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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Décembre 2009

Voici venu le temps, en cette fin d’année, de faire un bilan sur les évènements majeurs qui se sont produits depuis la rentrée, sur les tendances lourdes de notre belle industrie informatique.

Voici donc un florilège d’actualités, volontairement non commentées, qui, vous le verrez, montrent que, malgré quelques soubresauts, on est revenu comme en 14, ou presque… Bonne lecture !

Grippe A et « Business de crise »

Grippe A, une arme marketing pour les opérateurs télécoms ?

Sans parler d’aubaine, la pandémie est sans nul doute un nouveau relais de croissance pour les opérateurs télécoms, fixe ou mobile, qui proposent des nouvelles offres... ou des solutions réchauffées.
Les fournisseurs télécoms surfent sur la vague de la grippe A et font preuve d'une certaine habileté. Beaucoup ont d'ores et déjà repackagé des offres existantes pour les remettre au goût du jour. Objectif : fournir à des (potentiels) clients des solutions de plan de continuité d'activité (PCA).

Exemples :

  • Une offre de type VPN chez Completel donne un accès à l'entreprise pour les salariés qui ne pourraient pas se déplacer. Une nouveauté ? Essentiellement dans son packaging. Car ce type de solution est en général proposé dans le cadre de la mise en place d'un réseau privé virtuel, avec la connexion sous-jacente. Là, l'originalité réside dans la possibilité d'opter pour cette solution sans pour autant être client d'une offre télécom Completel. Pour s'équiper de Nomade PCA, l'entreprise doit s'acquitter de cinq euros par mois et par utilisateur si le dispositif est déclenché. S'il reste en veille, cela coûte 30 % de moins. Soit un peu plus de trois euros par utilisateur et par mois, « au cas où », comme on dit. Il aurait peut-être été plus simple de ne facturer que l'installation puis l'usage éventuel. Plus simple, mais sûrement moins rentable. D'autant que cette offre est soumise à une durée minimum d'engagement d'un an.
  • Des clés 3G chez SFR et Orange : Si les nouvelles offres des opérateurs du fixe ne suffisent pas, rassurez-vous : SFR et Orange ont aussi accouché (sans trop de douleur, on s'en doute) de belles offres de PCA, basées sur leurs réseaux 3G+. SFR propose ainsi une clé 3G/3G+ ou un PC portable doté d'une connectivité 3G+. L'entreprise est facturée à l'usage mais si elle ne consomme rien (zéro Mo), elle ne paiera rien. Les tarifs dépendent du volume de données échangé. Orange, quant à lui, vend une clé 3G+ et une connexion illimitée (Internet ou VPN) pendant deux mois pour 99 euros. Au-delà de ce délai, les entreprises peuvent résilier gratuitement jusqu'à la fin du troisième mois.

Rupture conventionnelle, la nouvelle arme des SSII pour dégraisser

Connaissant un succès croissant, cette forme de « séparation par consentement mutuel » serait source de dérives, selon les syndicats. Elle permettrait de contourner les PSE en ciblant surtout les seniors et les intercontrats.
La rupture conventionnelle a la cote. En juillet, le ministère du Travail enregistrait 21 777 demandes de ce type de rupture de CDI par consentement mutuel. Soit une hausse de 5% en un mois et de 42 % depuis le début de l'année.
En un peu plus d'un an d'existence de ce dispositif introduit par la loi sur la modernisation du marché du travail du 25 juin 2008, ce sont plus de 111 000 ruptures conventionnelles qui ont été ainsi homologuées. Selon le Munci, Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens, qui tient un forum sur le sujet, elles représenteraient approximativement un quart des ruptures de contrat de travail en SSII.
Sur le papier, cette séparation à l'amiable a, de fait, tout pour plaire. N'étant pas poussé à la démission, le salarié perçoit les allocations de chômage après un délai de carence proportionnel à l'indemnité perçue. Cette dernière ne pouvant être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. De son côté, l'employeur se prémunit d'un éventuel recours en justice. La rupture conventionnelle met ainsi fin à une hypocrisie, selon Régis Granarolo, président du Munci. « Les deux parties commencent par se mettre d'accord sur les conditions de départ, puis l'employeur licencie le salarié qui ne conteste pas devant les prud'hommes. »
Une signature parfois extorquée sous la pression : Malheureusement, et en dépit d'un certain nombre de garde-fous visant à garantir le consentement du salarié – un ou plusieurs entretiens, l'assistance éventuelle d'un représentant du personnel, un délai de rétraction de quinze jours –, le dispositif ferait l'objet de dérives.
Les forums de discussion regorgent de témoignages de salariés de SSII ayant signé sous la pression (ici, ou encore ). « Les employeurs utilisent ce dispositif pour éviter les licenciements individuels, surtout quand les motifs sont faibles ou inexistants, avance un conseiller du salarié, auteur de 100 licenciements, le livre noir du licenciement. Le formalisme est allégé. L'employeur peut faire pression sur le salarié pour obtenir un départ selon des conditions qui lui sont favorables. »
Un risque d'industrialisation du processus : Au-delà de ces cas individuels, des délégués syndicaux de grandes SSII pointent du doigt un risque de contournement des mesures de licenciements collectifs. Chez IBM France, une vingtaine de ruptures conventionnelles seraient conclues par trimestre, selon Jean-Michel Daire, de la CFDT. Avec une surreprésentation des quinquas. « A 57 ou 58 ans, il ne leur reste plus que quelques années pour arriver à la retraite. Une façon de faire financer par les Assedic la fin du système de préretraite. IBM refuse surtout de faire un vrai PSE. »
Même volonté de ne pas déclencher de plan social chez Capgemini. « Le PSE [plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR] est très mauvais pour notre image et il présente le risque de se voir retoqué par la justice, dixit la direction », relate Ali Ould-Yerou, délégué syndical UGICT-CCT de Capgemini Sud. Cette dernière compteraitune dizaine de ruptures par mois pour 1 500 salariés. Comme chez IBM, la rupture conventionnelle viserait avant tout les seniors mais aussi les intercontrats. « Après quelques mois de pression insidieuse et de mise à l'écart, l'ingénieur en intercontrat finit par négocier. »
D'autant que l'indemnité proposée permettrait de voir venir. Chez Capgemini, elle atteindrait douze moisde salaireen moyenne et le double pour les managers et les commerciaux. Selon Ali Ould-Yerou, Capgemini aurait même « industrialisé » le processus en provisionnant des budgets dédiés pour les filiales ou entités en difficulté. «  En entretien, un salarié s'est entendu dire par un responsable RH : si tu as des copains intéressés, envoie-les moi. Je peux signer X ruptures dans les mois à venir. »
Le lien entre PSE et rupture conventionnelle est d'autant plus tangible que les délégués syndicaux d'entreprises menant actuellement un plan social (HP, Oracle) n'ont pas connaissance d'un recours important à ce dispositif. Conscient du phénomène, le ministère du Travail rappelait d'ailleurs dans une circulaire du 17 mars dernier que les ruptures conventionnelles ne peuvent être conclues en vue de « contourner les garanties en matière de licenciements économiques et collectifs ». A noter qu'aucune action n'a pour l'heure été intentée pour requalifier un grand nombre  de ruptures en plan social.
L'initiative de la rupture conventionnelle peut aussi revenir au salarié. C'est le cas dans la moitié des ruptures chez Accenture, selon Eric Pigal, délégué syndical central CFE-CGC de la société de conseil. En cause, selon lui, le gel des salaires et des promotions. « Un consultant entre chez Accenture pour faire une progression de carrière et de salaire rapides. Si le deal est cassé, il va voir ailleurs. » Interrogé, Syntec Informatique n'a pu, faute de temps, nous répondre.
Des licenciements pour faute qui n'ont pas disparu : La crise durcit les conditions de départ. Si Ivan Béraud, secrétaire national de la F3C CFDT, a bien observé une forte montée des ruptures conventionnelles en début d'année, il note depuis un tassement au « profit » des licenciements pour faute. « Les salariés s'accrochent à leur siège et les SSII reviennent aux anciennes méthodes. » Lors de la précédente de crise [2001-2003], les démissions forcées et les licenciements pour faute s'étaient multipliées. Une épée de Damoclès sur la tête, un informaticien en intercontrat ne peut refuser ni mobilité géographique ni mission sous-qualifiée

