Le spécialiste européen de la formation certifiante en informatique et management pour les entreprises

Lueurs d'espoir sur le front de l'emploi


Sans tomber dans un optimisme béat, il nous a semblé important, à quelques jours de vacances bien méritées, de nous attarder sur un faisceau d’informations récentes qui laisse prévoir, pour le second semestre 2010, une légère reprise.

Nous vous en proposons la lecture et, tout en vous souhaitant de bien profiter de vos congés, nous vous rappelons que tous centres de formation certifiante du Groupe EGILIA restent ouverts pendant cette période estivale, prêts à vous accueillir et à vous épauler dans l’obtention des certifications officielles associées aux formations certifiantes dispensées, seuls éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et gages incontestables de reconnaissance professionnelle !

 

Emploi

Après 2009, une année difficile pour les ingénieurs en informatique, 2010, la reprise !

La 21e enquête annuelle du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France sur la situation des ingénieurs français confirme l’impact qu'a eu la crise, l’an dernier, sur le secteur informatique.
L'enquête 2010 qui vient d'être publiée par le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (Cnisf) et réalisée à partir des réponses de près de 45 000 ingénieurs, fait apparaître plusieurs indicateurs négatifs pour le secteur informatique. Le plus marquant concerne l'effet de la crise sur les recrutements dans les SSII : 4 240 recensés en 2009 contre 11 547 l'année précédente. Soit une diminution de 63 %. Alors que le recul moyen des embauches dans tous les secteurs confondus était de 32 %. Soit  48 400 en 2009 contre 71 700 l'année précédente. De plus, la mobilité a été limitée.
L'an dernier, 16,9 % des 529 450 ingénieurs diplômés en activité travaillaient dans des métiers informatiques. La situation économique a eu un impact sur leur moral car le sondage a révélé que ces derniers se sentaient presque deux fois plus exposés que la moyenne des autres ingénieurs.
Des signes de la reprise : L'observatoire de la profession estime qu'il y avait, à la fin 2009, 702 300 ingénieurs diplômés en France dont 156 340 ayant une spécialisation dans les sciences et techniques de l'information et de la communication (STIC). Et parmi ceux-ci, 11 % de femmes (contre une moyenne de 17 % sur l'ensemble des diplômés). Conséquence de la crise : la spécialisation STIC dans les formations d'ingénieurs représentait l'an dernier, selon les estimations du Cnisf, 22,3 % du total, contre 23,5 % en 2008.
Heureusement, les signes de la reprise ont commencé à se manifester en 2010.« Certes, 18 000 ingénieurs ont perdu leur emploi avec la crise, mais un quart d'entre eux en ont déjà retrouvé un autre », indique Gérard Duwat, président de l'Observatoire des ingénieurs.
L'enquête révèle de façon générale que les éléments déterminants dans le choix de l'employeur est le salaire, devant l'intérêt des missions et les possibilités d'évolution. D'ailleurs, il convient de noter qu'à la fin de l'an dernier, 83 900 ingénieurs s'étaient expatriés (+ 13,4 % en un an), essentiellement pour obtenir un meilleur salaire. La Suisse, les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Belgique ayant eu, dans un ordre décroissant, leur préférence.
En 2009, le salaire médian des ingénieurs diplômés ayant le statut de cadre était de 52 780 euros (brut annuel) et le salaire moyen, de 63 014 euros. A âge égal, les rémunérations des hommes sont demeurées supérieures à celles des femmes. Mais les écarts ont diminué ; les plus réduits se situant chez les débutants (passage de 7,5 % à 2,6 % entre 2007 et 2009).

