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Quelles évolutions pour le Web et les technologies mobiles ?

En ce beau mois d’avril, synonyme de Printemps, fleurissent, comme chaque année, un grand nombre d’études....

Deux d’entres elles, consacrées aux évolutions du Web et des technologies mobiles, émanant du prestigieux institut Gartner, nous ont paru particulièrement intéressantes et significatives, d’où notre choix de les publier, tant elles sont à même de vous aider à faire des choix, à vous ouvrir de nouveaux horizons...

Nous vous en souhaitons bonne lecture et vous engageons à prendre contact avec nos conseillers formation pour étudier, ensemble, les possibilités de formations certifiantes (plus d’une cinquantaine de cursus sont directement liés au Web et aux technologies mobiles) qu’EGILIA vous propose !


1/ Quelles évolutions pour le Web ?
 

Les technologies Web évoluent dans de multiples dimensions, notamment mobile, sociale et en temps réel. Le Gartner examine différentes hypothèses sur ces possibles évolutions du Web et propose cinq évolutions face auxquelles il énonce les recommandations stratégiques.

• La spécification HTML5 sera généralisée d'ici 2015 et sera un facilitateur essentiel du web mobile enrichi.
• Jusqu'en 2015, les sites de commerce électronique évolueront du shopping semi-social au
« Coshopping" » à 100 %, et offriront une expérience qui est partagée de manière plus directe, synchrone et en temps réel, avec une visibilité sur de multiples sites.
• Avec l'arrivée des interfaces de programmation d'applications (API) sur les plates-formes sociales, il existe un nombre croissant d'applications qui aident les utilisateurs à créer et à mettre à jour les informations concernant leurs activités. Le nombre et la fréquence des micromessages, ou « tweets » (informations sur les activités), augmenteront de ce fait de manière considérable.
• Les transactions et biens virtuels sont devenus un élément majeur de monétisation pour certains sites sociaux.
• La nécessité de différenciation accrue entre les principaux fournisseurs de plates-formes entraîne l'intégration (incorporation) plus étroite d'une application internet enrichie aux technologies et outils de plate-forme.
• La plupart des entreprises n'ont pas d'ensemble bien défini de métrologies opérationnelles qui sont liées aux séquences et flux de travail (workflows) fondamentaux d'interaction des utilisateurs ; elles n'ont pas non plus de processus en place pour orchestrer les applications en vue de mesurer et d'analyser le comportement des utilisateurs.

Recommandations
• Ne comptez pas pouvoir approcher la fonctionnalité des applications mobiles natives dans le web mobile d'aujourd'hui.
• Les sites de commerce électronique doivent dresser un inventaire de leurs données de "graphe social" et réviser leurs modèles de données pour inclure de nouveaux types de données et de métadonnées.
• Axez la conception sur le filtrage et le traitement sémantiques, et sur la visualisation et l'abstraction des micromessages via un tableau de bord.
• Commencez à expérimenter les biens virtuels et l'économie virtuelle dans le cadre d'un projet d'expérience sociale.
• Si votre entreprise choisit de mettre en œuvre une technologie d'application internet enrichie lourde, privilégiez les outils communément adoptés pour les projets orientés consommateurs, car il est peu probable que ces derniers attendent un téléchargement et installent une technologie cliente qu'ils ne possèdent pas déjà.
• Les entreprises utilisatrices finales ne doivent pas investir dans les initiatives d'application internet enrichie sans investir au préalable dans un processus de conception centré sur les utilisateurs et motivé par la valeur.

Les cinq hypothèses de planification stratégiques

1.      D'ici 2015, les technologies web mobiles auront évolué suffisamment pour que la moitié des applications qui seraient conçues sous forme d'applications natives aujourd'hui soient fournies à la place sous forme d'applications web.
2.      D'ici 2015, au moins 50 % des 20 premières places de marché en ligne prendront en charge le "shopping social" en temps réel.
3.      D'ici 2014, au moins 50 % des messages de médias sociaux seront générés automatiquement par des programmes ou des appareils.
4.      D'ici 2015, au moins un tiers des 100 premiers sites web intégreront des mécanismes pour les biens virtuels ou une devise virtuelle.
5.      Jusqu'en 2015, 50 % des entreprises qui réalisent des investissements stratégiques dans les applications internet enrichies ne parviendront pas à identifier un retour sur investissement.

