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Croissance nulle attendue pour les SSII françaises en 2009

Après 5,5 % de hausse en 2008, le secteur devrait afficher une croissance zéro en 2009, selon le Syntec informatique. Pas de création d'emplois prévue.

L'activité des sociétés spécialisées dans les logiciels et services informatiques en France devrait globalement se maintenir en 2009, a annoncé ce mercredi le syndicat professionnel Syntec lors d'une conférence de presse.

Son président, Jean Mounet, a précisé qu'il y aurait toutefois des contrastes très marqués selon les marchés (- 5 % par exemple dans le conseil) et les métiers (dynamisme du secteur public et de l'énergie, par contraste avec l'industrie).

« Etre à zéro est une relative performance » et témoigne d'une certaine « résistance » alors que l'économie française est entrée en récession, a-t-il souligné. Pour ce qui est de 2008, la croissance ressort à 5,5 % sur un an, à 42 milliards d'euros.

Sur le terrain de l'emploi, les effectifs devraient se maintenir autour de 370 000 collaborateurs, mais le secteur ne devrait pas être en mesure de créer des emplois nets.

Or, ces cinq dernières années, 20 000 emplois nets par an étaient créés.
Alors que de nombreuses entreprises mettent en œuvre des mesures de chômage partiel face à la crise, le Syntec réclame une adaptation de la loi pour pouvoir, contrairement à maintenant, bénéficier de ce dispositif.

Jean Mounet s'est dit déçu face aux efforts du gouvernement, « complètement insuffisants ».
Jean Mounet regrette également que le plan Numérique 2012, présenté fin 2008 par l'ancien secrétaire d'Etat Eric Besson, n'ait débouché sur rien de concret à ce jour. Il estime que l'économie numérique est la « grande absente du plan de relance » français, qui se distingue en cela des Etats-Unis, du Japon ou de l'Allemagne.

Plus largement, le Syntec encourage l'usage des nouvelles technologies, notamment au niveau de l'Etat (santé, éducation, justice…), qui pourrait lancer de « grands chantiers publics », ou des entreprises, très en retard en la matière, grâce à une défiscalisation de leurs dépenses en logiciels et services. (Source La Tribune).