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Les jeunes diplômés en informatique dans la galère du premier emploi

Avec la crise, certains candidats informaticiens fraîchement débarqués de leur école peinent à trouver un poste. Le rapport de force recruteur-candidat à changé.

Il est loin le temps où les SSII rivalisaient d'imagination pour attirer de nouvelles recrues -  du tournoi de Poker au raid en Corse, le temps où une promotion entière était embauchée avant même d'obtenir son diplôme ! Et s'il est vrai que l'informatique s'en sort mieux que d'autres secteurs, confrontés à une crise aigüe, comme celui de l'automobile, le secteur n'en est pas moins touché et le chômage des informaticiens est lui aussi sur la mauvaise pente.

Selon la Dares , il aurait enregistré une hausse de 4,7% en janvier 2009, par rapport à l'année précédente, avec 21 821 demandeurs d'emplois recensés (dans la catégorie 1).

Dans ce contexte, si tous les jeunes diplômés n'ont pas cherché à se faire remarquer - comme Yannick Miel qui s'est mis « en vente » sur Internet - bon nombre d'entre eux galèrent quotidiennement pour décrocher un job.

« En période de crise, les employeurs, et les SSII notamment, cherchent souvent à embaucher des profils confirmés (mais pas des seniors non plus...), avec des salaires de débutants ou presque. De ce fait, les recrutements de jeunes diplômés sont à la baisse », explique Regis Granarolo, président du Munci . Et le rapport de forces entre les recruteurs et les candidats s'est inversé.

Comme en témoigne Emilie : Cette analyste-programmeuse débutante, qui habite en province, a postulé à 84 offres et n'a reçu aucune réponse, même négative.

« Les postes en informatique pour les jeunes diplômés sont essentiellement basés à Paris, explique-t-elle. En province, les entreprises veulent la crème de la crème, des personnes qui ont de l'expérience et qui sont immédiatement opérationnelles, sans temps d'adaptation . »
Certains profils s'en sortent mieux que d'autres : Résultat des courses : cette jeune diplômée a finalement décidé de rechercher du travail à Paris. « Je passe actuellement des entretiens dans des SSII qui attendent d'avoir des missions nous correspondant avant de nous embaucher. C'est déprimant... »

Selon leur profil, leur niveau de formation et leurs spécialités, des candidats sont mieux lotis que d'autres. C'est le cas des ingénieurs et des titulaires d'un master en informatique (bac +5) qui ont toujours la cote auprès des recruteurs.

Heureusement, dans certains domaines, les candidats rencontrent moins de difficultés : dans les études et le développement (java, J2EE, .Net, Php), les ERP, le décisionnel (BO, Hypérion, Cognos, Sas, Informatica, outils open-source), l'administration de bases de données (Oracle, Mysql, Sqlserver, Sybase), les systèmes et réseaux (Unix/Linux) et certaines technologies de Microsoft comme Sharepoint. (Source 01 net)