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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Janvier 2009

Chaud devant !

En ce début 2009, la période des vœux a comme un goût bizarre. Comment croire à toutes ces promesses de bonne santé, de réussite, de bonne reprise... dans un contexte où les effets de la crise sur l'emploi vont réellement commencer à se faire sentir ?
Beaucoup d'entreprises démarrent leur année fiscale au Nouvel an. Concrètement, elles vont revoir et corriger leurs budgets en fonction des événements récents. Et là, les plans sociaux annoncés, les réductions d'embauches, le non-renouvellement de certains postes, et l'arrêt de projets d'avenir (ne rapportant rien encore aujourd'hui) vont devenir une réalité concrète pour les salariés.

« Oui, mais la high-tech, c’est un secteur en pénurie de recrutement ! ».

Sauf que les arbres ne grimpent pas au ciel et que tout a une limite…

Alors qu'est-ce qui se prépare dans ce secteur ?

Du côté des grands comptes (banques, industries, etc.) et par conséquent des grosses SSII, pas d'états d'âme : on coupe ! Restriction des budgets, licenciements sur des projets ou des sites non rentables à court terme, arrêt des recrutements brutaux...

Les PME, elles, analysent plus finement les opportunités et les risques générés par la crise. Bon nombre d'entre elles, resteront avec des taux de croissance élevés (au-delà de 10 % pour un secteur comme le Web), et continueront à recruter.

En clair, les recruteurs vont chercher des profils plus expérimentés et ciblés, au détriment des jeunes diplômés et des profils atypiques. Ils vont privilégier l'embauche par relation ou cooptation (plus rassurante) et travailler leur réseau.

Voici une compilation d’éléments chiffrés sur les tendances actuelles l’emploi :

1/ Selon l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ), les offres d’emploi à destination des jeunes sortant de l’enseignement supérieur accusent un recul de 32 % d’octobre 2007 à octobre 2008. En nombre de postes, l’effondrement s’établit même à -66 % sur cette période. Beaucoup de recruteurs ont suspendu, voire supprimé, leur plan de recrutement. Ce sont plus de 420 000 jeunes qui sortiront de l’enseignement supérieur fin 2008, dont une partie pourrait alors se retrouver directement à l’ANPE. Conséquence : Les statistiques du chômage pourraient le sentir passer !

2/ Légère hausse du chômage des informaticiens à la fin 2008 :

Au mois de novembre dernier, la situation s'est dégradée pour les demandeurs d'emploi en informatique. Selon la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques), ils étaient 20 350 informaticiens inscrits au chômage (17 628 hommes et 2 722 femmes).

Pour le Munci (Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens), ces chiffres semblent suivre un scénario plutôt optimiste : « Le chômage continue à augmenter sur un rythme relativement faible et idéalement stagne, sans dépasser un niveau de plafond que l'on peut estimer autour de 25 000 demandeurs d'emploi. »

3/ Le recrutement sous surveillance en 2009

Avant les grandes vacances, le marché de l'emploi était à un de ses plus hauts niveaux. La crise est passée par là, et « Le temps semble s'être arrêté… » Alors qu’un grand nombre d’acteurs du monde informatique ont décrété un gel des embauches (SAP, Dell) ou la mise en place d’ »recrutement sélectif » (Atos Origin), d’autres se dépêchent de pourvoir les postes ouverts par crainte de ne pas avoir de tickets l'année prochaine. Même coup de froid chez les grands fournisseurs. La majorité des SSII devraient, elles, continuer à recruter. Selon Syntec Informatique, le secteur créera des emplois en 2009 même s'ils seront moins nombreux qu'en 2008, par crainte du coût exorbitant que pourrait leur valoir le fait de reconstituer leurs équipes en sortie de crise, comme en 2002. L'année devrait se terminer avec un solde de 15 000 à 20 000 créations nettes. La frilosité est aussi de mise chez les salariés candidats au changement : Jamais autant de CV ne sont parvenus aux cabinets de recrutement spécialisés. Enfin, beaucoup d’entreprises changent les règles du jeu. « Elles se sentent plus fortes pour proposer des rémunérations inférieures, parfois jusqu'à -20 %. En contrepartie de cette baisse, par ailleurs compensée par l'intéressement et la participation, elles offrent de meilleures perspectives de carrière ».

