BAROMETRE DE L'ACTUALITE :
Sécurité et Justice
Bruxelles s'attaque à la vente liée de Windows et d'Internet Explorer (01 net)
L'Europe reproche à Microsoft de ne pas respecter la législation communautaire sur l'abus de position dominante. « La Commission (...) apporte la preuve que la vente liée, par Microsoft, d'Internet Explorer avec son système d'exploitation Windows porte préjudice à la concurrence entre les navigateurs Web, compromet l'innovation en matière de produits et limite, en fin de compte, le choix des consommateurs. » Les conclusions de « la communication de griefs » que la Commission européenne vient d'adresser le 15 janvier 2009 à Microsoft, sonnent comme un mauvais remake pour l'éditeur de logiciels. En mars 2004, Bruxelles avait déjà infligé une amende record de plus de 497 millions d'euros au groupe américain, lui reprochant notamment à l'époque les pratiques de vente liée de son lecteur multimédia, Windows Media Player (WMP), avec son système d'exploitation Windows. La démarche actuelle de Bruxelles fait suite à une plainte déposée en décembre 2007 par l'éditeur du navigateur Web norvégien Opera.
La Commission européenne considère aujourd'hui que la vente liée d'Internet Explorer avec Windows, constitue un « avantage artificiel en matière de distribution, qu'elle (...) incite artificiellement les fournisseurs de contenu et les développeurs à concevoir des sites Web ou des logiciels essentiellement pour Internet Explorer, ce qui risque à terme, de compromettre la concurrence et l'innovation en matière de fourniture de services aux consommateurs ». Un phrasé technocratique qui revient à dire que le mode actuel de distribution d'Internet Explorer annihile de facto un développement sain de la concurrence. « Il n'y a pas de concurrence commerciale digne de ce nom face à Internet Explorer, explique pour sa part Tristan Nitot, président de l'association Mozilla Europe, créatrice du navigateur open source Firefox. C'est un comble si l'on considère que le navigateur Web est aujourd'hui l'application la plus importante sur un ordinateur. ».
Pourquoi ne voit-on pas aujourd'hui de navigateur Firefox livré en standard sur des PC grand public ? « Il y a une valeur à être présent sous les yeux des utilisateurs, souligne Tristan Nitot, et pour nous, cette démarche est financièrement impossible car on nous demande de verser entre 5 et 10 dollars par machine pour placer Firefox. Si l'on considère que Firefox, avec plus de 200 millions d'utilisateurs, ne génère aujourd'hui que 75 millions de dollars, cela n'est bien entendu pas viable ! » Concernant les griefs formulés par Bruxelles à son encontre, Microsoft a indiqué dans un bref communiqué être « déterminé à mener (ses) affaires en pleine conformité avec la loi européenne ».
La cybercriminalité ferait perdre chaque année 1 000 milliards de dollars aux entreprises (01 net)
Selon l'éditeur McAfee, les entreprises sous-estiment les risques liés à la perte et au vol de données sensibles.1 000 milliards de dollars. C'est l'évaluation globale des pertes subies par les entreprises, à la suite de la perte de données ou d'actions cybercriminelles, présentée par l'éditeur d'antivirus McAfee, à l'occasion du forum économique mondial de Davos. En effet, l'éditeur a interrogé 800 DSI dans quatre pays industrialisés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon) et quatre pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Dubaï). En analysant les réponses, il établit qu'en 2008, ces entreprises ont perdu l'équivalent de 4,6 milliards de dollars en données informatiques sensibles (données clients, données financières, brevets, etc.). Ces pertes auraient, par ailleurs, entrainé un coût de 600 millions de dollars pour colmater les brèches de sécurité en question. Ramenées à l'ensemble des entreprises dans le monde, ces pertes de données équivaudraient donc à près de 1 000 milliards de dollars. Quand les salariés deviennent voleurs : Ce chiffre énorme est à prendre avec des pincettes, car, dans son étude, l'éditeur n'explique pas vraiment comment il évalue une donnée perdue ou volée. L'étude met également l'accent sur la peur des DSI face aux propres employés de leur entreprise. Ainsi, la crise économique inciterait de plus en plus de salariés au vol et au recel de données sensibles, pour gagner de l'argent ou se faire embaucher par un concurrent. Ainsi, 42 % des DSI interrogés pensent que les salariés licenciés représentent le plus grand danger pour la sécurité des données. La cybercriminalité, autre conséquence de la crise ?
