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L'avenir de Novell en question ?

Novell serait en discussion avancée avec au moins deux fournisseurs, dont VMWare, pour une reprise de ses activités « par appartement ». C’est ce qu’indiquait le Wall Street Journal dans un article daté du 17 septembre. Pendant les discussions, les travaux continuent, Novell vient en effet d’annoncer une solution d’administration d’environnement de Cloud Computing baptisée Novell Cloud Manager.

Novell à vendre ? L’information n’est pour l’instant pas vérifiée ni validée, mais elle est vraisemblable. Si l’on suit l’évolution de l’éditeur sur une  longue période, on ne peut que constater son échec à trouver un produit de remplacement à ce qui fut son plus grand succès, le système d’exploitation NetWare qui fut l’un  des standards des années 90.

L’entreprise s’est lancée dans la bataille Linux en rachetant l’éditeur allemand SUSE qui proposait une des plus anciennes distributions Linux. Certes ce produit a remporté quelques succès, mais ne suffit certainement pas à l’entreprise d’envisager le futur sereinement. Quelques chiffres suffiront pour s’en convaincre.

Son chiffre d’affaires de l’exercice 1993 était supérieur a celui réalisé en 2009 : 1,1 mds$ contre 862 M$. Novell a réalisé un bénéfice net négatif ces trois dernières années. Il y a 20 ans, Microsoft était alors le grand concurrent de Novell (Ray Noorda en avait fait alors une affaire personnelle) qui avait réalisé un chiffre d’affaire de 497 M$, Microsoft atteignait 1 193 M$ avec des bénéfices à peu près proportionnels : 94 M$ contre 279 M$. En 2009, Microsoft a bouclé son exercice sur un CA de 58 mds de dollars et un bénéfice de 14,4 mds$, Novell piétinait à 862 M$ et perdait plus de 200 M$.

Que Novell cherche un repreneur est donc vraisemblable. Parmi les repreneurs mentionnés dans l’article du WSJ, on trouve VMware et Attachmate, une société non cotée détenue par les investisseurs Golden Gate Capital et Francisco Partners. D’autant que des initiatives comparables ne remontent pas à si loin. Il y a six mois l’hedge fund Elliot Associates avait fait une offre à 5,75 dollars l’action qui fut éconduites par Novell qui indiquait toutefois qu’elle restait ouverte à toute proposition. Sur les 9 premiers mois de l’exercice fiscal, Novell a réalisé un chiffre d’affaires de 605 M$ et un bénéfice net de 56 M$. L’entreprise possède environ 1 milliard de dollars  en liquide et investissements à court terme.

Que VMWare soit sur les rangs l’est tout autant. Il faut se souvenir qu’en juin dernier, le leader de la virtualisation avait en effet signé un contrat OEM avec Novell pour distribuer le système d’exploitation Open SUSE Linux Enterprise avec ses solutions d’appliances virtuelles. Selon George Weiss du Gartner, dans une notre intitulée VMware/Novell Linux Deal Should Benefit Both, and Customers, cet accord devrait être bénéfique pour les deux fournisseurs. Cela devrait permettre à Novell d’accéder à la grande base installée VMWare et aussi de « cross-fertiliser » son offre sur les environnements Windows et vSphere. Le WSJ précise que VMware et Novell ne seraient pas encore d’accord sur la valorisation de cette dernière. Un autre problème concernerait les activités que VMWare serait prête à acheter.

Novell veut gérer le cloud : Pendant ce temps, Novell continue ses activités et annonce Cloud Manager qui permet de créer et gérer des environnements de cloud computing reposant sur les principaux hyperviseurs, systèmes d’exploitation et plates-formes matérielles

Novell Cloud Manager est conçu pour répondre à l’hétérogénéité de la plupart des environnements informatiques. Cloud Manager permet de configurer, tarifier et proposer des services à la demande via une interface personnalisable. Les entreprises peuvent bénéficier de la flexibilité et la rentabilité du Cloud Computing, sans les risques pour la sécurité et la conformité inhérents aux clouds publics.

Cloud Manager fournit une console centrale complète que les acteurs peuvent utiliser pour demander, approuver, gérer et superviser des services informatiques à l’échelle de leur infrastructure. Il s’agit d’une solution indépendante de l’hyperviseur.

Parmi les atouts de Novell Cloud Manager
- Prise en charge des hyperviseurs les plus répandus dont VMware vSphere, Microsoft Hyper-V et Citrix Xen et les systèmes d’exploitation tels que SUSE Linux Enterprise Server, Windows Server et Red Hat Enterprise Linux.
- Déploiement accéléré de services informatiques grâce au provisionnement automatisé, à la demande, des workloads.
- Création d’un environnement sécurisé et conforme : Applique le processus d’approbation interne d’une entreprise, ainsi que les meilleures pratiques de type ITIL. Il est possible de configurer des profils de sécurité au niveau utilisateur, groupe, workload et service métier, pour garantir une application uniforme de règles de sécurité et la gestion des droits.
- Intégration aux produits de sécurité et de gestion des services métier.  Un connecteur intégré à Sentinel permet de corréler des événements de Cloud Manager à d’autres événements détectés dans le cloud ou un autre espace compatible Sentinel pour suivre les activités et les utilisateurs concernés. Cloud Manager s’intègre également à Novell Operations Center, la solution de gestion des services métier, pour un pilotage de l’efficacité opérationnelle.(Source ITR Manager)