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Vague de morts violentes chez les informaticiens indiens aux Etats-Unis

Pour bon nombre d'informaticiens indiens, les Etats-Unis, c'est le rêve absolu. Mais le rêve tourne parfois au cauchemar...
Pour les étudiants indiens, le rêve, on le sait, c'est d'accéder aux métiers des technologies de l'information, qui offrent à la fois rémunération, prestige social et perspectives de carrière (jusqu'à ces temps de crise, du moins).

Et au sein de ce rêve, il y a le nirvana : travailler dans la high-tech aux Etats-Unis. Un rêve que de très nombreux Indiens réalisent en allant étudier et travailler dans la Silicon Valley et ailleurs. Mais le rêve tourne parfois au cauchemar absolu, comme en témoigne une succession de morts violentes enregistrées ces derniers mois chez les Indiens expatriés aux Etats-Unis.

Pour le seul mois de janvier 2009, deux drames de ce type ont été recensés :

A Indianapolis, un ingénieur informaticien de 27 ans, travaillant pour la firme Triton Infotech, a été retrouvé mort chez lui, probablement un suicide.

Quelques jours plus tôt, dans l'Arkansas, un informaticien indien de 26 ans, salarié de Satyam, la SSII en pleine déconfiture, a été assassiné. Mais ce n'est pas tout.

Dans les derniers mois de l'année dernière, un programmeur travaillant à Detroit a disparu, laissant derrière lui les cadavres de sa femme et de ses deux enfants ; un autre programmeur a été assassiné à Washington ; une étudiante et son cousin ont été tués dans l'Illinois ; un ingénieur faisant un MBA dans le Tennessee a été grièvement blessé par balle, etc.
Un point commun à ces événements : très curieusement, les victimes sont toutes originaires du même Etat indien, celui de l'Andhra Pradesh - c'est-à-dire, incidemment, celui de la firme Satyam.

Rien ne permet pour autant, a priori, de relier ces affaires entre elles. Du suicide au meurtre, comme il en arrive tous les jours aux Etats-Unis, la palette d'explications est large. Mais des représentants de la communauté hindoue aux Etats-Unis ont demandé au FBI d'ouvrir une enquête sur cette vague de morts violentes pour chercher des liens éventuels.
Il n'empêche que ces événements étranges jettent le trouble en Inde, et notamment dans l'Andhra Pradesh. Ils mettent en évidence l'envers du rêve américain : la crise économique pouvant susciter des gestes de désespoir chez les salariés qui voient s'écrouler leurs perspectives d'avenir, et la violence quotidienne de la société américaine est une triste réalité. Le flux d'immigration indienne très qualifiée vers les Etats-Unis ne va pas s'arrêter pour autant. Mais il est désormais clair que le nirvana, s'il existe, ne se situe pas sur le territoire américain.  (Source 01 net).