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En 2009, les fonds français vont continuer à investir dans les start-up

C'est le résultat d'une étude menée par Aelios Finance. La valorisation en baisse des sociétés explique en partie cette tendance.

Créateurs d'entreprise innovantes, réjouissez-vous ! Les fonds d'investissements n'ont pas disparu avec la crise. Mieux, ils comptent bien jouer un rôle actif durant le premier semestre 2009 : c'est ce que montre en tous cas le premier baromètre de l'investissement d'Aelios Finance (1), une société spécialisée dans le montage de levées de fonds et de fusions-acquisitions pour les entreprises innovantes.

En effet, selon cette étude, 60 % des investisseurs estiment n'avoir besoin actuellement que de trois à cinq mois pour réaliser un financement, un délai particulièrement court compte tenu du contexte économique.

Mieux : les fonds de capital-risque interrogés (environ un tiers du panel) seraient prêts à investir chacun un minimum de neuf millions d'euros (dont seulement trois en refinancement) et un maximum de treize millions d'euros (dont quatre en refinancement).

De leur côté, les fonds de capital-développement interrogés (un tiers du panel environ) déclarent être prêts à investir en moyenne un minimum de neuf millions d'euros chacun sur les six prochains mois (dont seulement quatre en refinancement) et un maximum de seize millions d'euros (dont six en refinancement).

Environ 500 millions en capital-risque sur le premier semestre :
« Si l'on estime qu'il y a 40 fonds de capital-risque actifs en France, les PME innovantes devraient bénéficier dans les six prochains mois d'investissements en capital-risque à hauteur de 350 à 650 millions d'euros, soit en moyenne 500 millions d'euros. Si l'on estime qu'il y a 30 fonds de capital-développement, les PME de croissance devraient recevoir quant à elles entre 250 et 550 millions d'euros, soit en moyenne 400 millions d'euros ! », est-il écrit dans le compte-rendu de cette étude.

« Même si ces montants globaux d'investissement sont inférieurs à ceux de l'année dernière, les investissements des fonds de capital-risque et développement devraient donc rester soutenus en 2009. Même s'ils vont être plus prudents qu'en 2008, les fonds savent que la baisse des valorisations va générer de belles opportunités d'investissement pour eux », explique Pascal Mercier, associé et fondateur d'Aelios Finance.

Pour les entrepreneurs, la période sera moins donc un peu moins favorable que l'an dernier, mais elle devrait rester porteuse en particulier sur les secteurs d'Internet, de l'e-commerce, des télécommunications, de l'électronique, où plus de 80 % des capital-risqueurs interrogés se disent prêts à investir. L'étude révèle cependant une vraie surprise : 70 % des fonds de capital-risque se déclarent prêts à investir dans les technologies liées aux énergies renouvelables. Les technologies de l'environnement sont donc désormais considérées comme un secteur majeur d'investissement.

Enfin, dernier enseignement de ce baromètre, les fonds d'investissement sont pour l'instant peu enclins à financer les sociétés cotées en bourse, et ce malgré des valorisations attractives...
(1) Le baromètre Aelios Finance a été établi à partir d'un sondage adressé entre le 16 et le 23 janvier 2009 à l'ensemble des fonds d'investissement français. Soixante-deux réponses ont été recueillies avec une répartition homogène entre trois segments : le capital-risque technologique, le capital-développement minoritaire, les transmissions majoritaires (LBO). (Source 01 net).