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Accenture : accord exemplaire sur la prévention du stress au travail

La société de conseil et les partenaires sociaux se donnent dix-huit mois pour déboucher sur un plan d’action qui lutte contre les risques psycho-sociaux. Un accord de méthode signé, à l'unanimité, par les quatre organisations syndicales.

Février 2010. Le ministre du Travail de l'époque, Xavier Darcos, met en ligne une liste rouge des mauvais élèves de la lutte contre le stress. Liste retirée dès le lendemain. Mais le mal est fait. GFI, Teamlog, Assystem, Coframi, Ausy, Cegid, SAP, CA... Sur le principe du name and shame, un grand nombre d'acteurs IT, et non des moindres, sont pointés du doigt.

Parfois à tort comme dans le cas d'Accenture, alors engagé depuis janvier dans des négociations avec les syndicats sur la prévention des risques psycho-sociaux (RPS), et répondant donc à la demande du ministre. Plutôt que d'évacuer ce sujet sensible par un accord signé à la va-vite, la SSII a choisi d'avancer à son rythme sans se laisser dicter le calendrier par les pouvoirs publics.

De la détection à l’aide aux victimes : Un effort de longue haleine qui a abouti, le 30 juillet, à un accord de méthode signé par les quatre organisations syndicales représentatives – CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT. Une unanimité qui a nécessité d'aller au fond des choses. « Nous étions partis sur six ou sept réunions. Cela a pris plus de temps que prévu », reconnaît Myriam Couillaud, DRH d'Accenture en France.

Selon le cadre fixé par ce texte entré en vigueur le 1er septembre, les partenaires sociaux ont dix-huit mois – à raison de deux réunions par mois – pour conclure un accord d'entreprise. En plus des délégués syndicaux ou du CHSCT, le groupe de travail est composé, entre autres, d'un médecin du travail, d'un coach interne, et d'un expert externe.

Par prévention, il faut comprendre à la fois la détection des « causes organisationnelles » à l'origine de la violence au travail, l'aide aux salariés pour mieux connaître et gérer leurs réactions aux RPS, et le secours porté aux victimes, notamment par le processus de retour à l'emploi.

Au-delà du traditionnel questionnaire d'engagement, les antennes de la médecine du travail seront chargées de mesurer le niveau de stress des 5 000 salariés lors de la visite annuelle.

Le respect de la dignité des personnes : Sans présumer du contenu du futur accord, des formations de sensibilisation aux RPS seront certainement proposées au personnel d'Accenture. Il s'agira aussi d'analyser l'existant. La société de services peut d'ores et déjà se prévaloir d'un certain nombre de dispositifs. A commencer par le code éthique maison, « Respect for the individual », qui encadre le respect de la dignité des personnes : harcèlement moral ou sexuel, abus de langage, discriminations, etc.

A son arrivée chez Accenture, chaque salarié se voit aussi affecter un « Career Counselor ». Un tuteur qui donne des conseils à la recrue dans la gestion de sa carrière, mais qui est aussi consulté en cas de difficulté. « Un consultant malheureux dans sa mission peut s'isoler. Ce mentor, qui n'a pas de lien hiérarchique, joue alors un rôle d'intermédiation », note Myriam Couillaud.

Enfin, le télétravail – qui a fait l'objet d'un récent accord – ou les services proposés au siège social (conciergerie, auto-partage...) doivent contribuer à un meilleur équilibre vie personnelle / vie professionnelle.  (Source 01 net)

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