Les salaires médians des ingénieurs en informatique et télécoms en 2009

Services informatiques : 47 000 € (brut annuel)
-      Moins de 30 ans : 36 866 €
-      De 30 à 44 ans : 51 600 €
-      De 45 à 64 ans : 75 000 €
Télécoms : 56 550 € (brut annuel)
-      Moins de 30 ans : 38 700 €
-      De 30 à 44 ans : 57 000 €
-      De 45 à 64 ans : 80 840 €

Plus de 23 000 auto-entrepreneurs sur le secteur informatique

Au premier trimestre 2010, le nombre d'auto-entrepreneurs actifs s'élevait à 433 000, contre 76 000 un an plus tôt. En avril dernier, ce taux est passé à 452 700. Le secteur informatique, avec 5,1 %, se place au cinquième rang derrière les services, le soutien administratif, l'éducation et d'autres activités scientifiques et techniques. Sur l'ensemble de l'année 2009, 149 000 auto-entrepreneurs, tous secteurs confondus, ont déclaré un chiffre d'affaires de 934 millions d'euros, soit un chiffre d'affaires annuel par entrepreneur de 6 300 euros.

Embellie confirmée sur le front de l’emploi

En mai, les offres d'emploi cadres dans la fonction informatique ont bondi de 71 % par rapport à la même période de 2009. En cumul sur douze mois glissants, l'indice Apec ne recule plus que de 5 % contre une baisse de 13 % un mois plus tôt.
En rentrant dans le détail des fonctions, on note, toujours en cumul sur un an, une hausse spectaculaire des offres dédiées aux métiers du web (+ 516 %). Les baisses les plus fortes sont à mettre à l'actif des postes rattachés à la maîtrise d'ouvrage (- 27 %), à l'informatique industrielle (- 17 %) et à l'exploitation-maintenance (- 12 %).

Le chômage des informaticiens à contre-courant

Alors que le nombre de demandeurs d'emploi tous secteurs confondus progresse de 0,8 % en mai, celui du secteur informatique recule de 1,2 %. Selon le ministère du Travail, 31 800 informaticiens étaient inscrits à Pôle emploi fin mai. Soit 400 de moins qu'en avril.
C'est le sixième mois consécutif de baisse. Depuis le début de l'année, 1 900 informaticiens ont retrouvé le chemin de l'emploi. Estimé à 6,3 % sur la base d'une population de 500 000 informaticiens, le taux de chômage sectoriel reste toutefois plus élevé que la moyenne cadre, qui s'élevait à 4,1 % fin 2009, selon l'Apec.

 

Moyens mis en oeuvre

Recrutement : l’Apec et Syntec s’engagent en faveur des cadres

L’Apec officialise aujourd’hui une convention avec le syndicat des SSII et des éditeurs. Au programme : un baromètre de l’emploi ainsi que des actions pour renforcer l’attractivité du secteur et favoriser la diversité
Quand Syntec rime avec Apec. La chambre professionnelle des SSII et des éditeurs a conclu une convention de partenariat avec l'association pour l'emploi des cadres. Un accord qui tombe sous le sens.
Premier recruteur de cadres en France, le secteur représente un quart des embauches et concerne 30 % de la population des jeunes diplômés. « En dix ans, nous avons généré 150 000 postes en création nette », rappelle fièrement Jean Mounet, président de Syntec informatique.
Premier point de la convention : mieux vaut anticiper les besoins en recrutement en s'appuyant sur la richesse statistique de l'Apec. Un baromètre de l'emploi verra le jour et sera publié deux fois par an à l'occasion des conférences de presse de Syntec informatique. Les premiers éléments seront communiqués en novembre.
« Oui, on peut faire carrière en SSII » : « Nous donnerons un côté prédictif à ce baromètre, précise Jacky Chatelain, directeur général de l'Apec. Cela fait treize ans que nous suivons le marché des SSII au travers de nos études. Nous connaissons ses caractéristiques : un turn-over élevé, une surdiffusion des offres d'emploi, un excès d'optimisme dans les intentions d'embauche. Des écarts constants d'une année sur l'autre que nous pouvons neutraliser. »
Autre axe : renforcer l'attractivité du secteur qui souffre de la désaffection des jeunes pour les filières scientifiques. « En sortie de crise, le secteur va de nouveau connaître une situation de pénurie, estime Jean Mounet. Un comble alors que le chômage se maintient à des niveaux élevés. »
« Si nos métiers étaient connus plus tôt – dès le secondaire – plus de jeunes embrasseraient nos carrières, poursuit-il. Car du développeur au directeur de projet en passant par les voies de l'expertise, du management ou du commercial, on peut faire carrière en SSII. »
« Le CV anonyme ne fait que déplacer le problème » : Une opération de valorisation des métiers de l'informatique sera notamment entreprise à l'occasion du Salon européen de l'ingénieur, organisé par l'Apec début décembre. Visant les jeunes actifs, les actions de l'Apec seront complémentaires aux initiatives déjà prises auprès des scolaires par Syntec informatique, avec Changeurs de monde et Passinformatique.
Cette attractivité passera aussi par une politique de diversité plus soutenue avec des actions en faveur des femmes – moins de 10 % des informaticiens –, des seniors, des personnes handicapées ou des jeunes issus des quartiers sensibles.
Les mille membres de Syntec informatique pourront pour cela s'appuyer sur les outils et les services de l'Apec, comme la démarche Handicadres ou le tout nouveau recrutement sans CV (lire encadré ci-dessous). « Le CV anonyme nous laisse perplexe, juge Jacky Chatelain. Il ne fait que déplacer le problème. Au moment où l'opérationnel reçoit les candidats en entretien ressurgissent des réflexes xénophobes jusqu'alors souterrains. »

