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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Juin 2010

Le trimestre qui se conclut en ces premiers jours d’été me laisse perplexe, en termes d’emploi au sein de notre chère industrie informatique…

A quoi rime cette « danse » ? Est-ce une gigue, une valse ou un menuet ?
Quelle tendance peut-on en dégager ? Mystère et boule de gomme !

En effet, chaque nouvelle positive se voit, quasi immédiatement, contrecarrée par une annonce de plan social… Remarquez, le contraire est vrai !

Alors que croire, comment anticiper le futur, qu’il soit à court ou moyen terme ?

Alors, laissez aux « spécialistes » le plaisir de tirer des conclusions le plus souvent liées à la lecture de boules de Crystal et autres entrailles de poulet et prenez votre destin en mains en suivant les formations EGILIA pour obtenir les certifications officielles qui leur sont étroitement associées, seuls éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et gages incontestables de reconnaissance professionnelle !

Comme je le répète souvent (j’assume…), EGILIA n’a de cesse de se tenir aux cotés de tous les acteurs du monde informatique en quête de réussite professionnelle pour les conseiller, les former !

En attendant de vous voir, nombreuses et nombreux, dans nos centres de formation, nous vous proposons de prendre connaissance des éléments marquants qui ont parsemé ce trimestre en termes d’emploi, des informations sur lesquelles nous ne ferons volontairement aucun commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

Nous vous en souhaitons bonne lecture et restons, comme toujours, ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com
 

EMPLOI (FIN MARS)

Les grèves se multiplient en SSII
Après les syndicats d'Atos Origin, c'est au tour de ceux de Sodifrance et de Segula d'appeler à la grève. Au cœur des revendications : les salaires, mais aussi la remise en cause des RTT. Va-t-on assister à une multiplication des mouvements sociaux comme en 2008 ?
Chez Segula, la journée de grève se tenait récemment. Il s'agissait, pour les différentes organisations syndicales, d'exprimer « leur mécontentement et leur désaccord quant à la politique menée » par la direction de ce spécialiste de la R&D externalisée. Selon Ladépêche.fr, les préoccupations portaient sur les menaces sur l'emploi, notamment lors des périodes d'intercontrat, et sur le pouvoir d'achat. Avec pour revendication, une revalorisation des salaires de 3,5 %.
Chez Sodifrance, la CFDT et la CGT appelaient, elles, à un débrayage aujourd'hui. La direction de cette SSII de 900 salariés souhaiterait revenir sur l'accord de réduction de temps de travail signé en 2008. Rognant, selon la CFDT, jusqu'à six jours de RTT en fonction du calendrier et du nombre de jours fériés tombant en semaine. A l'origine, le texte de l'accord, refusé par l'ensemble des syndicats, prévoyait aussi le recours au chômage partiel et la sortie des temps de pause du temps de travail effectif.

Secteur IT : la confiance est de retour
Le moral des revendeurs et des sociétés de services informatiques s'améliore. C'est en tout cas ce qui ressort de la dernière étude menée par GfK lors d'IT Partners. « 78% des interviewés pensent en effet que le chiffre d’affaires de leur société va augmenter en 2010 » explique Laurent Donzel, Directeur des panels IT chez GfK Retail and Technology. « Ils étaient un peu moins de 62% à le penser en 2009. C’est une progression très sensible ».
Ils ne sont désormais plus que 6% à prévoir une dégradation de la situation financière de leur société d'ici la fin de l'année. « Il est surprenant de constater que plus de 27% des interviewés déclarent encore rencontrer des problèmes pour obtenir des prêts ou des facilités de trésoreries en 2009 », tempère toutefois Laurent Donzel.
Ils sont nombreux à croire au potentiel de développement de l'informatique mobile. 34% des sondés pensent en effet que les ordinateurs portables connaîtront la plus forte croissance en 2010, devant les solutions réseaux et les produits de stockage des données. Les revendeurs émettent en revanche des doutes quant aux succès des produits « Green IT ». Ils ne sont que 35% à penser que ces produits peuvent avoir une influence positive sur leur chiffre d'affaires.
Pour ce qui est des perspectives des trois années à venir, 68% des sondés pensent qu'elles seront favorables.

Siemens supprime 4 200 emplois dans les services informatiques
La présentation de la nouvelle est pour le moins surprenante. Siemens indique qu’il va investir plus de 500 millions d’euros pour développer son activité Siemens IT Solutions and Services (SIS) en l’organisant en deux grandes divisions et que, dans le même temps, il supprime 4 200 emplois au niveau mondial dont 2 000 en Allemagne.
SIS va donc être réorganisée en deux divisions : outsourcing d’un côté et solutions métier de l’autre qui intégrera l’intégration de systèmes et les solutions sectorielles, des services qui pourront accompagner avantageusement les activités de Siemens dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et de la santé.
« Nous voulons mettre SIS sur une fondation solide pour le long terme », commente Joe Kaeser, directeur financier de Siemens AG dans le communiqué.
Dans cette restructuration, SIS supprime donc d’ici à 2011 quelque 4 200 emplois sur les 35 000 que compte l’activité services informatiques de Siemens. Près de la moitié de ces suppressions touchera l’Allemagne, principalement dans les régions de Munich, Paderborn et Nuremberg.

