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Keyrus : le big data est aussi une question de méthodes

En rachetant la start up israélienne Vision.bi, le Français Keyrus s'est doté de compétences big data et de méthodes de travail formalisées sous forme d'un framework.

Voici un peu moins d’un an, Keyrus réalisait l’acquisition de la start up israélienne Vision.bi. Outre l’accès à ce dynamique marché, cette société apportait à la SSII française des ressources de développement dans le domaine des datawarehouses, de la qualité de données, mais aussi du big data. L’entité, qui compte une cinquantaine de personnes, édite un outil de gestion de la qualité des données, Vision.bi, mais s’est rapidement imposée comme le centre d’expertise big data du groupe.

De nombreuses start up américaines comme clientes : Cyril Cohen-Solal, PDG de cette entité israélienne, souligne les différences entre cette nouvelle entité et Keyrus :

« Vision.bi a pour client de nombreuses start up, notamment américaines. Par exemple, DoubleVerify, une société que personne ne connaît en France, mais qui est très importante aux Etats-Unis. Elle vérifie que le ciblage publicitaire des campagnes est bien réalisé par les éditeurs, et la façon dont les annonces sont effectivement positionnées sur les pages. Elle délivre aux annonceurs des tableaux de bord hebdomadaires avec les indicateurs de qualité de diffusion de leur campagne. Et ça, c’est un vrai projet big data. »

L'Américain charge en effet chaque jour environ 2 téraoctets de données sur les campagnes publicitaires en cours, avec à la fois des données structurées, non structurées, des pages HTML ou des images. Autant d'informations qui sont consolidées chaque jour pour produire les tableaux de bord délivrés ensuite aux annonceurs. DoubleVerify est notamment partenaire du français Criteo.

« Ce projet a commencé avec des plates-formes classiques, mais dès que les clients se sont multipliés, il était impossible de tenir, explique Cyril Cohen-Solal. L'objectif, en termes de charge, était de se contenter d'ajouter des serveurs quand arrive un nouveau client. »

Encore peu de projets en France : Cyril Cohen-Solal reconnaît qu'il y a peu de projets de ce calibre en France :

« Pour moi, un projet big data se définit par des données structurées et non structurées, des grosses volumétries et l'extensibilité. En Israël, nous avons eu six projets de ce type qui ont été réalisés lors des deux dernières années. Trois répondent véritablement à cette définition, trois sont plutôt des projets de grosses bases de données. Ils s’appuient sur des technologies big data mais aurait pu s’en passer, sauf pour monter en compétence. Keyrus Israël est donc devenu un centre d’expertise en ce domaine : on vient de tous les pays pour voir les méthodes qu'ils ont mis en œuvre. Ils ont créé un produit qui permet de déployer automatiquement d’énormes modèles sur architecture Microsoft. Nous générons automatiquement l'ETL du datawarehouse, par exemple. L'outil est aujourd’hui utilisé sur tous les projets. Et nous allons commencer à l'utiliser en France. »

Toutes les bonnes pratiques que les ingénieurs de Vision.bi ont élaborées lors de ces six expériences ont été regroupées dans un framework logiciel qui permet aujourd'hui de déployer très rapidement de nouveaux projets de ce type, sur plate-forme Greenplum ou Vertica.

En revanche, Keyrus ne compte pas commercialiser son outil de gestion de qualité des données : « Cette connaissance est unique. Elle doit rester un soutien des projets Keyrus. Il serait possible de tout packager dans un produit, comme Vision.bi voulait le faire, mais je ne le souhaite pas. Pourquoi vendre notre expertise à nos concurrents ? »  (Source 01 net)

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