Recruter sans CV

L'Apec lance un service permettant aux entreprises de recruter sans CV ni lettre de motivation. Le candidat est invité à répondre à un questionnaire en ligne comprenant 20 à 30 items. Elaboré conjointement avec l'employeur, ce questionnaire recense les compétences requises pour pourvoir le poste, en évoquant notamment des mises en situation concrètes. Des SSII ont d'ores et déjà manifesté leur intérêt pour cette démarche qui, en faisant abstraction de l'âge, de l'état-civil ou du parcours, garantit l'égalité des chances. Tout en évitant le phénomène de clonage et l'envoi de candidatures formatées.

Emploi : une utilisation encore modérée des réseaux sociaux

Le site d’emploi Regionsjob vient de faire paraître les résultats de son enquête sur l’utilisation réelle des réseaux sociaux par les recruteurs et les candidats
 « Les réseaux sociaux sont désormais bien reconnus par les entreprises, comme nouveau moyen de recrutement. Elles les connaissent bien et 47 % y ont recours, mais seulement parmi d'autres outils comme les sites d'emploi ou les candidatures spontanées. Ce sont les réseaux professionnels comme Viadeo ou LinkedIn qui leur paraissent les plus crédibles », commente Gwenaëlle Quénaon-Hervé, directrice marketing du site Régionsjob, qui vient de publier les conclusions d'une enquête sur le thème de l'emploi et des réseaux sociaux. Reposant sur un questionnaire en ligne, ce sondage a été mené, entre le 13 avril et le 2 mai, à partir des réponses de 157 professionnels des ressources humaines dans des entreprises de toutes tailles, et de plus de 2 200 personnes à la recherche d'un emploi ou souhaitant changer de poste. L'utilisateur type du côté recruteurs est jeune et occupe plutôt une fonction de dirigeant dans une PME (entreprise de moins de 50 salariés).
Les informaticiens ne sont pas les plus présents sur les réseaux sociaux : L'utilisation de ces réseaux par les candidats à l'embauche et les entreprises qui recrutent n'a « pas bouleversé le marché de l'emploi », note Gwenaëlle Quénaon-Hervé. Il ne s'agit pour le moment que d'un outil « de plus », encore utilisé modérément,  mais qui est appelé à se développer. Lorsque les entreprises recherchent  prioritairement des profils commerciaux, des informaticiens et des ingénieurs, le portrait robot du candidat type sur ces nouveaux médias est plutôt un homme, jeune, ayant un niveau d'études Bac + 5 et un profil communication et marketing.  De manière générale, le sondage a montré que les candidats qui s'inscrivent sur les réseaux sociaux ont tendance à utiliser plus d'outils que les autres pour leur recherche d'emploi.
Quelques chiffres-clés de l'enquête
Coté recruteurs
- 53 % déclarent que leur entreprise est présente sur au moins un réseau social professionnel.
- 47 % disent utiliser un réseau social pour trouver des candidats.
- 24 % indiquent avoir finalisé un recrutement par ce moyen, et 19 % disent accorder de l'importance à cet outil pour recruter.
- 36 % reconnaissent qu'ils recherchent des informations en ligne sur les candidats (surtout pour conforter leur impression première).
Côté candidats
- 48 % disent utiliser les réseaux professionnels pour leur recherche d'emploi.
- 30 % des contacts sur les réseaux sociaux débouchent sur un entretien.
- 54 % des candidats déclarent vérifier ce qui se dit sur eux, sur internet (68 % pour les utilisateurs des réseaux sociaux).

