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2013 : Prévisions & supputations

 

Pour débuter cette nouvelle année, nous nous interesserons, c'est la tradition, aux prévisions que nous livrent, toujjours en cette période hivernale, les grands organismes... de prévisions !

D'abord, comme nous le constations dans notre dernier Baromètre EGILIA de l'emploi informatique, les nouvelles sont moroses en termes d'emploi :

Comme l'indique le Baromètre Syntec numérique, les SSII entrent en récession :

Pour 2013, le syndicat professionnel prévoit un fléchissement de 0,9 % du marché des services informatiques. La bonne résistance du logiciel et de la R&D externalisée devrait néanmoins permettre au secteur IT d’afficher une croissance nulle l’année prochaine.

2013, année 0. Syntec numérique prévoit, l’année prochaine, une croissance nulle pour ses métiers. Le secteur du conseil et des services devrait même être en décroissance de 0,9 %. Et si le marché restera la tête hors de l’eau, il le doit à l’édition logicielle (+1,3 %), portée par une forte poussée du Saas (+ 35 % en 2012), et une bonne résistance du conseil en technologies (+ 1 %).

Selon les chiffres du syndicat patronal, l’infléchissement du marché a eu lieu au cours du second semestre et, plus particulièrement, sur ce dernier trimestre. Mécaniquement, le retournement de conjoncture a un impact direct sur le budget des DSI et, donc, sur le carnet de commandes des prestataires.

2012 a terminé sur un petit 0,7 % de croissance. Soit la fourchette basse de l’estimation avancée en avril par Syntec numérique qui était de 1,2 %, avec une variation de plus ou moins 0,5 %. La faute encore aux SSII qui ont perdu un point dans l’intervalle.

Comme à chaque période de crise, les sociétés de services sont particulièrement affectées dans leurs activités de conseil (- 2,4 %), de formation et de support (- 2,9 %), alors que l’infogérance, qu’elle soit applicative (+ 1,5 %) ou d’infrastructure (+ 1,4 %), reste dynamique.

L’offshore : 6,1 % du marché des services informatiques
Président de Syntec numérique, Guy Mamou-Mani reste confiant sur la résilience du secteur. « Les technologies de rupture avec le cloud ou la mobilité, mais aussi les projets de transformation et de rationalisation, leviers de compétitivité pour les entreprises, nous offrent des capacités de croissance. »

Dans un contexte de pression accrue sur les prix, il s’inquiète néanmoins de l’omniprésence de l’offshore dans les appels d’offres. La chambre professionnelle évalue son poids à 6,1 % du marché des services informatiques en France – soit 1,86 milliard d’euros –, un point de plus que la précédente estimation.

« Les raisons du recours à l’offshore ne sont pas seulement liées à la seule volonté de réduction de coûts mais à un manque de compétences sur certaines expertises de type CRM, SAP ou Java/JEE. »

Sur le volet emploi, justement, Syntec numérique note une contraction des recrutements. Si les 35 000 embauches annoncées en 2012 seraient en passe d’être réalisées, elles ne seront plus que de 25 000 à 30 000 en 2013. Le solde devrait néanmoins resté positif avec le tassement du turnover.

 

Quant au marché de l'Indirect en France, il ne devrait renouer avec la croissance qu'en 2014, selon IDC :

Le marché informatique français – Matériels, Logiciels et Services – sera en décroissance de - 0,7% en 2013 pour atteindre 43,5 milliards d'euros. Si l'ensemble du marché devrait renouer avec la croissance en 2014 et les années suivantes, le marché du matériel, lui, va perdre plus de 700 millions d'euros. L’ensemble du marché informatique va gagner près de 2,9 milliards d'euros sur la période 2012-2016.

Dans ce contexte, le canal indirect va prendre une part croissante du marché pour gagner un point en 4 ans : de 51,3% en 2012 à 52,3% en 2016. La croissance de l'Indirect sera de 2,1% en rythme annuel moyen de 2012 à 2016. Au total le chiffre d'affaires de l'Indirect progressera de 1,95 milliards d'euros sur la période, passant de 22,4 milliards d'euros en 2012 à 24,4 en 2016. La progression viendra des services et des logiciels. Les services seront portés pas les services "Build" et l'Outsourcing (l'évaluation du marché indirect des services comprend le marché de la revente de services et le marché des prestations de services réalisées en propre par les partenaires.). Les applications vont dominer dans le domaine des logiciels.

