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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Mars 2010

Comme il est, depuis maintenant plusieurs années, EGILIA vous propose de prendre connaissance de son baromètre trimestriel, le premier de cette année 2010.

Plusieurs thèmes y sont présents, au travers un florilège d’actualités, volontairement non commentées : L’emploi, bien sûr, mais aussi les mouvements qui ont marqué, à notre sens, l’industrie informatique.

Nous vous en souhaitons bonne lecture et restons, comme toujours, ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com

EMPLOI

Emploi en 2010 : une reprise bien fragile

L’année 2009 restera comme l’une des pires qu’ait connu la profession sur le plan du chômage, avec des hausses spectaculaires de +58% (+10 300) chez les demandeurs d’emploi en informatique sans emploi (Cat A), de +55% (+11 900) pour l'ensemble comprenant tous les demandeurs d’emploi en informatique, donc ceux ayant eu une activité réduite (Cat A+B+C). 
Soit une progression trois fois supérieure à celle constatée sur l’ensemble du marché du travail (+18,5% / +407 200 personnes) sur la même période, souligne encore le Munci. Depuis l’été 2008 et le début de la crise, où l’on avait atteint un point bas de 14 800 demandeurs d’emploi en juin 2008, le chômage aurait progressé de… 90% dans l’informatique.

Mais aujourd’hui, que cela soit le chômage, le recrutement cadre ou l’activité en SSII, tous les indicateurs sont repassés au vert et, sur l'ensemble de l'exercice 2010, le Syntec informatique table sur une légère croissance comprise entre 0 et 2 %. NB : Les cabinets d'analystes se montrent plus enthousiastes.

Néanmoins, la remontée de l’offshore ou le tarissement du financement de la formation pourraient ternir cet optimisme.
1/ En sommeil durant la crise, l’offshore devrait se réveiller : Si l'on sent bien que la reprise se dessine, elle reste néanmoins fragile. A cela plusieurs raisons. Syntec informatique prévoit « seulement » de 20 000 à 25 000 embauches en 2010 dans le secteur logiciels et services. Le taux de démission étant au plus bas – 2 % en SSII selon Oberthur Consultants –, il n'est pas dit que le solde entre entrées et sorties soit positif. Avec de 16 000 à 18 000 recrutements annoncés en 2009, la profession aura détruit de 7 000 à 10 000 emplois. Avec un point noir : les jeunes diplômés. La promotion 2010 devrait, comme la précédente, faire les frais de la politique de recrutement actuelle privilégiant les profils expérimentés, immédiatement opérationnels.

2/ Autre sujet d'inquiétude : la formation. Alors que les SSII avaient massivement envoyé leurs ingénieurs en intercontrats durant le dur de la crise, le Fafiec, l'organisme paritaire en charge du financement de la formation de la filière, a terminé l'année 2009 avec les caisses vides. Victime de son succès. Son budget sera en baisse en 2010 et les conditions d'attribution durcies. Du coup, les SSII pourraient être tentées de licencier leurs intercontrats faute de pouvoir utiliser le levier de la formation.

Les grandes tendances du recrutement : Si en 2009, crise oblige, les entreprises n’ont pas rivalisé d’imagination pour recruter, elles ont du pain sur la planche cette année. Cinq grandes tendances se dessinent.
La Toile regorge d'outils précieux pour aider les recruteurs à dénicher des candidats. Plus question de se contenter de diffuser des annonces sur les sites d'emploi, les recruteurs doivent revoir leurs méthodes de travail, comprendre par exemple les rouages de Google, et oser diversifier leurs canaux de recrutement. De Twitter à LinkedIn, en passant par Viadeo ou Facebook, et bientôt l'iPhone, ils n'ont que l'embarras du choix.

1. Le référencement naturel, un passage obligé pour les recruteurs : En 2010, les recruteurs ne pourront plus faire l'impasse sur Google. « Les entreprises ont manqué la révolution du référencement naturel en 2009. Elles ont quasiment toutes des sites Carrières mal référencés. Du coup, leurs offres ne remontent pas dans les moteurs de recherche. C'est un gros gâchis », explique Laurent Pilliet, patron de Naopresse, agence spécialisée dans les RH, et coauteur de l'ouvrage Tops et flops du recrutement (Studyrama).

2. La généralisation de l'usage des réseaux sociaux professionnels : Le recrutement 2.0 n'a pas dit son dernier mot. Surtout dans des secteurs innovants comme celui de l'informatique. D'une manière générale, les réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn ou Viadeo investissent de plus en plus la sphère de l'entreprise. Des postes de responsables de médias sociaux ou de communautés ont vu le jour dans des sociétés IT (Orange, Dassault Systèmes, etc.), avec un objectif : élaborer de véritables stratégies pour mettre en avant leur marque sur les différents sites communautaires, une façon peu coûteuse de développer sa notoriété et de contrôler sa réputation. Quant aux recruteurs, ils pourraient aussi, cette année, se tourner davantage vers les moteurs de recherche d'offres d'emploi sur Internet – encore peu utilisés par les candidats – tels que Jobijoba.fr, Moovement.fr ou, les versions françaises des sites américains Simplyhired et Indeed.

3. Facebook, un terrain de chasse pour les recruteurs… : Comment rester insensible aux 15 millions de Français inscrits sur Facebook ? Il y a fort à parier qu'en 2010, les recruteurs aillent davantage à la rencontre des candidats qui se cachent – ou pas – sur le réseau des amis. Les groupes tels que Recrutement et RH 2.0 (1 685 fans) ou Recrutement Web 2.0 (3 596 fans) pourraient aussi se multiplier sur Facebook. Même les cabinets de recrutement créent de plus en plus leur page sur Facebook, offrant parfois une liste des annonces disponibles.

4. Twitter : De plus en plus de recruteurs postent leurs offres sur l'outil de microblogging Twitter. Certaines entreprises, comme le groupe Société Générale, se sont créées un compte sur Twitter pour draguer les candidats, divulguer des offres et leur proposer des conseils. Elles risquent d'être de plus en plus nombreuses à franchir le pas même si, en France, Twitter n'est pas encore très populaire. De leur côté, les candidats à l'emploi – les informaticiens, entre autres – n'ont déjà que l'embarras du choix pour accéder à des annonces, en un clic. Il existe déjà plus de 40 comptes susceptibles de les intéresser. La liste Recrutement 2.0 sur Twitter peut aussi leur donner des idées…

5. Le mobile, un nouveau canal de recrutement ? Les recruteurs vont-ils se laisser séduire par l'iPhone ? C'est encore la grosse inconnue. La consultation des offres sur mobile est aujourd'hui facilitée par la démocratisation des smartphones comme l'iPhone, et le développement de la 3G accessible de plus en plus facilement. Le métro, le RER, le bus sont des endroits privilégiés de consultation Web. Les recruteurs ont donc tout intérêt à ne pas bouder ce nouveau canal de recrutement et à diversifier leurs méthodes de sourcing. A titre d’exemple, certains éditeurs comme Recrutae n'ont pas tardé à proposer à leurs clients une solution de recrutement pour iPhone. Ceux-ci peuvent consulter quotidiennement les derniers CV reçus depuis leur téléphone, y répondre en envoyant, si besoin, des courriers types. Ils accèdent aussi, par exemple, à une série limitée de statistiques sur les embauches effectuées, le nombre de visiteurs et de pages vues sur les offres et le site RH du recruteur, l'origine des visites, etc.