SSII et éditeurs connaissent une forte hausse des défaillances d'entreprise

Selon la société d’assurance-crédit Euler Hermes SFAC, les défaillances d’entreprise dans le secteur du logiciel et des services informatiques ont augmenté de 16 % sur un an.
Peu à peu les SSII de taille modeste rendent les armes. La crise économique amenuise les défenses des plus volontaires. La société d'assurance-crédit Euler Hermes SFAC qui publie régulièrement des études sectorielles, enregistre ainsi une hausse des défaillances de 16 % sur un an, dans le secteur du logiciel et des services informatiques par rapport à l'année précédente, à la même période. Au 31 août 2009, elle comptabilise 1 001 sociétés en redressement ou en liquidation judiciaire, ou encore en procédure de sauvegarde. Selon Didier Moizo, conseiller sectoriel en charge du domaine informatique, électronique et télécoms chez Euler Hermes SFAC, « la situation se dégrade de façon assez préoccupante. » Il faut néanmoins tenir compte d'une légère distorsion mécanique, la comparaison s'établissant sur une période de référence pendant laquelle le marché était en pleine phase de croissance.
Vers une consolidation du secteur : Mais l'inquiétude principale provient de la poursuite de cette augmentation des procédures de redressement judiciaire ou de sauvegarde durant l'été. « L'accalmie habituelle pendant cette période n'a pas eu lieu », relève Didier Moizo. Il faut dire que les conditions du marché continuent de se détériorer.
Le cabinet d'études Pierre Audoin Consultants a ainsi revu ses estimations de croissance à la baisse. Il prévoit désormais une récession du marché des logiciels et services informatiques à 1,1 % contre une hausse entre 0 et 1 % six mois auparavant. Il dresse d'ailleurs un diagnostic similaire à celui de la société d'assurance-crédit, et prédit une hausse du nombre de sociétés défaillantes sur la deuxième moitié de l'année.
Ares excepté, les grandes SSII qui ont publié des résultats semestriels honorables ne semblent pas trop affectées par ce durcissement des conditions de marché. La communauté moins visible des petites et moyennes SSII souffre davantage. La baisse des carnets de commande et le rallongement des délais de paiement des clients fragilisent leur trésorerie. La difficulté à refinancer leurs dettes, avec des conditions d'accès au crédit toujours complexes, incite les PME du secteur à envisager d'autres alternatives. A commencer par le rachat par un acteur plus solide. Cette situation devrait déclencher, selon Frédéric Giron, directeur de PAC France, un mouvement de consolidation des petites et moyennes entreprises du secteur.
Les PME davantage affectées : S'appuyant sur le dernier sondage réalisé auprès de ses adhérents, Olivier Bouderand, secrétaire général de 3SCI, l'organisation patronale représentant les petites structures dans le secteur informatique, se montre moins pessimiste. « Le dernier sondage reste plutôt positif », relève-t-il. Peu d'adhérents évoquent un manque de trésorerie, même si 37 % d'entre eux mentionnent une érosion de leur chiffre d'affaires. L'échantillon d'entreprises interrogées est composé en majorité de sociétés de moins de 50 salariés, travaillant pour des PME.
La situation des SSII ciblant les grands comptes est en revanche plus précaire. Les critères de référencement mis en place par les services achats, qui favorisent les acteurs de taille importante, les ont exclues ces dernières années de nombreux appels d'offres. A défaut d'accès direct aux projets, les PME du secteur travaillent régulièrement en sous-traitance, souvent de façon occulte, pour les grands prestataires. Elles voient s'envoler au passage une part de marge brute de l'ordre de 20 à 30 %. Or ces grands prestataires sont prompts à couper le robinet de la sous-traitance, dès que les perspectives du marché s'obscurcissent, fragilisant davantage la situation de ces SSII de taille modeste en période de crise économique.

Faire fortune dans les technologies de l’information ?

Bill Gates, Larry Ellisson, Sergei Brin et Larry Page, tel est le « trio » gagnant des plus grandes fortunes dans le domaine des technologies de l'information (les deux fondateurs de Google étant troisième ex aequo). C'est ce qui ressort du dernier réalisé par le magazine Forbes des 400 Américains les plus riches. Globalement, ce club de « super riches » a perdu 300 milliards de dollars en un an, passant d'un patrimoine évalué à 1570 Md $ en 2008 à 1270 Md $ en 2009, juste de quoi voir venir…
Tous secteurs confondus, le trio de tête reste inchangé : Bill Gates, Warren Buffet et Larry Ellison. Dans ces réductions de fortunes vertigineuses enregistrées sur l'année écoulée, le plus grand perdant est le financier Warren Buffet qui a vu se volatiliser quelque 10 milliards de dollars ; L'action de Berkshire Hathaway a perdu 20 % en 12 mois. Dans ce concert de « mauvaises » nouvelles, Bill Gates n'est pas très loin puisqu'il s'est, pour sa part, allégé de 7 milliards de dollars. Il lui en reste néanmoins 50 milliards. Cette année, les conditions pour faire partie du club400 ont été assouplies passant de 1,3 Md $ en 2008 à seulement 950 M$ un an plus tard. A noter l'arrivée de Mark Zuckerberg, 25 ans, créateur du leader des réseaux sociaux Facebook qui vient de franchir la barre des 300 millions de membres mais dont le modèle économique n'est pas encore clairement défini.
Dans cette tendance à la perte, certains membres de club400 ont réussi à tirer leur épingle du jeu malgré la crise. C'est le cas d'Andrew Beal qui a vu ses avoirs augmenter de 4,5 milliards de dollars. Comble de l'ironie, c'est un banquier. Il a réussi ce tour de force en rachetant des prêts à bon marché et des actifs lorsqu'ils étaient au plus bas, bénéficiant ainsi de la reprise que l'ont a connu depuis.
Les succès les plus partagés sont ceux de Wal-Mart qui a bénéficié à 7 personnes pour un montant cumulé de 83 milliards de dollars, devant Gap (5 personnes) et Johnson & Johnson. A noter également que respectivement 25 et 27 des ces nantis ont fait fortune dans les hedge funds et l'immobilier. Deux secteurs par lesquels le malheur est arrivé.
Les Américains qui ont construit les plus grandes fortunes dans les technologies de l'information sont, sans surprise, ceux qui sont ou ont été à la tête des plus belles success stories de ces 30 dernières années : Microsoft, Google, Apple, eBay, Amazon, Intel, Salesforce...  On note au passage la présence des quatre plus grands succès de l'Internet : Google, eBay, Amazon et Yahoo ! Dans ce petit groupe, Google est assez loin devant avec les deux fondateurs - Sergei Brin et Larry Page - et le CEO Eric Scmidt qui font état à eux trois d'une fortune évaluée à 36 milliards de dollars. A côté, David Filo et Jerry Yang font figure de parents pauvres avec 2,5 milliards de dollars.

Pas de salaire mirobolant pour les informaticiens indépendants

Selon une étude de l'Insee, le revenu annuel moyen des indépendants dans l'informatique et la R&D plafonne à 26 K€. Un peu plus que les taxis ou les cafetiers, mais très loin derrière les juristes, les médecins ou les pharmaciens (de 80 à 100 K€).
Les informaticiens free-lance ne font pas non plus de vieux os. Les services informatiques affichent l'ancienneté dans le statut la plus faible avec un peu plus de quatre ans, contre une moyenne de dix ans toutes professions confondues.