Plans sociaux chez Viveo et Risc Group
L’intégrateur Risc Group et l’éditeur Viveo annoncent coup sur coup des licenciements massifs, portant respectivement sur la moitié et le tiers de leurs effectifs.
Les mauvais résultats de Risc Group ne pouvaient rester longtemps sans conséquence. Au second semestre 2009, l'intégrateur a vu ses revenus chuter de près de 23 % pour atteindre 32,7 millions d'euros. Après avoir déjà restructuré les filiales étrangères – en ramenant les effectifs de 240 à 136 salariés –, le conseil d'administration a lancé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) portant sur la suppression de 146 postes sur l'ensemble des entités françaises. Un PSE qui devrait être achevé au 1er juillet.
Le groupe qui emploie 490 personnes a particulièrement souffert de la très mauvaise performance réalisée par l'activité de vente directe de son pôle Inbox, dédié aux TPE et PME disposant de 5 à 100 postes informatiques.
Une fusion, un plan social : Autre rachat, autre conséquence. A peine repris par Temenos, spécialiste suisse des progiciels bancaires, l'éditeur français Viveo connaît, lui aussi, un plan social. Il porte sur la suppression de 64 postes de travail sur un effectif total de 179 salariés. Selon la CGT, seraient concernés par ce plan 13 postes de concepteurs R&D, 14 de consultants et 14 de développeurs. Les autres suppressions de poste affecteraient des responsables de comptes ou de service ainsi que du personnel administratif.

EMPLOI (AVRIL)

Hausse de 20 % en un an des faillites d’entreprises informatiques
Entre février 2009 et février 2010, 1 507 entreprises dans l'informatique et l'électronique ont mis la clé sous la porte. Soit une progression de 19,5 % du nombre des défaillances selon la Coface.
Le secteur fait les frais de la crise alors qu'il est habituellement réputé pour sa bonne résistance aux aléas de la conjoncture. Dernière grosse faillite en date : Tetco Technologies. Cet éditeur basé à Courbevoie affiche un passif de plus de 22 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 7,5 millions d'euros.
Dans le classement sectoriel établi par la Coface, le secteur informatique-électronique perd dix places en un an, passant du sixième au seizième rang. Les télécoms limitent la casse avec une hausse des liquidations de « seulement » 7,3 %.

Emploi cadre : rebond confirmé avec 25 % d'offres en plus
Les offres d'emplois des cadres de la fonction informatique ont bondi de 25 % en février. C'est la troisième progression de suite enregistrée par l'Apec après les hausses timides enregistrées en novembre (+ 3 %) et de janvier (+ 7 %).
Avec le changement d'année, le marché de l'emploi a bien connu un point d'inflexion. En cumul sur douze mois, la chute des offres n'est plus que de 26 %. La fonction informatique fait toutefois moins bien que la moyenne tous secteurs confondus dont le repli se limite à 17 %.

Le chômage des informaticiens poursuit sa (légère) décrue
Alors que le chômage, toutes professions confondues, continue à croître (+ 0,1 %), février a vu le départ de 400 informaticiens du Pôle emploi. Selon le ministère du Travail, ils ne sont « plus que » 33 200 demandeurs d'emploi en comptant les professionnels ayant exercé une activité réduite. Soit un taux de chômage sectoriel de 6,6 % sur la base d'une population de 500 000 informaticiens.
C'est le troisième mois consécutif de baisse, confirmant ainsi la bonne orientation de l'indice Apec sur les offres d'emploi cadre. L'inflexion du marché de l'emploi est donc intervenue lors du changement d'année.