Cvdunet dématérialise l'entretien d'embauche

Le cabinet de conseil en recrutement a présenté sa nouvelle plate-forme web de visio-entretien, conçue pour les professionnels.
Faire passer des entretiens d'embauche à distance, c'est le principe du nouvel outil proposé, en mode Saas, par CVdunet. Après l'avoir testé pour ses propres besoins, le cabinet de conseil en recrutement a décidé de le commercialiser. Donner la possibilité à un recruteur de dialoguer avec un candidat à partir de son ordinateur, quand il le souhaite, n'est pas une nouveauté.
Dès 1999, on cherchait des moyens pour faire passer des entretiens virtuels. Manifestement, c'était beaucoup trop tôt. « Aujourd'hui, les technologies sont mûres et on peut vraiment commencer à parler d'e-recrutement. Tout le processus d'embauche se fait en ligne », explique Laurent Pilliet, fondateur de l'agence Nao Presse, expert dans ce secteur.
Mais attention ! Si le principe est bien de permettre de dialoguer avec un candidat via un ordinateur, il ne remplace en aucun cas, la rencontre de visu. Il est avant tout un outil de présélection, bien pratique. Le recruteur – équipé d'un ordinateur, d'une connexion haut débit et d'une webcam – se fait rapidement une première idée du postulant en engageant une discussion en ligne avec CV, descriptif de postes et organigramme à l'appui (ces documents apparaissant à l'écran dans une fenêtre à côté de la visioconférence).
Ensuite, s'il veut aller plus loin, il lui propose de se livrer à l'exercice de la « lettre de motivation vidéo », qu'il enregistre et archive – en sélectionnant des séquences – pour soumettre à un manager, par exemple. Rien à voir avec le CV vidéo, insiste Eudes Le Gars, cofondateur de CVdunet : « Ce n'est qu'à la fin de l'entretien, une fois qu'on lui a présenté le poste, qu'on lui demande de faire un effort de synthèse (pas plus d'une minute et demie) pour exposer ses motivations. »
Éviter de multiplier les déplacements : Le recruteur dispose en outre de tableaux de bord pour suivre l'état d'avancement du processus d'embauche (entretiens programmés...). De son côté, le candidat reçoit un courriel d'invitation pour participer au visio-entretien. Il lui suffit alors de cliquer sur un lien URL pour arriver automatiquement dans la salle virtuelle.
Une telle méthode vient secouer les habitudes mais elle reste très intuitive (une heure ou deux, maximum de formation). Elle représente un vrai gain de temps pour les recruteurs qui doivent parfois laisser passer plusieurs semaines avant d'organiser une rencontre de visu avec un candidat situé à l'étranger. Les profils très sollicités (comme ceux de certains informaticiens) se laissent aussi plus volontiers convaincre quand il s'agit de passer un entretien d'embauche... en restant chez eux ! Reste à savoir, si quinze ans après l'apparition des premiers sites d'emploi, le visio-entretien se généralisera.