La sécurité, encore et toujours…

Deux organisations sur trois victimes d’une violation de données sur un an

67 % des organisations françaises ont subi au moins une violation de données au cours de l'année passée, tandis que 18% d'entre elles avouent plus de 5 incidents de sécurité de ce type. C'est ce que révèle une enquête du Ponemon Institute réalisée auprès d'entreprises françaises qui montre par ailleurs que seules 9% des organisations interrogées disposent d'une stratégie homogène de chiffrement sur l'ensemble de leur périmètre.
92 % de ces violations de données n'ont jamais été rendus publics, puisque, à ce jour, aucune réglementation ne l'impose. 45% d'entre elles n'ont aucune initiative ou stratégie sur le sujet. Les 46% restants modulent leur projet de chiffrement selon le type d'application ou de données, ou utilisent le chiffrement que pour certaines informations confidentielles (numéros de sécurité sociale ou numéros de carte de paiement par exemple).
En dépit de ce volume impressionnant de violations de sécurité, 71% des personnes interrogées considèrent la protection de leurs données comme une brique « importante » ou « très importante » de leur stratégie de gestion des risques. La priorité est à la protection des données stockées et mobiles.
« Il est très encourageant de constater que 71 % des personnes interrogées font de la protection des données un axe essentiel de leur stratégie globale de gestion des risques », observe Larry Ponemon, Président et Fondateur du Ponemon Institute. « Pour autant, les organisations françaises restent trop peu nombreuses à mettre en œuvre une stratégie globale de chiffrement basée sur une plateforme, et de nombreuses améliorations sont encore à venir sur le sujet. L'objectif pour 2010 devra faire de la sécurité des données un enjeu stratégique sur l'ensemble de l'entreprise. »
Parmi les grandes tendances sur le chiffrement en France :
- Les principaux moteurs du chiffrement : la mise en conformité réglementaire en matière de sécurité des données (pour 65 % des organisations interrogées), et la volonté d'éviter l'impact d'une violation de données sur son image de marque et sur sa réputation (43 %).
Les recommandations de la CNIL et de la loi française en matière de confidentialité constituent les deux principales réglementations qui incitent les organisations à opter pour le chiffrement (à hauteur de 66% et de 62% respectivement). L'impact des lois internationales comme Sarbanes Oxley est mineur (4 %) ;
- 11% des organisations ont opté pour une plate-forme pour gérer le  chiffrement sur l'ensemble de leur périmètre et leurs applications. 82% de ces organisations estiment qu'une plateforme de chiffrement dope l'efficacité de leur politique de sécurité informatique. La réduction des coûts d'exploitation, une application homogène des règles sur l'ensemble des applications, et l'intégration avec des solutions de chiffrement de fournisseurs tiers, comptent parmi les avantages les plus appréciés.
- 56 % des répondants utilisent partiellement le chiffrement tandis que les 44% restants sont en train d'introduire cette technologie.
Le chiffrementest essentiellement utilisé pour protéger les données dans les bases de données, ainsi qu'au niveau des VPN et des serveurs de fichiers. Le chiffrement des systèmes mainframe et des clés USB est le moins courant.
- 71% des organisations ont initié ou ont entièrement déployé des systèmes d'archivage des données et de recherche de preuves (e-discovery).Ce chiffre ressort légèrement plus bas (70 %) en matière de technologie de prévention et de détection des fuites de données. Plus de la moitié des personnes interrogées (58 %) ont initié ou ont déployé une technologie de monitoring des postes client et serveurs (endpoint).
- 67 % des personnes interrogées reconnaissent avoir subi au moins une violation de données au cours des 12 derniers mois.  Parmi les entreprises qui ont connu plus de 2 violations, aucune d'entre elles ne disposait d'une stratégie d'entreprise de chiffrement.
- Une majorité des personnes interrogées (58 %) considèrent comme « important » ou « très important » la possibilité de n'avoir à déployer qu'une seule plateforme de chiffrement, puis d'y adosser de nouvelles applications de chiffrement à la demande.
Une gestion automatique des clés de chiffrement (55%) et la possibilité de mettre en œuvre des règles de chiffrement sur l'ensemble de leur entreprise sont des avantages considérés comme importants.
- Les solutions de chiffrement sont devenues une priorité pour 39% des personnes interrogées.
29% d'entre elles indiquent également que les solutions de gestion des clés de chiffrement figurent parmi les initiatives de sécurité inscrites au budget actuel, et représentent un peu plus de 21% du budget dédié au chiffrement.
- 45 % des personnes interrogées considèrent que la perte ou le détournement de données confidentielles ou sensibles est une menace de sécurité majeure dans les 12 à 24 mois à venir.
Pour autant, 68% des organisations ne chiffrent pas encore les données présentes sur les équipements mobiles de types smartphones ou assistants personnels, tandis que seules 4 % chiffrent les données sur clés USB. 47 % de ces organisations ne sont pas sûres ou n'ont pas confiance en leur capacité à protéger les données confidentielles en environnement mobile.

Conficker fête ses 1 an… et souffle sept millions de bougies !

Il court, il court... Alors que le célèbre virus aux multiples noms (Conficker, Downadup, Downup ou Kido) en est, un an plus tard, à la version E de sa mutation, le Conficker Working Group – consortium qui regroupe une trentaine d'éditeurs comme McAfee, Eset, Facebook, etc. – lui accorde aujourd'hui près de sept millions de postes infectés à travers le monde. Cela concerne ses versions A, B et C (*). En baisse dans sa progression, la version C ne concernerait que 500 000 machines, le high score étant attribué aux deux premières A et B toujours en constante évolution avec 6 500 000 victimes. Mais où s'arrêtera-t-il ?!
(*) A noter que la version E s'est autodétruite le 5 mai et que la version D n'avait pas de fonction de propagation

Le « roi du spam », condamné à verser 711 millions de dollars à Facebook

Pirate informatique et spammeur, Sanford Wallace vient d’être condamné à verser 711 millions de dollars au célèbre réseau social.
Sandford Wallace, ce nom vous dit quelque chose ? Autoproclamé « roi du spam », l'homme déjà connu pour avoir pollué MySpace vient d'écoper d'une nouvelle condamnation. Il se voit contraint de verser 711 millions de dollars de dommages et intérêts à Facebook.
En outre, Sandford Wallace a désormais l'interdiction formelle et permanente de se connecter au numéro un des réseaux sociaux et d'y créer un profil. La justice a estimé qu'il avait violé le Can-Spam Act, la loi américaine définissant les règles des campagnes d'e-mailing. Le pirate informatique avait utilisé la technique du phishing (hameçonnage) pour récupérer les identifiants des membres de Facebook, avant de se servir de leurs comptes pour inonder le site de messages non sollicités.
« Même si nous ne pensons pas recevoir la majeure partie du dédommagement, nous espérons que cette condamnation aura un effet dissuasif sur ce genre de criminels », explique sur le blog de la société Sam O'Rouke, juriste au sein de Facebook.
Multirécidiviste : Stanford Wallace pourrait fort bien ne rien verser du tout au site Web 2.0 l'homme s'étant – comme la loi américaine l'y autorise – déclaré en faillite personnelle. Toutefois, le juge ayant prononcé la sentence a demandé au procureur fédéral local de poursuivre le roi du spam au pénal pour récidive.
En effet, en mai 2008, Stanford Wallace avait été condamné à 234 millions de dollars de dommages et intérêts pour des faits similaires au détriment de MySpace. L'homme et son complice Walter Rines avaient alors créé plus de 11 000 faux comptes pour inonder les membres de messages non désirés. La justice avait ordonné aux deux compères de ne plus se connecter à MySpace et de ne plus envoyer de messages privés ou de commentaires publics depuis ce site.
Deux ans plus tôt, Sandford Wallace connaissait ses premiers déboires judiciaires. Après une plainte de la Federal Trade Commission, il était condamné à une amende de près de cinq millions de dollars. L'escroc avait fondé une société, Smartbot.net, grâce à laquelle il proposait à des consommateurs de supprimer les virus de leur ordinateur moyennant paiement. Le tout après leur avoir envoyé lui-même les e-mails infectés.
Auparavant, en 1999, le roi du spam avait dû mettre un terme aux activités de Cyber Promotions, sa première société spécialisée dans l'envoi d'e-mails non sollicités, avant que le législateur américain ne vienne encadrer cette pratique.
Un appel à la vigilance des internautes : Facebook a rappelé sur son blog qu'il était à l'origine de la plus grosse condamnation jamais prononcée pour infraction au Can-Spam Act. Il y a un an, Adam Guerbuez et son entreprise Atlantis Blue Capital étaient condamnés à verser 873 millions de dollars de dommages et intérêts au réseau social.

« Nous continuerons à poursuivre en justice les spammeurs, prévient Sam O'Rouke, mais pour cela nous avons besoin de votre aide. Alertez-nous de toutes les tentatives de spam grâce aux liens qui figurent sur notre site» Les adeptes de l'opt-out sont prévenus.

Le « parrain du pourriel » écope de plus de quatre ans de prison

Les Etats-Unis ont condamné un homme de 64 ans à 51 mois de prison ferme pour avoir envoyé des courriels non sollicités à des fins financières.
Alors que le « roi autoproclamé du spam » a été condamné par la justice américaine à une amende record de 711 millions de dollars, son lointain cousin, le parrain du pourriel, écope quant à lui d'une peine de prison ferme. Alain Ralsky (qui s'est lui même attribué le surnom de parrain), vient d'être condamné à 51 mois de prison, soit plus de quatre ans. Ses complices ont, quant à eux, été sanctionnés de peines sensiblement plus légères de deux ans et demi à trois ans de prison ferme.
Ces pollueurs pratiquaient une forme bien particulière d'envoi de courriels non sollicités : le spam boursier. Entre janvier 2004 et septembre 2005, ils auraient largement inondé le Web d'e-mails non sollicités dans le but de manipuler le cours d'actions sur lesquelles les volumes d'échange sont faibles. En vantant les mérites de petites sociétés cotées, les escrocs faisaient monter artificiellement les cours. En revendant les actions qu'ils avaient préalablement acquises, ils généraient de substantiels bénéfices.
Des peines dissuasives : Les éditeurs de logiciels de sécurité et la SEC elle-même (le gendarme de la Bourse américaine) avaient alerté les internautes de ces pratiques frauduleuses il y a déjà plusieurs années.
« La peine infligée aujourd'hui envoie un message fort aux spammeurs dont les objectifs sont de manipuler les transactions financières sur les marchés boursiers à l'aide de publicités illégales par courrier électronique », a affirmé à l'AFP le procureur adjoint Lanny Breuer.
Outre-Atlantique, la justice a déjà condamné des spammeurs à des peines de prison. Christopher William Smith purge une peine de 30 ans. L'homme, envoyait des e-mails non sollicités pour vendre illégalement des médicaments. Poursuivi par la justice dans cette affaire, il a tué l'un des témoins principaux.