Les petites et moyennes SSII recrutent aussi
Les grandes SSII ne sont pas les seules à embaucher. Les recrutements sont repartis chez les prestataires de services de taille moyenne.
Le secteur des services recrute à nouveau. Des SSII moyennes et même un grand nombre de petites emboîtent le pas des plus grandes. En témoignent  les groupes Acti ou Aedian, qui participeront, le 15 avril, au salon du recrutement Les Jeudis.com. Le premier (650 personnes dont 520 cadres en France) embauchera de 130 à 160 cadres en 2010. Surtout des chefs de projet et spécialistes .Net et Java/J2EE, des concepteurs, des ingénieurs d'études, des administrateurs systèmes ou bases de données, des consultants maîtrise d'œuvre ou maîtrise d'ouvrage, des consultants banque et finance. Pour sa part, Aedian (430 cadres) propose 75 postes. En priorité des consultants finance, risques ou pilotage, des experts en homologation, des ingénieurs d'études .Net et Java/J2EE. Champion du recrutement dans sa catégorie, Infotel (plus de 720 salariés) prévoit, pour sa part, d'intégrer 220 nouveaux collaborateurs, dont près de la moitié en Ile-de-France. Tandis que Viveris (670 personnes) annonce un plan d'embauche de 150 nouveaux ingénieurs (55 % de profils confirmés).
Plutôt des profils expérimentés : Les SSII et les sociétés de conseil plus modestes suivent aussi le mouvement. Ainsi, le groupe Genitech (140 salariés) ouvre 36 postes d'ingénieurs informaticiens. Autre champion de l'embauche comparativement à sa taille, Lexsi (environ 130 salariés) prévoit d'intégrer 50 nouveaux consultants. Plutôt des profils expérimentés (auditeurs sénior sécurité SI, auditeurs sécurité applicative, chargés d'affaires) mais aussi des  jeunes diplômés ou ayant une première expérience, pour son département veille. Ou encore, Kerensen Consulting (une cinquantaine de salariés) qui souhaite doubler l'effectif de son pôle de compétence SAP en intégrant 30 nouveaux consultants. De son côté, Qosmos devrait passer de 40 à 50 personnes d'ici la fin de l'année. Le spécialiste de l'intelligence réseau annonce, dès à présent, la création de six postes, dont cinq d'ingénieurs développement. A noter aussi le fournisseur d'accès Celeste (25 salariés) qui participera au salon Paris Diversité-Premier Emploi le 1er avril à la Cité des sciences et de l'industrie. Il recherche quatre profils techniques : administrateurs réseaux, ingénieur système, développeur. Enfin, l'hébergeur OVH recrutera, comme l'an dernier, 30 personnes, parmi lesquelles au moins cinq handicapés qui rejoindront son siège, à Roubaix.

Les SSII doivent s'attendre à un troisième tour social ?
C'est le printemps ! Avec les beaux jours ressortent les banderoles et les mégaphones. Après les syndicats d'Atos  Origin, c'était au tour de ceux de Sodifrance et de Segula d'appeler récemment à la grève. Au cœur des revendications : les salaires ou la remise en cause des accords sur les 35 heures.
Pour une profession réputée individualiste, composée essentiellement de cadres et faiblement syndicalisée, cette fronde peut surprendre. Elle n'est toutefois pas nouvelle. Il y a deux ans, à la même période, des mouvements de débrayage s'étaient multipliés chez Altran, Capgemini et, déjà, Atos Origin. En 2008, les salariés de SSII prenaient au mot le gouvernement et son leitmotiv : « Travailler plus pour gagner plus. » Ils n'ont pas été entendus, et il y a de fortes de chances qu'ils ne le soient pas plus aujourd'hui.
Focalisées sur la préservation de leur marge  d'exploitation, les sociétés de services ne peuvent délier les cordons de la bourse et laisser filer la masse salariale. Les grandes SSII cherchent même par tous les moyens à la réduire en enrôlant des armées de codeurs en Inde ou au Maroc. En France, en dépit des déclarations d'intention, les seniors sont gentiment poussés vers la sortie au profit de jeunes diplômés au salaire d'embauche plus attractif. Les transferts de site, le stress qui accompagne les réorganisations permanentes, les reporting incessants, les évaluations à la tête du client, les départs négociés participent aussi à ce dégraissage « en douceur » hors de tout plan social officiel.
Cette position sera toutefois difficilement tenable en sortie de crise. Les équipes risquent, en effet, de se vider quand le retour de l'activité donnera des fourmis dans les jambes aux collaborateurs ayant dû courber l'échine de longs mois durant. D'autant que l'inflation repart – une fois encore – comme en 2008, avec l'envolée du prix du pétrole. Elle s'établirait à 1,5 % en juin prochain, contre - 0,2 % en octobre 2009. L'application de la taxe carbone aurait d'ailleurs augmenté cette inflation de 0,3 point. Faut-il s'en réjouir ?