Embauches dans l'informatique : embellie possible

L'Apec ne prévoit aucune amélioration sur le marché de l'emploi des cadres. En revanche, la fonction informatique semble épargnée. Elle pourrait afficher une hausse des embauches de l'ordre de 10 %.
Selon l'Apec, le marché de l'emploi des cadres ne devrait globalement pas s'améliorer cette année. Exception faite des cadres informaticiens. L'Apec prévoit ainsi qu'il y aura dans ce secteur entre 21 800 et 24 000 embauches. Soit, dans le meilleur des cas, une croissance de 11 % par rapport à 2009 (21 700 embauches).

En revanche, les autres fonctions annoncent toujours des baisses avec des taux compris entre -29 % et -22 % pour la finance, entre -34 % et -16 % pour les services techniques (achats, qualité, maintenance, logistique, sécurité), ou encore entre -7 % et 0 pour les commerciaux. Toutefois, même si l'informatique s'en sort plutôt bien, on reste loin des près de 50 000 embauches de l'année 2000.

L'Ile-de-France et Rhône-Alpes encore en tête : En termes de répartition des prévisions de recrutements par activité, l'informatique devrait en 2010 représenter 18 % des embauches, 20 % pour les études et la R&D et 22 % pour les commerciaux. Loin derrière la finance, l'administration et la production avec 8 % et les services techniques avec 5 %. : L’Ile-de-France avec 67 000 embauches contre 68 000 en 2009, et la Région Rhône-Alpes avec 13 500 contre 14 180 l'an dernier.

Des offres d'emploi à un euro !

Le nouveau site de recrutement Zijob propose aux sociétés de publier des annonces d'emploi à des tout petits prix. Un concept séduisant.
Bon nombre de recruteurs se plaignent régulièrement des tarifs trop élevés des annonces diffusées sur les sites d'emploi tels que Monster. Fort de ce constat, la société Zigroup vient de créer le site Zijob.fr, avec un objectif : rendre la diffusion d'offres accessible à tous et notamment aux petites structures. « Les prix pratiqués aujourd'hui par les grands noms de l'emploi dérivent directement des tarifs proposés il ya 10 ans dans la presse papier. Ils ne sont aujourd'hui plus justifiés et rebutent certaines entreprises », déclare Thibaud Elzière, cofondateur de Zijob.

Sur ce site, les entreprises peuvent déposer une annonce pour un euro par jour et la supprimer à n'importe quel moment. « Généralement, une fois que l'offre est en ligne, il faut compter entre sept et dix jours pour recueillir 80 % des candidatures », assure Thibaud Elzière.
Plus de 400 offres dans l'informatique : Pour maintenir de tels tarifs, Zijob fait le pari de réunir un volume d'offres conséquent. « D'ici à trois mois, nous tablons sur 10 à 15 000 annonces d'entreprise, tous secteurs confondus, et répartis de façon homogène par secteur et zone géographique, précise-t-il. Avec une centaine de nouvelles annonces par jour, on devrait être viable économiquement ».

Pour démarrer, Zijob a autorisé les entreprises à publier gratuitement des annonces en ligne. Au programme, douze grandes familles de métiers, 460 offres qui sont aujourd'hui répertoriées dans la catégorie informatique et télécoms. Elles concernent en majeure partie des postes dans le développement informatique, l'informatique industrielle et l'ingénierie. S'y trouvent aussi des annonces relatives aux tiercés support-exploitation-hotline et réseaux-sécurité-télécommunications. Pour postuler, les candidats peuvent déposer leur CV. Ils n'ont même pas besoin de créer un compte.

SSII : 5 000 postes à pourvoir en 2010

Onze sociétés de services ont communiqué leurs prévisionnels de recrutement pour la nouvelle année. Des plans plutôt ambitieux, avec une ouverture remarquée sur les profils junior.
Les deux grands ténors du service français prennent leurs responsabilités. En plus des embauches de jeunes diplômés, Capgemini (incluant Sogeti) prévoit de signer 550 contrats en alternance. Atos Origin compte, lui, accueillir 500 stagiaires. Croisons les doigts pour que ces prévisionnels soient respectés dans les mois à venir... A noter que certains prestataires comme IBM, Euriware ou Solucom n'ont pas encore finalisé leur plan de recrutement pour 2010.

Société  :  Capgemini et Sogeti

Nombre de postes  : 1800

Jeunes diplômés et débutants : NC

Principaux profils recherchés : 
Consultants (NTIC, PGI, réseaux et télécommunication, systèmes embarqués, aéronautique, métiers), concepteurs, consultants, architectes, chefs de projet, directeurs de projet (PGI, PLM...). Compétences recherchées : Java, J2EE, GRC, décisionnel, PeopleSoft, Oracle, réseaux et télécoms, systèmes embarqués, C++, UML, TCP/IP

Société  :  Neurones

Nombre de postes  : 700

Jeunes diplômés et débutants : 20 %

Principaux profils recherchés :  Ingénieurs (systèmes et réseaux, développement applicatif sur .Net et Java…), chefs de projet infrastructures et applicatifs, consultants (décisionnel, PGI, GRC, help-desk…), directeurs de projets, architectes réseaux et sécurité, administrateurs bases de données, techniciens et administrateurs systèmes et réseaux, responsables opérationnels de compte infogérance, responsables opérationnels de site infogérance…

Société  :  Devoteam

Nombre de postes  : 500

Jeunes diplômés et débutants : 15 %

Principaux profils recherchés :  Consultant sécurité, consultant service management, risk manager, architecte Java J2EE, architecte infrastructure, architecte .Net, chef de projet infrastructure, chef de projet « billing » télécom, chef de projet production

Société  :  Help-Line

Nombre de postes  : 4500

Jeunes diplômés et débutants : 50 %

Principaux profils recherchés :  Techniciens help-desk, ingénieurs système, administrateurs systèmes et réseaux, intégrateurs packageurs, ingénieurs commerciaux

Société  :  Atos Origin

Nombre de postes  : Plus de 400

Jeunes diplômés et débutants : 60 %

Principaux profils recherchés : Consultants technologiques et ingénieurs systèmes, architectes, chefs de projet, techniciens et analystes d’exploitation

Société  :  Open (Teamlog, Sylis)

Nombre de postes  : 400

Jeunes diplômés et débutants : 15 %

Principaux profils recherchés : Ingénieurs d’études, analystes, réalisateurs, experts en SGBD, chefs de projet, assistants à maîtrise d’ouvrage, ingénieurs systèmes, réseaux, exploitation, ingénieurs et managers commerciaux, fonctions support

Société  :  Econocom

Nombre de postes  : Minimum 250

Jeunes diplômés et débutants : NC

Principaux profils recherchés : Techniciens micro, techniciens micro et réseaux (support de proximité), techniciens help-desk, gestionnaires de parc, superviseurs, responsables opérationnels de compte

Société  :  Ajilon IT Consulting

Nombre de postes  : 240

Jeunes diplômés et débutants : 40 %

Principaux profils recherchés : Support IT : technicien support, superviseur, team leader, support applicatif fonctionnel, service manager. Infrastructure systèmes, réseaux et sécurité : technicien d’exploitation, analyste d’exploitation, ingénieur de production, technicien et ingénieur réseau, administrateur et ingénieur système, administrateur de bases de données, architecte. études & développement, conseil : ingénieur, analyste fonctionnel, concepteur technique, analyste réalisateur, consultant AMOA, architecte, chef de projet et directeur de projet.

Société  :  APX

Nombre de postes  : 150/200

Jeunes diplômés et débutants : 25/30 %

Principaux profils recherchés : Solutions de virtualisation ou d’archivage, infogérance de production, supervision d’infrastructure, développement en nouvelles technologies. Un plus : une bonne maitrise des processus ITIL ou CMMI.