Les évêques d'Europe s'initient à Facebook et au hacking

Durant quatre jours, le Vatican accueille des représentants de Facebook, de YouTube, de Wikipédia et même un hacker suisse qui vont initier les évêques à la culture d'Internet.
Les évêques d'Europe se sont donné rendez-vous du 12 au 15 novembre 2009, dans la cité du Vatican, pour s'initier au Web 2.0. « La culture d'Internet et la communication de l'Eglise » est le thème retenu pour l'assemblée plénière de la Commission épiscopale européenne pour les médias (CEEM). Au menu de ces quatre jours, des tables rondes pour présenter les dernières évolutions d'Internet et mettre en évidence ses influences sur la société, mais aussi des rencontres avec des figures majeures de la culture numérique.
L'Assemblée va accueillir des représentants de Facebook, de Google, de YouTube, de Wikipédia mais aussi de identi.ca, une sorte de Twitter développé en open source. Autre moment fort,  la venue d'un jeune hacker suisse et d'un responsable de la lutte contre la cybercriminalité au sein d'Interpol qui vont sensibiliser les participants à cette « culture parallèle et généralement ignorée de l'Eglise », précise un communiqué de la CEEM.
L'Eglise souhaite revoir sa communication sur le Net : Dans la foulée, les prélats seront instruits sur les méthodes de défense contre le piratage et seront sensibilisés sur les limites technologiques et juridiques de la Toile. Car l'Eglise, victime de la violation du copyright, va profiter de cette assemblée pour faire le point sur la législation en vigueur en Europe et les instruments légaux à sa disposition.
Le programme est chargé, les prélats devront faire preuve d'endurance pour suivre la cadence sur ces quatre jours. Mais pour l'Eglise, il est urgent de rattraper son retard. « La prise de conscience par l'Eglise institutionnelle de l'importance du Net est là.  Mais savoir surfer sur la vague Internet est une toute autre histoire », a déclaré Jean-Michel Di Falco Léandri, évêque de Gap et président de la CEEM dans le discours d'ouverture relayé ici par le Monde.fr.
Il pointe du doigt la mauvaise politique de communication des sites catholiques, qui « sont des extensions ou des duplicatas de nos feuilles paroissiales », tandis que les sites évangélistes, qui fédèrent une audience supérieure, auraient eux tout compris puisqu'« ils veulent atteindre les internautes et utilisent le Web comme vecteur d'évangélisation ».

Selon Jean-Michel Di Falco Léandri, l'Eglise doit avoir le souci d'être là où sont les gens et donc être présente sur des sites comme YouTube, Facebook, MySpace. Une préconisation déjà mise à exécution, puisque l'évêque possède déjà sa page Facebook.

Et pendant ce temps là, certains continuent à faire leurs courses !

Adobe s’empare du leader de l’analyse Web

En rachetant Omniture pour 1,8 milliard de dollars, l’éditeur de Photoshop et d’Acrobat ajoute l’analyse d’activité des sites Web à son catalogue.
Référence dans les logiciels de création graphique, Adobe Software vient d'annoncer l'acquisition de son compatriote Omniture, l'un des leaders mondiaux de l'analyse Web et de l'optimisation du marketing en ligne. D'un montant de 1,8 milliard de dollars (soit 21,50 dollars par action), la transaction devra recevoir le feu vert des autorités américaines de la concurrence.
Selon Adobe, la combinaison entre ses outils de création de contenu – Photoshop, Illustrator, Flash, Acrobat, InDesign et Dreamweaver – et les technologies d'optimisation d'Omniture permettra aux annonceurs, aux agences de publicité, aux médias et aux sites d'e-commerce d'améliorer le retour sur leurs investissements numériques et de mieux comprendre l'expérience utilisateur des internautes. « Nos clients attendent de nos solutions de mieux monétiser leurs contenus et leurs applications en ligne », estime Shantanu Narayen, PDG d'Adobe.
Dans son escarcelle, Omniture apporte aussi une plate-forme SaaS, un large écosystème de partenaires et un chiffre d'affaires récurrent. Ce dernier point sera très apprécié par Adobe, dont les ventes ont reculé de plus de 21 % au troisième trimestre fiscal, pour atteindre 697,5 millions de dollars, contre 887,3 millions un an plus tôt.
En outre, Omniture a doublé de taille en 2008, après le rachat de son concurrent Visual Sciences. Il domine le marché de l'analyse Web et du marketing en ligne, où il se différencie notamment par la personnalisation de ses outils, par l'accès en profondeur à différents niveaux d'informations et par sa mesure du rich media (Flash) et des applications mobiles. Ses principaux concurrents sont Unica, Webtrends, Coremetrics et le Néerlandais Nedstat, sans oublier Google Analytics et Yahoo! Web Analytics (ex-IndexTools) ou encore AT Internet, connu pour son offre gratuite XiTi

Dell rachète Perot Systems pour 3,9 milliards de dollars

Le constructeur texan veut rattraper son retard sur IBM et HP dans les services.
Le constructeur texan a annoncé l'acquisition du fournisseur de services informatiques Perot Systems pour 3,9 milliards de dollars (2,7 milliards d'euros). Suite à un accord entre les directions des entreprises, la transaction se déroulera à l'amiable.
Dell propose 30 dollars par action, alors qu'elle plafonnait à moins de 18 dollars vendredi dernier. Perot Systems a réalisé 2,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur son dernier exercice. A l'issue de la transaction, ce dernier deviendra la branche services de Dell. La combinaison des deux entités devrait générer environ 16 milliards de dollars d'activité, dont la moitié en services.
Avec ce rachat, conforme à la stratégie annoncée par Michael Dell depuis son retour en 2007 à la tête de l'entreprise qu'il a fondée en 1984, le second constructeur mondial de PC marche dans les pas du numéro un, HP, qui a racheté l'an passé EDS pour 13,9 milliards de dollars. Et bien entendu dans ceux d'IBM, qui ne fabrique plus de PC mais construit sa croissance depuis une vingtaine d'années sur une étroite association de vente de matériels, de logiciels et de services.

Xerox s'offre ACS

Xerox vient d'annoncer le rachat de la société ACS (Affiliated Computer Services), spécialisée dans les solutions BPO (Business Process Outsourcing), pour 6,4 milliards de dollars. Ursula M. Burns, CEO de Xerox, et Lynn Blodgett, Président et CEO d'ACS, commentent cette opération.
Les services seraient-ils la clé de l'avenir. Après le rachat d'EDS par HP, ou celui plus récent de Perot par Dell, voici venu le tour de Xerox de procéder à une opération de croissance externe dans l'univers des services.
Suite à l'accord conclu entre les deux sociétés, les actionnaires d'ACS recevront 18,60 dollars, plus 4,935 actions Xerox par action détenue. Cette acquisition fera de Xerox le poids lourds dans le secteur des services d'externalisation et de gestion de données. ACS possède, en effet, des contrats pluriannuels avec plus de 1 700 clients et reste le principal fournisseur de services managés du gouvernement américain. Rappelons par ailleurs que le marché du BPO est estimé à 150 milliards de dollars et affiche une croissance de 5% par an. Mais pour continuer à croître la société devait opter pour une nouvelle stratégie. « Pour nous étendre et différencier notre offre en matière de technologie, nous avons besoin d'un partenaire avec une forte notoriété et leader en termes d'innovation », explique Lynn Blodgett, Président et CEO d'ACS. 
Grâce à cette opération, Xerox pèsera donc désormais 22 milliards de dollars, « dont 17 milliards de chiffres d'affaires récurrent », indique Urusla M. Burns, Directrice Générale de Xerox. Elle anticipe également un renforcement significatif de la rentabilité du groupe, avec des revenus multipliés par 3 dans le secteur des services. « Nous passerons de 3,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2008 à 10 milliards de dollars l'an prochain » a-t-elle ajouté.
Fondée il y a vingt ans, ACS compte aujourd'hui 74 000 employés. Xerox compte désormais intégrer son savoir-faire et sa propriété intellectuelle aux services d'ACS afin de proposer de nouvelles solutions de bout en bout en matière d'externalisation. Et grâce aux synergies nées de cette acquisition, Xerox pense également économiser entre 300 à 400 millions de dollars par an durant les trois premières années suivant l'opération (qui devrait être finalisé au cours du premier trimestre 2010)

