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Pour Syntec informatique, la reprise aura lieu à l’été 2010

Par Xavier Biseul 01netPRO

Selon le syndicat, le marché français des logiciels et des services devrait renouer avec une croissance modérée à partir du second semestre de l’année prochaine. En attendant, 2009 terminera dans le rouge, avec un repli de 2 à 3 % du marché.

Syntec informatique a finalement admis l'évidence. Alors qu'en avril, la chambre professionnelle évoquait « une croissance zéro » pour 2009, elle a entériné ce matin le fait que le marché des logiciels et services se contracterait finalement de 2 à 3 %.

Ce qui va dans le sens du repli d'activité récemment annoncé par Atos Origin et Capgemini à l'occasion de leurs résultats trimestriels. Syntec informatique est même plus pessimiste que le cabinet PAC qui prévoit, lui, une décroissance de l'ordre de 1 % en 2009.

Ce recul, qui fait suite à cinq années de hausse, est bien sûr consécutif à la baisse de l'investissement global des entreprises. La tension sur les prix dans les services a aussi fait perdre un point au secteur. Au 1er semestre 2009, 40 % des dirigeants de SSII et de sociétés de conseil ont été confrontés à une baisse de leurs tarifs contre 4 % un an plus tôt. Pour se rassurer, on observera que la France fait « mieux » que le Royaume-Uni et l'Allemagne alors que les Pays-Bas (- 5 %), l'Italie (- 6 %) et l'Espagne (- 7 %) dévissent plus franchement.

L’offshore ne profite pas de la crise : Ce mouvement baissier doit être relativisé en fonction des acteurs. Avec une chute de 9 % due aux graves difficultés qu'elle connaît dans l'industrie automobile, la R&D externalisée tire la profession vers le bas. En fonction également des segments de marché. Traditionnellement contracyclique, l'infogérance, qu'elle soit applicative (+ 4 %) ou d'infrastructures (+ 2,5 %), résiste mieux à la crise que le conseil (- 6 %), le développement et l'assistance technique (- 6 %) et l'intégration (- 3 %). A noter que l'essor de l'offshore marque le pas. Malgré un recours systématique dans les grands contrats, il devrait plafonner cette année à 4 % du marché. Cette délocalisation dans les pays à bas coûts est réalisée pour un peu plus de la moitié en Inde et pour l'autre en nearshore francophone (Maghreb, Roumanie).

De forts contrastes entre les marchés : Le secteur public affiche une croissance à deux chiffres alors, qu'à l'autre bout du spectre, l'industrie, le commerce-distribution et les transports n'ont guère investi. Le rétablissement du secteur financier se traduit aussi dans les actes. « Après un premier semestre calamiteux, la banque-assurance devrait terminer l'année proche de l'équilibre », note Jean Mounet, président de Syntec informatique.

Du côté des éditeurs, la situation n'est pas non plus homogène. Les logiciels embarqués (+ 2 %) maintiennent la tête hors de l'eau à la différence des logiciels d'infrastructure (- 2 %) et des applicatifs (- 4 %). Dans cette dernière catégorie, les solutions de gestion financière et de décisionnel tirent leur épingle du jeu alors que les PGI sont confrontés à un marché de renouvellement particulièrement difficile. Les éditeurs se consoleront en notant que les prix moyens ont évolué positivement. La baisse marquée sur les licences étant compensée par un réajustement des tarifs de maintenance.

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