Conjoncture
Microsoft licenciera bien une partie de ses effectifs (01 net)
Le Wall Street Journal l'assure, et confirme les rumeurs qui courent depuis janvier sur la Toile : Microsoft devrait annoncer un plan de licenciement. Le très informé Wall Street Journal, cité par l'AFP a confirmé la volonté de Microsoft de licencier une partie de ses effectifs. L'annonce devrait se faire la semaine prochaine à l'occasion de la publication des résultats financiers du géant de Redmond… Le Wall Street Journal, sans préciser l'ampleur de cette vague de licenciement, croit toutefois savoir que le chiffre de 15 000 salariés qui courait jusque-là sur la Toile, serait bien supérieur au nombre réel.
En 2009, les budgets informatiques des entreprises ne s'écrouleront pas (IT Channel)
C'est l'une des conclusions de l'enquête 2009 « CIO Agenda Survey » de Gartner, qui passe au crible les préoccupations des DSI pour l'année. Face à la crise, les DSI vont-ils revoir leurs priorités ? Pour le savoir, le cabinet d'analyse Gartner a interrogé plus de 1 500 d'entre eux à travers le monde. Première surprise : les budgets informatiques des entreprises... ne vont pas s'écrouler. En 2009, ils pourraient connaître jusqu'à 1 % de croissance en France, légèrement plus que la moyenne européenne (+0,48 %). En Europe, seulement 8 % des entreprises seront confrontées à des réductions de leurs dépenses informatiques de plus de 10 %. Pour la quatrième année consécutive, la priorité des DSI sera d'améliorer l'efficacité des principaux processus de l'entreprise. « Bon nombre de sociétés ont réalisé d'importants progrès en automatisant davantage les processus de leur back office (fabrication, achats). La prochaine étape est d'en faire de même avec le front office », commente Dave Aron, vice-président de Gartner. Moins surprenant, la réduction des coûts devient la deuxième priorité des DSI. L'an dernier, elle arrivait en cinquième position. Pour y parvenir, plusieurs facteurs entrent en jeu. A commencer par la réorganisation du travail - la troisième priorité de ces patrons de l'informatique. Et pour gagner en efficacité, ils n'y couperont pas : ils devront apprendre à travailler autrement. Pour Gartner, cela passe, entre autres, par l'utilisation accrue des outils de travail collaboratifs pour faciliter les échanges entre équipes transverses ou dispersées dans le monde. Enfin, en 2009, les DSI eux-mêmes vont être amenés à se remettre en cause. « Ils vont devoir être plus incisifs et se focaliser davantage sur la réussite de leur entreprise, plus que sur le fait d'offrir uniquement des bons services, précise Dave Aron. Ils vont devoir moderniser les infrastructures tout en étant très conscients de la gestion des risques. Ils devront aussi s'assurer qu'ils ne se priveront pas de moyens qui leur permettraient de profiter de la reprise. » Tout un programme...