Cisco rachète Tandberg pour 3 milliards de dollars

Le constructeur de routeurs californien fait une généreuse offre d’achat sur l’un des deux grands leaders du marché de la vidéoconférence en entreprise.
Coup de tonnerre dans le petit monde de la vidéoconférence. Cisco, le géant des réseaux IP, vient d'annoncer qu'il est prêt à débourser 3 milliards de dollars en cash pour racheter le constructeur norvégien Tandberg. Ce dernier étant, avec son rival Polycom, l'un des deux leaders sur le marché des équipements de vidéoconférence.
En 2008, Tandberg a généré un chiffre d'affaires de 808 millions de dollars, contre 1,1 milliard de dollars pour Polycom. A eux deux, ces deux fournisseurs représentent près de deux tiers du marché.
La proposition de Cisco est généreuse. Elle représente pour les actionnaires de Tandberg une prime de 25,2 % sur le prix moyen de leurs actions. La direction du constructeur norvégien a rendu, bien évidemment, un accord unanimement favorable à cette offre d'achat. La transaction devrait être finalisée d'ici à la mi-2010. D'ici là, les activités de Tandberg seront intégrés dans l'offre Collaboration de Cisco, un domaine dans lequel le constructeur a déjà lourdement investi en 2007 avec le rachat de WebEx, pour 3,2 milliards de dollars.
Des technologies standards : Grâce à cette nouvelle acquisition, le constructeur californien pourra mettre la main sur une large gamme d'équipements, allant du visiophone individuel aux systèmes de téléprésence, en passant par les équipements de salle de moyenne gamme et les ponts multipoints. Cette gamme se recouvre d'ailleurs en partie avec celle de Cisco, qui dispose également de systèmes de téléprésence, d'éléments réseaux et de ponts multipoints.
Mais la différence, c'est que les technologies de Tandberg respectent totalement les standards de la diffusion vidéo (H320, H323, H339, H264), alors que celles de Cisco s'appuient sur des algorithmes propriétaires. Une erreur, selon certains observateurs. « Dans le domaine de la vidéoconférence, Cisco n'a pas atteint ses objectifs. Il a sous-estimé le poids des standards au sein des entreprises. Par ailleurs, pour commercialiser son offre, il s'est surtout adossé à des grands intégrateurs généralistes, qui n'ont pas mis assez de moyens pour couvrir ce domaine », estime Jean-François Thau, expert en vidéoconférence.
La pression concurrentielle augmente : Reste à savoir comment Cisco compte intégrer ces deux gammes. Dans un premier temps, le constructeur va certainement renforcer l'interopérabilité entre elles. A terme, les technologies de Tandberg pourraient dominer l'offre de Cisco, comme le suggère la nomination du PDG de Tandberg, Fredrik Halvorsen, qui sera à la tête de la division TelePresence Technology Group au sein de Cisco.
Ce qui est certain, c'est que ce rachat fait monter d'un cran la pression concurrentielle. Radvision, fournisseur OEM de Cisco pour les ponts multipoints, pourrait être le grand perdant de ce rapprochement. Tandberg est en effet propriétaire de la technologie multipoint de Codian, le concurrent direct de Radvision. Et Polycom pourrait devenir rapidement la proie d'un autre grand fournisseur, qui ne souhaite pas perdre pied face à Cisco. La consolidation du secteur est en marche.

HP rachète 3Com pour 2,7 milliards de dollars

HP rachète le spécialiste des réseaux 3Com pour un montant de 7,90 dollars l'action en numéraire représentant une valeur globale de 2,7 milliards de dollars. Les termes de la transaction ont été approuvés par les conseils d'administration des deux entreprises. 3Com représente un chiffre d'affaires d'environ 1,3 milliard de dollars en solution de réseau. 3Com possède trois marques : H3C, 3Com et TippingPoint dans le domaine de la sécurité.
Créée en 1979 par Robert Metcalfe, le créateur du protocole Ethernet, 3Com s'est développée au début dans le développement d'adaptateurs de réseaux locaux. Après une période difficile en 1986, 3Com se lance dans une série d'acquisition parmi lesquelles on peut citer U.S. Robotics spécialisé dans les modems qui avait lui-même racheté Palm Inc.
Pendant la décennie 1990, 3Com a essayé de développer sa présence sur le segment de marché des Assistants personnels se détournant un peu de son cœur de métier originel des réseaux haut de gamme et abandonnant aussi l'activité des modems.
A partir des années 2000, elle revient sur cette activité première et crée la joint venture H3C avec la société chinoise Huawei pour construire des systèmes de routage et de commutation. Avec le rachat d'H3C il y a quelques mois, 3Com était revenu sur le marché du data center et possédait une gamme complète de produits de réseau plutôt orientés grands comptes (routeurs, switchs, WLAN, logiciel et produits de sécurité).
Ce rachat va donc renforcer l'approche d'HP visant à consolider son offre serveur, stockage et réseau dans des solutions packagées. C'est ce que vient d'annoncer HP en dévoilant la semaine dernière avec sa nouvelle stratégie Converged infrastructure qui prend le relais de l'Adaptive Infrastructure introduite il y a quatre ans environ. Le rachat de 3Com permet à HP à la fois d'augmenter sa présence en Chine et de profiter aussi des capacités de fabrication que possède 3Com sur le territoire chinois. L'acquisition devrait être finalisée dans la première moitié de 2010.

Canon met la main sur Océ

Canon et Océ, les deux poids lourds du marché de l'impression, ont décidé de fusionner leurs activités et de ne plus faire qu'un. Une solution comme une autre pour sortir de la crise économique dans laquelle le marché reste englué et pour éviter une concurrence acharné qui finit par faire lourdement pression sur les prix. 
Dans un communiqué de presse commun, les deux fabricants annoncent leur ambition de devenir le numéro du marché de l'impression en termes de présence.
Canon a donc proposé de racheter les actions d'Océ au prix unitaire de 8,60 euros. C'est 70% au-dessus de la dernière cotation en bourse. Et même 137 % au dessus du prix moyen des 12 derniers mois. Canon devrait donc débourser environ 1,1 milliard de dollars pour cette acquisition.
Une proposition unanimement saluée par la direction d'Océ et par les actionnaires de la société (Ducatus, ASR, ING, Bestinver Gestion SA) qui ont tous accepté de vendre leurs parts à Canon. Parfois même de façon irrévocable.
Á l'issue de cette opération, Océ deviendra donc une division de Canon, mais conservera son identité propre, sa direction actuelle, sa marque et son siège social basé à Venlo aux Pays-Bas. Océ pilotera aussi sa R&D et sa fabrication. Le comité directeur et le management clé de l'entreprise resteront en place. Des conditions exceptionnelles, qui ont aidé à emporter la décision finale du constructeur.
" Avec la fusion entre Canon et Océ, nous pensons être en mesure de dégager des bénéfices clairs, non seulement dans le domaine de la R&D, mais aussi en termes de mix produits et de marketing, et nous sommes confiants que cette combinaison gagnante contribue grandement à l'atteinte de notre objectif de devenir numéro Un en termes de présence globale dans l'industrie de l'impression ", a déclaré Tsuneji Uchida, directeur des opérations chez Canon.
L'ambition pour Canon étant de capitaliser sur la complémentarité des produits Océ/Canon, mais aussi de profiter du circuit de distribution, de l'unité R&D et des outils de production d'Océ pour devenir le numéro 1 du marché de l'impression.

eBay conclut la vente partielle de Skype

70% de la société seront vendus 2 milliards de dollars à un groupe d'investisseurs dont les deux fondateurs du système de téléphonie sur internet. Le site de vente aux enchères en ligne conserve une participation de 30%. Celui-ci recevra 1,9 milliard de dollars en numéraire puis ultérieurement 125 millions de dollars.

Les 70% du capital se répartissent comme ceci : 56% reviennent à plusieurs investisseurs dont les fonds Silver Lake Partners et Andreesen Horowitz ainsi que l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada (CPPIB). Et 14% reviennent aux deux fondateurs de Skype, Janus Friis et Niklas Zennstrom, à travers leur société Joltid.