Société  :  Genigraph

Nombre de postes  : 36

Jeunes diplômés et débutants : 25 %

Principaux profils recherchés : Génie logiciel : UML, design patterns. Architectures complexes : serveurs d’application J2EE (EJB, RMI, JMS, POJO) et serveurs web J2EE (servlets, JSP, Struts, Ajax), .Net, web services, IDL et les packages RMI et Corba de Java, outils Spring, Maven, Ant. Persistance (SGBDOO ou SGBDR) à base de JDO, JDBC, Hibernate. Intégration de moteurs de règles métier (Ilog JRules). Interfaçage avec des moteurs d’optimisation (Ilog). Sécurisation (tolérance aux pannes, montée en charge, cryptologie…).

Société  :  Linagora

Nombre de postes  : 30/40

Jeunes diplômés et débutants : minimum  35 %

Principaux profils recherchés : Ingénieurs doté d’un fort niveau d'expertise, sur Linux notamment mais aussi, plus largement, des profils passionnés par l'open source.

Plan social HP : plus de volontaires que de postes supprimés chez l’ex-EDS

Le premier bilan du volontariat au sein de l’entité services d’HP France montre un net excédent de candidats au départ...
Le plan social au sein de HP Enterprise Services France (ex-EDS France) entre dans sa phase ultime. Comme chez HP France (HPF), une des deux autres entités du groupe en France, les candidats au départ sont nombreux au sein de la division services informatiques du constructeur. Selon le syndicat CFTC, le nombre de volontaires avoisinerait le chiffre de 380 (30 % de l'effectif environ). Rappelons que ce plan social porte désormais sur la suppression de 227 postes alors qu'à l'origine il devait faire 580 victimes.

Résultat : la direction n'accepterait pour l'instant que 218 ou 219 candidats au départ, 9 personnes ayant profité de la mobilité interne. « Ce qui nous a surpris, c'est le nombre de séniors qui souhaitent partir, à savoir 79 salariés de plus de 58 ans, soit 90 % de l'effectif de cette tranche d'âge chez l'ex-EDS. Des départs qui ont été acceptés d'office par la direction », relève Jean-Paul Vouiller, délégué syndical central de la CFTC chez HP France. Le responsable syndical souligne que l'excédent de volontaires ne saurait être résumé à l'expression d'un ras-le-bol, arguant que certains départs sont aussi liés à des projets de vie.

Janvier 2010 : Timide hausse de 7 % des offres d’emploi informatique et « disparition statistique » de 1 600 informaticiens au chômage

Indice mensuel de diffusion des offres d'emploi des cadres sur internet de l’Apec : En janvier 2010, leur nombre augmente de 14 % par rapport à janvier 2009, tous secteurs confondus. Le volume d'offres dans l'informatique n'augmente que de 7 %, contre 45 % pour les fonctions commercial-marketing. Ces deux secteurs étant les poids lourds de l'indice, puisqu'ils représentent près de la moitié des offres. Sur douze mois, les fonctions informatiques ont généré 61 856 offres, en baisse de 31 %.

Le ministère du Travail change la donne statistique. Les informaticiens en quête d'emploi se retrouvent désormais dans la catégorie « Systèmes d'information et de télécommunication » et non plus « Personnels informatiques ». Avec ce changement de périmètre qu'il conviendra de cerner, le nombre d'inscrits au Pôle Emploi s'élevait à 28 100 en décembre contre 29 700 un mois plus tôt. Difficile donc de juger de l'orientation du marché du travail même si les statistiques ainsi retraitées font apparaître une baisse sensible avec 400 demandeurs de moins en un mois. Ces chiffres de la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) ne concernent que les inscrits de la catégorie A. En comptant les catégories B et C, c'est-à-dire les chômeurs inscrits à Pôle Emploi mais ayant exercé une activité réduite, le nombre d'informaticiens en recherche d'emploi s'élève à... 33 700. Soit un taux de chômage sectoriel de 6,7 % sur la base d'une population de 500 000 informaticiens.

SALAIRES

Quels salaires pour les artistes du Web ?

Webdesigner, flasheur, ergonome, architecte de l’information… Passage en revue des salaires 2009 des métiers du design numérique. Une profession qui vit différemment les aléas de la crise.
C'est un homme jeune, parisien, de niveau bac + 4. Il travaille dans le design numérique et gagne en moyenne 35 500 euros bruts. Le designer Web n'échappe pas au cliché qui lui colle à la peau. Pour la troisième année consécutive, l'association Designers Interactifs (*) a cartographié ces métiers souvent mal identifiés que sont l'ergonome, le designer d'interaction ou l'architecte de l'information. Des métiers jeunes qui ne dépassent pas les quinze ans d'existence.
A mi-chemin entre la création graphique et la prestation de service informatique, ces professionnels du Web ont plutôt bien traversé la crise sur le plan de la rémunération. Sur les 1710 réponses que comporte l'étude, 37 % déclarent une progression de leurs revenus en 2009 contre 33 % en 2008.
En revanche, leurs conditions de travail ont changé. Beaucoup, suite au retournement de conjoncture, ont massivement abandonné leur statut de free lance (- 11 %) pour intégrer l'annonceur (+ 2 %), et surtout les agences (+ 10 %). Plus d'un designer sur deux travaille désormais en agence. Les multiples rachats de Publicis ont participé à ce mouvement de consolidation.

Les femmes gagnent 22 % de moins : Entre le webdesigner junior qui affiche 25 657 euros bruts au compteur et le directeur de création qui émarge à 66 124 euros, le chiffre rond de la rémunération moyenne cache de fortes disparités. Prime est donnée à l'expérience dans cette profession qui finit malgré tout par mûrir. En effet, 39 % des sondés ont désormais plus de cinq ans d'expérience et 12 % d'entre eux plus de dix ans.

L'appartenance à une école de prestige est également déterminante. Un diplômé de l'ENSCI ou des Beaux-arts gagne de 10 à 15 000 euros de plus qu'un confrère issu de l'Esag. On note aussi un écart de salaire de plus de 22 % entre hommes et femmes. Une disparité choquante au sein d'un secteur censé être novateur dans son approche de l'organisation du travail. Elle montre surtout la difficulté des « designeuses » à accéder aux postes de management.

Salaires bruts moyens annuels pour des profils confirmés :

- Webdesigner, 30 459 € (25 000 € en 2008) £ Le webdesigner intervient sur la conception de l'interface Web : l'architecture, l'organisation des pages, l'arborescence et la navigation d'un site. Il tient compte des contraintes spécifiques à l'ergonomie, l'utilisabilité et l'accessibilité. Métier chapeau, il peut recouvrir différentes spécialités.

- Webmaster, 32 280 € (35 000 € en 2008) ¥ C'est une fonction générique. Le poste de webmaster est le plus souvent assimilé à celui de responsable d'un site Web, et donc associé à la conception comme à la mise en œuvre du site, puis à sa gestion et à sa maintenance.

- Développeur Web, 33 083 € (32 900 € en 2008) ► Le développeur Web programme, teste, corrige les erreurs, assure le suivi et la maintenance d'applications en ligne. Il manie les principaux langages orientés serveurs (PHP, ASP...) pour assurer le dialogue entre l'interface Web et les bases de données.

- Ergonome Web, 34 777 € (30 000 € en 2008) £ L'ergonome transcrit les besoins et les objectifs des utilisateurs afin de créer des interfaces utiles, intuitives et utilisables. Il collabore aussi avec l'équipe design pour assurer la cohésion et la conformité des choix.

- Chef de projet, 37 500 € (45 000 € en 2008) ¥ Il est le garant de la mise en œuvre complète du projet. Son intervention comprend le management de l'équipe, des ressources externes ou internes, le respect du budget et du calendrier, le suivi et l'attribution des tâches. En relation permanente avec le client, il veille également à la rentabilité du projet et à sa qualité globale.

