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En mai, le spam fait ce qu'il lui plaît

Selon Symantec, au mois de mai les pourriels ont augmenté de 5,1 % par rapport à avril. Et atteignent 90,4 % des e-mails envoyés. Les botnets y seraient pour quelque chose.

Le spam renaît avec le printemps. Telle pourrait être est la conclusion, un brin humoristique, du dernier rapport mensuel de l'éditeur MessageLabs, filiale de Symantec spécialisée dans le filtrage d'e-mails en mode hébergé.

Au mois de mai, les spammeurs s'en sont donné à cœur joie, les messages non désirés représentant 90,4 % des e-mails envoyés, un chiffre en augmentation de 5,1 % par rapport au mois dernier.

Et selon cette étude, 57,6 % des spams seraient expédiés par les réseaux de machines zombies, « botnet » en anglais, c'est-à-dire des machines infectées par un logiciel malveillant ayant pris insidieusement leur contrôle. Le plus prolixe d'entre eux répondrait au nom de Donbot. Particulièrement actif en Asie, celui-ci serait responsable de 18,2 % des spams sur la planète.

Naissance du spam 2.0 : Le rapport de MessageLabs met aussi en avant l'utilisation des réseaux sociaux comme nouveaux vecteurs de spams. Les cybercriminels utiliseraient de plus en plus des comptes Facebook ou Twitter piratés pour envoyer des messages non désirés aux membres de ces réseaux.

Selon les experts en sécurité de l'éditeur, les « spams sociaux » peuvent se révéler particulièrement efficaces pour ceux qui les engendrent. Ces messages, qui a priori proviennent « d'un ami qui vous veut du bien » ne sont pas bloqués par les outils de filtrage traditionnels.

Signalons enfin une dernière constatation « amusante » de cette étude : les Européens sont plutôt victimes de spams en cours de journée, alors que les Américains reçoivent le plus grand nombre de messages malicieux en matinée, avec un pic entre 9 et 10 heures. (Source 01 net).