Certains profils favorisés :

- les trois à cinq ans d'expérience
- les dix à quinze ans d'expérience
- les jeunes diplômés

En revanche, les perspective sont peu réjouissantes pour les seniors, qui peuvent malgré tout espérer en raison du nouveau dispositif gouvernemental.

Métiers les plus perméables aux affres de la crise :

- Développeurs en nouvelles technologies (Java, Java EE et .Net),
- Chefs de projet PGI, les architectes, les experts fonctionnels en finance (responsable SI-finance, administrateur Magnitude-Hyperion),
- Responsables de domaines (RH, chaîne logistique...)
- Gestionnaires de contrats d'infogérance en DSI.

4/ Munci (Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens) : Nous nos attendons à une petite récession du secteur en 2009, l’espérons inférieure à 5 % du chiffre d'affaires global du secteur. Mais cela pourrait aller au-delà en cas de dépression économique en Europe et aux Etats-Unis*.

Actuellement, les recrutements sont réduits de manière significative (30 % par rapport à la même période l'an dernier) voire gelés dans de nombreuses SSII, actuellement en position d'attente face à l'évolution du marché. Néanmoins, on ne signale que peu de licenciements pour le moment.

Mais, attention : Tout va très très vite...

Les SSII les plus touchées sont les plus petites, les « non spécialisées », celles qui font essentiellement de la régie ou de la sous-traitance pour d'autres grandes SSII.

Il pourrait y avoir comme à chaque crise un effet « d'assainissement » du marché relativement bénéfique si un certain nombre de ces SSII sans réelle valeur ajoutée étaient amenées à disparaître... D'une manière générale, comme toujours, les domaines de l'informatique les plus centrés sur la rationalisation ou la réduction des coûts devraient mieux s'en tirer : la virtualisation, le cloud computing, le SaaS et l'ASP, le décisionnel, le conseil en stratégie, etc.

Métier le plus touché : le secteur de la banque/finance/assurance (et donc dans les SSII spécialisées dans ces domaines) mais cela pourrait ne pas durer.

En effet, les réformes décidées et prévisibles du système financier vont probablement amener de nouveaux projets : nouvelles harmonisations comptables, consolidation et reporting financier, par exemple.

De même, le plan Besson pour le développement de l'économie numérique devrait favoriser le développement de nouveaux projets numériques

* Le blog Techcrunch publie son indicateur sur les licenciements dans la high-tech. Bilan : plus de 100 000 licenciements depuis août. En décembre, l'industrie high-tech aux Etats-Unis a pris la crise de plein fouet. Elle a connu ce qui est certainement la plus grosse vague de licenciements depuis le début de la récession économique. Ces licenciements ont touché près de 300 entreprises, petites et grandes, dans les technologies et les médias.

De Sony (8 000 licenciements) à AT&T (12 000) en passant par Alcatel-Lucent (1 000) jusqu'à Adobe Systems (600) ou Sandisk (300), les annonces de suppressions de postes se succèdent, à la vitesse grand V.

L’AVENIR :

En 2020, 40 % des emplois informatiques seront liés à l'open source

Selon des experts, les logiciels libres vont engendrer 1,2 million de nouveaux emplois en Europe dans les douze prochaines années, selon une étude récente.

Une telle prédiction peut étonner, surtout dans le contexte actuel d'instabilité économique. Les auteurs se fondent sur des chiffres publiés par Gartner et par la Communauté européenne Ils présupposent une croissance annuelle de 2 % dans le secteur informatique, avant de procéder à une extrapolation. « En fait, le taux de 40 % est même une estimation assez conservatrice », souligne J-P. Laisné, coauteur de l'étude et responsable de la stratégie open source de Bull.

En attendant, même en période de « voilure réduite », chez EGILIA, nous restons positifs, persuadés que les sésames immuables du monde de l’informatique sont la Compétence et le Savoir-faire, surtout quand ils sont validés par des CERTIFICATIONS !

EGILIA a obtenu
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