- Développeur front office, 40 000 € (35 000 € en 2008) £ Le développeur front office transforme les maquettes d'interface fournies par l'équipe créative en gabarits (X) HTML et en feuilles de styles CSS. Ces derniers pouvant s'afficher dans un navigateur Web pour des applications alimentées en contenus par des bases de données.

- Designer Web et Flash, 41 400 € (55 000 € en 2008) ¥ Le designer Flash ou flasheur crée des contenus et des animations dynamiques en intégrant des animations Flash au sein de sites développés en HTML ou en produisant des interfaces intégralement en Flash. Il programme en se fondant sur les spécifications fonctionnelles de la direction artistique.

- Architecte de l'information, 44 760 € (35 000 € en 2008) £ L'architecte de l'information définit des structures, des taxinomies et des systèmes de navigation pour optimiser un site Web. Combinant objectifs marketing et besoins utilisateurs, il définit ou supervise le comportement de l'interface et son organisation spatiale.

- Designer d'interaction, 57 000 € (55 000 € en 2008) £ Les usages RFID et autres objets interconnectés ont mis sur le devant de la scène ce profil rare. Le designer d'interaction est le garant du comportement d'un produit, de la façon dont le produit agit ou réagit face à l'utilisateur. Il dispose pour cela de toute une gamme d'outils de modélisation qui lui permettent d'explorer différentes hypothèses.

Des salaires d'informaticiens passés au crible

Page Personnel vient de publier une étude sur les fonctions et les rémunérations pratiquées dans le secteur high tech. Zoom sur quelques métiers clés.
Le cabinet de recrutement Page Personnel, filiale du groupe Michael Page PLC, a analysé 400 missions confiées à sa division informatique (forte de 10 consultants spécialisés) en 2008 et 2009 par près de 250 sociétés utilisatrices, éditeurs et SSII. Il en tire une étude, disponible sur le site qui ne se veut pas représentative du marché de l'emploi, mais qui apporte un éclairage intéressant sur les fourchettes de rémunération associées à une quinzaine de métiers.

Ces derniers sont répertoriés dans trois grandes familles : les systèmes et réseaux (technicien hot line, micro réseaux, exploitation, administrateurs systèmes et réseaux, ingénieur systèmes, réseaux et sécurité), les études et les développements (gestionnaire base de données, développeur, analyste programmeur, consultant technique et fonctionnel, etc.) et le web (infographiste, web designer, traffic manager, etc.).
L'étude tient compte essentiellement des fonctions de techniciens juniors, d'une partie des  cadres de 1er niveau (jusqu'à deux ans d'expérience) et des profils plus confirmés, ayant deux à sept ans d'expérience, sans responsabilité de management. Les salaires mentionnés sont ceux de la région parisienne. Pour les postes en province, il est nécessaire d'appliquer une décote de 10 à 20 %.

Premier constat : Eric Menard, directeur de la division informatique de Page Personnel, observe une stabilisation voire une légère chute des salaires par rapport aux années précédentes.  « Entre septembre 2008 et septembre 2009, l'écart de rémunération est compris entre 10 et 15 % pour les salaires d'embauches de débutants, par exemple, tous postes confondus », analyse-t-il.

Des tensions sur certains profils :

A/ Catégorie Métiers du web.
La situation reste tendue pour le recrutement de certains profils concernant le développement (ingénieur d'étude Java, .net et PHP), surtout celui du Web : il y a toujours une forte demande sur ces métiers.
Les spécialistes du référencement SEO (Search Engine Optimization) et SEM (Search Engine Marketing) ainsi que les intégrateurs Web (peu de compétences sur le marché) sont très recherchés.
La rémunération d'un intégrateur Web, chargé entre autres du montage et de l'intégration des pages HTML selon les standards W3C, est de 20 K€ et 26 K€ par an pour un débutant. La fourchette est comprise entre 26 K€ et 35 K€ par an pour un profil confirmé.
Autre exemple, le Traffic manager, en charge notamment de la mise en ligne des campagnes publicitaires et des partenariats, gagnera entre 21 K€ et 26 K€ par an lorsqu'il débute et entre 30 K€ et 35 K€ par an quand il est confirmé.

B/ Catégorie Systèmes et réseaux. 
L'ingénieur systèmes, réseaux et sécurité débutant se verra proposé entre 30 K€ et 35 K€ par an. Un profil confirmé pourra prétendre à une rémunération entre 35 K€ et 55 K€ par an. Selon la taille de l'entreprise, cette fonction est occupée par une ou plusieurs personnes.
Autre exemple : le technicien micro réseaux. Un métier de proximité qui continue d'avoir la cote. Selon Eric Menard, « il y a toujours en effet un gros besoin de ressources dans les entreprises, pour déployer des parcs informatique, traiter des dysfonctionnements, etc. ». Un débutant gagnera entre 19  K€ et 25 K€ par an, un technicien confirmé entre 24 K€ et 34 K€ par an.

C/ Catégorie Etudes et développement.
Développeur, analyste-programmeur ou ingénieur d'étude et de développement sont aussi des métiers très prisés. Les entreprises recherchent des développeurs, spécialistes de PHP, Java ou .Net, par exemple. Leur rémunération s'étale entre 22 K€ et 35 K€ par an pour un débutant et 28 K€ à 45 K€ par an pour un confirmé.
Enfin, de manière générale, les entreprises demandent de plus en plus de candidats qui, outre des compétences techniques, maîtrisent bien l'anglais et possèdent de réelles aptitudes à communiquer et à travailler en équipe.

Comment faut-il interpréter ces résultats ?
Les fourchettes de rémunérations fournies dans l'étude donnent une indication mais sont à interpréter avec prudence. « Une évaluation au cas par cas est nécessaire. A partir de cette étude, il est nécessaire de prendre en compte différents critères », explique Eric Menard, directeur de la division informatique de Page Personnel. Une rémunération dépend en effet étroitement du profil de l'informaticien : son niveau de diplôme ; son secteur d'activité (certains secteurs grands consommateurs d'informaticiens comme la banque-assurance, par exemple, rémunèrent mieux que d'autres) ; son parcours ; le niveau d'expérience ; le moment de l'embauche (crise ou pas), etc.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Stress au travail : la liste noire des entreprises IT

Xavier Darcos vient de publier sur le site travailler-mieux.gouv.fr la liste noire des mauvaises élèves de la lutte contre la souffrance au travail. Le ministre du Travail montre du doigt les 600 entreprises n'ayant pas répondu à son questionnaire, mais aussi les 12 % de sociétés qui n'ont « apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d'action sur le stress ».

Les entreprises de plus de mille salariés avaient jusqu'au 1er février pour mettre en place un plan de prévention. Sans surprise, les entreprises high-tech sont « bien représentées ». Nous en avons dénombré 36 avec une prédilection pour les SSII (GFI, Accenture, Teamlog...), les spécialistes de la R&D externalisée (Assystem, Coframi, Ausy...) et quelques éditeurs (Cegid, SAP, CA...). Pas de poids lourds (Capgemini, Atos Origin...), si ce n'est Orange France, dont la série macabre des suicides de salariés est pourtant à l'origine de ce dispositif.

(*) Mise à jour. Dès le vendredi 19 février au matin, le ministère du Travail avait retiré de son site cette liste des mauvaises élèves. Sous pression des entreprises concernées ?