À mesure que le Web poursuit son évolution dans de multiples dimensions, nous voyons interagir les forces qui guident l'innovation technologique (qui inclut souvent des technologies propriétaires plus lourdes) et les facteurs qui ont fait du web un succès : des standards légers et universels. Dans le web mobile, une part considérable de l'innovation est venue des plates-formes natives propriétaires, telles que l'iPhone d'Apple, pas seulement en termes de technologie, mais aussi de modèles opérationnels (le mécanisme de distribution App Store d'Apple). Toutefois, la résurgence du web, sur le plus long terme via des technologies web multiplateforme comme HTML5, deviendra suffisante pour répondre aux  impératifs des utilisateurs finaux.

Le web est en train de devenir plus social, non seulement avec les plates-formes et sites de réseau social tels que Facebook et LinkedIn, mais aussi avec le shopping social, notamment la conavigation (navigation partagée) en temps réel sur de multiples sites. Ce phénomène représente la fusion du web en temps réel avec le web social et du commerce électronique. Un autre aspect de l'évolution du web en temps réel est l'émergence de Twitter comme « bus de messages » mondial pour les flux d'activités générés par les utilisateurs, ainsi que pour les micromessages générés par des programmes. Ces évolutions optimiseront le web distribué iteropérable.

L'expérience des utilisateurs est un aspect essentiel de l'évolution du web ces dernières années, via l'adoption à grande échelle des technologies Ajax. Plus récemment, les  entreprises ont commencé à adopter des technologies d'application internet enrichie lourde, telles que Flash et Silverlight. Cette tendance d'adoption se poursuivra, motivée par une intégration plus étroite des applications internet enrichies dans les plates-formes et outils dominants de développement d'entreprise.
Les applications internet enrichies intégrées seront plus répandues, mais cela ne signifie pas forcément que les entreprises obtiendront un retour sur investissement positif. Le manque de sensibilisation à la facilité d'utilisation et l'absence d'adoption des processus de conception centrés sur les utilisateurs et de la validation fondée sur des métrologies impliquent que la plupart des entreprises seront prêtes pour les applications internet enrichies, mais resteront dans le flou concernant le retour sur investissement. Elles ne sauront pas si elles ont obtenu un retour sur investissement positif, car elles ne disposent pas des processus et des outils permettant de capturer et d'analyser des données objectives sur le comportement des utilisateurs.

1.      D'ici 2015, les technologies Web mobiles auront évolué suffisamment pour que la moitié des applications qui seraient conçues sous forme d'applications natives aujourd'hui soient fournies à la place sous forme d'applications web.

Constat.
Aujourd'hui, le besoin d'applications natives entraîne la prolifération des boutiques d'applications.
Si les boutiques d'applications existeront toujours d'ici 2015, plus de 50 % des applications vendues et/ou référencées (plutôt qu'installées) seront des applications web, et non des applications natives spécifiques d'une plate-forme. Il existera toujours des applications payantes, mais elles seront composées en plus grande partie d'applications web pour lesquelles les utilisateurs paieront.
Les applications natives sont importantes aujourd'hui sur les appareils mobiles, mais pas autant sur le système de bureau. Les applications natives seront moins importantes en 2015. Cette situation a conduit aux deux stratégies de Google basées sur des systèmes d'exploitation Linux :
Android, une plate-forme native essentiellement destinée aux appareils mobiles, et  ChromeOS, un système d'exploitation (et non une plate-forme) essentiellement destiné aux applications web. La spécification HTML5 sera généralisée d'ici 2015 et sera un facilitateur essentiel du web mobile enrichi.

