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IBM-SNCF : le projet Ulysse sur une voie de garage ?

Selon Les Echos, le partenariat entre la SNCF et Big Blue battrait de l’aile. Non seulement les résultats de la coentreprise ne sont pas au rendez-vous, mais la fronde des cheminots ne faiblit pas.

Un an et demi après son lancement, le partenariat entre la SNCF et IBM, dans le cadre du projet Ulysse, battrait de l’aile, selon Les Echos. La co-entreprise créée pour gérer l’informatique de l’opérateur ferroviaire ne remplirait pas ses objectifs.

Détenue à 51 % par la SNCF et à 49 % par IBM, Noviaserv, leur filiale commune, a pour mission de gérer la pléthore de sous-traitants de la société de chemin de fer en rationalisant l’achat des prestations d’assistance technique et la gestion des appels d’offres des projets au forfait. Cette rationalisation devait générer 290 millions d’euros d’économies en six ans.

D’après un cadre de la SNCF interrogé par le quotidien économique, le volume de sous-traitance piloté par IBM serait de 50 % en deçà de ce qui était attendu. Ces difficultés auraient précipité le départ des deux têtes de l'exécutif : Michel Baudy côté SNCF, et Daniel Chaffraix chez IBM.

Une rupture du contrat envisagée : Face à ce constat, deux solutions seraient envisagées : un avenant au contrat initial pour redémarrer sur de nouvelles bases ou la rupture pure et simple du contrat. La direction défendant officiellement le premier scénario.

Interrogé ce matin au micro de France Inter lors de l’émission 7/9 de Patrick Cohen (voir intervention dans la vidéo ci-dessous à 7’05), Guillaume Pepy a expliqué que la question sera abordée « au conseil d’administration du 27 ou 28 juillet ».

Pour le patron de la SNCF, c’est la gestion de la sous-traitance qui fait débat, l’emploi des cheminots étant, lui, préservé. Une manière de dégonfler la fronde que mènent les quelque 2 000 informaticiens internes. En solidarité avec leurs collègues sous-traitants, l’intersyndicale avait appelé à débrayer.

Selon un compte-rendu d’une session de concertation publié par le blog Cortis, généralement bien informé, la direction aurait reconnu que la rentabilité du projet reposait sur une partie réalisée en mode offshore, se défaussant « sur la politique industrielle des SSII ». (Source 01 net)