Faillites d'entreprises : la high-tech tire son épingle du jeu (01 net)
Selon une étude d'Altares, depuis juillet 2008, la hausse des défaillances d'entreprises s'est accélérée. Mais trois fois moins dans le secteur informatique. Altares spécialisée dans la connaissance interentreprises, vient de publier sa nouvelle étude annuelle sur le bilan 2008 des défaillances et des sauvegardes d'entreprises en France. Premier constat : d'une manière générale, dans l'ensemble des secteurs d'activités, les défaillances d'entreprises (redressements judiciaires ou, dans deux cas sur trois, liquidations immédiates prononcées par les tribunaux) sont en hausse de plus de 10 % au second semestre 2008 par rapport à l'an dernier. Au total, 54 820 défaillances ont été jugées par les tribunaux au cours de 2008. « C'est beaucoup, commente Thierry Millon, responsable des études chez Altares. Nous n'avons pas connu ce chiffre depuis l'été 1997. Le pic des défaillances avait été atteint en 1993. On s'en rapproche... » Mais voilà, un deuxième constat s'impose : la high-tech s'en sort mieux que les autres. Dans ce secteur, les faillites ont augmenté certes, mais trois fois moins vite que dans les autres activités : + 3 % contre + 10 %, dans l'ensemble des autres secteurs. On en dénombrait 1054 en 2007, contre 1088 en 2008. La high-tech - qui a surtout connu un premier trimestre difficile avec sa plus forte hausse de faillites (+ 14 %) - a, en revanche, beaucoup mieux supporté la fin d'année que les autres secteurs. Ses défaillances n'ont augmenté que de 5 %, contre 15 % dans l'ensemble des secteurs. Gains de productivité : Reste que tous les domaines d'activités, (définis par l'Insee) ne sont pas logés à la même enseigne. « L'entretien et la réparation de machines de bureau et de matériel informatique » a connu la pire dégradation (+ 17 % de faillites par rapport à 2007). Au total, 162 entreprises ont fait faillite contre 138 en 2007. La catégorie, « autres activités de réalisation de logiciels » a, elle aussi, connu une aggravation de son nombre de défaillances (283 en 2008, contre 257 en 2007), avec près de 10 % d'augmentation. Pourquoi la high-tech résiste-t-elle mieux à la crise ? D'abord, parce que ses clients ne peuvent pas se passer des outils informatiques pour fonctionner au quotidien. « Les technologies permettent aux entreprises, dans des périodes difficiles, davantage de souplesse et de réactivité, rappelle Thierry Millon. Ensuite, précise-t-il, pour compenser la baisse de leur chiffre d'affaires, les entreprises n'ont pas d'autres solutions que de trouver des gains de productivité. Et, les technologies, peuvent les y aider ».
Pas de catastrophe en 2009 pour les cadres informaticiens (01 net)
Malgré un coup de frein général sur l'embauche des cadres, la fonction informatique devrait bénéficier d'une croissance de 6 à 15 % en 2009, selon l'Apec. Rien de très réjouissant... mais on s'attendait à pire. L'Apec table sur une « reprise vigoureuse » des embauches de cadres en 2012 ou 2013: telle est l'une des conclusions de l'association pour l'emploi des cadres qui a réalisé une étude sur les prévisions de recrutement de cadres en France pour la période 2009-2013 (1). Dans son scénario, compte tenu du ralentissement de la croissance et des investissements, les recrutements chuteraient, cette année, de 17 %, avant de stagner entre 2010 et 2012, avec des niveaux proches de ceux enregistrés en 2002, après l'éclatement de la « bulle Internet ». Mais attention, pour l'Apec, on n'assiste nullement à un effondrement des embauches pour cette catégorie de salariés mais plutôt à un « coup de frein ». En 2009, les entreprises pourraient recruter près de 165 000 cadres et en 2013, près de 190 000 cadres. Quid de l'informatique ? « Dans ce contexte, l'informatique et la R&D, traditionnellement deux fonctions d'insertion des jeunes diplômés, restent les moteurs de l'emploi cadre, avec des volumes d''embauches qui restent importants », explique Pierre Lamblin, directeur des études de l'Apec. Sur son site, le Munci, s'étonne d'un tel optimisme. « Nous ne voyons, hélas, aucune raison de penser que la situation en 2009 sera meilleure qu'en 2008... Bien au contraire, puisque notre secteur réagit traditionnellement aux crises avec un certain retard, et que l'issue de la présente crise est sans cesse repoussée », affirme Régis Granarolo, le Président de l'association professionnelle des informaticiens.