Implications
L'expression « applications web mobiles » se rapporte aux applications destinées aux appareils mobiles qui ne nécessitent qu'un navigateur web pour être installées sur l'appareil. Elles utilisent généralement Ajax, même si elles peuvent exploiter les technologies d'application internet enrichie augmentées, mais ne sont pas écrites spécifiquement pour l'appareil en question. Les applications web mobiles enrichies présentent une facilité d'utilisation à peu près équivalente à celle des applications web enrichies (ou applications internet enrichies) pour PC, lorsqu'elles sont conçues expressément pour un plus petit format.
L'expérience du Web mobile, telle qu'elle a été offerte tout d'abord par l'iPhone, montre la voie d'une nouvelle génération d'interfaces utilisateur et de services sur les clients mobiles. Les attentes parmi les consommateurs ont atteint un nouveau palier. Les stratégies en ligne doivent de plus en plus prendre en compte non seulement une expérience du web mobile, mais aussi une expérience des applications mobiles, car de plus en plus d'applications sont fournies via l'App Store d'Apple et d'autres mécanismes de distribution. La principale raison d'adopter les applications web mobiles est de répartir les risques concernant les plates-formes.
Une autre considération est la sécurité, car l'accès direct aux logiciels des appareils introduit des craintes supplémentaires quant à la sécurité. Il existe un vaste choix de plates-formes (Java Platform, Micro Edition garantit une certaine standardisation) dans le secteur mobile, notamment Android, iPhone, Palm, Research In Motion (RIM), Nokia/Symbian et Windows Mobile. Flash et Silverlight ne sont envisageables que pour un sous-ensemble d'appareils (excluant l'iPhone). Les applications web mobiles peuvent, dans certains scénarios et avec une attention extrême portée aux extensions et API, fournir une expérience utilisateur enrichie qui n'égale certes pas les applications natives, mais qui s'en approche pour une partie seulement de l'effort de développement et avec une plus grande flexibilité et portabilité.

Recommandations
• Ne comptez pas pouvoir approcher la fonctionnalité des applications mobiles natives dans le web mobile d'aujourd'hui. Les capacités des systèmes de bureau et du web disponibles il y a dix ans constituent une bonne comparaison. Nous nous attendons à ce que cet écart se réduise progressivement, mais nettement, d'ici 2015.
• La portabilité des applications dans l'univers mobile reste un défi. Bien qu'une grande part de l'attention ait été portée aux applications natives, en raison de la popularité de l'App Store d'Apple, Gartner recommande des approches web standard lorsque la portabilité et la facilité de développement sont les buts recherchés.

2. D'ici 2015, au moins 50 % des 20 premières places de marché en ligne prendront en charge le "shopping social" en temps réel.

