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Les entreprises encore prisonnières de Cobol

Une étude constate que les développements métier vont continuer à reposer sur Cobol, malgré la menace d’une pénurie de compétences et une portabilité discutable.

Plus de la moitié des prochaines applications métier dans les grandes entreprises seront encore écrites en Cobol. C’est une étude récemment menée par notre confrère américain Computerworld qui le révèle. En cause, le langage Cobol se révèlerait toujours plus efficace que les usuels C# et Java pour exécuter les tâches automatiques et les transactions.

Surtout, selon Adam Burden, directeur des projets de modernisation applicative chez Accenture, il est plus simple et moins coûteux de mettre ses codes Cobol à jour, quand on veut qu’ils supportent de nouveaux services web ou mobiles, plutôt que de tout réécrire dans un autre langage. Ainsi, si le cabinet Gartner reconnaît que la majorité des utilisateurs considère ce langage désuet, il observe que le nombre de lignes de codes écrites en Cobol dans le monde n’a baissé, en cinq ans, que de 5 %.

Bientôt plus personne pour maintenir les codes Cobol : Problème, les personnels compétents en Cobol ne se renouvellent pas, eux. Et tous ceux en place devraient partir à la retraite avant les dix prochaines années, selon Gartner.

Mis sur le marché il y a plus de cinquante ans, Cobol est le langage de programmation caractéristique des mainframes. Ces ordinateurs grands systèmes sont résolument incompatibles avec les serveurs x86 usuels, sur lesquels les jeunes générations sont formées. On trouve les mainframes dans les entreprises où il est nécessaire de gérer au quotidien les informations d’un grand nombre de clients. Les banques, les compagnies d’assurance, les marques qui ont des dizaines de milliers d’abonnés en sont des utilisatrices.

Migrer oui, mais sans la puissance : Des solutions existent officiellement pour sortir de la spirale Cobol. Micro Focus propose ainsi une plate-forme qui exécute du code conçu pour mainframes depuis le cloud Azure de Microsoft. En open source, le logiciel Naca transforme automatiquement un programme Cobol en programme Java pour qu’il fonctionne depuis un serveur x86, tandis qu’OpenCobol l’exécute nativement sur ce même type de serveurs.

Gartner estime que les codes ainsi transférés fonctionnent dans la mesure où ils ne dépassent pas 3 000 MIPS (unité de mesure de la puissance délivrée). Hélas ! Dans les banques, on trouve des applications qui délivrent… 52 000 MIPS de puissance. (Source 01 net)

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