Selon IDC, les ventes de matériels via l'Indirect baisseront mécaniquement du fait de la décroissance de ce marché : en 4 ans, l'Indirect va perdre 0,4 milliards d'euros de ventes de matériels. Plus précisément, c'est le marché des PC qui va diminuer fortement perdant plus de 800 millions d'euros sur la période (-5,1% de décroissance annuelle moyenne). Les marchés des imprimantes et multifonctions et surtout des équipements réseaux resteront dynamiques. Le marché des infrastructures (serveurs et stockage) sera quant à lui en légère croissance.
"Ces chiffres démontrent l'intérêt des partenaires à poursuivre la transformation de leur modèle économique en allant vers plus de services et plus de ventes de logiciels" déclare Stéphane Krawczyk, Senior Research Analyst chez IDC France.

 

Enfin, nous vous proposons une compilation signée Verizon Enterprise Solutions les cinq grandes tendances technologiques qui vont compter pour les entreprises en 2013 :

Le Cloud, les machines connectées, la mobilité, les réseaux intelligents et la sécurité seront au cœur des enjeux de cette nouvelle année. A en croire Verizon, l’année à venir sera marquée par l’adoption massive de technologies d’avenir par les entreprises, aussi bien pour satisfaire les nouvelles attentes que pour gagner en productivité et à imaginer de nouvelles expériences qui séduiront et fidéliseront les clients.

« Les entreprises doivent se préparer à la transformation de leurs modèles de fonctionnement en 2013, et Verizon est à leurs côtés pour saisir les opportunités les plus prometteuses et pertinentes, que ce soit dans le privé ou le public », déclare David Small, vice-président senior en charge des plates-formes de Verizon Enterprise Solutions.

« Nous continuerons de mettre la puissance de nos plates-formes technologiques au service de solutions sectorielles, gages de productivité accrue et de valeur ajoutée pour nos clients, leurs propres clients et la société dans son ensemble. »
 

1. L’avenir radieux des Clouds hybrides

Les datacenters distribués et les réseaux mobiles et filaires intelligents qui les relient entre eux se positionnent désormais comme une alternative viable aux méthodes traditionnelles à base de VPN (virtual private network), qui ont servi de dorsale aux communications de l’entreprise distribuée pendant toute une génération. 2013 marquera l’accélération de la transition des VPN aux Clouds publics, privés et surtout hybrides. « En 2013, plus de 60 % de toutes les entreprises auront adopté une forme ou une autre de Cloud Computing », selon un rapport du Gartner

« Pour répondre à l’évolution des besoins de l’entreprise, la plate-forme idéale doit être sécurisée, mais aussi plus simple à utiliser et à configurer que jamais », explique David Small. « En 2013, si vous ne savez pas basculer les charges de travail entre Clouds publics et privés, vous ne resterez pas longtemps dans la course. Ce qu’il faut c’est une toute nouvelle approche de la gestion du changement et de la modernisation des réseaux pour les adapter aux applications Cloud. »

Parmi les exemples récents d’avancées dans le Cloud, citons notamment : les Clouds du qui aident le secteur de la santé à respecter les règles de confidentialité des données de la loi américaine HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) ; les Clouds destinés au retail et aux transactions commerciales, qui les aident à être en conformité avec les normes PCI-DSS de l’industrie des paiements ; ou encore les Clouds qui aident le secteur public à être en accord avec la loi américaine FISMA (Federal Information Security Management Act).

2. La prépondérance de la mobilité pèse de tout son poids

Selon Forrester, « 66 % des salariés utilisent au moins deux terminaux mobiles au travail », des pratiques aux multiples implications. « La séparation entre vie professionnelle et vie privée est de plus en plus floue pour les salariés et les clients qu’ils servent », constate David Small. « En 2013, les entreprises vont devoir accorder la priorité qu’elle mérite à cette nouvelle demande d’efficacité et de productivité, et les services informatiques auront un rôle important à jouer pour satisfaire les aspirations de mobilité de chacun de leurs collègues. »

Les entreprises vont devoir imaginer des stratégies de mobilité, comme créer des « clouds personnels » permettant à leurs collaborateurs d’utiliser les applications d’entreprise dont ils ont besoin pour plus de productivité dans leur travail. Et concernant la séparation entre vie privée et professionnelle, elles devront élaborer des politiques de gestion des terminaux mobiles et créer des ‘apps stores privés’, afin de sécuriser le mieux possible l’environnement de travail mobile.

3. Les machines connectées ouvrent de nouvelles perspectives

L’« Internet des objets » est bel et bien là, et il continuera de croître en réponse aux besoins de l’industrie. Un rapport du Gartner nous apprend que « de 15 milliards d’objets sur le Web représentant plus de 50 milliards de connexions intermittentes en 2011, nous allons passer à plus de 30 milliards d’objets connectés en 2020 et dépasser les 200 milliards de connexions intermittentes ».