Le portage salarial enfin encadré… mais uniquement pour les cadres

Après deux ans de négociations, les partenaires sociaux se sont mis d'accord. Le portage salarial reste dans le giron des entreprises spécialisées. Mais il sera réservé aux seuls cadres bénéficiant d’un chiffre d’affaires conséquent.
Deux ans. Il aura fallu deux ans pour que les partenaires sociaux parviennent à un accord visant à mieux encadrer le portage salarial. Vendredi dernier, quatre syndicats ont signé le texte proposé par le Prisme, le syndicat professionnel de l'intérim qui s'était vu confié cette tâche dans le cadre de la loi du 25 juin 2008 sur la modernisation du marché du travail.
Il s'agissait notamment de conférer un statut juridique à ce type de contrat aux contours parfois flous aux yeux de l'Administration. Certains salariés portés se retrouvant, par exemple, au chômage sans indemnités alors qu'ils avaient cotisé.
L'inquiétude émise par les sociétés de portage de se voir balayer par le rouleau compresseur de l'intérim semble levée. L'accord rappelle que cette activité ne peut être exercée que par des entreprises se consacrant exclusivement au portage. Les quelque 6 500 agences de travail temporaire ne pourront pas le proposer. Les Adecco et autres Randstad devront créer une structure spécifique.
Le salarié porté conserve aussi l'autonomie qui fait tout le sel du statut. Il assurera la prospection de ses clients et négociera toujours directement avec ces derniers le prix de la prestation à accomplir.
Une rémunération minimale de 2 900 euros : Côté griefs, les sociétés de portage dénoncent la vision élitiste de l'accord. Le portage salarial sera réservé aux seuls cadres. Ces derniers devront, par ailleurs, justifier d'une rémunération minimale de 2 900 euros bruts par mois pour un temps plein. Soit l'équivalent d'un chiffre d'affaires de 4 500 euros.
Un expert informatique, qui facture 300 euros par jour, pourra donc toujours faire appel au portage. En revanche, un web designer ou un prestataire moins « coté » sortira du portage salarial. « Que vont-ils faire ? s'interroge Hubert Camus. Travailleront-ils au noir ? Deviendront-ils auto-entrepreneurs avec une couverture sociale au rabais ? » Le directeur général d'ABC Portage estime qu'environ 10 000 informaticiens passeraient de façon fréquente ou occasionnelle par le portage salarial.
Cet accord sera déposé auprès du ministère du Travail en vue d'une transcription législative. Hubert Camus espère qu'il sera amendé à ce stade. A défaut, les entreprises du secteur entendent faire pression sur les députés lors du passage du projet de loi à l'Assemblée nationale, vraisemblablement en 2011.

 

