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Les entreprises de la Silicon Valley contraintes de brader leurs bureaux

Il est loin le temps où les immeubles modernes poussaient comme des champignons dans la Silicon Valley. Place aux déménagements et aux réductions de coûts.

Les cartons ne sont pas encore faits, mais, petit à petit, je fais le tri dans mon bureau, en prévision de mon prochain déménagement. Après la vague de licenciements qui nous a touchés en décembre, nous avons appris que nous allions quitter nos locaux pour être relocalisés dans le campus principal de mon entreprise, à quelques kilomètres de là. Forcément, quand on a moins d'employés, il est logique d'essayer de les concentrer au même endroit afin de réduire les coûts de fonctionnement et d'entretien des bâtiments.
Moins d'électricité, d'eau, mais aussi moins de personnel pour assurer la sécurité, faire tourner la cantine et faire le ménage. Les économies seront sans doute substantielles. Cela tranche avec le passé. Ces dernières années, j'ai vu les immeubles modernes pousser comme des champignons un peu partout le long de l'autoroute 101, qui traverse la Silicon Valley. Les spéculations allaient bon train : qui, de Google, d'Intel, ou de Microsoft, allait s'agrandir ? Aujourd'hui, ces locaux sont toujours vides...
D'après Cornish & Carey Commercial, une des sociétés de courtage immobilier les plus importantes de la région, près de 1,4 million de mètres carrés sont vacants, soit 15 % des bureaux. Plusieurs grands noms de la Silicon Valley essaient de sous-louer leurs bâtiments vides :

Hewlett-Packard et Yahoo! ont chacun 40 000 mètres carrés de disponibles, et Ariba a mis sur le marché plus de 16 000 mètres carrés. Avec une telle offre et si peu de demande, les loyers sont en chute libre : 0,25 dollar en moyenne le mètre carré par mois dans la Silicon Valley, les prix pouvant descendre jusqu'à 0,10 dollar ! Les ventes de bureaux se font rares, avec seulement neuf transactions depuis le début de janvier 2009, contre 70 à la même période en 2008.

Loin de ces spéculations immobilières, la seule préoccupation dans mon entreprise est de savoir quel cube sera attribué à chacun dans nos nouveaux locaux : fenêtre ou pas, près des toilettes ou de la machine à café, au premier ou au quatrième étage… Fin de ce suspense insoutenable dans quelques semaines !  (Source 01 net).