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Le Brésil veut multiplier par dix ses exportations IT

Cinquième marché mondial au niveau informatique et télécommunications, le Brésil exporte peu dans ces secteurs.

Totus, Stefanini, Itautec, CPM Bauxis… tous ces noms évoquent encore peu de choses en Europe, et pourtant ce sont les fleurons du secteur informatique au Brésil.

« Quand on connaît une croissance de son marché intérieur supérieure à 10 %, on ne va pas conquérir de nouveaux marchés à l’étranger », déplore Antonio Gil, président de Brasscom. Créé sur le modèle du Nasscom, la puissante association des éditeurs et SSII indiennes, Brasscom fédère 45 entreprises informatiques présentes sur le sol brésilien, et les représente notamment lors des différents groupes de travail avec le gouvernement.

Un marché intérieur très dynamique : Antonio Gil, président de Brasscom veut développer les éditeurs et SSII brésiliennes et les pousser vers l'export. D’après les derniers chiffres compilés par IDC pour Brasscom, le marché intérieur informatique brésilien représente 103 milliards de dollars, soit le septième marché mondial. Pour les télécoms, il atteint 95 milliards de dollars, le quatrième rang mondial. Combinés, ces deux marchés placent le Brésil en tant que cinquième marché mondial. Et, de fait, tous les grands éditeurs de logiciels et les grandes SSII sont bien présents dans ce pays.

Accenture, Atos, Capgemini, mais aussi les Indiens de Tata Consultancy Services ou HCL sont là, attirés par la croissance soutenue de ce marché intérieur. « Une étude menée par McKinsey a démontré que ce marché ne devrait pas atteindre 103 milliards de dollars, mais bien 130 milliards de dollars dès aujourd’hui si les entreprises IT pouvaient servir la demande intérieure », ajoute Antonio Gil. Le pays compte déjà 1,2 million de salariés dans le secteur, un chiffre qui dépasserait les 2 millions d’ici une dizaine d’années.

Talon d’Achille du marché brésilien : les exportations. Stefanini IT Solutions est le plus gros Outsourceur brésilien. Il réalise 22% de son CA à l'export.Et ce n'est pas fini. Selon les chiffres du cabinet d’étude IDC, le marché intérieur brésilien devrait passer de 103 milliards de dollars en 2011 à 209 milliards en 2022. A titre de comparaison, le marché mondial était de 1 600 milliards de dollars en 2011 et sera de 3 000 milliards en 2012. L’un comme l’autre vont doubler, tirés par les marchés émergents.

Par contre, le Brésil n’exportait en 2011 que pour 2,6 milliards de dollars de logiciels et autres services informatiques. Dans le même temps, l’Inde en exportait pour 69 milliards de dollars, selon les chiffres du Nasscom. Le Brésil va donc devoir à la fois monter en puissance pour pouvoir faire face à sa demande intérieure et consacrer plus d’efforts à conquérir les marchés extérieurs. L’objectif fixé est d’atteindre 20 milliards de dollars d’exportation à l’horizon 2022. Le chiffre peut paraître modeste par rapport à la performance des SSII indiennes, mais cela implique un taux de croissance de 10 % par an pendant dix ans.

Parmi les secteurs où le Brésil pourrait tirer son épingle du jeu, le secteur de l'énergie, porté par les investissements massifs du champion national Petrobras, le secteur agricole et une niche, celle du vote électronique, une pratique en vigueur depuis cinq élections générales au Brésil.

Le rôle clé de l’Etat : La réfection et la construction de nouveaux stades n'est que la partie émergée de la préparation de la coupe du monde 2014.
L’Etat brésilien compte jouer un rôle moteur pour stimuler son industrie informatique. Celui-ci vient en effet d’adopter une série de lois regroupées sous les termes « Brasil Maior », que l’on pourrait traduire par un Brésil plus fort. Ce plan de conquête comprend quatre volets, le plus spectaculaire étant l’exemption de charges sociales des salariés du secteur informatique contre 2 % d’impôt sur les bénéfices. D’un seul coup, le pays abaisse le coût de sa main-d’œuvre informatique de 20 % et se replace donc dans la compétition avec l’Inde et la Chine.

Autre volet du plan, la formation et la recherche. L’Etat fédéral brésilien va prendre à sa charge la scolarité de 100 000 étudiants dans les 50 meilleures universités mondiales (à hauteur de 75 %, les 25 % restant étant à la charge d’entreprises). En outre l’Etat va financer la formation de 8 millions de personnes dans le pays pour constituer le mid-management qui manque aux entreprises brésiliennes.

Enfin, dernier volet du plan Brasil Maior, mais pas des moindres, la préparation de la Coupe du monde de football de 2014 et celle des Jeux olympiques de 2016. Une part des 86 milliards de dollars que le pays va devoir investir pour accueillir le prochain Mundial va être allouée à l’amélioration des réseaux de données du pays.

Ainsi, Cisco a déjà décroché un contrat de 546,6 millions de dollars. Le Brésil va connecter les sites via des fibres optique de 20 Gbits, de même qu’il va les doter de bornes 4G. Ces investissements vont-ils véritablement stimuler l’industrie IT brésilienne ? Premiers éléments de réponse en 2014 et en 2016. (Source 01 net)

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