L'Apec reste optimiste : Pour l'Apec, qui a mené, comme chaque année, une enquête auprès des entreprises du secteur privé (11 000), interrogées en novembre-décembre dernier, si 2008, n'a pas été au rendez-vous dans la fonction informatique par rapport à 2007 (près de 26 500 embauches en 2008 contre 35 800 en 2007), 2009 ne s'annonce pas si mal pour les recruteurs. Le volume des embauches dans cette fonction pourrait cette année grimper de 6 à 15 %, avoisinant les 30 000. Un optimisme à manier avec prudence, reconnaît Pierre Lamblin, de l'Apec. « Il faut mettre un bémol à ces chiffres : ces huit dernières années, quelle que soit la conjoncture, bonne ou mauvaise, nous avons observé que les entreprises, utilisatrices ou SSII, ont toujours pêché par optimisme. Dans la pratique, elles risquent de ne pas réaliser ces prévisions. C'est structurel. Toutefois, près de 30 000 embauches, souligne-t-il, restent un volume important, même si on est loin des années glorieuses. » Toujours est-il que depuis septembre 2008, à l'annonce de la crise, les entreprises, et notamment la plupart des grandes SSII, ont gelé leurs recrutements. Et lorsqu'on regarde de près les offres d'emploi cadre confiées à l'Apec pour la fonction informatique, on voit que leur nombre a moins fortement progressé en 2008 que l'année précédente (+ 21 % en 2008 contre + 30 % en 2007). Mais là encore, ces données sont à interpréter avec prudence, car il existe un décalage entre ces annonces publiées gratuitement sur le site de l'Apec et leur concrétisation sur le marché de l'emploi. (1) Dans cette étude, l'Apec s'est appuyée notamment sur les prévisions de croissance de la Commission européenne pour 2009 et sur ses propres indicateurs (données de recrutements, investissements, croissance, départs en retraite, etc.).
Nouveautés :
Microsoft annonce le lancement de Windows® Embedded POSReady 2009 un système d’exploitation haute connectivité, flexible et simple à déployer optimisé pour les secteurs de la vente au détail et de l’accueil (IT Channel)
En 2007, les systèmes d’exploitation Windows Embedded représentaient 36 % des ventes de Points de Service dans les secteurs de la distribution et des espaces d’accueil.
À l’occasion de la Convention annuelle et du salon de la NRF (National Retail Federation)*, Microsoft a annoncé la disponibilité de Windows® Embedded
POSReady 2009, sa toute dernière offre de la gamme « Windows Embedded Ready », conçue pour répondre aux besoins de marchés verticaux spécifiques. Avec Windows Embedded POSReady 2009, la nouvelle génération du système « Windows Embedded for Point of Service », Microsoft propose une solution optimisée pour les constructeurs de terminaux de points de service et pour les entreprises utilisant ces produits. Windows Embedded POSReady 2009 offre une solution flexible permettant de relier en continu les solutions de POS aux périphériques, serveurs et services.
