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Les SSII entrent en récession

Selon LCL et Oddo Securities, le marché des services informatiques se contractera de 1 % cette année. Une récession qui ne devrait pas se prolonger en 2013.

Les SSII rattrapées par la crise ? Deux études donnent un peu plus de corps à la menace qui pèse sur les sociétés de services depuis le feuilleton estival de la crise des dettes souveraines.

Evoquée mi-janvier par le journal Les Echos, la note de conjoncture « France Secteurs » de LCL prévoit une baisse de 1 % de l’activité des services informatiques en 2012. Hier, c’était au tour des experts d’Oddo Securities de communiquer sur un recul moyen du chiffre d’affaires des prestataires de 1 % – voire même de 2 % pour les « pures » SSII – alors qu'ils envisageaient auparavant une croissance de 0 à 2 %.

S’il se vérifie, ce passage dans le rouge contredirait aussi la prévision de croissance de Syntec Numérique qui tablait, en novembre, sur un petit + 0,9 %. Selon Oddo Securities, l’évolution du PIB de la zone euro explique cette « récession inévitable ».

Le cabinet d’analyse financière tire aussi les enseignements des publications récentes d’Oracle, de Software AG ou d’Infosys qui ont dû revoir leurs résultats à la baisse.

Pour autant, la situation n’est pas (encore ?) comparable à celle qu’avait connue le secteur lors de la précédente crise. « A ce stade du cycle en 2008, les signaux avaient plus clairement viré », avec des carnets de commandes qui avaient commencé à se vider dès septembre. De même, la récession devrait être courte et ne pas se prolonger en 2013.

Du coup, le cabinet juge les valorisations boursières des SSII « proches de celles de 2009 », c'est-à-dire particulièrement basses. Il recommande à l’achat les acteurs dont les modèles économiques sont « les plus défensifs » du secteur : Atos et Steria. Tout en relevant GFI à « neutre », le désendettement du groupe lui permettant de poursuivre sa croissance externe.

Altran, Alten et consorts exposés à une baisse de leur marge : Oddo Securities est plus prudent sur le segment des acteurs de la R&D externalisée. Altran, Alten et consorts souffrent de trois faiblesses : une forte concentration du portefeuille client, un paysage concurrentiel très fragmenté où le numéro 1 en France n’a pas plus de 9 % de parts de marché et un modèle peu ou pas industrialisé.

Autant de handicaps en période de crise. « Les prix baissent de 2 à 3 % et ne remontent que de 1 à 2 % par la suite, le plus souvent accompagnés d’une inflation salariale qui accapare le peu de bénéfices. »

A l’image de PSA Peugeot Citroën, les grands donneurs d’ordre français soucieux d’améliorer la productivité de leur R&D réduisent le recours à la régie au profit de « work packages » (projets découpé en lots) comportant un volet industrialisation et un volet offshore. Un cap que les grandes SSI ont déjà franchi.

A ce jeu, les acteurs issus du « staffing » (Alten et Altran) ont, selon Oddo Securities, plus à perdre que ceux issus de l’industrie (Akka et Assystem) fonctionnant historiquement en mode projet. Alten lui semblant être l’acteur le plus exposé à une éventuelle baisse de marge à moyen terme. (Source 01 net)

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