Les connexions inter machines, M2M (Machine-to-machine), ne se limitent déjà plus aux réseaux intelligents de distribution d’électricité et aux véhicules intelligents. Par exemple, des réseaux de capteurs sophistiqués avec connexions directes entre machines sous-tendent des applications médicales connectées et la première vague de la télématique automobile pour le grand public.

« Le rachat de Hughes Telematics, Inc. par Verizon va, bien entendu, dans le sens de cette évolution », explique David Small. « En 2013, cette croissance fulgurante s’étendra aux secteurs du retail, de l’industrie et des services financiers. »

C’est la capacité à collecter d’énormes volumes de données, à les stocker et les analyser qui distinguera les entreprises qui sauront prendre rapidement les meilleures décisions en connaissance de cause et à leur avantage. Toutes les organisations, entreprises du privé et administrations, n’auront donc d’autre choix que de travailler avec des fournisseurs soutenus par de solides écosystèmes mondiaux.

Aux Etats-Unis, dans l’Etat Caroline du Nord, Verizon participe aux projets de coopération public-privé Envision Charlotte Smart Energy Now et Smart Water Now, lesquels illustrent le potentiel des machines connectées à mieux gérer les ressources : Verizon collecte les données de consommation de l’eau et de l’électricité d’un réseau de compteurs inter machines, informations qui sont communiquées en quasi temps réel à des bornes, via le réseau sans fil LTE 4G à très haut débit de Verizon.

4. Des réseaux plus intelligents et invisibles

Un super réseau intelligent qui reliera tout et tout le monde rendra les réseaux sous-jacents invisibles aux yeux des utilisateurs, même si le trafic IP poursuit sa croissance au taux annuel moyen de 29 % d’ici à 2016, selon le Cisco Visual Networking Index.

« L’association des terminaux intelligents et des avancées en termes de fiabilité et de résilience des réseaux permet d’envisager la connexion de machines intelligentes au service d’individus encore plus intelligents », ajoute David Small. « Nous allons assister à un tournant, en 2013, vers des réseaux plus dynamiques et des connexions IP universelles aux multiples applications, au service des entreprises, des consommateurs et de la société. »

« Des transactions commerciales au trading à haute fréquence, en passant par les enseignes numériques qui communiquent avec nous au quotidien, le réseau est omniprésent en coulisses. Son importance ne cesse de croître, ce qui nous semble chaque jour plus naturel. »

5. La sécurité, prochaine course à l’armement

En 2013, la sécurité cessera d’être l’apanage des spécialistes pour devenir un bien de première nécessité. En effet, les infractions de sécurité ciblent aujourd’hui les accès, les infrastructures et les applications. Elles touchent aussi bien les réseaux fixes que mobiles, avec des répercussions sur les biens physiques, la propriété intellectuelle et la santé financière des victimes. Et l’ampleur du problème est mondiale, comme le confirme le rapport Verizon 2012 Data Breach Investigations Report.

« Nous pensons que les questions relatives à la protection des identités seront plus que jamais d’actualité en 2013 », ajoute David Small. « Les stratégies d’authentification bi factorielle gagnent déjà du terrain, mais elles ne suffiront pas à combattre la cybercriminalité vu l’intensité et le nombre des tentatives de compromissions, motivées par l’appât du gain et le vol de propriété intellectuelle. »

« Nous allons devoir sécuriser chaque terminal, chaque équipement, et tout ce qui est connecté à Internet. Car si l’Internet est une source d’opportunités illimitée, cela a un prix. Toutes les entreprises sont aujourd’hui dans l’obligation de renforcer leur sécurité pour protéger leur capital physique et intellectuel, l’identité de leurs clients et la société dans son ensemble », conclut-il.

 

Network World “Gartner: Top 10 emerging infrastructure trends,” 5 juin 2012
http://www.networkworld.com/news/2012/060512-gartner-trends-259883.html

Forrester Research, Inc., “Benchmarking your Enterprise Mobile Device Operations Initiatives and Plans,” 10 octobre 2012 Michele Pelino avec Stephie Balaouras, Christoher Voce et Thayer Frechette

Forbes, “Gartner: Top 10 Strategic Technology Trends for 2013,” 23 octobre 2012
http://www.forbes.com/sites/ericsavitz/2012/10/23/gartner-top-10-strategic-technology-trends-for-2013/

Cisco Visual Networking Index, 30 mai 2012 http://www.cisco.com/en/US/netsol/ns827/networking_solutions_sub_solution.html

Verizon 2012 Data Breach Investigations Report
http://www.verizonbusiness.com/resources/reports/rp_data-breach-investigations-report-2012_en_xg.pdf

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