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Documation 2012 : l'archivage ne connaît pas la crise

Le salon de la gestion de l'information et du document numérique vient de se tenir au CNIT, à Paris. L'occasion de faire un bilan sur le développement du marché de l'archivage.

Vient de se tenir au CNIT le salon de référence des professionnels de la gestion de l'information et des documents électroniques. Un secteur qui semble manifestement traverser la crise économique dans une certaine sérénité, surtout le volet archivage.

Estimé à 200 millions d'euros en 2010 par Markess International (matériels, logiciels et services inclus), le marché français de l'archivage a connu une croissance de l'ordre de 15 à 16 % en 2011, soit beaucoup mieux que la croissance du marché informatique global. Une moitié de ce montant est dédié à l'archivage à vocation probatoire, un marché tiré par un puissant moteur : la gestion du risque.

La peur des sanctions prime sur le retour sur investissement : Les principales motivations des entreprises pour s'équiper en systèmes d'archivage probatoire.

Selon Hélène Mouiche, analyste senior chez Markess International, aujourd'hui 54 % des entreprises françaises ont mis en place une politique d'archivage de contenus électroniques. Pour 22 %, il s'agit d'un système ayant vocation probatoire, c'est-à-dire mettant en œuvre des processus de sécurité et de confiance (horodatage, empreinte du document et signature numérique), permettant de produire ces documents devant un tribunal ou une administration en cas de litige. Car, clairement, le principal moteur de ce type de projet reste la gestion du risque, à égalité avec la mise en conformité légale et réglementaire.

Par exemple, le passage à la facture électronique par les opérateurs de télécoms implique pour eux de se doter d'une plate-forme de ce type pour faire face à tout litige avec leurs clients. De fait, les premiers documents à bénéficier d'un stockage à valeur probatoire sont les documents financiers, dans 40 % des cas, les factures dans 26 %, de même que des documents RH (contrats, bulletins de paie). Les contenus purement métier représentent 19 %, alors que les courriels, documents bureautiques, seulement 10 %.

Le coffre-fort numérique attend sa norme : 30 % des entreprises offrent déjà un coffre-fort numérique.
Les projets d'archivage sont essentiellement des projets de DSI. Celles-ci y jouent un rôle décisionnaire dans... 82 % des cas, devant la direction générale (70 %). Les directions métier n'interviennent que dans 55 % des cas. Néanmoins, même si les directions informatiques doivent lutter avec des budgets stables, si ce n'est en baisse, ces projets d'archivage ont été relativement épargnés par les coupes claires.

Dans 70 % des cas, ceux-ci (qu'ils soient à vocation probatoire ou pas) n'ont pas été affecté par la crise économique. Mieux, ce secteur pourrait bien trouver un relai de croissance dans la mise en place de coffres-forts électroniques : 52 % des décideurs annoncent réfléchir à la mise en place de tels coffres-forts pour leurs collaborateurs, à 32 % pour leurs fournisseurs et à 29 % pour leurs clients B to B. 30 % des décideurs ont lancé ce type de projet, 18 % le feront d'ici à 2014 et 29 % y songent, mais à plus longue échéance. La publication prochaine de la norme Afnor NF Z 42-020 pourrait bien débloquer nombre de projets. (Source 01 net)

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