Entreprise                                                    Activité
Accenture Technology                               Solutions   SSII
Alti                                                                  SSII
Arès                                                               SSII
Assystem                                                     R&D externalisée
Ausy                                                              R&D externalisée
Avenir Telecom                                          Télécoms
CA                                                                 Editeur
Cegid                                                           Editeur
Coframi                                                        R&D externalisée
Completel                                                   Opérateur télécom
Computacenter                                          SSII
CS Systèmes d'Information                     SSII
Datavance                                                   SSII
EDS Answare                                             SSII
Ericsson France                                        Télécoms
GFI Informatique                                        SSII
GL Trade                                                      Editeur
GPE Informatique Scientifique                SSII
ITS Group                                                     SSII
Motorola                                                        Télécoms
NextiraOne                                                   Services de communications
Numericable                                                Opérateur télécom
Oberthur Technologies                              Cartes à puce
Océ Business Services                             Externalisation des processus documentaires
Orange France                                            Télécoms
Osiatis                                                           SSII
SAP France                                                   Editeur
Sema Télécom                                            SSII
Siemens                                                       Haute technologie
Sun Microsystems France                        Editeur, constructeur
Sylis France                                                 SSII
Team Partners                                            SSII
Teamlog                                                       SSII
TechCity Solutions                                     Assistance technique, hotline
Telindus France                                          SSII
Texas Instrument                                        Télécoms

Pas de loi handicap avant juillet

Les entreprises qui n'emploient pas au moins 6 % de salariés handicapés ne seront pas sanctionnées le 1er janvier 2010 comme initialement prévu par la loi sur le handicap. Celle-ci est reportée au mois de juillet prochain. Ce report est jugé intolérable par Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF), qui souligne que le taux de chômage touche deux fois plus les handicapés que les valides (près de 20 %).

Il estime par ailleurs que la sanction encourue par les entreprises n'en n'est pas véritablement une. En effet, pour chaque handicapé qui aurait dû être employé, l'entreprise devra verser une contribution annuelle majorée de 25 % au fonds de développement pour l'insertion professionnelle des handicapés. Or cette contribution varie de 300 à 500 fois le montant du Smic horaire (8,86 €) selon la taille de l'entreprise.


Et pendant ce temps là, certains continuent à faire leurs courses, d’autres s’allient alors que certains disparaissent… !

VMware rachèterait Zimbra à Yahoo !

Le champion de la virtualisation de serveurs x86 serait sur le point de racheter au moteur de recherche qui souhaite s'en dégager, sa plate-forme open source de travail collaboratif.
Cette plate-forme de travail collaboratif open source, concurrente de l'offre Exchange-Outlook de Microsoft, avait été acquise au prix de 350 millions de dollars en 2007 par le moteur de recherche.

Oracle acquiert Silver Creek

Oracle rachète, pour un montant non dévoilé, Silver Creek Systems, un spécialiste de la qualité de données. Sa particularité : sa plate-forme nettoie et réconcilie toutes les informations relatives à des produits. Elle cible en particulier les besoins de la chaîne logistique et du monde de la fabrication. Une entreprise spécialisée en VPC pourra, par exemple, regrouper les données issues des différents catalogues en ligne, de ses fournisseurs, etc.
Oracle rapprochera logiquement ce nouvel élément de son module d’alimentation de données (ODI), de ses différents MDM (Master Data Management), ou encore de ses applications. Notons que mi-décembre, Dataflux (la filiale de SAS dédiée à la qualité de données) avait annoncé un nouveau module de traitement des données produits.

CA rachète un spécialiste de la gestion de catalogues de services

Déjà partenaire technologique de CA, Oblicore édite Guarantee, un outil d’aide à la gestion du cycle de vie des contrats de services et de génération de rapports automatiques.
Le géant de l'administration informatique a annoncé l'acquisition de la société Oblicore. Guarantee, la solution phare de ce petit éditeur américain, a été conçue pour gérer les portefeuilles de contrats de niveau de services (SLA) négociés entre directions informatiques et directions fonctionnelles ou encore suivre l'évolution des engagements pris par des prestataires informatiques.

Monster s’offre enfin Hotjobs, le site emploi de Yahoo!

Après un échec face à Yahoo! il y a neuf ans, Monster prend aujourd’hui sa revanche et achète ce site d'emploi pour moitié prix.
En 2001, Monster s'était fait doubler par Yahoo!, qui avait acheté le site d'emploi Hotjobs pour 436 millions de dollars. Aujourd'hui, retour de manivelle, Monster s'offre Hotjobs pour 225 millions de dollars. Un prix certes intéressant, selon tous les professionnels, mais la finalité du rachat ne fait pas l'unanimité. En effet, si pour Olivier Fécherolle, directeur général de Viadeo France, cette opération prouve une certaine confiance dans la reprise du marché de l'emploi, le cours de l'action enregistre en revanche une baisse de l'ordre de 20 %. Mais Bruno Brémond, directeur général de Monster Europe du Sud, tempère : « Comme toutes les entreprises cotées, nous souffrons de la situation économique de l'Espagne. Mais la situation tend à s'améliorer aujourd'hui. »

En achetant son concurrent, Monster accroît considérablement son volume de trafic – 12,6 millions de visiteurs uniques par mois chez Hotjobs – et diversifie ses portefeuilles clients sur le marché américain et canadien. Ainsi il récupère les partenariats avec 600 journaux et magazines qui publient les annonces de recrutement diffusées sur Hotjobs. « Une façon d'acquérir un pool de candidats plus volumineux et de recruter de nouveaux clients intéressés par le trafic », souligne Olivier Fécherolle. Le contrat d'achat inclut par ailleurs un accord commercial d'une durée de trois ans en vertu duquel Monster fournira la page d'accueil de Yahoo! US en contenu emplois et carrière. Les dividendes reversés à Yahoo! seront calculés en fonction d'indices du nombre de clics.

Externalisation : IBM et la SNCF sautent dans le même wagon (1)

Les deux entreprises vont créer une société commune chargée de gérer l’informatique de l'opérateur ferroviaire. Une forme d’externalisation particulière qu'IBM a déjà menée à plusieurs reprises.
La SNCF va s'associer avec IBM Global Services pour le pilotage de son informatique, plus particulièrement pour l'ensemble des contrats de sous-traitance informatique passés par l'opérateur ferroviaire. L'information, dévoilée par le quotidien financier La Tribune, a été confirmée par voie de communiqué en fin d'après midi par la SNCF.

Cette association prendra la forme d'une coentreprise détenue à 51 % par SNCF-Participations et à 49 % par IBM. L'entité ainsi créée représenterait un volume d'affaires de 1,7 milliard d'euros sur six ans, toujours selon La Tribune. La SNCF n'a pas confirmé.
Cette société s'occupera du pilotage des activités sous-traitées de développement, de maintenance et d'exploitation des applications de la SNCF. Toujours selon le quotidien financier, c'est l'actuel directeur des systèmes d'information de la SNCF, Michel Baudy, qui prendrait la tête de cette nouvelle structure. Son bras droit sera, quant à lui, choisi chez le prestataire.

Le communiqué de la SNCF précise que Daniel Chaffraix, l'actuel président d’IBM France, prendra en charge la relation client avec le groupe SNCF. Il va être remplacé dans ses fonctions actuelles par Alain Bénichou, directeur général Distribution, Travel & Transports chez IBM.

La coentreprise, une voie déjà utilisée par IBM : La création d'une coentreprise est une opération relativement rare dans le cadre d'opérations d'externalisation de l'informatique. Néanmoins, IBM n'en est pas à son premier coup d'essai. Le constructeur a déjà choisi cette voie alternative en fondant en 2003 avec BNP Paribas un joint-venture baptisée BP2I (BNP Paribas Partners for Innovation) afin de gérer la production de l'établissement bancaire. Une opération estimée à l'époque à 1 milliard d'euros sur cinq ans, élargie depuis à la filiale italienne de BNP Paribas.