Ambiance et ressenti

Près des deux tiers des cadres IT optimistes pour leur propre emploi

Malgré des conditions de travail plus difficiles, les cadres travaillant dans le secteur des technologies de l'information restent confiants, selon une enquête Ifop réalisée pour Cadremploi.
Globalement, les cadres IT ne craignent pas pour leur propre poste. Toutefois, quelques inquiétudes demeurent. Voilà ce qui ressort du baromètre Cadremploi, réalisé auprès de 1 010 cadres, dont 203 dans le secteur des services IT : 63 % de ceux travaillant dans les technologies de l'information sont optimistes pour leur emploi, comme le sont d'ailleurs les cadres en général. C'est leur environnement qui semble davantage les préoccuper. Plus précisément, un peu plus de la moitié d'entre eux (54 %) sont pessimistes sur le marché de l'emploi dans leur secteur, 78 % le sont sur le contexte économique et social et le marché de l'emploi en général…
Ces professionnels IT se montrent moins préoccupés que leurs homologues des autres secteurs quant aux ralentissements des embauches, même si la moitié d'entre eux y pensent (52 % contre 58 % pour les cadres de façon générale). « Cela s'explique vraisemblablement par le fort turnover que l'on note dans le secteur IT, où des opportunités sont proposées de façon plus fréquente que dans les autres domaines », explique Thibaut Gemignani, directeur général de Cadremploi.
Quant à l'ambiance de travail, les cadres IT sont 57 % à estimer qu'elle s'est dégradée, tout comme leurs missions pour 46 % d'entre eux. En outre, 69 % affirment que leur employeur accorde une place plus grande à la productivité et aux résultats et que leur charge de travail a augmenté. Seuls 23 % notent une détérioration de leurs rapports avec leurs collègues, contre 31 % des cadres au sens large.  « Les cadres IT en SSII travaillent en dehors de leur société d'appartenance et changent plus fréquemment de missions », argumente Thibaut Gemignani.
Les cadres IT ont moins la bougeotte : Concernant les augmentations de salaires, les cadres IT, selon l'étude, ont été un peu moins bien lotis que les autres. En 2009, leur salaire fixe n'a pas augmenté pour 71 % d'entre eux (65 % dans les autres secteurs). Par contre, ils l'ont été sur des volumes plus importants, puisque 31 % ont été augmentés de plus de 4 % (contre 23 % des cadres au sens large).
Un tel contexte – sans surprise – incite d'abord 57 % des cadres IT  à vouloir suivre une formation pour acquérir des nouvelles compétences (contre 50 % des cadres en général). Ils n'ont majoritairement pas envie de quitter leur emploi (78 % des cadres IT, 69 % pour les autres). Mais quand ils se décident, ils aspirent d'abord à gagner plus (33 % contre 29 % pour les autres cadres) puis à avoir plus de « reconnaissance, de responsabilité ou de perspective d'évolution » (19 %).
Enfin, 58 % des cadres NTIC sont simplement en veille sur le marché de l'emploi (ils ne recherchent pas activement un poste). Et s'ils sont 70 % à être inscrits à un réseau social (contre 63 % pour les cadres en général), majoritairement pour des raisons personnelles, ils sont encore peu nombreux à les utiliser pour mieux gérer leur carrière.

Humeurs : l’âge de la retraite en SSII

Le monde professionnel n'est pas tendre avec les seniors. Et pourtant, souvenez-vous de Chelsey Sullenberg. A 58 ans et quarante ans de carrière, ce pilote a posé en catastrophe, en janvier 2009, un avion de ligne sur l'Hudson. Les SSII françaises ont encore du mal à admettre cela. Elles comptent en effet moins de 10 % de seniors, contre 23,4 % dans les autres secteurs d'activité, et le taux des plus de 40 ans y est deux fois moins important.
Pourquoi cette discrimination ? Certes, ils sont moins mobiles et plus chers que les jeunes recrues, mais ils ont suffisamment « roulé leur bosse » pour apporter leur expérience et prendre les bonnes décisions lorsqu'un projet est mal engagé. Ils savent gérer des collaborateurs, manager une équipe. Contrairement à ce qu'on voudrait laisser croire, ils ne sont pas atteints du  « syndrome du coboliste » : ils ne se sont pas laissés enfermer dans une technologie, mais en ont suffisamment côtoyées pour pouvoir anticiper, démontrant par là-même, leur capacité à assimiler des formations aux nouveaux outils.
Conscientes de leurs atouts, certaines SSII spécialisées n'hésitent pas, elles, à faire appel à des seniors, en mettant en avant leur forte expertise, même à un prix souvent élevé. Le but n'est-il pas de mener à bien un projet en temps et en heure ? Et est-ce vraiment le cas de ceux développés par de jeunes diplômés parachutés chefs de projet après seulement une ou deux années d'activité ? Aujourd'hui, alors que l'on s'oriente vers un allongement de la vie professionnelle, comment résoudre cette quadrature du cercle du quadragénaire remercié par son employeur ? Outre la pénalité de 1 % de la masse salariale imposée à toute entreprise de plus de 50 salariés qui n'a pas mis en place un plan d'action de maintien de l'emploi et de recrutement des seniors, le gouvernement envisage d'exonérer de charges les entreprises les employant. Cela sera-t-il suffisant ?

EGILIA a obtenu
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