Le spécialiste européen de la formation certifiante en informatique et management pour les entreprises

Etude d’AT&T auprès de grandes entreprises

Les cadres européens sont unanimement d'avis que l'économie mondiale va redémarrer d'ici à la fin de l'année et citent l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni comme les prochains candidats - après les Etats-Unis et la Chine- les plus susceptibles d'émerger de la récession mondiale, ainsi que leurs secteurs d'activités.

C'est ce que montre un sondage réalisé par AT&T auprès d'un échantillon d'entreprises européennes concernant le retour à la croissance et leurs opinions sur la sortie de crise, notamment concernant leurs priorités actuelles et futures en terme d'investissements et le rôle des technologies de l'information dans la reprise de leurs activités.

Les dirigeants français sont plus enclins à déclarer qu'ils n'ont pas de priorités à court et à long terme pour soutenir leurs objectifs et leurs stratégies d'entreprise, et qu'ils sont principalement préoccupés à maintenir un certain statu quo... 

Comme l‘a précisé un DSI français, « nos objectifs actuels sont de maintenir notre situation de l'année dernière ou tout au moins de nous limiter à une légère baisse. Sur le long terme, nous souhaitons bien évidemment retourner à une stratégie de croissance ».

Il semble toutefois que les stratégies les plus courantes évoquées par les dirigeants interrogés, indépendamment du pays d'origine, sont la réduction et le contrôle des coûts dans un premier temps, et l'expansion et la croissance dans un second temps.

Les cadres interrogés (tous pays confondus) ont classé leurs cinq objectifs les plus importants :
    - Réduire les coûts / garder les coûts sous contrôle
    - Survivre à la récession actuelle, maintenir le status quo
    - S'adapter aux clients et ajuster le prix des produits
    - Développer leur croissance et développer de nouveaux canaux de croissance
    - Accroître leurs revenus et le nombre de leurs clients

Plusieurs DSI allemands précisent qu' « à court terme, il faut couvrir le coût du travail. A long terme, nous voulons rentrer dans une logique de croissance combinée à une réduction des coûts. En 2009, nous souhaitons limiter la baisse de nos revenus et la baisse des prix. En 2010, nous  envisageons une croissance et le développement à long terme de nouveaux marchés  »

Un DSI anglais ajoute : « Actuellement nous essayons de survivre. Nos derniers objectifs de croissance ont été justement revus à la baisse ».

Le rôle des technologies de l'information dans les stratégies d'entreprises :  Il est important de noter que la plupart des dirigeants interrogés pensent que les nouvelles technologies ont un rôle majeur pour soutenir ces stratégies -  et ce, principalement du fait de leur rôle pour identifier les failles points d'inefficacités, et à l'impact que les nouvelles technologies ont sur la réduction des prix et les processus d'amélioration : ces deux aspects contribuant à un meilleur retour sur investissement.

On s'attend par ailleurs à ce que la continuité de l'activité et les solutions de sécurité qui préparent au redressement économique aient le plus d'impact sur l'activité, de même que les systèmes de communication unifiés et les solutions de mobilité pour les entreprises.

Dans le même temps, les prévisions du niveau d'investissement sur les différents marchés  sont à la baisse - ce qui laisse à penser que les directeurs informatiques n'investissent pas  dans les projets informatiques en fonction du niveau attendu de bénéfices.

Un DSI anglais précise : « Les technologies de l'information jouent toujours un rôle primordial dans notre activité. Nous avons de nombreux process en cours qui nécessitent d'être les plus fiables et efficaces possibles, et les nouvelles technologies sont très importantes pour maintenir cette fiabilité et réduire nos coûts, ce qui bien sûr nous aide à atteindre nos objectifs économiques ».

Un DSI allemand se référant à la stratégie, ajoute quant à lui : « Les technologies de l'information ne jouent aucun rôle. Elles ne sont importantes que dans la mesure où elles réduisent nos coûts et améliorent nos process ».

L'attitude des DSI européens face au retour sur investissement : Pour 37% des cadres européens interrogés, indépendamment du pays d'origine, la période au cours de laquelle ils évaluent un retour sur investissement s'est réduite, dans certains cas de 50%, voire plus.

Certains dirigeants identifient aussi une corrélation entre la manière dont le retour sur investissement est mesuré et la réduction du budget attribué actuellement aux technologies de l'information.

On pourrait en déduire que beaucoup vont accorder la priorité aux projets pour lesquels ils peuvent prédire avec exactitude un retour rapide sur investissement. L'exemple de projet informatique à citer serait les Communications Unifiées qui sont relativement rapides à implémenter et dont les résultats sont vraiment visibles.  (Source ITR Manager)