Alors que la France est toujours à la traine…

Secteur IT : la France manque de compétitivité

La France ne se classe qu'à la 17ème place de l'Index mondial de la compétitivité dans les technologies de l'information. La prestation est peu glorieuse pourrait-on penser à première vue. Pourtant les atouts ne manquent pas et la France progresse d'une année sur l'autre, note l'Economist Intelligence Unit qui publie avec le BSA le classement de soixante six pays.
Pour la 3ème année consécutive, l'étude publiée par l'Economist Intelligence Unit sous le parrainage de la Business Software Alliance (BSA) évalue et compare la situation du secteur des technologies de l'information dans soixante-six pays, dont la France. Ce qui lui permet de déterminer dans quelle mesure la compétitivité du secteur informatique y est favorisée et d'inviter les décideurs politiques à mettre en place des mesures favorables au développement des technologies de l'information et à soutenir l'innovation.
La France se classe donc au 17ème rang mondial de cet Index 2009 de la compétitivité du secteur des technologies de l'information (2009 IT Industry Competitiveness Index), avec un score de (59,2) sur 100. Elle progresse de trois places par rapport au classement de 2008 et occupe la 9ème place en Europe. « Dans le climat économique actuel, il est plus important que jamais de chercher à renforcer le secteur des technologies », déclare Natacha Jollet-David, porte-parole de la BSA en France. « Même si, selon le rapport de l'Economist Intelligence Unit, la réglementation du marché du travail risquerait de freiner les créations d'emploi dans des pays comme la France ou l'Allemagne. Les technologies peuvent être le moteur de la reprise économique et nourrir une croissance sur le long terme. »
L'étude de la BSA note que la France se classe " relativement bien " sur les terrains du climat général des affaires, de l'environnement législatif, de l'infrastructure IT et du soutien au secteur informatique. Parmi les domaines à améliorer figurent les ressources humaines et la R&D. Les cinq pays les mieux classés en Europe sont, dans l'ordre, la Finlande (au 2ème rang mondial), la Suède (3ème), les Pays-Bas (5ème), le Royaume-Uni (6ème) et le Danemark (8ème).
« Au niveau mondial, le secteur informatique a raisonnablement bien supporté la crise, malgré la baisse des investissements en technologie », note Denis McCauley, directeur des études mondiales sur les technologies au sein de l'Economist Intelligence Unit. « Plutôt que d'improviser des mesures passagères destinées à gonfler la production du secteur ou à soutenir les entreprises informatiques en difficulté, les décideurs publics doivent s'attacher à renforcer les facteurs fondamentaux de la compétitivité du secteur sur le long terme. »
Six facteurs de compétitivité : L'Economist Intelligence Unit a établi un classement des pays bien positionnés au regard de ces six « facteurs de compétitivité » et qui possèdent en général une industrie informatique (très) performante. L'objectif de cette étude consiste à apporter aux pouvoirs publics une feuille de route destinée à gérer les atouts et les faiblesses des actions menées en faveur du renforcement du secteur informatique national.
Les constats de l'étude de l'Economist Intelligence Unit et les recommandations de BSA portent également sur les thèmes suivants :
Les réseaux à haut débit sont un facteur de compétitivité vital pour le secteur informatique, et les pays les adoptant moins rapidement risquent de voir s'aggraver leur déficit de compétitivité. Les entreprises technologiques réclament un accès à l'internet rapide, fiable et sûr, et l'importance du haut débit ira croissant avec l'essor du nombre de services et de logiciels distribués par l'internet.
Investir dans le développement des compétences demeure un impératif de long terme. Les pays qui dispensent des formations associant informatique, commerce et langues étrangères se doteront d'une meilleure main-d'œuvre informatique.
Le protectionnisme et les aides en faveur de « champions nationaux » nuiront aux efforts de relance et à la compétitivité à long terme du secteur. Les pouvoirs publics doivent trouver un équilibre entre les aides favorisant les investissements et la croissance de l'industrie et celles qui introduisent des pratiques commerciales déloyales et un protectionnisme susceptibles de nuire à la compétitivité.
Le régime de la propriété intellectuelle s'améliore dans de nombreux pays émergents, mais il reste des progrès à accomplir. La protection de la propriété intellectuelle est toujours d'une importance critique pour la compétitivité informatique et constitue un moyen relativement peu coûteux pour stimuler le développement économique sur le long terme.
Pour plus de détails sur les résultats et la méthodologie de l'étude, voir Resilience amid turmoil: Benchmarking IT industry competitiveness 2009, disponible gratuitement (en anglais) sur les sites www.eiu.com ou www.bsa.org/globalindex.

Classement du logiciel européen Truffle 100 La France derrière l’Allemagne et le Royaume Uni

Avec 19 éditeurs dans les 100 premiers européens, la France se classe au troisième du logiciel européen, loin derrière l'Allemagne dopée par la présence de SAP et le Royaume-Uni. Ce classement montre la faiblesse du logiciel européen face à son concurrent américain avec quelques sociétés de classe mondiale et un chiffre d'affaires cumulé équivalent à seulement 40 % du seul Microsoft. C'est ce qu'indique le palmarès des 100 premiers éditeurs de logiciels, Truffle 100 Europe (1), réalisé par Truffle Capital avec le concours du CXP et du TOP 100 Research Foundation.
Tel un marronnier qui fleurit chaque année, le Truffle 100 ne peut pas modifier en profondeur la situation d'une année sur l'autre. Le constat est tel que la situation du logiciel européen est connue et fait montre d'une faiblesse patente par rapport à son concurrent américain. Beaucoup place des espoirs dans le logiciel libre pour renforcer la position du logiciel européen, mais cela prendra du temps. Il convient donc de regarder de manière plus détaillée pour voir si les choses évoluent dans la bonne direction.
Dans cette confrontation entre les deux rives de l'Atlantique, l'Europe ne peut présenter que quelques trop rares acteurs de taille mondiale, au rang duquel SAP fait partie de la bande des 4 - Microsoft, IBM, Oracle et SAP - qui domine le logiciel mondial. Dans leur domaine respectif, Sage et Dassault peuvent prétendre jouer dans la cour des grands. Ensuite on trouve des éditeurs de taille intermédiaire. Dans les logiciels d'infrastructure, Software AG qui a successivement racheté l'américain WebMethods et l'allemand IDS Scheer va aussi franchir la barre symbolique du milliard de dollars. Si l'on considère le classement EuroSoftware 2007 (1), on observe que sur les 20 premiers éditeurs présents en Europe, 15 sont d'origine américaine, 1 est allemand, 2 sont anglais (Sage et Logica), 1 est français (Dassault Systèmes) et 1 est  nippo-allemand (Fujitsu Siemens Computers).
Globalement, le marché du logiciel est assez concentré : SAP a lui seul représente 37 du chiffre d'affaires cumulé des 100 premiers européens et les 5 premiers dépassent la barre des 50 %.
Domination américaine dans le logiciel : « Si les emplois et la profitabilité du secteur sont maintenus, cette industrie est fragilisée par la crise et connaît une croissance faible. Cette nouvelle édition est marquée par le rachat de sociétés par des groupes américains, mieux armés pour résister en période difficile. Retraitée des acquisitions de sociétés Européennes par des éditeurs Américains, la croissance aurait été presque 2 fois plus importante », précise Bernard-Louis Roques, directeur général et co-fondateur de Truffle Capital
Et de poursuivre : « Nous demandons au gouvernement de soutenir urgemment cette industrie, moteur unique de création d'emplois très qualifiés et axe stratégique clef de croissance économique pour notre avenir grâce à sa forte capacité d'innovation, de création d'emplois et de richesses économiques. Le secteur, très compétitif, est de plus en plus marqué par le leadership des Etats-Unis. Cette tendance ne doit pas être irréversible ».
Le « Truffle 100 » européen montre que le nombre d'emplois qualifiés entre 2007 et 2008 a augmenté de 13,7%, passant de 194 000 à 211 985 dont 80% sont employés par les tops 34 avec la France en troisième position. Le « Truffle 100 » connait une augmentation de son chiffre d'affaires de + 3%, en forte baisse par rapport au 10 % de l'année 2007. Mais la crise est passée par là.
Quelques chiffres significatifs parmi Les chiffres marquants du Truffle 100 Europe :
- Le chiffre d'affaires 2007 est de 25 milliards d'Euros, comparé à 24,4 milliards en 2007, et 70% a été réalisé par les 25 premières sociétés du classement (80% par les 25 en 2007) ;
-Les bénéfices sont passés de 3,2 milliards en 2007 à 3,6 milliards en 2008 (une augmentation de 11%) ;
- Le chiffre d'affaires total des éditeurs européens rachetés par les éditeurs américains en 2008 avoisine les 500m€ ;
- Les effectifs ont augmenté de 13,7% pour atteindre 211 985 employés en 2008 - les emplois en R&D ont quant à eux augmenté de + 25% pour passer de 41 591 employés à 52 020 employés en 2008 ;
- Le montant des investissements en R&D ont baissé pour passer de 3,736 milliards d'Euros en 2007 à 3,642milliards d'Euros en 2008 (une baisse de 3%) ;
- Les acquisitions 2008 sont les suivantes : l'ancien numéro 88, Gruppo Formula (IT), a été racheté par Sage ; l'ancien numéro 89, Financial Objects PLC (UK), par Temenos, et l'ancien numéro 91, IBS Opensystems PLC (UK), par Capita.
(1) Le classement EuroSoftware 100 réalisé par PriceWaterHouseCoopers - dont les résultats de la version française viennent d'être publiés - inclut tous les éditeurs présents sur le sol européen (Le classement Truffle 100 du marché français)

