dans le cadre de différentes procédures.

Sur les 36 millions de procédures et de données personnelles recensées, on compte des centaines de milliers d’erreurs !
La CNIL, au cours de son enquête, a constaté « des erreurs de saisie », « des pratiques d’enregistrement très hétérogènes », « aucune purge n’est opérée dans les bases locales », « pratiques peu sécurisées telles des mots de passe inscrits sur des papiers à côté de l’ordinateur »… et la liste est longue.
C’est également le suivi des personnes qui est extrêmement mal géré : la plupart des personnes innocentées par la justice sont toujours considérées comme suspectes, puisque non supprimées dans le fichier STIC.
Ainsi, la majorité des informations que contient le fichier seraient donc erronées.

Contacté par Le Figaro, le président de la CNIL Alex Türk explique qu’il « s’inquiète plus du fichier STIC que d’Edvige ». De plus, le fichier peut constituer une source de revenus pour certaines personnes habilitées à le consulter, en vendant des informations à des sociétés par exemple.
Ce rapport intervient peu de temps avant la fusion entre les fichiers STIC et Judex, de la gendarmerie, pour former une seule base de données appelée Ariane.

Dans son rapport, la CNIL émet de judicieuses recommandations.(Source L’informaticien)