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Comptabilité : les entreprises ont deux ans pour passer à la norme Sepa

 

Un standard européen est censé simplifier les dépenses bancaires. Difficile de comprendre pourquoi un système si avantageux a pris autant de retard.
 
Vingt-quatre mois, c’est le délai qu’ont les sociétés pour mettre leur informatique comptable aux nouvelles normes européennes.
 
Sepa (espace unique de paiements en euros) aurait dû être le format standard de tous les ordres infor­matiques de virement ou de prélèvements bancaires européens en 2010. Mais deux ans plus tard, moins d’un quart des virements s’effectue à ce format. Et à peine 0,1 % des prélèvements.
 
En France, le comité national Sepa tape du poing sur la table, proposant que la Commission européenne fixe la date du 1er février 2014 pour abolir tous les anciens formats nationaux des ordres de virement, au profit de Sepa.
 
« Le problème est qu’il va falloir dix à quinze ans pour adapter à Sepa toutes les applications comptables des entreprises », lance Jean-Marie Barathe, directeur général de l’éditeur Syspertec.
 
Une même banque pour les filiales étrangères : Dernier volet de l’uniformisation de la zone euro, Sepa n’est ni plus ni moins qu’un code Iban au format XML à la place du bon vieux RIB français au format texte. Son adoption dans les ordres bancaires est censée rendre le paiement d’un partenaire domicilié dans un autre pays européen aussi simple que celui d’un compatriote.
 
« Surtout, à terme, Sepa pose les jalons des futures banques européennes et non plus nationales, indique Pierre-Yves Bonnardot, directeur des services financiers au sein de Logica Business Consulting. Ce qui signifie que les entreprises ne seront plus obligées d’avoir une banque différente pour chacune de leur filiale étrangère. »
 
Et d’expliquer qu’il s’agit d’une double opportunité économique : les sociétés vont non seulement pouvoir centraliser leurs paiements, ce qui réduira leurs coûts de fonctionnement, mais elles pourront aussi arguer de plus gros volumes de transactions pour négocier à la baisse le coût de leurs frais bancaires.
 
Les banques, cause du retard ? Reste à savoir pourquoi un système si avantageux a pris autant de retard. Les avis sont partagés.
 
Pour Pierre-Yves Bonnardot, il s’agit juste pour les entreprises d’un cas classique de contrainte de mise en conformité réglementaire, « invendable en interne. La direction gé­nérale comprend d’autant moins cet investissement que le business case de Sepa a été très mal conçu au départ, par un organisme qui ne dépendait même pas de la Commission européenne », dénonce-t-il.
Jean-Marie Barathe, plus direct, soupçonne les banques de compliquer ex­près la migration – notamment en multipliant les contraintes tierces pour communiquer au format Sepa – afin de vendre aux sociétés de nouveaux services de conversion à la volée des ordres au format Sepa. Le passage par des passerelles de traduction Sepa sera de fait la seule solution pour que les entreprises soient conformes en 2014.(Source 01 net)

 

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