EuroSoftware100 édition 2009 Faiblesse et verticalisation du logiciel français

Après le rachat de Business Object, Dassault Systèmes pèse désormais de tout son poids sur le logiciel français puisqu'il représente à lui seul, près d'un tiers du chiffre d'affaires cumulés des 100 premiers éditeurs. Il vient d'ailleurs de renforcer ses activités avec le rachat des activités ventes et support PLM d'IBM. Il est un peu au logiciel français ce que SAP est au logiciel européen.
L'EuroSoftware100 (Le classement EuroSoftware 100 du marché français) publie son édition 2009 du Top français qui recense les 100 premiers éditeurs de logiciel français. Selon EuroSoftware, l'édition 2009 met en évidence la verticalisation de l'industrie française comme facteur de résistance à la crise.
La taille des éditeurs français reste limitée, due à une faible internationalisation. Dassault Systèmes est le seul éditeur français présent parmi les 20 premiers mondiaux, et seul trois français sont dans le top 50 éditeurs en Europe. En effet, la France ne représente que 16% du marché européen du logiciel, alors que le taux d'exportation dans le chiffre d'affaires est bas. Si les 10 premiers éditeurs français exportent 75% de leur production, les 40 suivants n'en exportent que 37%, et le top 51 à 100 seulement 21%. « Par ailleurs, la vague de la consolidation qui a déferlé en 2007 a continué de faire des ravages l'an dernier : en 2 ans pas moins de 11 sociétés parmi les plus importantes ont disparu du Truffle 100 pour cause de rachat par des éditeurs américains, allemands ou anglais », rappelle Bernard-Louis Roques, Bernard-Louis Roques, directeur général et co-fondateur de Truffle Capital en commentant le Truffle 100.
La faiblesse de la France en matière de logiciels d'infrastructure est à nouveau visible dans cette édition exception faite du deuxième du classement : Axway qui prendra son indépendance en 2010 par rapport au groupe Sopra. II faut chercher au-delà de la 30e place pour retrouver un nouvel acteur de ce marché : Orsys.
Métier ou verticaux :Sur les 20 premiers éditeurs, prés de la moitié sont des éditeurs verticaux et les autres affichent une stratégie clairement orientée métier : Cegid depuis son origine travaille sur différents métiers (expertise comptable, mode/distribution...) alors que Générix se focalise depuis plusieurs années vers la distribution
Les éditeurs français sont des spécialistes leaders sur leurs marchés. Dassault dans le PLM, Cegedim, qui vient de procéder à une augmentation en capital avec le soutien du FSI, dans la santé, Murex et Sophis en finance, etc. Ces sociétés ayant atteint une masse critique, cette spécialisation est une garantie de survie sur un marché de plus en plus scindé entre grands généralistes et spécialistes de niche.
Selon les auteurs du classement EuroSoftware 100, le SaaS est aujourd'hui une réalité et poursuit sa pénétration du marché, favorisé par la crise. Cette activité progresse chez des éditeurs déjà présents  comme Cegid, Lefebvre Software, Générix, Esker ou des sociétés dites pure players que se sont créées avec le SaaS comme Emailvision, Sidetrade, Oodrive ou Proginov.
« Cette étude montre bien (...) que les entreprises françaises du secteur du logiciel n'ont pas atteint, dans leur grande majorité, la taille critique qui pourrait leur permettre de se protéger contre des rachats étrangers et d'envisager sereinement un développement à l'international. C'est pourquoi je veux leur faciliter l'accès à la commande publique, en faisant largement connaître auprès d'elles et des acheteurs publics la possibilité prévue par la Loi de Modernisation de l'Economie de leur réserver 15% d'un marché public», commente Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique.
« Les acteurs du logiciel français réunissent tous les atouts pour mériter une vraie politique industrielle... à commencer par l'aménagement du statut de JEI (Jeune Entreprise Innovante) (1), qui pousse les éditeurs à se vendre au bout de 8 ans, ou à travers la mise en place d'un véritable Small Business Act (SBA). Ce SBA est une mesure anticrise idéale : créatrice d'emplois, à coût budgétaire nul, qui permet aux administrations de faire des économies tout en gagnant en productivité. Elle permettra aussi aux éditeurs nationaux de devenir consolidateurs plutôt que cibles... », conclut Bernard-Louis Roques.
(1) Ce statut, mis en place par la loi de finances pour 2004, a vocation à apporter un soutien significatif à des jeunes entreprises très actives en R&D et leur permettre ainsi de passer le cap difficile des premières années de leur développement, sous réserve qu'elles répondent à certaines conditions.

Et que nous sommes d’humeur changeante et moins stressés…

Deux informaticiens sur trois prêts à changer d’entreprise

Près de quatre professionnels de l'informatique sur dix se déclarent affectés par la crise. La plupart d'entre eux pensent que le ralentissement économique actuel représentera un frein pour l'évolution de leur carrière. Certaines catégories semblent être plus touchées par la crise : 45% des 40/49 ans interrogés déclarent que cette crise aura un impact défavorable sur leur carrière, ainsi que 45% des professionnels du développement et 47% des salariés des SSII. C'est ce qu'indique une enquête réalisée par Expectra, un réseau spécialisé de recrutement en partenariat avec lesjeudis.com auprès de près de 3700 professionnels du secteur.
« Pour la première fois depuis 2001, les informaticiens ressentent une inquiétude face à leur avenir : la crise a laissé des traces, commente Hugues Pariot, Directeur Général d'Expectra. Mais ils restent pragmatiques, ouverts à toute opportunité et se déclarent prêts à bouger... si les conditions pour ce changement sont réunies ».  
Face à cette situation, tous les profils informatiques et télécoms ne sont pas logés à la même enseigne : 41% des professionnels travaillant dans les ventes techniques et 28% des répondants du secteur de l'audit/conseil/études pensent que l'influence de la crise sera plutôt favorable à l'évolution de leur carrière.
Plus de 2/3 des professionnels en poste interrogés envisagent de changer prochainement d'entreprise, dont un peu plus de 38% dans les 6 mois à venir, avec un objectif clair : une augmentation de leur salaire. Un écho intéressant dans le contexte général d'austérité salariale.
Quant aux moins de 30 ans, ce sont les plus mobiles en cette période de crise : 43% des 20/29 ans souhaiteraient partir vivre à l'étranger, contre 13% qui seraient prêts à accepter une mission dans une autre ville de France.
SSII vs Client final : une lutte des générations : Les personnes entre 20 et 29 ans plébiscitent, pour la plupart, un poste dans une SSII alors que les 30/49 ans favorisent plus volontiers un emploi au sein d'une DSI d'un client final. Les SSII permettent aux juniors de capitaliser sur leur formation initiale et d'accéder rapidement à des missions valorisantes avec un niveau de salaire satisfaisant. Ce qui constitue un tremplin intéressant pour la suite de leur carrière. Quant aux missions chez les clients finals, elles apportent une stabilité professionnelle et géographique qui est souvent davantage recherchée par les plus expérimentés.
Près de trois personnes interrogées sur quatre déclarent avoir choisi l'informatique par vocation, c'est encore plus vrai pour ceux qui travaillent dans les domaines des systèmes et réseaux (84%) et du développement (79%). A l'inverse, les opportunités de carrières ont davantage influencé le choix de métier pour les professionnels des ventes techniques (53%) et de l'audit/conseil/études (48%) ; Ce secteur est d'ailleurs le plus plébiscité par les cadres (35%) mais aussi par les femmes (37%), devant le développement avec 29%.
De fortes aspirations vers des postes d'encadrement :
33% des informaticiens interrogés envisagent une évolution de carrière vers une fonction de manager alors que 24% des répondants souhaiteraient développer leur expertise technique. La conduite de projet séduit également énormément : 77% des professionnels de l'audit/conseil/Etude, 62% des développeurs, 62% des personnes travaillant chez les éditeurs et 65% des cadres.
Près de 3 personnes sur 5 déclarent avoir bénéficié d'au moins une formation au cours des deux dernières années. Parmi elles, on retrouve plus particulièrement : les 30/39 ans (65%), les cadres (62%), et les professionnels de l'audit et du conseil (65%). On constate un léger avantage pour les collaborateurs des clients finaux (66%), qui ont a priori plus d'opportunités de bénéficier de formations que ceux des SSII (59%).
La GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences) est plus que jamais d'actualité pour tous les acteurs de l'Informatique : il leur est impératif d'anticiper dès maintenant les virages technologiques à venir en formant et fidélisant leurs collaborateurs à fort potentiel. D'un côté comme de l'autre, les perspectives d'évolution et le renouvellement des compétences sont les clés de la fidélisation.
Les professionnels du secteur restent avant tout attirés par les formations techniques alors que le management et la gestion de projet sont en tête de leurs souhaits d'évolution. Les efforts de Marketing de la formation semblent nécessaires pour susciter une prise de conscience ou les accompagner dans la construction de leur parcours de formation.
Méthodologie de l'Etude : Cette étude a été menée à partir d'un questionnaire administré en ligne du 2 au 15 juin 2009, auprès de 3 689 candidats d'Expectra et du site Lesjeudis.com, échantillon représentatif des professionnels du secteur informatique. Les données de l'étude ont été analysées par l'institut d'études marketing Init