Constat.
La dernière décennie a été marquée en grande partie par une dichotomie entre l'expérience d'achat en ligne et l'expérience hors ligne (dans le monde réel). Historiquement, l'expérience en ligne a été celle d'un utilisateur seul assis devant son ordinateur, interagissant avec un seul site ou une séquence de sites. Par opposition, dans l'univers réel d'un centre commercial, la plupart des clients font leurs achats en présence d'autres personnes (leurs compagnons, les employés des magasins, les autres clients et les passants), et bon nombre de ces participants circulent ensemble d'un magasin à un autre.
Dans un centre commercial bondé, les magasins sont souvent visibles les uns par rapport aux autres (c'est-à-dire que le responsable d'un magasin peut observer directement l'activité d'un concurrent de l'autre côté de l'allée).
Ces dernières années, les sites de commerce électronique ont découvert et cultivé la dimension sociale. Ils sont devenus sociaux, par le biais de multiples mécanismes, notamment les avis d'utilisateurs, les notes attribuées par la communauté et les connexions à Facebook.
L'expérience d'achat en ligne est devenue sociale, mais dans une certaine limite. Le shopping social est apparu, mais est pour l'instant indirect, asynchrone, pas en temps réel, et avec une visibilité des utilisateurs limitée à un seul site. Cette situation changera. Jusqu'en 2015, les sites de commerce électronique évolueront du shopping semi-social au coshopping à 100 %, et offriront une expérience qui sera partagée de manière plus directe, synchrone et en temps réel, avec une visibilité sur de multiples sites.
Les 20 premiers sites de commerce électronique de 2015 ne seront pas forcément les mêmes qu'en 2009, et le degré avec lequel un site facilitera le shopping social et le coshopping déterminera en partie son succès. Les facteurs propices incluent de nouveaux développements dans la technologie de navigateur (exploitant Ajax, Comet et les applications internet enrichies), et de nouveaux protocoles pour permettre la conavigation, les flux d'activités en temps réel et les requêtes de recherche en temps réel.
Ces technologies engloberont divers scénarios, dont le coshopping sur des sites qui ignorent ou se soucient peu des autres technologies qui bénéficient de certaines modifications sur le site. La plupart des sites ne participeront pas directement. Le vocabulaire des interactions sociales sera étendu, l'architecture sociale deviendra plus affinée, et le coshopping augmentera, passant de moins de 1 % en 2009 à 20 % d'ici 2015.
Le web social sera lié au web en temps réel.

Implications  
La qualité de l'expérience sociale deviendra un différenciateur plus important pour les sites de commerce électronique, les fournisseurs d'outils et les prestataires de services. Les sites de commerce électronique doivent mettre à niveau leurs infrastructures afin d'améliorer l'interopérabilité et d'accroître la capacité, car il sera nécessaire d'effectuer le suivi de volumes nettement plus élevés de données des clients. Les fournisseurs de technologies de navigateur et d'applications internet enrichies doivent améliorer la capacité de conavigation.

Recommandations
- Les sites de commerce électronique doivent dresser un inventaire de leurs données de "graphe social" et réviser leurs modèles de données pour inclure de nouveaux types de données et de métadonnées.
- Les architectures et les concepteurs de sites doivent commencer à élaborer et valider un référentiel des modes d'interaction des utilisateurs qui incorporent le coshopping et la conavigation.

3.      D'ici 2014, au moins 50 % des mises à jour de l'activité des médias sociaux seront générées automatiquement par des programmes ou des appareils.

Constat.
Des sites tels que Twitter et Facebook, qui permettent aux utilisateurs de publier des messages de statut ou des flux d'activités, sont de plus en plus utilisés. Ces flux d'activités informent, en temps quasi réel, les observateurs (suiveurs) des activités d'un individu. Jusqu'à présent, ces informations étaient essentiellement créées manuellement. Le contenu est informel par nature, décousu, bref et difficile à analyser pour un système d'informations.
Avec l'arrivée des API sur les plates-formes sociales, il existe un nombre croissant d'applications qui aident les utilisateurs à créer et à mettre à jour les informations concernant leurs activités. Certains de ces sites, tels que foursquare, PlanCast et Tibco Tibbr, introduisent la notion de messages générés par des programmes. Le nombre de ces applications à génération automatique augmentera, et la fréquence des mises à jour permettra également aux utilisateurs de poster des micromessages. Ce processus se rapproche d'un modèle de publication et abonnement ou, plus exactement, de publication et analyse, qui suit un modèle architectural de traitement des événements.

Implications sur le marché.
Le volume de "bruit" (informations jugées d'importance secondaire) dans les micromessages augmentera considérablement. Cet afflux de données sera perçu comme un problème. Pour y remédier, de multiples solutions potentielles verront le jour.
• À la source des données, l'utilisation accrue des métadonnées (par exemple, les indicateurs hashtag et slashtag) permettra à cet afflux d'informations d'être traité par des machines.
• La phase de consommation des données sera caractérisée par une utilisation accrue du traitement, du filtrage, du routage, de l'agrégation et de la génération de rapports programmatiques. Il en résultera que la majorité des micromessages seront générés et consommés par des machines. Des résumés de haut niveau et des indicateurs de tableau de bord seront également générés, permettant l'inspection et l'intervention manuelles. L'utilisation accrue des micromessages intégrés à divers systèmes d'informations suscite la possibilité d'une hausse des micromessages cruciaux, ce qui nécessiterait d'améliorer les protocoles pour les exploiter pleinement.

