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Front uni contre Apple

On connaissait le TSS en politique, voici venu le TCA ou Tous Contre Apple.

24 opérateurs ont décidé de faire cause commune en constituant une coalition et en lançant une plate-forme de téléchargement d’applications et de contenus et accessible à un large éventail de téléphones mobiles.

iPod/iTunes, iPhone/Web Apps et maintenant l’iPad qui peut accéder aussi aux mêmes bibliothèques d’applications et contenus… Les initiatives d’Apple ces dernières années ont été aussi nombreuses que réussies.

Mais face à ce succès insolent et qui semblait irrésistible, les acteurs de l’univers mobile ne pouvaient rester inactifs sans crainte de se voir marginaliser. Déjà, les contrats qu’Apple avait réussi à signer avec les grands opérateurs pour la distribution de l’iPhone et les royalties qu’il exigeait ainsi qu’une partie des revenus provenant du trafic générés donnent une indication du rapport de force entre les partenaires bien content de tirer profit de cette nouvelle manne. Mais Apple n’est-il pas en train de se constituer une dimension hégémonique ?

C’est sans doute la question que 24 poids lourds de l’industrie des mobiles se sont posés en créant la Wholesale Applications Community, une boutique de vente en ligne d’applications et de contenus. L’objectif est de « construire une écosystème ouvert facilitant la création d’applications qui pourront être utilisées indépendamment de la plate-forme matérielle, du système d’exploitation et de l’opérateur ».

Dans l’Alliance on trouve les opérateurs America Movil, AT&T, T-Mobile, KT, NTT Docomo, Orange, Telecom Italia, Telefonica, Telenor, TeliaSonera and Sprint,  les quatre partenaires de la Joint Innovation Lab (JIL) mobile apps initiative - Vodafone, China Mobile, SoftBank and Verizon Wireless – qui prétendre servir trois milliards d’utilisateurs dans le monde. On trouve également les fabricants de mobile LG Electronics, Samsung et Sony Ericsson. L’association GSMA soutien également cette initiative.

Les grands absents de cette initiative à part Apple sont Blackberry, et Nokia qui pense pouvoir faire cavalier seul avec son initiative Ovi. Google n’est également pas présent dans cette alliance.

Tout reste à faire : Les Partenaires entendent non seulement contrecarrer la réussite d’Apple mais offrir une alternative qui soit ouverte et pas seulement restreinte à certaines plates-formes. Depuis toujours, Apple joue la carte de la fermeture et entend présider seul à son destin.  L’absence son iPad du support de la technologie Flash qui « motorise » 75 % des vidéos dans le monde constitue un bon exemple de la démarche de la firme de Cupertino.

La puissance théorique de cette alliance  peut aussi conduire à s’interroger sur  la capacité à tant d’acteurs aussi importants que différents à s’entendre et à avancer rapidement dans la concrétisation de leur stratégie et dans la mise en œuvre concrète. L’union fait sans doute la force mais parfois elle peut l’étouffer. Et les questions techniques pour réaliser une telle plate-forme ne manquent pas, tout comme la répartition des gains.  Les partenaires de l’alliance n’ont pas donné d’indications sur ce sujet. Apple par exemple capte 30 % des revenus générés par la vente des applications sur sa plate-forme. (Source: ITR Manager)