IBM a également créé une coentreprise en janvier 2007 avec le transporteur maritime CMA-CGM. Détenue à parts égales par les deux sociétés, elle est en charge des activités informatiques du groupe, qu'il s'agisse d'infrastructure ou de développement d'applications. Avant encore, en 1999, le constructeur avait déjà bâti avec Laser, l'entité services du groupe Galeries Lafayette, une filiale commune baptisée SDDC (Service Delivery for Distribution Company).

Le choix de la société commune en lieu et place d'un contrat d'infogérance traditionnel est généralement lié au souhait du client de conserver la maîtrise de son informatique. C'est surtout une solution souvent utilisée pour maintenir la paix sociale en interne : les salariés transférés gardant généralement leurs statuts et leurs avantages acquis.

Le malaise grandit au sein de l’informatique de la SNCF (2)

Soixante-cinq pour cent des informaticiens de la principale DSI du groupe ont rejoint le mouvement national de grève début Février. L’inquiétude monte suite à la création de la coentreprise IBM-SNCF.
D'habitude peu mobilisés, les informaticiens de la SNCF ont rejoint en masse leurs collègues cheminots lors de la grève nationale de mercredi dernier. Selon le syndicat SUD-Rail environ, 65 % du personnel de la DSIT (Direction des systèmes d'information et télécommunications) était mobilisé. Un taux qui de mémoire syndicale n'avait jamais dépassé les 5 %.
Ces chiffres donnent un aperçu du malaise engendré par le flou qui entoure la création de la coentreprise entre la SNCF et IBM. La DSIT avec un effectif de 1 000 à 1 200 informaticiens étant la plus importante DSI parmi les quatre qui s'occupent de l'informatique de l'opérateur ferroviaire.

Un manque de communication officielle : Cette inquiétude est amplifiée par le manque de communication officielle de la part de la direction, et notamment de Michel Baudy, le patron de la DSIT, qui doit prendre la tête de la coentreprise fondée avec IBM. Pour ne rien arranger, un document de travail présenté par IBM en octobre dernier, soit trois mois avant l'officialisation du contrat, a circulé en interne et attisé les craintes des informaticiens.

Ce document, dont les grandes lignes ont été dévoilées sur le site d'un blogueur anonyme, montre que le constructeur envisageait le détachement de 209 postes d'agents SNCF de la DSIT-X, l'entité responsable de l'exploitation et de la production des applications du groupe, vers le joint venture. La délocalisation d'un certain nombre de tâches notamment de la totalité du pilotage, de l'administration des systèmes, du support messagerie vers les centres d'IBM en Inde y est également évoquée.

Le transfert de postes d’agents rejeté par la SNCF : Michel Baudy a depuis précisé qu'il s'agissait d'un scénario proposé par IBM écarté ensuite par la SNCF. Plus précisément, le directeur des systèmes d'information a formellement démenti le transfert de salariés de la SNCF vers la coentreprise mais pas le recours à l'offshore en Inde. « Avec 20 % d'économies prévues sur le volume de sous-traitance concerné, c'est un scénario tout à fait envisageable. D'autant que Michel Baudy se plait à citer en exemple des entreprises ou ministères qui ont recours à l'offshore », relève Pascal Modeste, délégué du personnel à la DSIT et représentant SUD-Rail. En revanche, aucune information sur ce thème n'a pour l'instant filtré concernant la partie études (DSIT-E).

Disparition d'une icône de la Silicon Valley

Les rachats ou fusions d'entreprises sont monnaie courante dans la Silicon Valley. Mais la semaine dernière, l'annonce du rachat de Sun Microsystems par Oracle pour plus de 7 milliards de dollars a sonné le glas d'une des entreprises phare de la région.

Fondée en 1982 par Vinod Khosla, Andy Bechtolsheim et Scott McNealy, tous trois diplômés de Stanford (d'ailleurs, Sun signifie Stanford University Network), Sun est rapidement devenu emblématique de la réussite : l'entreprise, qui place ses ingénieurs sur un piédestal, joue aux touche-à-tout, du hardware au software, en passant par le stockage, les serveurs et la plate-forme Java. Les blagues potaches des employés, perpétrées chaque 1er avril, sont entrées dans la légende : ils ont tour à tour installé un terrain de golf dans le bureau du PDG Scott McNealy, immergé le bureau d'un des vice-présidents dans un aquarium de San Francisco infesté de requins, et garé la Ferrari d'un autre au milieu d'un étang.

Nombreux sont les dirigeants de grandes entreprises de la Silicon Valley qui ont fait leurs armes chez Sun Microsystems, avant de connaître le succès : Carol Bartz, vice-présidente du marketing chez Sun et actuelle PDG de Yahoo ! ; Eric Schmidt, PDG de Google, mena le développement de la plate-forme Java, il fut nommé directeur de la technologie (CTO) ; Ed Zander passa quinze ans chez Sun, et gravit les échelons de l'entreprise, dont il devint directeur général de 1998 à 2002, avant de la quitter pour le poste de PDG de Motorola.

Tous doivent probablement leur réussite professionnelle post-Sun à la personnalité de Scott McNealy, cofondateur et PDG de Sun de 1984 à 2006. Pendant vingt-deux ans, ce passionné de hockey et de golf a imposé son style peu conventionnel et son franc parlé à ses collègues et au reste de la Silicon Valley. En 1997, il posait déguisé en super héros, symbole de la lutte acharnée qu'il mena dans les années 1990 contre la domination de Microsoft. Il alla même jusqu'à interdire aux employés de Sun d'utiliser les produits Microsoft tels PowerPoint. Mais l'éclatement de la bulle Internet a mis un frein à l'expansion de la petite start-up devenue un des géants de la Silicon Valley, et le charisme et le dévouement de son PDG n'y ont rien fait. La crise économique a porté le coup fatal à Sun. L'actuel PDG, Jonathan Schwartz, a laconiquement annoncé sa démission sur Twitter. Fidèle à sa réputation, Scott McNealy, bien qu'ayant quitté la tête de Sun depuis 2006, a envoyé une lettre aux employés de l'entreprise qu'il a cofondée : il leur souhaite de réussir dans leur future carrière sous les couleurs d'Oracle, et surtout de se « défoncer et de s'amuser ». (« Kick ass and have fun »).

Quelques chiffres, pour finir...

La cotation des SSII remonte la pente

Au plus bas il y a un an, le cours de Bourse des SSII françaises est à la hausse depuis six mois. Sanctionné à l’excès en période de crise, le secteur des services informatiques redevient attractif en vertu de la reprise annoncée.
Massacré à l'orée de la crise, le cours de Bourse des sociétés de services informatiques a retrouvé des couleurs ces derniers temps. La plupart des SSII ont vu leur valeur progresser fortement depuis l'été. Phénomène de rééquilibrage ou secteur qui redevient attractif ? C'est plutôt pour la première explication qu'il faut opter : sanctionné à l'excès en période de crise, le secteur ne pouvait que repartir à la hausse.
« Il y a clairement un phénomène de rattrapage : les investisseurs, comme lors de la précédente crise, ont boudé le secteur de façon exagérée en raison de son caractère très cyclique. Dans la mesure où une reprise est anticipée en 2010, ils y reviennent », analyse David Salabi, directeur associé de Financière Cambon, un cabinet de conseil en fusions acquisitions.
Le secteur profite par ailleurs d'un mouvement général positif sur les places boursières, à l'image du CAC 40 qui a dépassé la barre des 4 000 points. Paradoxalement, ce redémarrage boursier intervient alors que les SSII ont publié des résultats décevants au troisième trimestre 2009.