Services informatiques : les chances d’une réelle reprise en 2010 s’éloignent
Syntec informatique prévoit un marché du logiciel et des services informatiques en légère croissance cette année de 1%. Une année de transition marquée par une amélioration plus sensible au second semestre
2010 sera une année de transition. Pas de reprise économique comme on l'espérait. C'est en substance le discours tenu par Jean Mounet, le président de Syntec informatique, qui prévoit un marché des services informatiques et du logiciel stationnaire à 1%.
Avec un PIB prévu à 1%, un investissement des entreprises toujours négatif à -1,3% (contre -7,7% l'année dernière), l'environnement économique reste sensible. Cela explique l'incertitude qui pèse toujours sur le marché des services informatiques. Si quelques signaux positifs s'allument (hausse du turn over et des recrutements, secteur bancaire mieux portant...), l'amélioration reste bien fragile. Et la dynamique de reprise toujours repoussée.
« Chat échaudé craint l'eau tiède ». La prudence du syndicat professionnel s'explique aussi par des prévisions antérieures un tantinet trop optimistes et démenties dans la foulée par la réalité du marché. L'année 2009 s'est ainsi terminée sur une décroissance de 4% alors que le syndicat prévoyait, à quelques mois du terme, 2 à 3% de décroissance seulement. Explication : le redressement  attendu au quatrième trimestre n'a pas eu lieu. En fait, l'éclaircie sur le marché des services informatiques est seulement apparue au mois de décembre, puis s'est poursuivie lors des premiers mois de 2010. «  Une dynamique de sortie de crise, sans parler encore de reprise » tient cependant à nuancer Thierry Siouffi, le président de la commission marchés -tendances-Europe de Syntec informatique.
Une éclaircie insuffisante en tout cas, pour envisager un premier semestre serein. Le marché du logiciel et des services informatiques restera vraisemblablement en décroissance au cours de la première partie de l'année. Comme l'ont déjà évoqué les grands acteurs du secteur, le marché pâtit d'un « effet embarqué négatif » : gel des recrutements en 2009 qui ont diminué d'autant la capacité des sociétés à générer du chiffre d'affaires et baisse des tarifs des contrat négociés l'année dernière par rapport à l'année précédente. Pour le second semestre, le syndicat envisage une reprise graduelle.
Un segment du logiciel un peu plus dynamique : Résultat des courses : Syntec informatique s'attend à une croissance molle sur l'ensemble de l'année pour les segments du conseil et des services informatiques (+0.5%) et du conseil en technologie (+1%).  La tendance est plus favorable pour l'édition de logiciels, 2% de croissance, qui bénéficie d'une reprise anticipée des ventes de licences. Côté prestations, la croissance sur le marché de la TMA (+2%) et l'infogérance d'infrastructure (1%) sera légèrement supérieure à celles des services liés aux projets (conseil-assistance technique-intégration).
Le léger mieux entrevu ces derniers mois provient du secteur banque-assurance redevenu porteur. Tous les ingrédients sont en effet réunis pour que ce secteur soit un des moteurs de la reprise avec les segments du public et des « utilities » : projets de consolidation (fusions Banques Populaires/Caisses d'Epargne et BNP Paribas/ Fortis ), échéances réglementaires (Bâle 3 dans la banque, Solvency 2 dans l'assurance), projets de mutualisation des plateformes bancaires et projets d'innovation dans la banque de détail (ex : e-banking). Les secteurs de l'industrie et du commerce/grande distribution devraient rester en décroissance.

Comment les SSII poussent leurs seniors vers la sortie
En dépit des récents accords en faveur du maintien des seniors dans l’emploi, les grandes sociétés de services « favorisent » le départ de leurs quinquas. La preuve par exemple avec le témoignage d’un ancien de Capgemini.
Nous l'appellerons Jacques pour préserver son anonymat. Ancien cadre de Capgemini, il s'est vu, à 50 ans passés, poussé vers la sortie comme, selon lui, des centaines d'autres seniors. Son témoignage a valeur d'exemple et peut être, toujours selon ce cadre expérimenté, étendu à d'autres ténors des services de dimension internationale comme Atos Origin ou Steria.
Si le secteur IT est réputé pour son jeunisme, le retournement de conjoncture et la mondialisation auraient précipité le mouvement. Pour préserver leurs marges, les SSII se doivent de contenir leur masse salariale en rajeunissant leur pyramide des âges tout en recrutant à tour de bras dans les pays à bas coût.
Jacques a compris que son sort était scellé lors de son évaluation annuelle. « Quand vous êtes apprécié par votre hiérarchie puis tout d'un coup sous-évalué, vous avez vite compris. Le message est clair. La direction, en passant par les RH, est très bien rôdée à ce mécanisme. 2009 « année de crise » a été l'occasion rêvée de le parfaire.
La chasse aux sorcières a démarré avec le tournant offshore : Il estime que c'est la marche forcée vers l'offshore, lancée il y a quatre ans, qui a été le déclencheur de cette véritable chasse aux sorcières dans les SSII : « Se donner une stratégie offshore, c'est une politique de court-terme qui privilégie l'actionnaire à la pérennité de l'entreprise. Cela se ressent forcément au niveau de la qualité du logiciel. C'est une hypocrisie entretenue par les acheteurs côté clients ».
Cette philosophie de rationalisation de coûts s'accompagne également d'une revue de tous les frais généraux et notamment des frais immobiliers. Ce qui a conduit à un « déménagement vers des espaces dits « ouverts » pour entasser le maximum de personnes ». Dès lors, les conditions de travail sont devenues pesantes.
« D'une vraie culture d'entreprise, le groupe se réduit à un pilotage à la marge pour satisfaire les actionnaires. Tout en gardant la qualité de ses processus et de ses méthodes, elle se déshumanise. Elle va perdre beaucoup en capital humain et à termes en qualité. Ce qui faisait avant sa réputation. »
Culpabilisés, des cadres travaillent jusqu’à plus d’heures : Jacques évoque un très gros malaise au sein des équipes. « En réorganisation perpétuelle, les gens perdent leurs repères. Ils deviennent méfiants. Comme dans toute structure de management « moderne » on laisse beaucoup de liberté aux cadres supérieurs. Ce qui génère paradoxalement un surcroit de stress car dans le même temps on leur demande des résultats de plus en plus élevés. Avec une absence totale de ligne directrice.
Du coup, les cadres culpabilisent, travaillent chez eux jusqu'à plus d'heure. « Cette liberté de manœuvre croisée à un reporting violent crée un stress colossal. C'est une fausse liberté qui culpabilise l'individu et le rend perméable à bien des stress générateurs de dépression nerveuse ». Jacques a vu, autour de lui, plusieurs cas de burn-out et de "pétages" de plombs. Il a préféré prendre les devants et quitter de lui-même l'entreprise.

