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L'Etat français privilégie l'utilisation de logiciels libres

Une circulaire du Premier ministre définit une véritable politique dans l’usage de logiciels libres et open source dans les administrations. Les partisans du libre sont ravis.

Crise et rigueur budgétaire obligent, les logiciels libres sont désormais placés au centre des stratégies d’approvisionnement informatique des services publiques. Le Premier ministre Ayrault a diffusé, la semaine dernière, une circulaire destinée à tous les ministères sur « l’usage des logiciels libres dans l’administration ».

Fruit de travaux interministériels lancés par la DISIC, ce document fait le bilan des expériences passées et recense les cas d’utilisation les plus appropriés, compte tenu des compétences acquises en la matière.

Selon le gouvernement, le logiciel libre a de nombreux avantages. Il est « souvent moins cher », « minimise les évolutions superflues », assure un « support à long terme », apporte une « transparence accrue » au niveau de la sécurité et permet « une réelle mise en concurrence ».

Pour favoriser l’usage de logiciels libres, la circulaire définit une petite dizaine de directives, pour cadrer l’action publique. A savoir : la convergence des souches logicielles, la création d’un réseau d’experts, l’amélioration du support interne, la suivi de l’usage et de ses effets, le développement du la culture du libre, etc.

De nouvelles instances de décision : Pour coordonner tous ces travaux, deux niveaux d’instances interministérielles ont été créés. Au plus haut niveau se trouve « l’équipe noyau », qui est l’instance de pilotage, de définitions des orientations et des choix au niveau interministériel. Elle est constituée de représentants des ministères, d’un membre de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et d’un membre du SAE (Service achat de l’Etat).

Au second niveau figurent les « groupes thématiques de mutualisation », qui réunissent les experts d’un domaine, favorisent l’échange et la montée en compétence et proposent des orientations. Quatre groupes sont identifiés : mimO (logiciels poste bureautique), mimOG (gestion et support du parc bureautique), mimBD (bases de données) et mimOS (logiciels d’infrastructure).

Les adeptes du logiciel libre sont, évidemment, ravis de cette circulaire. Pour le Conseil national du logiciel libre « cette circulaire constitue une avancée majeur pour le logiciel libre dans les systèmes d’information de l’Etat ».

« Les prises de position officielles avaient rarement été aussi claires et engagées, accompagnées de résolutions concrètes », estime Patrice Bertrand, président du CNLL dans un communiqué. Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora, ne dissimule pas non plus sa joie. « Cette circulaire est le signe que l’actuel gouvernement a saisi non seulement les enjeux du numérique pour l’administration mais aussi pour notre Pays », explique-t-il.  (Source 01 net)

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