Comme à son habitude, le marché financier est en avance par rapport à l'activité économique réelle des sociétés et anticipe une reprise significative au second semestre 2010. Le phénomène spéculatif n'est pas à négliger. Les investisseurs s'attendent à une nouvelle phase de consolidation du secteur pour l'année à venir et ils renforcent leur position sur certaines valeurs. Une consolidation qui a débuté par le rachat, le mois dernier, de la SSII Valtech par Siegco, un fonds d'investissement belge.

Intel : des bénéfices nets en hausse de 875%....

Le 4ème trimestre a été plutôt bénéfique pour Intel qui a pu conforter sa position de leader sur le marché des processeurs et faire progresser son bénéfice net de 875% par rapport à l'an dernier et de 23% par rapport au troisième trimestre de l'exercice 2009. Pas mal. Le géant américain a, en effet, réussi à dégager 2,3 milliards de bénéfice net. Son chiffre d'affaires a également progressé de 28% à 10,6 milliards de dollars avec une marge brute record de 65%, en augmentation de 12 points par rapport à 2008. Des résultats qui sont le signe évident d'un net regain d'activité sur le marché de l'informatique.

Sur l'année 2009 complète, en revanche, les résultats du groupe sont un peu moins flatteurs. Intel totalise 35,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires (-7% par rapport à 2008), le bénéficie d'exploitation a plongé de 36% à 5,7 milliards de dollars et le bénéfice net de 17% à 4,4 milliards de dollars. Des contre-performances qui s'expliquent par la baisse de 6% du chiffre d'affaires du PC Client Group, de 2% du Data Center Group et de 21% de l'unité Other Intel Architecture. En revanche, les processeurs Atom et les jeux de composants se sont vendus comme des petits pains et affichent un chiffre d'affaires en hausse de 167%. Mais les comptes d'Intel ont également été plombés par l'amende de 1,45 milliard de dollars infligée par la Commission Européenne et par le règlement du litige avec AMD qui aura coûté 1,25 milliard de dollars.
Au final, Paul Otellini, le PDG d'Intel, juge ces résultats « solides » et se félicite de la capacité de son groupe à surmonter cette crise économique.

Résultats IBM 2009 : CA en baisse, bénéfices en hausse

Sur l'exercice 2009, IBM a réalisé un chiffre d'affaires de 95,8 milliards de dollars en baisse de 8 % par rapport l'année précédente. Un résultat qui s'inscrit dans la période de crise et de restrictions budgétaires des DSI de l'année dernière. Malgré cette baisse de CA, IBM réussit à maintenir un niveau de profitabilité très élevé et augmente ses bénéfices qui atteignent le niveau record de 13,4 milliards de dollars en hausse de 9%, un résultat de nature à satisfaire les actionnaires.

2009 aura donc été la première année pleine de la nouvelle stratégie baptisée Smarter Planet qui s'appuie sur trois piliers : une évolution vers l'intégration globale, vers les marchés à haute valeur ajoutée et une attention plus forte sur l'innovation. C'est ce qu'indiquait Sam Palmisano lors d'une présentation aux analystes en mai dernier.
L'activité Services représente désormais près de 60 % du chiffre d'affaires total et se décompose en deux grandes catégories : services technologiques et services métier.
L'activité logiciels sur laquelle IBM mise en priorité depuis quelques années est celle qui a souffert le moins avec une baisse des ventes de seulement 3 %. Ce qui caractérise cette activité qui justifie l'intérêt de Big Blue est sa forte rentabilité. Ainsi, la marge brute s'élève à 85 % contre seulement 30 à 35 % pour le service ou le matériel. Depuis l'année dernière, les ventes de logiciels sont supérieures à celles du matériel et l'écart entre les deux, à tendance à augmenter en raison de la croissance et aussi des acquisitions faite par IBM au fil du temps. Sur la centaine d'acquisition, la grande majorité et les plus importantes en valeur ont été réalisées dans le domaine du logiciel.

Google voit ses bénéfices s'envoler en 2009

Google enregistre un bond de 54 % de ses bénéfices en 2009. Au dernier trimestre, ils ont quintuplé. Cependant, la croissance du chiffre d'affaires net n'a pas été aussi forte que l'espéraient les marchés financiers.
Google termine l'année sur une note très positive. Le numéro un mondial des moteurs de recherche sur Internet enregistre un bénéfice net qui a quintuplé au dernier trimestre, à 1,974 milliard de dollars. Il est supérieur aux attentes. En effet, par action, il ressort à 6,79 dollars, alors que le marché tablait sur 6,50 dollars. Son chiffre d'affaires a progressé de 17 % à 6,67 milliards de dollars. « Vu que l'économie mondiale en est toujours aux premiers jours de la reprise, c'est une fin d'année extraordinaire », a commenté le PDG, Eric Schmidt.

Sur l'ensemble de l'année, le bénéfice a bondi de plus de 54 % à 6,520 milliards de dollars. En 2008, il ressortait à 4,22 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires atteint 23,65 milliards de dollars, contre 21,79 milliards en 2008. En revanche, une fois retiré les sommes que Google reverse aux sites partenaires, le chiffre d'affaires annuel s'affiche juste au-dessus des attentes, à 4,95 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur 4,92 milliards.
Parmi les nombreuses batailles que mène Google actuellement, on suivra le bras de fer avec la Chine, après les cyberattaques dont il a été victime dans le pays. Mais aussi les développements de son téléphone Nexus One qui pourrait agacer Apple, au point que ce dernier serait capable de négocier avec Microsoft afin que ce soit le moteur de la firme de Redmond, Bing, qui soit installé en priorité sur l'iPhone.
Cependant, malgré un chiffre trimestriel supérieur aux attentes, la croissance du chiffre d'affaires net ne semble pas avoir été aussi forte que les marchés financiers l'espéraient, le cours de l'action étant orienté à la baisse en après-Bourse. En effet, dans les transactions hors marché, l'action Google reculait d'environ 4 % jeudi soir à 556,75 dollars, après avoir fini en hausse de 0,44 % à 582,98 dollars.

Des bénéfices en hausse pour eBay en 2009

La crise économique aura plutôt bien profité à eBay qui, sur le dernière trimestre 2009, a vu son chiffre d'affaires bondir de 16% à 2,37 milliards de dollars et son bénéfice net progresser de 269 % à 1,35 milliard de dollars. La cession du contrôle de Skype n'est pas étrangère à ces résultats.
« Nous avons réalisé un solide quatrième trimestre avec une croissance à deux chiffres, dynamisée par l'excellente performance de PayPal et des avancées notables de notre plan de réorganisation de notre cœur de métier, eBay » a expliqué John Donahoe, le Directeur général du groupe. PayPal a, en effet, vu son chiffre d'affaires progresser de 28% au dernier trimestre, tout comme les activités des sites marchands qui, elles aussi, sont en hausse de 15%.

Sur l'année entière, le chiffre d'affaires progresse plus modérément à 8,72 milliards de dollars (+2%), mais le bénéfice net s'envole de 34% à 2,38 milliards de dollars.
Pour 2010, eBay oscille entre prudence et optimisme, et table sur une hausse de 9 à 12% de son chiffre d'affaires, soit entre 8,8 et 9,1 milliards de dollars.

Chiffre d'affaires record pour Microsoft

La crise semble bien être passée pour le géant américain du logiciel. Microsoft vient en effet de dévoiler un chiffre d'affaires trimestriel de 19,02 milliards de dollars, assorti d'un résultat net de 6,66 milliards de dollars. Ces chiffres augmentent respectivement de 14 % et de 60 % par rapport à la même période un an plus tôt.
Ces chiffres excellents sont à porter au crédit de la demande exceptionnelle pour Windows 7, explique Peter Klein, CFO de Microsoft. Et l'attention particulière portée à réduire les coûts à permis à l'éditeur d'enregistrer une croissance de son bénéfice encore supérieure à celle de ses ventes.