Sopra Group devrait intégrer plus de 1 000 nouvelles recrues en 2010
La SSII précise son plan d’embauche qui comprend, dans une proportion de 80 %, des jeunes diplômés et des profils expérimentés.
Pour ses trois activités  – le conseil, l'intégration de systèmes et l'édition de logiciels –, Sopra Group prévoit d'embaucher cette année plus de 1 000 personnes dans l'Hexagone. Une moitié travaillera en Ile-de-France, et l'autre dans ses 25 antennes régionales. Les nouveaux arrivants seront à 80 % des jeunes diplômés de niveau bac + 5, issus d'écoles d'ingénieurs, d'universités, d'écoles de commerce. Ou bien ils auront l'expérience d'un premier emploi.
Le groupe accueillera aussi 500 stagiaires : « Dès leur entrée dans l'entreprise, ils suivront un parcours d'intégration sur dix-huit mois », précise Consuelo Bénicourt, directrice du recrutement. Ce parcours débutera par une formation interne de trois jours à la culture maison. Le groupe recherche aussi des profils plus expérimentés (autour de huit à dix années d'expérience) qui occuperont des postes d'architectes, de consultants métier, de chefs ou de directeurs de projets.
A côté de ces recrutements externes, la SSII va également accueillir, en 2010, 500 stagiaires dans toute la France.

EMPLOI (MAI)

26 000 embauches d'ingénieurs et cadres informatiques en 2010
Les ingénieurs et cadres en informatique se placent au quatorzième rang des métiers en termes de volume de recrutement. Près de 60% des employeurs affirment avoir des difficultés à recruter.
Conduite par Pôle emploi en collaboration avec le Crédoc, l'enquête annuelle Besoins en main d'œuvre recense les projets de recrutement des établissements de France métropolitaine et des départements d'Outre-mer. Plus de 400 000 entreprises sur les 2 700 000 établissements interrogés ont répondu au questionnaire.
Il en ressort que près d'un employeur sur cinq (19,7 %) envisage de réaliser au moins une embauche au cours de l'année 2010, ce qui correspond à 524 900 recruteurs potentiels. Près d'un sur deux proposera des CDI. Sur les 1 693 347 recrutements envisagés, le secteur informatique se place en quatorzième position des secteurs les plus recruteurs avec 1,5 % des embauches.
Ces métiers qui connaissent de grandes difficultés de recrutement : Notons que pour 56,9 % des entreprises, il est difficile de recruter des fonctions d'encadrement pour les ingénieurs informatiques, les cadres d'études et de recherche et les chefs de projets informatiques. Pour les ingénieurs d'administration et de maintenance en informatique, ce chiffre atteint 36,5 %, et pour les ingénieurs et cadres des télécommunications, il se situe à 40,4 %. Selon les employeurs, les difficultés de recrutement actuelles sont avant tout liées au profil inadéquat des candidats, à leur manque d'expérience (42 % des cas) et à l'insuffisance des diplômes (17 % des cas).
De fortes disparités de pénurie selon les villes : Les Hauts-de-Seine et Paris sont les deux départements où les recrutements en ingénieurs, cadres d'étude, R&D informatique et chefs de projets informatiques sont les plus volumineux (plus de 5 500 emplois), mais connaissent des difficultés importantes, de l'ordre de 60 %. Les chiffres sont encore plus alarmants dans d'autres villes avec 82,4 % de difficultés pour Strasbourg, 95,3 % pour Toulon, 91,9 % pour Villeurbanne, et  92,9 % pour Le Mans. Les volumes d'embauches y sont moindres, compris entre 70 personnes pour Le Mans et 300 pour Strasbourg. Certaines villes comme Nice, Caen Grenoble ou Cannes souffrent moins de pénurie (entre 28 % et 48 %)

