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Le DSI de la Maison Blanche veut aller dans le cloud

La RSA Conference s’est ouverte cette année par une présentation de Vivek Kundra. Le DSI de la Maison Blanche a voulu faire part de ses raisons d’emmener ses troupes dans le cloud computing.

Il aura fallu deux ans au DSI de la Maison Blanche, Vivek Kundra, pour faire un état des lieux complet du parc informatique américain. Et, au final, le bilan n’est pas très positif. Alors qu’IBM, par exemple, est passé de 230 à 12 centres de données ces dernières années, le gouvernement américain a suivi le chemin inverse : de 432, leur nombre s'élève actuellement à… 2094 ! « Là, je me suis dit que nous n’étions probablement pas sur la bonne voie », ironise Vivek Kundra. Trop occupées à gérer ce parc, les équipes informatiques gouvernementales n’ont plus de temps à consacrer à l’innovation. Pour le DSI, il existe aujourd’hui une volonté d’inverser la tendance. Avec, derrière tout cela, une économie budgétaire conséquente. « Sur les 80 milliards de dollars annuels consacrés aux dépenses informatiques, le passage au cloud computing nous permettrait d’en économiser 20 milliards », précise Vivek Kundra.

Plusieurs axes de travail : Le DSI recommande de suivre l’exemple donné par certains départements comme le Homeland Security, le département du Trésor et celui de la Défense. Ce dernier avait notamment fait part d'économies significatives.
Outre un passage au cloud, Vivek Kundra souhaite une refonte de l’informatique américaine, qui devra également passer par un travail sur l’interopérabilité et la portabilité. Il annonce la publication prochaine de procédures et de bonnes pratiques en vue de sensibiliser et de former les institutions. Il faudra également éviter les redondances en mutualisant les besoins locaux et fédéraux.

Enfin pour terminer son discours, Vivek Kundra appelle humblement l’assemblée à lui venir en aide : « Vous qui êtes Américains, n’hésitez pas à envoyer un mail à votre député pour lui vanter les mérites du cloud computing. Merci d’avance ! »

En revanche, il n'a pas précisé quel type d'activité basculerait sur le cloud, ni la façon dont les informations y seraient sécurisées. Des détails qui intéressent non seulement les citoyens américains, mais aussi l’ensemble des entreprises qui rechignent à passer au cloud pour des questions de sécurité. Il est possible cependant d'en avoir un aperçu sur ce document mis en ligne sur le site du gouvernement américain.  (Source 01 net)