Il est nécessaire toutefois de préciser que les 19,02 milliards de dollars atteints au cours du trimestre fiscal écoulé ont pu l'être grâce à l'intégration d'un revenu différé se montant à 1,71 milliard de dollars et résultant du programme optionnel de mise à jour vers Windows 7 ainsi que des pré-ventes du système d'exploitation aux OEM et à la grande distribution avant sa disponibilité générale.

Windows 7 et Windows Server 2008 R2 ont été lancés le 22 octobre comme prévu. Au cours de ce deuxième trimestre fiscal, Microsoft a commercialisé plus de 60 millions de licences Windows 7. Ce qui en fait, selon l'éditeur, le système d'exploitation qui s'est vendu le plus vite de toute l'histoire des systèmes d'exploitation.

Résultats division par division :
Si l’on regarde les résultats de Microsoft division par division, le trimestre écoulé n’a pas été aussi rose partout. La division Windows & Windows Live a vu son chiffre d’affaires passer de 4,064 à 6,904 milliards de dollars. Les serveurs et les outils ont progressé de 3,755 à 3,844 milliards de dollars. Les services en ligne ont reculé de 609 à 581 millions de dollars. La division business a légèrement cédé du terrain, passant de 4,881 à 4,745 milliards de dollars. Dans le même temps, les produits grand public et les périphériques ont reculé de 3,256 à 2,902 milliards de dollars.
Les services en ligne continuent à perdre de l’argent. Les pertes se montent cette fois à 466 millions de dollars (contre 320 millions un an plus tôt). C’est au niveau Corporate que Microsoft charge le plus de pertes (1,291 milliard de dollars). La division loisirs et périphériques progresse de 130 à 375 millions de dollars. Dans le même temps, la division Windows et Windows Live dégage un résultat d’exploitation de 5,394 milliards de dollars (2,712).

 

Pour terminer cette longue série d’informations, nous vous livrons un « petit article de derrière les fagots » qui ajoutera un peu d’humour à ce baromètre !

Dix métiers que vous ne verrez (malheureusement) jamais en DSI

Du rémouleur de périphériques à l’amaigrisseur de client lourd… Olivier Séhiaud, l’auteur du fameux DSI.con, dresse un panorama des métiers incongrus qui mériteraient d’exister en DSI.

Bonjour, je m'appelle Olivier Séhiaud. Je suis DSI de Moudelab & Flouze Industries. » Ne cherchez pas, la société n'existe pas. Derrière ce pseudonyme se cache, en revanche, un vrai DSI, d'un vrai groupe industriel. En 2004, il livrait un portrait drôle et bien senti d'un dirigeant informatique dans le livre DSI.con. Sur son blog, Olivier Séhiaud continue de nous faire partager son quotidien et ses coups de gueule.

Depuis quelques semaines, il aborde la délicate question de la gestion des compétences. Il dresse un panorama des « métiers improbables mais néanmoins indispensables de la DSI ». Sous couvert d'humour, notre DSI dévoile les profils qu'il aimerait avoir dans ses effectifs mais « qu'il ne serait pas politiquement correct d'exiger de sa DRH ».

Le gestionnaire de contrats n’existait pas il y a cinq ans : La DRH est plus familière des métiers de la finance ou du marketing que de l'informatique, jugée moins stratégique. « La DSI elle-même a du mal à exprimer de façon prospective ce que seront ses besoins à deux ou trois ans. Même si les plans de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) nous obligent à nous poser les bonnes questions. »

Aussi utiles et bien conçus soient-ils, les référentiels métiers du Cigref ou de Grenoble Management ne peuvent toujours tenir compte de l'évolution des compétences. On reste essentiellement sur un découpage classique : études, développement, production, exploitation, support, avec les incontournables chefs de projet et autres analyste programmeur.

« De nouveaux besoins se font jour. Ils déboucheront peut-être sur des métiers dans dix ou quinze ans. Le gestionnaire de contrats fournisseurs n'existait pas il y a cinq ans et l'on pensait que ce spécialiste ne pouvait se trouver que dans une direction juridique. » D'autres fonctions transverses de ce type verront peut être le jour mais aussi des métiers techniques remplissant des tâches basiques que l'automatisation et l'industrialisation des process ne remplissent. Comme le... rémouleur de périphériques.

1. Rémouleur de périphériques. Il passe de temps à autre dans les services pour affûter les périphériques poussifs. Notre technicien support vérifie leur bon fonctionnement et assure des actions de maintenance préventive.

2. Exorciste de coût de possession. Il a pour vocation d'exorciser  les directions métier, la DAF et une bonne partie des équipes de la DSI de « la sale habitude de ramener tout à des chiffres et des ROI pour lesquels l'énergie dépensée serait mieux utilisée à fiabiliser la gestion de projets. »

3. Balayeur d'effets de seuil. Les développeurs connaissent tous l'effet de seuil. Un zéro se transforme en un et cette succession de modifications intimes va planter une application. Le balayeur est chargé d'atténuer le phénomène.

4. Infocentreur de MOA-MOE. Il ramène la DSI et les métiers au centre des débats et met fin à l'éternelle dichotomie entre la maîtrise d'œuvre et la maîtrise d'ouvrage. « L'infocentreur agit comme une sorte d'aimant en attirant les contraires afin qu'ils se rapprochent. » Il est « doué d'une force colossale pour faire bouger des forces d'inertie ».

5. Aligneur de perspectives stratégiques. Il s'assure que les projets sont bien alignés avec le business et qu'il n'y ait pas de divergence de vue entre la DSI et les métiers. Un tiers qui n'est ni juge ni partie. La fonction peut être exercée par un consultant extérieur.

6. Eclaireur de pistes d'audit. Allié du contrôle de gestion, l'éclaireur de pistes d'audit part devant afin de déjouer les pièges tendus. « Des fois que son contrôleur de gestion préféré s'embourbe dans un magma de tableaux Excel ou se cogne la tête dans des lignes de codes mal rangées. »

7. Releveur d'empreintes carbone. Avec la maladie de la « greenite », le releveur a pour mission de déterminer l'impact énergétique de chaque matériel et application, voire chaque action de l'équipe informatique.

8. Désensableur des projets échoués. Il remet à flot les projets avant qu'ils ne soient définitivement plantés en dégageant tout autour de lui les facteurs de risques et autres impondérables.

9. Gouverneur de la gouvernance. La gouvernance des systèmes d'information est tellement importante qu'il faut bien lui consacrer un poste dédié. Le gouverneur est chargé de centraliser et coordonner les différents modes de gouvernance.

10. Amaigrisseur de client lourd. Exercice délicat. L'amaigrisseur doit savoir ce que l'on peut retirer d'un PC afin d'obtenir un client léger qui reste malgré tout performant et réactif.

Mais aussi, le nettoyeur de cabinets d'audit (« A force d'auditer tout et n'importe quoi on n'en oublie l'essentiel »), le vidangeur de moteurs de recherche (purger les informations inutiles) et, pour finir en beauté, le tueur à gages d'applicatifs obsolètes. Olivier Séhiaud en a encore sous le pied avec, au total, une cinquantaine de ses métiers improbables. Rafraîchissant.

 

En guise de conclusion, restez persuadés qu’EGILIA n’a de cesse de vous encourager à prendre votre destin en mains en suivant ses formations et obtenir les certifications officielles qui leur sont étroitement associées, seuls éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et gages incontestables de reconnaissance professionnelle !

Plus que jamais, EGILIA se tient aux cotés de tous les acteurs du monde informatique en quête de réussite professionnelle pour les conseiller, les former !

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