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Les secteurs des services informatiques et des services aux entreprises sont les plus concernés par le mal-être au travail

Une étude réalisée par le cabinet Mozart, sur le bien-être/mal-être au travail, pointe du doigt le secteur des services informatiques et celui des services aux entreprises comme étant les plus concernés par le mal-être au travail, en raison notamment d'une forte augmentation du taux d’arrêts pour AT-MP (+20 %) et des sorties forcées (+20,8 %). Ce qui traduit une « persistance de la mauvaise gestion du turn-over endémique dans ce secteur ».

Le MUNCI déclare qu'il n'est pas surpris par les résultats de l'étude du cabinet Mozart, compte-tenu notamment des chiffres qu'il a obtenus de Pôle-emploi sur les licenciements et ruptures conventionnelles en SSII...

Il n'est pas étonné non plus de constater la hausse des Accidents du Travail / Maladie Professionnelle (AT/MP) dans le secteur, compte tenu de la forte pression que subissent les salariés, tout particulièrement en période de crise.

Véritables outils de management, les principaux facteurs anxiogènes et sources de dépressions au travail sont les horaires à rallonge (heures supplémentaires souvent mal ou non prises en compte). 73 % des ingénieurs informaticiens déclarent travailler plus de 40 heures par semaine selon l'étude Les métiers de l’informatique (Pôle-emploi).

Les problèmes de management et la mauvaise reconnaissance des salariés détachés (la hiérarchie est souvent multiple et fragmentée entre le client et la SSII, la pseudo-autonomie accordée au salarié déporte en réalité la responsabilité de l’entreprise sur l’individu qui pourra ainsi être licencié plus facilement) sont également un élément majeur. Tout comme le "technostress" (tél. mobile, cadence des courriels…) ou l’industrialisation des services avec ses indicateurs. SLA (accords sur la qualité de service), certifications et référentiels en tous genres où réduction des coûts, normes de qualité et respect des délais font souvent mauvais ménage.

De la pression… au harcèlement : Des métiers en évolution constante, soumis à des effets de mode et de marketing important, où la nécessité de se remettre en cause est permanente (auto-formation, veille personnelle…), et les incertitudes courantes sur l’avenir des sociétés et des missions (restructurations, changements incessants de stratégie des clients…) sont aussi des facteurs majeurs de dépressions.

Le volume important des séparations individuelles cache enfin des cas fréquents de harcèlement moral, plus généralement des relations souvent difficiles et conflictuelles entre le management et les collaborateurs des SSII. On signale chaque année des suicides d’informaticiens au travail : Technologia : « Les SSII connaissent une recrudescence de suicides ».

Quid de la mauvaise gestion du turn-over ? On pourrait s’étonner, note par contre le MUNCI, de lire que "la mauvaise gestion du turn-over endémique dans ce secteur" est l’une des causes essentielles du mal-être record dans les services informatiques… pourtant il n’en est rien, explications :

Contrairement à une idée reçue, le turnover, dont les SSII détiennent chaque année le (triste) record selon l’Apec, ne prend pas en compte seulement les démissions mais aussi les autres types de fins de contrat tels que les licenciements et les ruptures conventionnelles (à lire), ce que l’étude en question appelle les "sorties forcées". Or, les chiffres qui nous parviennent chaque année de Pôle-emploi démontrent justement l’importance des séparations individuelles à l’initiative de l’employeur dans les SSII et remettent en cause le mythe du "CDI-ROI" dans ce secteur frappé par une forte instabilité de l’emploi…

Les démissions en SSII ne sont pas toutes motivées par l’opportunisme et l’intéressement des informaticiens… elles s’expliquent aussi bien souvent par les difficultés rencontrées dans ces sociétés (stagnation du salaire ou de la carrière, problèmes de GRH/management, pression élevée, mobilité excessive, absences de formations, intercontrat "oisif" qui se prolonge…). Dans tous les cas, elles traduisent les difficultés de fidélisation des salariés en SSII.

Parce qu’ils ne participent pas à un vrai projet d’entreprise, ni même souvent à une culture d’entreprise (facteurs essentiels de motivation et d’attachement à l’entreprise…), les collaborateurs des SSII se sentent souvent moins impliqués dans leur travail que ceux des entreprises utilisatrices. Ce qui facilite aussi le turnover… (Source IT Channel)

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