*National Retail Federation : organisation patronale des entreprises américaines de commerce et de grande distribution
« À l’ère du “tout-connecté”, les entreprises évoluant dans les secteurs de la vente au détail et de l’accueil doivent s’appuyer sur des technologies capables de les accompagner dans l’évolution de leur démarche qui, au-delà de la gestion des transactions, vise à améliorer la relation et les services clients à valeur ajoutée », déclare Ilya Bukshteyn, directeur marketing de la division Windows Embedded chez Microsoft Corp. « Précisément, Windows Embedded POSReady 2009 a été créé pour répondre à l’évolution de ces besoins. Grâce aux technologies Silverlight, .NET Framework 3.5 et Windows Presentation Foundation, la plate-forme offre un confort d’utilisation novateur qui, à terme, permettra aux entreprises de mieux fidéliser leurs clients. »
Plus besoin de se connecter à Internet pour travailler sur Gmail (01 net)
Google lance une nouvelle fonction, téléchargeable depuis Gmail Labs, pour consulter sa messagerie électronique et travailler hors ligne. Vous êtes connecté, superconnecté, voire hyperconnecté, mais il vous arrive de traverser quelques trous noirs technologiques qui vous tiennent éloignés d'Internet et de ses délices... Certes ce type de désagréments peut générer de la frustration, due notamment à l'impossibilité d'accéder à sa boîte à lettres électronique. Si tel est le cas, la nouvelle fonction lancée aujourd'hui par l'équipe de Gmail est faite pour vous. Téléchargeable depuis le Gmail Labs, elle permet en effet de travailler sur ses courriels, voire même d'ouvrir des pièces jointes tout en étant privé de connexion Internet, ce qui était jusqu'à présent impossible avec le Webmail de Google. Au préalable, il est cependant nécessaire de récupérer Google Gears (télécharger Gears), un plug-in qui s'installe sur le navigateur et qui est dédié au travail hors ligne. L'extension est compatible avec Firefox, Internet Explorer et Safari. Gears télécharge en local un cache de l'intégralité du compte Gmail concerné et synchronise les données avec les serveurs de Gmail aussi longtemps que l'utilisateur demeure connecté au réseau. Une fois privé d'accès Internet, Gmail passe directement en mode hors ligne, et utilise alors l'ensemble des données issues de la messagerie et stockée en interne sur l'ordinateur. Attention aux bugs : Le titulaire du compte Gmail peut alors lire ses courriels, en rédiger de nouveaux, les labelliser et gérer sa messagerie comme il le ferait s'il était en ligne. A quelques exceptions près, comme le souligne le blog spécialisé TechCrunch. Impossible de recourir à un correcteur d'orthographe et de rajouter des pièces jointes. Les courriels rédigés hors ligne sont logiquement placés automatiquement dans la boîte d'envoi et seront expédiés lors de la prochaine connexion à Internet. Sur le blog de Google, Andy Palay, l'ingénieur responsable du projet avertit toutefois les internautes qui seraient tentés d'essayer cette nouvelle fonction de la présence de bugs dans le programme. A chacun donc de prendre ses responsabilités et de ne pas passer des heures à rédiger hors ligne des courriels que l'on pourrait par la suite se trouver dans l'impossibilité d'envoyer.
Microsoft lance son moteur de recherche de vidéos (IT Channel)
Microsoft Live Search Vidéo, c'est le nom du nouveau service lancé par Microsoft afin de renforcer l'efficacité de son moteur de recherche, comprenant déjà des rubriques Web, Images, Actualités et Cartes (en bêta). Cette nouvelle déclinaison devrait permettre à Microsoft de concurrencer plus efficacement Google qui propose déjà ce service. Microsoft a, en effet, bien compris que la recherche était le premier usage sur Internet... Sur Live Search Vidéo, la recherche se fait par mot-clé et permet de dénicher des clips, des extraits d'émissions TV et des vidéos en provenance de diverses sources (YouTube, DailyMotion, chaînes de télévision, sites spécialisés, etc.). L'ergonomie a été particulièrement soignée, puisqu'il est possible d'obtenir un extrait animé et sonorisé des vidéos, rien qu'en passant la souris sur les lucarnes de la page de résultats. Cette page est d'ailleurs présentée comme un mur d'images. Quelques options de filtrage sont également disponibles (comme la date, la pertinence, la durée, la qualité, la source ou encore le format vidéo), ainsi qu'un système de verrouillage (débrayable) pour les vidéos « adultes ». Rappelons que Live Search est le second moteur de recherche en France.
Divers
La police suisse découvre un champ de marijuana grâce à Google Earth (01 net)
Enquêtant sur un trafic de drogue, les forces de l'ordre helvétiques ont localisé une plantation de cannabis grâce au logiciel de cartographie de Google
Google va-t-il devenir le meilleur auxiliaire de police grâce à ses logiciels de cartographies satellitaires ? Après avoir localisé une enfant disparue grâce à Street View aux Etats-Unis, les forces de l'ordre découvrent, cette fois en Suisse, un champ de marijuana grâce à Google Earth. Le service d'images satellitaires a permis de mettre à jour la zone de production d'un réseau international sur lequel les policiers helvétiques enquêtaient depuis plus d'un an.
