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Quel canal pour financer les start ups technologiques ?

Le 19 août 2004, Google réussissait à lever 1,7 milliard de dollars lors de son  introduction au Nasdaq. C’était l’un des IPO (Initial Public Offering) les plus réussis. Mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt car depuis quelques le nombre d’entreprises qui font appel à ce canal pour collecter des fonds est de plus difficile et coûteux et donc à tendance à se réduire fortement.

Love Money, Business Angels, capital risque et bourse, telle est le circuit de financement qui a fait la force des Etats-Unis, est envié du monde entier et a facilité le développement de ses nombreuses start ups technologiques devenues aujourd’hui des leaders. Mais, d’après une publication du Think Tank Progressive Policy Institute intitulé 501 Shareholders: Redefining “Public” Companies to Help Emerging Firms,  le dernier maillon de ce circuit semble connaître des difficultés, en particulier à la dernière étape, à savoir les introductions en bourse.

C’est le Wall Street Journal qui avait indiqué que l’introduction serait prévue au cours du deuxième trimestre 2012. Peu de temps après, dans une récente interview à la chaine PBS, Mark Zuckerberg avait confirmé l’introduction mais pas la date. Le leader des réseaux sociaux viserait de lever 10 milliards de dollars ce qui porterait la capitalisation boursière de l’entreprise à quelque 100 milliards de dollars soit plus que celles de sociétés comme HP ou  3M.

Mais depuis quelques années, les IPO se font de plus en rares. Entre 1991 et 2000, plus de 500 entreprises s’introduisaient chaque année. Sur la décennie qui a suivi, ce nombre a été réduit par quatre. Et en 2009, il a chuté encore pour atteindre 69.

Globalement, le nombre d’entreprises cotées sur les différentes bourses américaines est passé de 8000 entreprises en 1995 à seulement 5000 en 2010.

Une des raisons mis en avant par les auteurs de cette étude est  que l’introduction en bourse est de plus en plus difficile. D’abord d’un point de vue financier. L’ensemble des coûts pour organiser cette introduction augmente et devient élevé. Le coût moyen pour l’IPO est d’environ 2,5 M$ en frais d’avocats ou de comptables auxquels il faut ajouter 1,5 M$ pour la réalisation et la publication des documents trimestriels et annuels à fournir et le respect des règles de conformité (Les lois Sarbanes-Oxley passée suite aux scandales Enron et Worldcom et Dodd-Frank votée pour assainir le secteur financier). Pour Google qui n’était plus une start up lorsqu’elle s’est introduite, les divers frais se sont élevés à 4,8 M$.

Parallèlement à la raréfaction des introductions, les montants moyens collectés par introduction ont augmenté. Il y a une vingtaine d’années, la grande majorité des entreprises levaient moins de 50 M$. En 2009, il était passé à 140 M$ selon le cabinet conseil Grant Thornton.   

La règle du 501 Shareholders (un des volets de la Security Act Amendments of 1964 destiné à réguler le marché OTC qui avait engendré de nombreuses fraudes) selon laquelle toute entreprise dont le capital est détenu par plus de 500 actionnaires est obligée de publier ses comptes est considérée aujourd’hui inadaptée. Des propositions par les membres du Congrès pour élever ce seuil à 1000, voire 2000.

Un autre phénomène qui à tendance à détourner les entreprises à s’introduire sur les marchés financiers, concerne l’emprise croissante des technologies, notamment ce que l’on appelle le High-frequency  trading (HFT) ou transactions à haute fréquence et d’autres stratégies basées sur l’informatique qui réduisent significativement l’horizon et n’ont plus grand-chose à voir avec de réels investissements.

Aujourd’hui, 60 % des 7 milliards transactions échangées chaque jour sur les bourses américaines sont réalisées par le HFT. Autant de mécanismes qui ont tendance à écarter les investisseurs des petites entreprises et les poussent à se concentrer sur les grandes. Résultat, une volatilité beaucoup plus grande : la durée moyenne de détention d’une action qui était de 5 ans en 1970 est passée à moins de 3 mois.

L’étude du PPI précise que des alternatives aux introductions en bourse ont été conçus parmi lesquelles les marchés du Nasdaq Portal Alliance (144A PIPO) et  Entrex ainsi que la création de bourse d’échanges comme le Second Market.  Mais ils n’ont pas réussi encore, loin s’en faut, à pallier les inconvénients posés par les bourses traditionnelles. (Source Info DSI)

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