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Le grand mercato des patrons de la IT

Commençons par le plus gros coup du mercato estival : Cette saison, le Cristiano Ronaldo du secteur IT s'appelle Mark Hurd. Passé avec éclat de HP à Oracle, ce transfert ne va pas s'en poser de problème. Non seulement l'ex-PDG de HP aurait écorné le code éthique maison, en harcelant sexuellement une prestataire, mais serait parti - plus grave ? - avec des secrets commerciaux. Son ancien employeur le poursuit pour rupture des clauses de confidentialité.

La réaction de Larry Ellison ne s'est pas fait attendre : Oracle met fin à sa collaboration avec HP. Un partenariat de longue date brisé par un seul homme. Un « traitre », diront les mauvaises langues. Mais le côté mercenaire paie et notre homme sera grassement rémunéré pour remplacer Charles Phillips à la co-présidence d'Oracle.
Selon une note de la Sec, le gendarme de la Bourse américaine, Mark Hurd touchera un salaire de base de 950 000 dollars, assorti d'un bonus de 5 M$ par an - et pouvant atteindre jusqu'à 10 M$ - et de dix millions de stock-options de l'éditeur.

Sur le principe des vases communicants, Oracle doit faire face à des défections, les ex de Sun constituant un beau vivier. Ancien executive VP de Sun, Peter Ryan s'en va ainsi rejoindre le comité exécutif de Logica où il dirigera les activités ventes et marketing.
Le transfert qui fait le plus sens est peut-être celui opéré par Nokia avec Stephen Elop. En débauchant chez Microsoft son nouveau PDG, le géant du mobile entend rattraper son retard sur les smartphones en accélérant sa mue dans les logiciels.
Mais les transferts ne concernent pas que les gros poissons.

La sortie de crise est aussi propice aux appels d'air pour les salariés. Avec une prime aux partants. Selon TechCrunch, un salarié de Google, en partance pour Facebook, s'est vu proposer 15 % de hausse de salaire, des stock-options quadruplés et un bonus de 500 000 dollars... s'il accepte de rester un an de plus. Une contre-offre qui ne se refuse pas et qu'il a pourtant refusée ! (Source 01 net)