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RIM supprime 10 % de ses effectifs

Après Cisco qui a annoncé la semaine dernière une réduction signification de ses effectifs (Cisco supprime 11500 emplois), c’est au tour de Research In Motion, le fabricant du BlackBerry, de supprimer 2000 emplois, soit près de 10 % de ses emplois.  

Une décision qui n’est que la traduction de la vive concurrence qui sévit sur le marché des smartphones depuis l’introduction de l’iPhone d’Apple et des tablettes.

En juin dernier, le constructeur canadien basé à Waterloo (Ontario) avait indiqué qu’il allait prendre des mesures de réduction de coûts suite à des résultats financiers décevants au premier trimestre de son exercice 2012. Cette mesure est  la plus importante jamais décidé par RIM. Avant cette annonce RIM employait quelque 19 000 salariés.  

Les salariés aux Etats-Unis et dans certains pays seront informés cette semaine, les autres le seront à l’occasion de l’annonce des résultats du second trimestre le 15 septembre prochain.

Le groupe canadien Research In Motion (RIM) a annoncé lundi la suppression d'environ 2.000 emplois, soit 11% de son effectif, alors qu'il est confronté à une concurrence plus vive que jamais sur le marché des téléphones multifonctions et des tablettes.

Cette décision s’accompagne d’une réorganisation de ses équipes dirigeantes. Don Morrison, qui avait quitté l’entreprise pour des raisons de santé, est remplacé par Thorstein Heins, nouveau directeur des opérations dont les fonctions sont élargies au développement de tous les produits.

Un marché totalement revisité : Il est loin le temps où le BlackBerry dominait largement le marché des smartphones.  Depuis l’arrivée de l’iphone, ce marché a été totalement revisité. En 2011, ce marché devrait connaître une croissance de 55 % avec quelque 472 millions de terminaux vendus contre 305 millions en 2010, une croissance quatre fois supérieure à celle du marché des téléphones mobiles traditionnels. La croissance explosive de ce marché des smartphones s’accompagne d’une baisse significative des prix et d’un élargissement des fonctionnalités.

En 2010, un téléphone mobile vendu sur cinq était un smartphone, la proportion devrait être de 1 sur 4 cette année. Si l’on prolonge les progressions jusqu’en 2015 près de 9 mobiles sur 10 vendus seraient des smartphones. 

Cette croissance rapide entraîne une redistribution assez rapide des cartes.

Numéro Un des mobiles, puis des smartphones, Nokia a vu son étoile pâlir en quelques mois avec la montée de nouveaux arrivants, notamment Apple, et la poussée d’Android. De telle sorte que ses parts de marché est tombée à 29 % en 2011 contre 36 % un an plus tôt. Et rien ne semblait arrêter le lent déclin du constructeur finlandais.

Les prévisions d’IDC sont très favorables au système d’exploitation Android de Google auquel il accorde 45 % de part de marché des OS pour smartphones, loin devant tous les autres. Grâce à l’accord avec Nokia, Microsoft passerait donc en deuxième position en 2015, devant Apple et Blackberry. Ce qui semble donner raison aux stratégies ouvertes, c’est-à-dire celles fondées sur des systèmes d’exploitation ouverts à tous les fournisseurs, par rapport à des stratégies fermées où le constructeur propose une solution matériel/logiciel verrouillée.

Selon les mêmes prévisions d’IDC, les prochaines années seraient donc assez sombres pour RIM d’autant que le groupe Canadien n’a pas obtenu le succès attendu sur le marché des tablettes avec son Playbook. (Source Info DSI)