Quatre mille salariés de plus pour Capgemini… en Inde
Selon une communication de Capgemini, relayée par de nombreux sites de médias indiens et anglo-saxons, la SSII accélère son recrutement en Inde. D'ici à la fin juin, elle s'apprête à recruter plus de 4 000 collaborateurs dans le sous-continent. Elle avait déjà augmenté son effectif local de plus de 5 % entre janvier et mars, en embauchant 2 500 recrues.
Fin mars, Capgemini comptait 23 353 collaborateurs en Inde. Un chiffre à comparer avec l'effectif du groupe en France qui, s'élevant à 19 892 salariés, a connu une érosion de 0,7 % au cours du premier trimestre. La société de services française s'inspire, en Inde, des SSII locales qui, déjà sorties de crise, embauchent massivement.

Hausse des offres d’emploi et des salaires dans l’IT
Le site Lesjeudis.com enregistre une hausse de 35 % de ses offres, tandis que le baromètre du salaire des cadres d’Expectra révèle une croissance des rémunérations.
Les prévisions de recrutement dans l'informatique poursuivent leur progression, comme l'avait annoncé l'Apec en février dernier. C'est le constat que fait à présent Careerbuilder – qui détient, entre autres, le site de recrutement Lesjeudis.com – qui voit une hausse de 35 % des offres d'emploi dans l'IT. Autre indicateur, « le carnet de réservation du salon qui se tiendra en septembre prochain affiche déjà une quarantaine d'exposants, c'est le nombre d'entreprises qui étaient présentes l'an dernier », souligne Frédéric Woldanski, directeur général de Lesjeudis.com.
Careerbuilder vient en outre de réaliser une enquête auprès de 134 dirigeants d'entreprises françaises, DRH et autres responsables du recrutement (dans une étude plus large ciblant 625 grandes entreprises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Suède). Les employeurs restent prudents, mais 26 % des dirigeants interrogés prévoient d'embaucher des salariés à temps plein au cours des douze prochains mois. Parmi les catégories qui recrutent, l'informatique et les technologies de l'information sont au troisième rang, avec 15 % des employeurs qui prévoient de recruter dans ce secteur (derrière le service clients pour 46 % et la vente à 26 %).
Salaire en hausse de 3,3 % pour les ingénieurs développement : Même les salaires devraient connaître une embellie. Dans l'informatique, les rémunérations augmentent de 1,6 % cette année, après une baisse de 2,4 % en 2009, selon la huitième édition du baromètre du salaire des cadres du réseau de recrutement Expectra. Le secteur des télécoms, est, lui, crédité d'une hausse de 2,5 %, contre 1,4 % l'an dernier. Ainsi les ingénieurs développement et les techniciens télécoms voient leurs salaires bénéficier d'une hausse respectivement de 3,3 % et 4,4 % en 2010. Cette enquête est basée sur les salaires réels de 133 000 fiches de paie dans 6 300 PME (53 % en province et 47 % en Ile-de-France).

Baisse de 13 % des offres sur le secteur informatique en un an
Selon l'indicateur mensuel de l'Apec, en avril 2010, le marché global de l'emploi repart avec une hausse de 54 % des offres d'emploi comparé à avril 2009. Sur le secteur informatique, cette hausse est supérieure, avec + 66 % d'offres. Toutefois, au regard du cumul des offres sur l'année (d'avril 2009 à avril 2010), le marché global accuse un retrait de -5% et le secteur informatique de -13%.
A l'exception de l'explosion de l'activité Informatique web, sites et portail internet, qui enregistre + 448 % d'offres d'emploi entre avril 2009 et avril 2010 avec 822 nouvelles offres en avril, et de la direction informatique (+ 200 % avec 157 nouvelles offres), toutes les autres activités sont en décroissance : - 18 % pour l'exploitation, la maintenance informatique, - 18 % pour l'informatique de gestion, - 22 % pour l'informatique industrielle, - 32 % pour la maîtrise d'ouvrage et fonctionnel et - 17 % pour systèmes, réseaux et données.

Légère baisse des demandeurs d’emploi dans le secteur informatique
Alors que le nombre de demandeurs d'emploi tous secteurs confondus est en progression de 0,6 % en avril 2010 (comparé au mois de mars), celui du secteur informatique connaît un léger mieux, avec une baisse de 1,2 %. En effet, selon Pôle emploi, ils étaient 32 200 inscrits sur le secteur Systèmes d'information et télécommunications, contre 32 600 en mars 2010.
En revanche, c'est un résultat nettement moins bon si l'on compare ces chiffres à ceux d'avril 2009 (23 800), soit une augmentation de 35 % des demandeurs d'emploi en un an.