Un coup de pouce technologique bienvenu, puisqu'il a permis de démanteler l'un des plus importants trafics de cannabis jamais mis à jour en Suisse rapporte La tribune de Genève . La police cantonale de Zürich en charge de l'affaire explique sur son site avoir inculpé 16 personnes, et découvert plus de 1,1 tonne de marijuana et de haschich. Près de 600 000 francs suisses (400 000 euros) ont été également saisis.
Un coup de chance : Au printemps 2007, les forces de l'ordre apprenaient qu'un Zurichois livrait des quantités importantes de drogues en Suisse romande. Après avoir réussi à interpeller ce suspect en décembre 2007, ils ont peu à peu remonté la filière. A l'automne 2008, alors qu'ils cherchaient à localiser le domicile d'un producteur présumé dans le canton de Thurgovie grâce à l'outil cartographique de Google, les policiers sont tombés sur un étrange parcelle de 150 mètres sur 50. Sur les vues de Google Earth, ses contours étaient limités par une bordure d'une couleur plus jaune, alors que son centre apparaissait en vert.
« L'homme y cultivait du cannabis et avait fait pousser du maïs tout autour , raconte Stefan Oberlin, porte-parole de la police cantonale zürichoise à La Tribune de Genève. Comme les plantes de chanvre sont moins hautes, on ne pouvait rien voir de la rue ».
La police zürichoise a toutefois précisé au quotidien helvétique ne pas passer ses journées à rechercher de la drogue sur Google Earth. « Cela relève plus du coup de chance que d'un procédé systématique».
« Il est vrai que le service en ligne du moteur de recherche n'offre pas une représentation satellitaire du globe en temps réel. En plus, la résolution du logiciel ne permet pas vraiment de distinguer les végétaux », précise la police de Zürich. Comme quoi les enquêtes de terrain ont encore de beaux jours devant elles.
Fabriquer ses timbres à domicile, c'est possible (01 net)
La Poste lance un service d'affranchissement en ligne permettant d'imprimer directement ses timbres chez soi à l'unité ou en planche. Faire la queue au bureau de poste pour affranchir une simple lettre appartiendra bientôt au passé. Depuis ce jeudi 5 février, les internautes peuvent concevoir et imprimer eux-mêmes leurs timbres quelle que soit la destination de leur missive ou son poids (jusqu'à 2 kilos). La Poste vient d'ouvrir son service d'affranchissement en ligne à destination des particuliers et des TPE (très petites entreprises). Ce n'est pas la première incursion du service public sur ce terrain. Depuis l'année dernière, les internautes ont la possibilité de personnaliser des timbres avec le visuel de leur choix, mais sans impression à domicile. Montimbrenligne permet d'imprimer des timbres à l'unité ou des plaquettes entières à partir de n'importe quelle imprimante couleur ou noir et blanc, directement sur les enveloppes ou sur des étiquettes autocollantes. L'expéditeur a le choix du visuel qu'il souhaite faire figurer sur sa vignette parmi une sélection de 200 images classées selon onze thèmes (animaux, insolite, nature, etc.). En cas d'événement particulier (anniversaire, invitation, naissance, déménagement, etc.), on pourra piocher dans la catégorie correspondante. Il reste ensuite à indiquer la destination de la lettre, son poids et le support (lettre ou planche) sur lequel on souhaite imprimer ses timbres. Un tag pour éviter la contrefaçon : Le paiement se fait par carte bancaire pour les sommes supérieures à 5 euros. Pour les montants inférieurs, l'internaute doit ouvrir un compte qu'il créditera. Les tarifs sont identiques à ceux du commerce (bureaux de poste ou buralistes), mais pas leur durée de vie. Entre l'achat en ligne et l'expédition, ces petites vignettes dentelées ne sont valables que deux mois. Physiquement, ces timbres faits maison ressemblent en tous points