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Une charte pour distinguer les “vraies” SSII

Le Munci élabore en collaboration avec quelques SSII sociales une charte de bonnes pratiques des sociétés de prestation de services

Marchandes de viande », « sociétés de sévices »… Les qualificatifs parfois utilisés pour désigner les SSII reflètent la mauvaise image que renvoie la profession. Pour séparer le bon grain de l’ivraie, le Munci, en collaboration avec certaines SSII connues pour leurs valeurs sociales, comme Neos-SDI, élabore actuellement une charte de bonnes pratiques des sociétés de prestation de services.

Elle verra le jour d’ici la fin de l’année et labellisera les SSII en fonction de critères liés, notamment, au recrutement, à l’exercice de la mission ou à la gestion des ressources humaines. Sans présumer des travaux à venir, il s’agirait, en autres, de réduire le recours à l’offshore, de limiter la sous-traitance en cascade ou d’interdire la revente de CV. Un cadre plus large que celui, par exemple, de la Charte eTIC, basée sur l’éthique des affaires.

Une liste des SSII conseillées et déconseillées : Pour Régis Granarolo, président du Munci, il faudra commencer par se mettre d’accord sur une définition. « Avant de parler de "bonne" SSII, il faudrait parler de "vraie" SSII. Une SSII "généraliste", sans pôle d’expertise, qui ne travaille qu'en mode régie, n'est qu'une société... d'intérim de luxe. »

Cette charte sera mise en regard avec la liste des SSII conseillées et déconseillées que l’association professionnelle des informaticiens publiera prochainement à destination de ses adhérents. Son élaboration intervient alors qu’un grand nombre de rapports français et européens convergent pour éviter qu’un salariat à deux vitesses s’instaure entre employés des donneurs d’ordres et employés de la sous-traitance.

Enfin, la charte permettra d’interpeller la nouvelle présidence de Syntec informatique et les SSII ne se reconnaissant pas dans la mauvaise réputation du secteur afin qu’ils prennent des engagements.

Un observatoire des pratiques éthiques : L’association InformEthic lance un observatoire des pratiques éthiques. Baptisé Open, ce projet vise à créer en 2011 une base de données accessible sur le web, agrégeant les études existantes sur l’action citoyenne, éthique, sociale ou environnementale menée grâce à l’apport des TIC. Comme par exemple, les travaux de l’April sur le logiciel libre au service du milieu associatif. Pour Damien Roussat, président d’InformEthic, « il s’agit de jeter des ponts entre le milieu associatif et les SSII qui souhaitent se positionner sur des valeurs sociales ou environnementales ».   (Source 01 net).