EMPLOI (DEBUT JUIN)

HP supprime 9 000 postes dans le monde... mais pas en France
Le constructeur investit un milliard de dollars dans l’automatisation de ses centres de données et, du fait des gains de productivité, réduira ses effectifs. La France sera peu touchée.
Le premier constructeur informatique du monde n'en finit pas de dégraisser, depuis l'acquisition de la société de services EDS. HP vient en effet d'annoncer la suppression, qui sera étalée sur plusieurs années, de 9 000 postes dans le monde, dans sa division Enterprise Services, qui réunit les activités de services d'HP et d'EDS. Ce nouveau délestage, qui s'ajoute aux 6 400 suppressions de 2009, porte à 40 000 le nombre de postes supprimés sur quatre ans, et représente 13 % des effectifs du géant qui emploie plus de 300 000 personnes.
Cette nouvelle réduction d'emplois est directement liée à l'automatisation et à la consolidation des centres de données d'HP, pour laquelle le constructeur va consentir un investissement d'un milliard de dollars. « Durant les vingt derniers mois, nous nous sommes concentrés sur l'intégration d'EDS et l'amélioration de la rentabilité », a déclaré dans un communiqué Tom Iannoti, senior vice-président et directeur général d'HP Enterprise Services. Le groupe veut à présent rationaliser ses datacenters et ses plates-formes de management. L'économie attendue est de l'ordre de 500 à 700 millions de dollars par an. Il ajoute qu'il créera dans le même temps 6 000 postes dans des fonctions de vente ou de fourniture de services.
La France épargnée : Selon les syndicats, l'impact en France devrait se révéler assez faible. « Nous avons été informés lors du CE européen du 27 mai que ce sont surtout les filiales anglaises, espagnoles et allemandes qui sont concernées » précise Jean-Paul Vouiller, délégué syndical CFTC et élu au CE européen. « D'autre part, HP France est dans l'impossibilité de procéder à de nouveaux PSE d'ici à 2012, suite à l'accord du 30 juillet 2009 signé avec douze syndicats sur seize. » Cet accord fait suite au précédent plan de réduction des effectifs du constructeur qui devait concerner 1 250 postes en France, et qui, après négociations, s'est soldé par la suppression de quelque 800 emplois.
L'annonce de réduction de postes intervient peu après celle de l'acquisition de 3Com, et alors qu'HP a fait état de résultats financiers meilleurs que prévus pour son deuxième trimestre fiscal, qui va de février à avril. Le groupe envisage en effet une hausse de 8 à 9 % de son chiffre d'affaires par rapport à l'exercice 2009, pour atteindre 125 milliards de dollars. Des bons résultats financiers alors que l'action HP a perdu 11 % depuis le début de l'année. L'annonce lui aura permis de gagner 1,5 % aujourd'hui. La croissance est de retour chez HP, mais pas pour les effectifs.

Pic d'embauche à l'horizon chez Capgemini
La SSII, qui prévoit un plan d’embauche de 2 700 personnes en 2010, dont 1 000 pour l’activité intégration et services, accélère ses recrutements dès juin.
Nous avons annoncé pour cette année 2 700 recrutements. Ils sont destinés à compenser un turnover de 8 à 9 % en moyenne et à accompagner la croissance dans nos trois grandes activités (conseil, intégration et infogérance), indique Jacques Adoue, DRH France de Capgemini. Aujourd'hui, près des deux tiers de ces embauches restent à effectuer. Le pic sera atteint entre juin et octobre, lorsque nous transformerons nos stagiaires en salariés sous CDI. »
En effet, les nouvelles recrues seront en moyenne (30 à 35 %) des jeunes diplômés ; cette proportion étant plus importante dans l'activité conseil, qui intègre les diplômés des écoles de catégorie 1 et les fait ensuite progresser en interne.
Pour les divisions intégration et infogérance, les recrutements concernent toute la palette des profils : du jeune ingénieur au directeur de programme quinquagénaire avec une vingtaine d'années d'expérience internationale, en passant par des développeurs confirmés, des chefs de projets et des architectes ayant de deux à cinq ans de pratique.
Plus de la moitié des recrutements en province : Le consulting se démarque encore en ce qui concerne la répartition géographique de ses embauches : 80 % seront concentrées à Paris contre 20 % en province. Dans les services et l'infogérance, 55 % des recrutements concerneront les sites de province (la SSII est présente dans plus de 25 villes en France) et 45 %, ceux d'Ile-de-France.
« Avec le développement de nos implantations en région, la tendance à recruter en province devrait s'accentuer, précise Jacques Adoue. Notamment à travers des partenariats avec les écoles d'ingénieurs situées dans les métropoles régionales. » Il rappelle qu'ensuite, pour maintenir les compétences des collaborateurs à jour, il investit plus de 4 % de la masse salariale dans la formation continue via, notamment, l'université interne de l'entreprise.

