Le spécialiste européen de la formation certifiante en informatique et management pour les entreprises

La cybercriminalité n'a pas connu la crise en 2009, selon Symantec

D'après l'éditeur, qui publie son 15e rapport annuel sur la sécurité informatique, les attaques sont en constante augmentation. La France, elle, recule du 8e au 13e rang des pays les plus touchés.

Par Hélène Puel 01net

L'éditeur d'antivirus Symantec vient de rendre public son rapport annuel sur les menaces informatiques. Dans cette quinzième édition, le Symantec Internet Security Threat Report souligne une explosion des attaques en ligne pour l'année 2009. Les pays où l'activité malveillante reste la plus forte sont les Etats-Unis, la Chine et le Brésil. La France, elle, recule du huitième au treizième rang mondial. Il ne faut pas en conclure pour autant que les Français sont de meilleurs élèves en matière de sécurité informatique.

« Le nombre de programmes malveillants a doublé en un an [il est estimé à 240 millions dans le monde, NDRL]. Nous avons émis 71 % de signatures antivirales de plus qu'en 2008. Les attaques continuent à croître. La France recule dans le classement en raison de la mondialisation de la cybercriminalité », explique Laurent Heslault, directeur des technologies de sécurité pour l'Europe de l'Ouest chez Symantec.

« Les activités malveillantes se déplacent vers les pays émergents comme l'Inde et le Brésil, où le haut-débit vient tout juste d'être déployé, précise-t-il. Dans ces pays, les internautes sont moins préparés aux attaques de cybercriminels que ceux où l'ADSL est présent depuis des années, la cyberpolice y est inexistante, etc. »

Une économie parallèle : Comme ses voisins, la France n'a donc pas été épargnée par les grandes attaques : les vers Conficker et Hydraq, la vente de faux antivirus, les vers Sality.AE et le cheval de Troie Brisv, les spams ou encore le phishing de plus en plus élaboré…

« Les pirates sous-traitent la traduction des e-mails et des programmes dans les pays de l'Est, où l'on parle très bien français. Les arnaques sont plus difficilement identifiables », révèle Laurent Heslault. Pour ce qui est de l'envoi de courriels non désirés, le français est la deuxième langue la plus utilisée (4 ou 5 %), loin derrière l'anglais (92 %) il est vrai. « Il y a toujours des gens qui cliquent, qui achètent. Tant que les pirates auront un retour sur investissement, la cybercriminalité ne diminuera pas. »

Les moissonneurs d'adresses revendent au poids (en mégaoctets) ce qu'ils ont glané, avec un tarif « gold » ou « premium » pour les e-mails valides. Les pirates louent en moyenne 3 cents de dollar le PC zombie et orchestrent pour le compte de tiers des campagnes de spam ou des attaques virales.

Pour plus d’informations, consulter : http://www.01net.com/editorial/515540/la-cybercriminalite-na-pas-connu-la-crise-en-2009-selon-symantec/