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Chômer dans la Silicon Valley ? Plutôt travailler gratuitement !

Après un licenciement, les ex-employés sont prêts à tout pour ne pas rester inactifs, même à travailler gratuitement.

En cette période d'incertitude économique, personne ne se sent à l'abri d'un licenciement soudain, et je n'échappe pas à la règle.

Dans cette optique, mes collègues et moi sommes à l'affût de la moindre opportunité de reconversion. J'ai d'ailleurs noté une recrudescence des mises à jour de CV dans mon réseau professional LinkedIn. Récemment, une de mes collègues qui a perdu son poste en décembre avait prévu de reprendre des études d'e-commerce en cas de chômage prolongé, mais elle a tout de suite retrouvé un emploi dans une entreprise de traduction pour des jeux vidéo. Etudes, recherche frénétique d'emploi, vacances, retour en France... je ne saurais quelle option choisir, mais une chose est sûre, j'aurais du mal à accepter l'inactivité.

Jusqu'à travailler sans être payé ? Ce qui semblait impossible il y a un an encore n'est maintenant plus un phénomène isolé. Il se développe de plus en plus, surtout dans les start-up.

Neel Kumar, ingénieur informatique, licencié en juillet 2008, fait cadeau de la moitié de son temps à une start-up. Un travail de bénévole qui lui permet de s'occuper l'esprit et de vivre une nouvelle expérience. L'entreprise de software eSelf, qui proposait une formation non rémunérée de trois mois, a reçu près de 200 candidatures en deux jours, sans offrir pourtant de garantie d'embauche à la clé.

D'autres entreprises, comme SeaBridge Software, proposent de payer les nouveaux arrivants en actions, en espérant lever plus de fonds d'investissement pour les rémunérer avec un vrai salaire.

En réalité, accepter de travailler gratuitement relève presque du réflexe de survie dans la crise économique actuelle.

Plusieurs raisons à cela : les personnes qui perdent leur emploi ont peur d'être isolées, de ne pas pouvoir justifier un trou de quelques mois - voire plus - dans leur CV. Ils ont parfois simplement envie de rester en contact avec leur ancien milieu professionnel pour ne pas se laisser distancer dans une région et un secteur où tout évolue très vite.

Quelques années en arrière, les entreprises devaient rivaliser de salaires alléchants pour attirer les meilleurs. Aujourd'hui, avec un taux de chômage record de 9,4 % pour la Silicon Valley, ce sont maintenant les ex-employés qui sont prêts à tout pour travailler.  (Source 01 net).