Le spécialiste européen de la formation certifiante en informatique et management pour les entreprises

Syntec informatique devient Syntec numérique

A l’occasion de sa conférence semestrielle, le syndicat professionnel a confirmé son changement de nom. Il affiche ainsi sa volonté de fédérer l'ensemble des acteurs du numérique

L’opération s’est déroulée plus vite que prévu. A l’occasion de sa conférence semestrielle d’automne, Syntec informatique a annoncé son changement de nom. Il devient Syntec numérique. Initialement, cette modification ne devait intervenir que lors de la prochaine assemblée générale de la chambre syndicale, en 2011.

«  Nous nous sommes aperçu qu’un certain nombre de mesures (changement de nom, création de nouveaux collèges, etc. – NDLR) ne nécessitaient pas de changement de statut,  comme on l’imaginait. Dès lors, on s’est dit : pourquoi attendre, alors que la volonté et le dynamisme sont là ? », justifie Guy Mamou-Mani, le président de Syntec numérique, qui avait fait de l'élargissement de la représentativité de l’organisme à tous les acteurs du numérique sa priorité.

Calquée sur les modèles du Bitcom en Allemagne ou de l’Intellect en Grande-Bretagne, la création de ce grand syndicat du numérique répond, selon Guy Mamou-Mani, à la nécessité pour la profession de peser davantage sur les pouvoirs publics et d’améliorer son image. Elle découle également de l’évolution de l’industrie des nouvelles technologies où, que ce soit pour les offres « cloud » ou la convergence informatique et télécoms, les métiers d’éditeur, de SSII ou encore d’opérateur s’entremêlent.

La volonté d’une nouvelle gouvernance
La création de Syntec numérique s’accompagne d’une nouvelle gouvernance avec une organisation par collège où chaque métier (SSII, éditeur, conseil en technologie, opérateurs…) aura vocation à porter les problématiques qui lui sont propres. Ce changement devrait permettre, selon le président de Syntec numérique, à chaque profession d’exister. Ce qui n’était pas le cas dans l’ancien Syntec informatique.

L’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels) a par exemple été créée en 2005 par certains éditeurs qui trouvaient que leurs préoccupations n’étaient pas assez relayées par Syntec Informatique. « Les éditeurs étaient perdus dans l’ancien Syntec » reconnaît Guy Mamou-Mani. Sur le papier, cette organisation ne paraît pourtant pas tellement différente de l’ancienne, axée sur des comités métiers.

L’Afdel pas intégré au nouveau syndicat
Preuve de l’élargissement, le syndicat enregistre d’ores et déjà l’arrivée des sociétés de conseil en technologie, membres de l’association Geicet. Un certain nombre d’opérateurs et d’acteurs des réseaux (Cisco, Alcatel, NextiraOne etc…) ont également adhéré au syndicat professionnel. Un nouveau collège « mobilité » devrait d’ailleurs bientôt voir le jour.

En revanche, le ralliement de l’Afdel ou encore de l’Acsel (association de l’économie numérique), un temps espéré, n’est pas à l’ordre du jour. La première ne semble pas partisane d’un syndicat unifié.

« Les métiers du numériques sont très différents et justifient des associations spécifiques qui pourraient être regroupées au sein d’une fédération mais de manière indépendante » soulignait Patrick Bertrand de l’Afdel en juin dernier. Mais, selon le président de Syntec numérique, un dialogue constructif s’est depuis engagé. (Source 01 net)