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Le Nasdaq lance le système informatique d'échanges le plus rapide au monde

Le Nasdaq OMX, opérateur qui gère quelque 70 bourses d’échanges de valeurs et de compensation et de dépôts de titres, vient de déployer sur les marchés nordiques des produits dérivés le système informatique d’échange financier le plus rapide du monde capable d’assurer des temps de latence inférieurs à 100 microsecondes.

Les mathématiques et l’informatique sont désormais les deux mamelles de la finance. Les premiers permettent de concevoir des modèles de plus en plus sophistiqués et de créer des produits de moins en moins compréhensibles. La seconde fournit les matériels et les logiciels capables de les mettre en œuvre et d’effectuer des transactions en plus grand nombre et plus rapidement. 

Baptisé Genium INET, le système informatique que vient d’annoncer le Nasdaq OMX, est un système combinant matériel et logiciel et accès réseau permettant d’’échanger des ordres avec un temps de latence inférieur à 100 microsecondes avec une capacité supérieure à un million de messages par seconde. Soit le système le plus performant actuellement. Ce système est déployé dans les pays nordiques.

Rappelons que le Nasdaq (National Association of Securities Dealers Automated Quotations) a été créé en 1971 et était la première bourse entièrement automatisée. C’est la bourse qui concentre le plus de valeurs technologiques représentant une capitalisation boursière globale de 1 800 milliards de dollars et de valeurs de biotechnologies (240 millions de dollars). Au total, le Nasdaq gère plus de 3600 valeurs.

En 1986, Microsoft et Apple se sont toutes les deux introduites au Nasdaq avec des évolutions très différentes. L’action Microsoft a explosé pendant la décennie 90 et a patiné depuis, celle d’Apple a connu l’évolution exactement inverse.

En 2007, le Nasdaq a racheté a racheté l’OMX, la Bourse scandinave (qui gère notamment les marchés boursiers suédois, finlandais, danois et islandais). C’est précisément sur ces marchés nordiques que le Nasdaq vient de déployer le système Genium INET. Ce lancement est incontestablement une prouesse technologique qui s’appuie sur une infrastructure très avancée basée sur le grid et un réseau à très haut débit.  

Quelle finalité ?  Mais il intervient aussi à un moment où le High Frequency Trading (trading à haute fréquence) génère une vague d’interrogation, voire d’inquiétude, tant au niveau de sa finalité que des effets qu’il peut générer. Certains pensent qu’il introduit un biais entre les différents opérateurs favorisant ceux qui maîtrisent le mieux les algorithmes et les technologies. C’est le cas de l’opérateur Renaissance, créé par le mathématicien Jim Simons, qui gère notamment le fond spéculatif Medallion. Depuis 1988 et aujourd’hui, son rendement s’établit à 30 %, un niveau supérieur à la moyenne de la profession. Entre 2007 et aujourd’hui, ses avoirs ont augmenté de 350 %.

Cette quête de technologies et d’expertise génère aussi des activités illégales. La banque d’investissements Goldman Sachs a fait appel à un procureur général car elle accuse un de ses anciens développeurs d’avoir volé des programmes informatiques. Sergey Aleynikov a été arrêté par le FBI à l’aéroport de Newark en juillet 2009 accusé d’avoir subtilisé des programmes de High Frequency Trading. (Source ITR Manager).