Recommandations
- Axez la conception sur les requêtes et le traitement en temps réel.
- Axez la conception sur le filtrage et le traitement sémantiques, et sur la visualisation et l'abstraction des micromessages via un tableau de bord.
- Examinez le vocabulaire social des interactions en ligne et envisagez de structurer de nouveaux éléments de lexique social.

4. D'ici 2015, au moins un tiers des 100 premiers sites web intégreront des mécanismes pour les biens virtuels ou une devise virtuelle.

Constat.
Certains sites et services web (essentiellement dans le secteur des jeux vidéo) constatent que l'expérience en ligne peut être nettement améliorée grâce à des transactions et des biens virtuels. Les biens virtuels peuvent être n'importe quel type de contenu en ligne, notamment des sonneries de téléphone, des vêtements virtuels ou un geste programmé (par exemple, un certain type de mouvement de marche pour un avatar de Second Life). Les biens virtuels sont généralement consommés dans le même contexte que celui dans lequel ils sont achetés. Un fichier musical MP3 ou un document PDF achetés en vue d'être consommés ultérieurement en dehors du contexte d'achat sortent du cadre de cette catégorie de biens virtuels. Les exemples de valeur ajoutée à l'expérience en ligne incluent de permettre aux utilisateurs de :
• afficher leur statut ;
• se mesurer à d'autres selon des métrologies bien définies (points et tableau des scores) ;
• obtenir des fonctionnalités améliorées (pouvoirs spéciaux) ;
• interagir avec d'autres utilisateurs via de nouveaux modes de communications (cadeaux virtuels).
Les améliorations apportées à l'expérience en ligne conduisent à une plus grande fidélisation et un plus grand engagement des utilisateurs. Ces derniers visitent le site plus souvent et consacrent plus de temps par visite. Les transactions et biens virtuels sont devenus un élément majeur de monétisation pour certains sites sociaux. À mesure que les biens virtuels prendront de l'importance, et que les applications en "réalité augmentée" (une catégorie distincte) deviendront plus répandues, il y aura un mélange de transactions et de biens virtuels et concrets.

Implications sur le marché.
Les biens virtuels procureront une source de revenus majeure aux sites sociaux, et ceux qui ne les adoptent pas pâtiront d'un désavantage concurrentiel. La mise en place de biens virtuels comporte des risques significatifs, que ce soit du point de vue de la conception de l'expérience utilisateur (surcroît de complexité qui peut porter atteinte à l'expérience) ou, plus important encore, des problèmes liés à la sécurité (fraude, escroqueries et vol). Les sites qui connaîtront le succès géreront les risques liés à la mise en oeuvre de devises et de biens virtuels, et utiliseront ces mécanismes pour optimiser leur expérience utilisateur et pour élargir les modèles opérationnels et les choix de monétisation.

Recommandations
• Commencez à expérimenter les biens virtuels et l'économie virtuelle dans le cadre d'un projet d'expérience sociale.
• Envisagez de faire appel à un fournisseur d'infrastructure de biens virtuels, plutôt que de mettre en œuvre votre propre mécanisme.
• Gérez les risques avec prudence par le biais de l'analyse des menaces, de mécanismes de surveillance (déclencheurs et alertes) et de la formation d'équipes de réaction rapide.
• Retardez l'adoption de devises convertibles jusqu'à ce que des résultats significatifs aient été établis et que des pratiques sûres soient en place.

5. Jusqu'en 2015, 50 % des entreprises qui réalisent des investissements stratégiques dans les applications internet enrichies ne parviendront pas à identifier un retour sur investissement.