à ceux fabriqués par l'imprimerie Phil@poste, à ceci près qu'ils comportent un tag 2D, sorte de code-barres à deux dimensions. Cet identifiant unique est destiné à repérer toute tentative de fraude. « Il n'est pas possible d'utiliser la photocopie d'un timbre dûment acheté en ligne pour de futures expéditions », insiste un porte-parole de la Poste. Les éléments contenus dans le tag sont gardés en mémoire par les machines de tri. Tout passage d'un timbre avec le même identifiant serait immanquablement repéré. Le tag garantit également les utilisateurs contre d'éventuels ratés. « Lors du processus d'achat nous demandons aux internautes de confirmer que le timbre a bel et bien été imprimé. L'activation du tag n'est faite qu'à ce moment là. Cela permet de s'assurer que le compte de l'utilisateur n'a pas été débité sans que celui-ci ait pu obtenir son affranchissement », explique La Poste. En tout, l'opération d'impression depuis Montimbrenligne ne dure que quelques minutes. Le plus long restera de se déplacer... vers la boîte aux lettres la plus proche.
L'ordinateur à 10 dollars en Inde ? Une « plaisanterie », hélas (01 net)
L'Inde aurait-elle enfin trouvé le moyen de donner aux plus démunis un accès aux TIC ? Avec l'annonce par les autorités indiennes du lancement d'un ordinateur à 10 dollars, on a bien failli y croire...Pendant deux ou trois jours la semaine dernière, l'annonce faite par les autorités indiennes du lancement d'un ordinateur portable à 10 dollars a fait sensation. L'information, rendue publique on ne peut plus officiellement par différents responsables de l'Education nationale indienne, dont le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur, a été reprise et commentée tout autour de la planète. L'Inde avait-elle enfin trouvé le moyen de donner aux plus défavorisés un accès aux technologies de l'information ? Il est vrai que cette annonce fracassante a aussitôt suscité un certain scepticisme, alimenté par le flou entourant les déclarations officielles : comment un ordinateur pourrait-il coûter 10 dollars ? La réponse est venue assez vite : l'appareil promu par l'administration indienne n'est pas un ordinateur - et coûte d'ailleurs nettement plus de 10 dollars... Le fameux « ordinateur » censé être à la portée de tous les Indiens, même des plus démunis, n'est en fait qu'un petit appareil, sorte de combinaison entre une clé USB et un modem, qui permet de se connecter à Internet et d'accéder aux ressources éducatives mises en ligne par l'Education nationale indienne. L'initiative peut paraître excellente mais un problème demeure : si elle n'est pas reliée à un vrai ordinateur, on ne voit pas à quoi la chose pourrait servir. Les derniers espoirs de ceux qui croyaient découvrir un véritable portable se sont évaporés quand le quotidien The Hindu a publié la photo de l'appareil. Pour ne rien arranger, les responsables ont dû également reconnaître que ce dernier n'est pas encore finalisé et que, pour le moment, il devrait plutôt coûter entre 20 et 30 dollars. Mais sa production en masse fera tomber le prix aux 10 dollars promis, ont-ils assuré. Cette communication pour le moins incertaine a suscité des réactions virulentes. The Times of India a qualifié l'affaire de « plaisanterie ». Et, sur le Net, les critiques se sont déchaînées contre le manque de sérieux de ces annonces. Malgré tout, quelques internautes indiens ont défendu une innovation potentiellement intéressante, à mettre au crédit des chercheurs du pays. Reste la question de fond : alors que le projet d'ordinateur à 100 dollars de Nicholas Negroponte, du Massachusetts Institute of Technology, n'a pas convaincu lui non plus, l'accès des populations défavorisées aux nouvelles technologies demeure quasi impossible. Et ça, ça ne fait rire personne.
Haut de page
|