Des salariés un peu moins stressés qu’il y a un an

Paradoxe. Alors que la vague de suicides chez France Télécom, Renault ou PSA place la souffrance au travail au cœur de l’actualité, une enquête note un léger recul du stress.
En dépit des tensions sociales engendrées par la crise, les Français ne désavouent pas la « valeur travail ». Selon une enquête menée à la mi-septembre, les deux tiers des 2 000 salariés interrogés sont satisfaits de leur travail : 77 % se disent même « impliqués » et 61 % « motivés ». Des chiffres stables par rapport à 2008. Mieux, pour 68 % des sondés, le climat au sein de leur équipe est globalement satisfaisant. Et le niveau de stress a même baissé de deux points en un an.
Comment expliquer cet optimisme inattendu ? Le management de proximité semble jouer son rôle tampon. Pour une majorité de sondés, le manager direct favorise la bonne ambiance au travail. La confiance qu'ils placent dans leur supérieur hiérarchique augmente même de deux points pour atteindre 53 %. Un élément positif puisque le manager reste le premier interlocuteur en cas de problème. Les salariés construisent aussi d'abord leur projet professionnel avec lui et non avec l'équipe des ressources humaines.
Autre piste évoquée: une forme de détachement et d'autoprotection. En cas d'insatisfaction, de plus en plus de salariés ont tendance à « lever le pied » (34 % contre 31 % en 2008). Et s'ils connaissent la stratégie de leur entreprise, ils sont seulement 46 % à y adhérer.
Le gel des salaires plus redouté que le chômage : Parmi les griefs, on trouve les faibles perspectives d'évolution offertes par l'entreprise. Un employé sur deux se dit prêt à changer de métier pour évoluer. Autre point noir : la rémunération. Seuls 38 % des employés jugent leur salaire cohérent au regard du marché. Et 64 % redoutent un gel des salaires en 2010. La crainte d'un plan social ou du chômage partiel ne concerne « qu'un tiers » des salariés. Lucides face à la crise, ils seraient prêts à passer à l'action radicale si la situation semble sans issue ; 66 % des sondés comprennent les actions extrêmes menées ces derniers mois à Molex, Caterpillar ou New Fabris. A noter que les DRH interrogés sur les mêmes questions se montrent sur un grand nombre de sujets plus pessimistes que les salariés.

La création d'entreprise high-tech se porte mieux que jamais

Entrepreneurs dans les nouvelles technologies, bravo ! Vous figurez au tiercé gagnant de la création d’entreprise en 2009.
S'il est un secteur qui résiste en 2009, c'est bien celui de l'entrepreneuriat !
Celui-ci ne connaît pas la crise, comme en témoignent les derniers chiffres de l'Insee pour le mois d'octobre en matière de création d'entreprise. Largement soutenus par le statut d'autoentrepreneur, ils sont une fois de plus très satisfaisants : l'Institut enregistre en effet la création de 55 233 entreprises au mois d'octobre 2009 (dont 33 000 auto entreprises, et 20 614 entreprises nouvelles).
Et qu'en est-il dans le secteur de la high-tech ? Pour répondre à cette question, il faudra se référer aux chiffres de l'APCE (Agence pour la création d'entreprise), qui fournit une analyse plus détaillée pour le secteur Information et Communication mais qui date de mars 2009. Selon l'APCE, 8 541 entreprises ont été créées de décembre 2008 à mars 2009 dans le secteur TIC, contre 4 745 un an plus tôt, soit une croissance de plus de 80 % !  Ainsi, ce secteur, bien que peu important par sa taille, enregistre une des plus fortes croissances de la création d'entreprises en France au regard de l'année précédente.
Cette très forte augmentation est en grande partie liée aux activités de programmations, conseils et autres activités informatiques (+ 93 %) parmi lesquelles la programmation informatique a enregistré une hausse de... 241 %. 
Pour la seule Ile-de-France, la croissance est du même ordre : + 108 % entre mars 2008 et mars 2009, soit près de 5 800 entreprises qui ont été créées au cours du premier semestre 2009.
L'autoentrepreneur, un statut particulièrement adapté aux informaticiens :
Alors que les plans de licenciements se sont enchaînés depuis environ dix-huit mois, les créations d'entreprise ont donc fortement augmenté. Doit-on pour autant en déduire une relation de cause à effet, qui indiquerait au premier coup d'œil que les personnes licenciées se seraient « rabattues » sur la création de leur propre activité pour rebondir ? Certes, mais en partie : le régime de l'autoentrepreneur, lancé dans les faits depuis janvier 2009, vient bien gonfler les statistiques en la matière.
Ainsi le réseau France Active, qui finance les petits projets de création, constate une recrudescence de demandes émanant d'individus frappés par le chômage et dont les projets ne passent pas la présélection. Comme celui de Sébastien Maysse, qui a lancé sa petite entreprise en Picardie, profitant du nouveau régime particulièrement alléchant. « J'étais en CDD depuis deux ans et voyant la fin de contrat arriver, j'ai pris les devants et j'ai créé ma boîte de maintenance informatique en mars 2009 », raconte ce jeune technicien autodidacte et multi compétence.
Beaucoup de projets dans l'Internet 8 541 entreprises ont été créées de décembre 2008 à mars 2009 dans le secteur TIC.  Cela dit, le gonflement des chiffres ne repose pas sur les seuls autoentrepreneurs, loin de là. « La crise a favorisé la création d'entreprises innovantes dans les TIC », constate, lui aussi, Sébastien Guillot, chargé d'affaires Oséo Innovation sur des projets liés au numérique à Paris intra-muros. Edition, e-commerce, e-tourisme, Green Technologies... les projets abondent, en réponse aux nouveaux besoins identifiés sur le marché.
Mais ces projets ne voient le jour et ne perdurent que s'ils sont bien en phase avec le marché. « Nous sélectionnons des projets viables, solides », explique Dominique Fayet, chargé de mission création d'entreprise de l'association Hauts-de-Seine Initiative. « Or les projets Internet sont plus difficiles que les autres : le marché reste toujours émergent et nous constatons pas mal de défaillances d'entreprises dans ce domaine », déplore-t-il. Les créateurs se heurtent bien souvent à la difficulté de réaliser des prévisions commerciales ou propose des projets technologiques hyper pointus mais pas assez en phase avec les besoins et les réalités.
Du besoin vers la technologie et pas l'inverse : « Dans le domaine des technologies, les créateurs sont souvent de super experts, avec un excellent CV. Mais les revenus d'une entreprise high-tech sont très souvent loin derrière ceux générés par un bar-tabac ! Les projets qui marchent sont créés par des gens très pragmatiques qui décident de se servir d'Internet pour entrer sur un secteur très pointu », développe Dominique Fayet. Comme une bourse en ligne pour les agriculteurs ou un site de vente de vins de très grand cru...
Un constat partagé par Sébastien Guillot : « Nous voyons fleurir des projets de haut niveau, fortement spécialisés sur des technologies pointues ou des nouveaux usages, comme par exemple la convergence mobile internet. » Et dans ce domaine, pas de place à l'improvisation ou au projet bâclé en quelques semaines, bien au contraire. « En raison de la crise, les porteurs de projets s'entourent de fortes compétences, analysent le contexte actuel et les opportunités sous-jacentes. Du coup, les projets sont parfaitement réfléchis, mieux bâtis et les créateurs prennent moins de risques, même si les risques restent toujours présents, bien sûr », considère Sébastien Guillot.

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