Constat.
À mesure que la technologie d'application internet enrichie gagne en maturité, elle est incorporée aux plates-formes de développement d'applications courantes, depuis .NET jusqu'à Java Platform, Enterprise Edition (Java EE). Ces plates-formes sont traditionnellement centrées sur les serveurs.
Toutefois, pour tenter de concurrencer les fournisseurs spécialisés d'applications internet enrichies et Ajax (par exemple, Backbase et Nexaweb) et les boîtes à outils en code source ouvert (JQuery, GWT et YUI), les fournisseurs de plates-formes centrées sur les serveurs (IBM, Oracle, SAP et Microsoft) ont enrichi leurs offres avec des extensions côté client ou des technologies complémentaires. Cette "incorporation dans la plate-forme" entraînera une accélération de l'adoption des technologies d'application internet enrichie, bien que de manière directe.
Pour encourager un peu plus l'adoption, certains fournisseurs d'outils et de technologies d'application internet enrichie laissent entendre que les applications internet enrichies offrent un meilleur retour sur investissement que les applications qui sont élaborées sans cette technologie.
Jusqu'en 2015, de plus en plus d'entreprises entreprendront des initiatives de développement stratégique qui intègrent la technologie d'application internet enrichie, englobant au moins la moitié des nouvelles initiatives web. Il existe des dossiers économiques valides pour les projets d'applications internet enrichies. Selon l'application, la compétence de l'implémenteur et la maturité du processus de conception, il est possible pour une entreprise de retirer une valeur opérationnelle significative grâce à la fidélisation accrue des clients, de meilleurs taux de conversion, une charge moindre sur le serveur et des coûts de largeur de bande réduits.
Toutefois, la plupart des entreprises n'ont pas de processus en place pour orchestrer, mesurer et analyser le comportement des utilisateurs, ni une structure de valeur et des métrologies opérationnelles associées aux scénarios d'utilisation fondamentaux. Même si la sensibilisation à la conception centrée sur les utilisateurs et aux processus axés sur la convivialité augmente, l'adoption de la technologie d'application internet enrichie augmentera plus rapidement que la maturité des processus.
Étant donné l'absence d'un processus de développement et de conception basé sur des preuves, la plupart des entreprises seront incapables de déterminer de manière objective si les nouvelles applications sont utilisées efficacement. En l'absence de données objectives, les entreprises doivent s'en remettre à l'opinion subjective et aux données anecdotiques.
Plus important encore, les entreprises qui définissent des métrologies, instrumentent des applications, rassemblent des données et analysent des métrologies le font pour de nouvelles applications et ne réussissent pas à obtenir une mesure de référence pour les applications anciennes. Par conséquent, la plupart des entreprises ne pourront pas déterminer de manière objective si le nouveau système basé sur des applications internet enrichies représente une amélioration par rapport à l'ancien système sans applications internet enrichies qui est remplacé.
À la place, les entreprises s'appuieront sur des informations anecdotiques et l'évaluation subjective. Il ne s'agit pas d'un phénomène nouveau, car un processus similaire s'est produit avec les implémentations de portail d'entreprise et les initiatives d'architecture orientée services (SOA) : les entreprises étaient incapables de déterminer si ces investissements s'accompagnaient d'un retour sur investissement positif.

Implications sur le marché.
Tant que les fournisseurs continueront de vendre la technologie pour la technologie, et tant que leurs clients n'auront pas conscience qu'ils sont dans le flou concernant le retour sur investissement, la situation sera équitable pour tout le monde. Le fournisseur qui produit une plateforme de développement pouvant aider les entreprises à mesurer objectivement les résultats peut avoir un véritable point de différenciation.

