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On vit une époque formidable !

Le constat est sans appel : être informaticien, c'est stressant !


« Nous travaillons avec plusieurs entreprises informatiques et nous avons le sentiment aujourd'hui que c'est l'un des milieux les plus exposés, plus que l'industrie par exemple. Dans les problèmes psychosociaux, on parle de facteurs de risque, ici extrêmement forts, dus au style organisationnel ou à la productivité par exemple, et de facteurs de protection, ici extrêmement faibles, dus en particulier à une piètre culture managériale », résume Patrick Légeron, directeur du cabinet de conseil Stimulus et coauteur d'un rapport remis cette année au ministre du Travail sur la détermination et la mesure des risques psychosociaux au travail.

Voici les quatre principales sources de stress :

1. L'urgence. Les délais ne sont pas négociables. Quelle que soit l'entreprise, l'informatique est souvent stratégique et touche nécessairement au fonctionnement de la société. Il faut obligatoirement boucler en temps et en heure. Le sentiment d'urgence est encore plus flagrant dans les SSII*, quand la mission est liée à des impératifs de délais et de résultats promis au client.

2. La culture managériale. Elle est particulièrement peu développée. Le milieu regorge de super techniciens très diplômés mais pas forcément de bons managers. « Quand on sort d'une école d'ingénieurs, on dispose de deux ou trois registres comportementaux, c'est-à-dire de capacités à ressentir une émotion à un moment donné. On vous apprend la rigueur, le cartésianisme, la manière de résoudre des problèmes à partir de données et d'hypothèses. Cela donne aujourd'hui des managers coupés de leurs émotions, désaxés et manquant d'équilibre émotionnel », explique Michèle Havelka, vice-présidente de l'Association des informaticiens de France (Anif), ex-directrice générale adjointe d'Unilog. Face à ce type de manager, le salarié souffre de manque de reconnaissance et de repères.

3. Le mode projet. Cette organisation est devenue la norme. Les équipes, transversales se composent de consultants multiples sans liens hiérarchiques et sont dirigées parfois à distance, parfois par un pool de managers. De quoi rendre les relations et les interdépendances complexes à gérer.

4. L'âge. Considéré comme trop âgés dès 35 ans dans les SSII, les informaticiens se retrouvent vite victimes de la culture du jeunisme.

La SSII ? C'est le laboratoire du gâchis des ressources humaines

*« La SSII ? C'est le laboratoire du gâchis des ressources humaines, le symbole des ressources interchangeables ! » selon Thomas Zuber, auteur de « L'open space m'a tuer », qui travaille lui-même en SSII, ne mâche pas ses mots.
La question du stress est encore souvent résumée en France à des problèmes personnels, sans que soient pris en compte les aspects organisationnels. L'expression « bien-être au travail » fait sourire : Travailler, c'est souffrir et avoir la sueur au front. Et le débat interne est souvent stérile entre salariés et patrons. Les premiers mettent en cause l'organisation ; les seconds une fragilité de l'individu.

Dans le monde policé des cols blancs informaticiens, le stress a longtemps été tabou. « Il y a dix ans, notre PDG nous a fait un speech comme quoi celui qui ressentait du stress avait atteint son seuil d'incompétence, explique la déléguée syndicale d'une grande SSII. Cette année, pour la première fois, la direction a utilisé le mot « stress », indiquant bien sûr que le risque était faible. Mais c'est déjà un début d'évolution ! »

le stress a longtemps été tabou

Néanmoins, la perception du stress commence à avancer. Le 11 septembre dernier, la CGT a été la dernière sur l'ensemble des organisations syndicales et patronales françaises à ratifier un accord national sur le stress au travail (télécharger le PDF), un grand pas. Malgré tout, dans l'informatique, il est encore difficile de dénicher des sociétés conscientes des effets du stress et de l'intérêt pour elles de les anticiper, de les détecter et de les traiter.

Mais, comme nous le disions dans le titre de cet article, « On vit une époque formidable ! »… Eh oui, la solution vient d’être trouvée :

Après les bons vieux « tickets resto » et « chèques vacances », les salariés vont pouvoir dépenser des « Tickets Psy »…

les salariés vont pouvoir dépenser des « Tickets Psy »

Que n’y avait-t-on pensé plus tôt ! Grâce à ce sésame, le salarié qui a mal à son moi va s’allonger sur un divan et, à la fin de la séance d’une heure, règlera les 90 euros de la consultation avec son ticket. Son entreprise prendra en charge une partie du carnet de 5 coupons qu’il aura pris soin de retirer auprès de sa DRH, de son comité d’entreprise ou de son médecin du travail, c’est selon…

Plusieurs prestataires ont flairé le filon et proposent à de grandes entreprises de prendre en charge les maux invisibles de leurs salariés sous cette forme tellement pratique.

Inutile de leur jeter la pierre. Après tout, l’invention du ticket psy n’est qu’un nouvel avatar de la tendance à coacher à tout va. Et ceux qui les commercialisent n’ont que les intentions de toute structure privée : innover pour faire tourner la boutique et nourrir leurs salariés. C’est plutôt du côté de leurs clients que l’observation s’avère intéressante. La souffrance de salariés se résout de la même façon que le petit creux de midi ou le besoin de vacances. Pas sûr que Maslow lui-même ait pu atteindre un tel degré de cynisme, lorsqu’il hiérarchisait les besoins à assouvir pour motiver l’homo laborius.

Que la vie est simple, finalement. Finis les problèmes de stress, de pression, de harcèlement moral au boulot. Et dire que, du ministre du Travail aux syndicats, en passant par le Medef et les médecins, tout le monde se prend le chou, se réunit pendant des heures, des jours et des mois pour tenter de trouver une solution. À quoi bon tant d’expertises, de commissions, de prudence, de projets de loi, puisque la solution est simple comme un carnet de coupons. Évidemment, les vendeurs de ticket ne le disent pas de cette manière…

Sur le site de l’un d’entre eux, ses dirigeants vantent leur ticket en évoquant la « violence au travail, le mal être au travail, l’organisation du travail (absence de contrôle sur le répartition et la planification des tâches, imprécisions des missions, exigences contradictoires, mauvaise communication, flux tendus, incompatibilité des horaires de travail avec la vie sociale et familiale, précarité du statut, etc.) ». Autant de maux qui peuvent bien sûr altérer la santé du salarié, mais aussi, comme l’évoque le laïus des inventeurs du « Ticket Psy » : « sa contribution à l’entreprise ».

Finalement, ce simple petit bout de papier est un miracle, puisqu’il permet aux salariés d’apporter à nouveau leur « contribution à l’entreprise » et qu’il évite aux entreprises de dépenser des sommes folles pour adapter leur management et leur organisation. En fait, 90 euros pour un tel traitement, c’est donné !

Chez EGILIA Learning, plus simplement et, sans doute, plus sérieusement, nous persistons à considérer que les seuls véritables sésames du monde de l’informatique sont La Compétence et le Savoir-faire, surtout quand ils sont validés par des CERTIFICATIONS !

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