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L'encombrant trésor de guerre des géants de la high-tech

 

 

Que faire quand on est plein aux as ? C'est la question que se posent Apple, Microsoft, Google ou encore Cisco. Ces 4 sociétés auraient, en banque, hors Etats-Unis, des centaines de milliards de dollars. Des sommes dont elles ne savent que faire et qu'elles refusent de rapatrier... Par peur de l'impôt.
 
 
Voilà une histoire signée Rob Lever de l’AFP qui vaut son pesant de cacahuètes dorées dorées à l'or fin. Dans un long article, le journaliste de l’agence de presse révèle qu’Apple, Microsoft, Google ou Cisco disposent de fonds considérables hors du territoire américain... Sommes que ces entreprises ne souhaitent pas rapatrier chez l’oncle Sam car elles seraient du coup immédiatement taxées à 35 %....
 
Du coup, cet argent « dort » car ces ténors de la high-tech ne savent pas trop quoi en faire.
 
Parallèlement, ces entreprises font toutes en ce moment pression sur les autorités américaines pour réaménager la législation fiscale afin qu'elles puissent rapatrier cet argent, sans avoir à laisser trop de « plumes milliards » en route à l'administration fiscale.
 
Elles expliquent d'ailleurs avec le plus grand sérieux de monde que ce serait dans l'intérêt du pays et que cela leur permettrait d'investir et de créer 2,9 millions d'emplois aux Etats-Unis....
"La fiscalité actuelle dissuade fortement les sociétés américaines qui autrement pourraient rapatrier une part substantielle de leurs liquidités" soulignait d'ailleurs Peter Oppenheimer, le directeur financier d'Apple. Le genre d'arguments qui forcément fait mouche en période de crise. 
 
Justement, d’après l’article, Apple disposerait d’un trésor de pas moins de 81 milliards de dollars hors des Etats-Unis, Microsoft ferait dormir 54 milliards de dollars, Google 43 milliards, Cisco 42 milliards.... Une paille !
 
L’informatique n’est pas la seule dans ce cas…En effet, selon Robert McIntyre, Directeur de l'organisation militante Citizens for Tax Justice, "Toute entreprise qui a de la propriété intellectuelle, que ce soit des logiciels ou un brevet de médicament, a la possibilité d'en assigner la propriété à une filiale étrangère basée dans un paradis fiscal". Alors,  pourquoi ne pas en profiter...
 
D’après la désormais célèbre agence de notation Moody’s, toujours citée par l’AFP, 22 groupes américains conserveraient de cette manière à l’abri du fisc américain 70 % de leurs liquidités, pour un total « qui pourrait passer de 289 à 400 milliards de dollars dans les trois années qui viennent. »
 
Un manque à gagner de 90 milliards de dollars par an : Des chiffres qui ont de quoi donner le tournis, surtout en période de crise. D’autant que certaines de ces sommes n’ont... jamais été taxées où que ce soit – c'est le cas pour Apple –, toujours selon Citizens for Tax Justice (CTJ), association qui se bat justement pour que le magot des grandes entreprises américaines n’échappe pas à l’impôt et pour tenter de presser le Congrès pour que ce pactole profite aux caisses de l’Etat.
CTJ estime à 90 milliards de dollars par an le manque à gagner pour le trésor américain...
 
L’affaire a aussi pris un tournant politique : Alors que,  pour l'instant, l'administration Obama reste sourde et muette, le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, souhaite un système « territorial » avec lequel l’impôt serait prélevé là où le bénéfice est réalisé…

 

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