Recommandations
• Les entreprises utilisatrices finales ne doivent pas investir dans les initiatives d'application internet enrichie sans investir au préalable dans un processus de conception centré sur les utilisateurs et motivé par la valeur. Celui-ci doit inclure l'investissement dans la formation du personnel, le recrutement de personnel supplémentaire et la prise en compte du recours à des ressources de conseil.
• Avant de remplacer une application par une autre basée sur une nouvelle plate-forme, obtenez une mesure de référence du système existant afin de déterminer si le nouveau système apporte une réelle amélioration.


2/ Les 10 technologies mobiles clés


C’est un tournant historique pour les réseaux mobiles. Le trafic données a désormais dépassé celui de la voix en décembre 2009. Ce constat provient des mesures qu’Ericsson a réalisées sur des réseaux en activité couvrant toutes les régions du monde. L’annonce a été faite par Hans Vestberg, PDG d’Ericsson, au cours de la conférence CTIA Wireless 2010 qui s'est récemment tenue à Las Vegas.
Le croisement entre les courbes de trafic de la voix et des données s’est établi autour du seuil des 140 000 To par mois. Le trafic des données est indubitablement dynamisé par l’usage croissant des smartphones et des ordinateurs en connexion mobile par les abonnés. Au cours de cette même période, Ericsson a également relevé que le volume du trafic des réseaux 3G a dépassé celui des réseaux 2G.
Les 400 millions d’abonnements mobiles haut débit génèrent à eux seuls plus de trafic données que de trafic voix sur un total de 4,6 milliards d’abonnements mobiles dans le monde.

C’est dans ce contexte que le Gartner a identifié 10 technologies mobiles qui vont évoluer significativement d’ici 2011, avoir un impact important sur les stratégies mobiles des entreprises et toucher un nombre important d’utilisateurs.

1.      Bluetooth 3 et 4
Deux versions de Bluetooth vont émerger en 2011 : Bluetooth 3 fera évoluer 802.11 vers des transmissions plus rapides alors que Bluetooth 4 (Bluetooth LE pour Low Energy) mettra l’accent sur une faible consommation en énergie. Ces deux versions incluent également d’autres améliorations techniques permettant d’augmenter la durée de vie des batteries et la sécurité.  Bluetooth 3 devrait permettre de mettre en œuvre des applications nécessitant de débits élevés (par exemple, télécharger des images et des vidéos). Bluetooth LE ouvrira de nouvelles perspectives pour des applications à base de capteurs dans des activités telles que le fitness, la santé ou le contrôle de l’environnement et sera utilisé par des périphériques ou des terminaux avec la mise en œuvre de fonction telle que l’interruption lorsque l’utilisateur s’éloigne.

2.      Le Web Mobile
En 2011, 85 % des terminaux incluront une sorte de navigateur. Dans les marchés matures environ 60 % des terminaux commercialisés seront des smartphones possédant des capacités de navigations sophistiquées et une capacité à visualiser correctement les sites Web conventionnels. L’intégration d’écrans de taille plus importante et offrant une haute définition encouragera les internautes à accéder à des sites Web via leur mobile et autorisera le développement d’applications B2C utilisant les outils de Web traditionnels sans modification. Le Web mobile complété des outils de navigation adéquats conduira au développement de nouvelles applications mobiles et à leur large diffusion dans le grand public et les entreprises.

3.      Widgets pour mobile
Les widgets sont des petites applications Web faisant appel aux technologies telles Javascript ou html. De nombreux terminaux mobiles supportent les widgets sur leur écran. Malgré le manque de standards, les widgets offrent un moyen simple de diffuser des applications, tout particulièrement celles qui impliquent des actualisations régulières (telles que prévisions météo, mails, informations marketing, blogs et autres publications d’informations.
Parce les widgets exploitent des technologies qui sont désormais comprises et maîtrisées, ils abaissent la barrière d’entrée que posent les applications natives souvent trop complexes et constituent une première brique permettant la diffusion d’une application avant de la développer en mode natif.

4.      Des outils de développement indépendants des plates-formes
Les plates-formes mobiles deviendront plus hétérogènes d’ici à 2012 et leur consolidation n’est pas encore à l’ordre du jour. Sur certains marchés, il n’est pas rare d’en dénombrer 5 ou 6 ayant une présence significative. Ainsi, des outils de développement permettant de s’affranchir d’une telle hétérogénéité seront évidemment très attractifs. Les outils de développement indépendants des plates-formes ne peuvent néanmoins pas répondre au paradigme « write once, run anywhere » ; toutefois, ils peuvent réduire significativement le coût de diffusion et de support des applications sur les différentes plates-formes.

5.      Les boutiques d’applications
Les boutiques d’applications seront le principal (dans certains cas le seul) canal de distribution des applications pour smartphones et autres terminaux mobiles. Ces boutiques offriront également des fonctions de support pour les entreprises telles que le traitement des paiements. Elles joueront un rôle important pour les applications B2C et B2E. Elles constituent un canal distribution et de commercialisation des applications et de contenus pour mobiles (principalement pour les marchés internationaux) et fourniront de nouveaux modes de sourcing des applications.

6.      Géolocalisation
A la fin de 2011, plus de 75 % des terminaux mobiles incluront une fonction de géolocalisation. GPS sera le principal moyen, voire le seul, d’établir la localisation du terminal. Des systèmes Wi-Fi et d’identification cellulaire continueront à exister lorsque la localisation via la GPS sera indisponible. Ces fonctionnalités GPS vont permettre de développer de nouvelles applications à forte composante de localisation. Toutefois, les entreprises devront rester vigilantes sur les questions liées à la réglementation afin de s’assurer que les applications offrent une possibilité de type opt-in et reste en mode alerte pour de nouveaux risques qui pourraient se faire jour en raison de la localisation.

7.      Haut débit
Entre 2010 et 2011, la disponibilité de réseau mobile à haut débit continuera à s’étendre. Des améliorations continues dans les débits des réseaux mobiles élargiront l’offre des applications disponibles qui ne seront plus limitées aux réseaux fixes et transformeront les réseaux mobiles en réseaux de sauvegarde. Les réseaux mobiles deviendront des fonctionnalités intégrées dans de nombreux ordinateurs portables utilisés par les entreprises et ouvriront de nouveaux marchés pour des terminaux de type e-books ou lecteurs de contenus.

8.      Ecrans tactiles
Les écrans tactiles vont émerger comme l’interface dominante des écrans de terminaux dotés de larges écrans et concerneront 60 % des mobiles commercialisés en Europe et en Amérique du Nord en 2011. Ces écrans permettront de développer l’utilisation de technologies nouvelles comme les technologiques haptiques autorisant une amélioration de l’expérience utilisateur.

9.      M2M
De nombreux fournisseurs ont renforcé leur engagement dans les applications Machine-to-Machine (M2M) et les applications mettant ces technologies en œuvre vont commencer à être disponibles à une grande échelle en 2010 et surtout 2011. Quoique le marché M2M soit encore largement fragmenté, il connaît une croissance de 30 % par an. Des modules M2M économiques vont autoriser le développement de nouveaux terminaux et business models. Les applications phares incluront le smart grid, le relevé de compteurs, la sécurité et la surveillance, les systèmes embarqués notamment dans les véhicules, les terminaux point de vente, la supervision à distance…

10. La sécurité
Cela n’est pas vraiment une seule technologie, mais plutôt une collection de technologies, d’applications sécurisant l’utilisation des applications, mais de manière indépendante des terminaux et des plates-formes et ne nécessitant pas l’installation de logiciels sur les dits-terminaux. Elles incluent les architecture de type thin-client, las applications as a service (AaaS), les outils de contrôle d’accès de réseaux, les services de sécurité sur le cloud, la virtualisation… Des tels outils n’offrent pas le même niveau de sécurité de ceux qui sont installés sur les terminaux, mais leur combinaison permet d’y pallier assez largement.

EGILIA a obtenu
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11 avis avec Avis-vérifiés.com

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