Les grandes SSII françaises souffrent plus que le reste du marché
D'après IDC France, les 22 plus grandes SSII de France représentent près de 50% du marché total des services dans l'Hexagone et les 4 premières comptent à elles seules, plus de 20% du marché. « En revanche, elles ont plus souffert de la crise que les plus petites structures » note Franck Nassah, Consulting Manager, IDC France. Les revenus de ces 22 grandes SSII françaises ont en effet décliné de 6,4% l'an dernier, alors que la chute était en moyenne de 4,7% pour les autres. « Cet écart entre grandes et petites SSII, s'observe depuis le deuxième trimestre » précise-t-il. « Au 1er trimestre 2009, les SSII ont livré leurs clients en fonction des commandes reçues au 4ème trimestre 2008. Ces commandes étaient à un niveau élevé. La crise ne s'est donc pas fait sentir sur le début de l'année. Ensuite, à partir du deuxième trimestre 2009, la crise a eu des effets très contraignants. Particulièrement pour les grandes SSII, victimes des politiques des grands comptes qui ont, soit annulé ou repoussé des projets, soit imposé des réductions de tarifs draconiennes ».
Bien entendu, tous les segments de services n'ont pas été touchés de la même manière par la crise. Ainsi, les prestations de conseil ont été frappées de plein fouet avec un recul compris entre -9 et -10%. Les services d'intégration ont également été sévèrement impactés avec une décroissance de -5%, en raison du gel de nombreux projets. Quant aux prestations de déploiement et de support (logiciels mais surtout matériel), elles ont été mécaniquement touchées par la chute des ventes de produits. En revanche, du côté des prestations d'infogérance ou de services réseaux, la croissance s'est poursuivie, même si le rythme s'est avéré bien moins élevé que les années précédentes.

Oracle s’apprête à tailler dans les effectifs de Sun
Quatre mois après le feu vert de la Commission européenne au rachat de Sun, Oracle lance un vaste plan de suppressions de postes. Si on n'en connaît pas encore précisément l'ampleur, ce plan pourrait dépasser les 3 000 licenciements évoqués à l'automne dernier.
Dans une note du 10 mai à la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, Oracle indique avoir provisionné entre 550 et 650 millions de dollars de frais de restructuration, dont l'essentiel se composera en indemnités de départ. Cette provision concerne la région Europe-Asie et s'ajoute aux 235 millions déjà engagés.

 

EMPLOYABILITE


Six nouveaux métiers liés au web et au système d'information
Le Guide des nouveaux métiers, réalisé par le cabinet de recrutement Michael Page International, dresse un tableau des nouveaux profils recherchés. Petit tour d'horizon.
Les nouvelles technologies de l'information et des communications et l'évolution organisationnelle des entreprises ont donné naissance à de nouveaux métiers. Quels sont-ils ? Quelles sont leurs missions ? Quelles sont les compétences requises pour remplir ces nouvelles fonctions ? Pour quels salaires ? Autant de réponses apportées dans ce Guide des nouveaux métiers.

1 - Community Manager
Mission : il assure la promotion de la marque et des produits de l'entreprise en diffusant et en orientant les messages définis par le marketing. Il doit aussi intervenir sur l'e-réputation de l'entreprise en animant et modérant les forums de discussion. Pour cela, le Community Manager utilise les nouveaux outils du web 2.0 afin de créer des espaces partagés et des contenus spécifiques (vidéo, jeux-concours, widgets...) sur les médias sociaux. Enfin, pour faire la promotion du nom de la marque, il identifie et fidélise les blogueurs influents.
Compétences requises : excellente connaissance des habitudes des internautes, maîtrise des outils marketing web 2.0 et bonnes capacités rédactionnelles.
Salaires : de 30 à 40 K€ (d'un à trois ans d'expérience) ; de 40 à 65 K€ (de trois à sept ans d'expérience).

2 - Responsable e-business
Mission : il doit piloter les ventes réalisées en ligne tout en répondant aux nouveaux codes de consommation de l'économie virtuelle (comparateur de prix, avis des consommateurs...). Le responsable e-business veille à tenir les mêmes engagements que ceux valables dans l'économie réelle (sécurité des paiements, stocks disponibles, service après vente). En tant qu'expert des différents leviers e-marketing – affiliation, SEO (Search Engine Optimization), SEM (Search Engine Marketing, e-mailings) –, il veille à leur bon équilibre et à leur juste retour sur investissement.
Compétences requises : maîtrise des leviers e-marketing, bonne connaissance des nouvelles technologies, qualité d'analyse (suivi des indicateurs clés de performance) et esprit de synthèse.
Salaire : de 45 à 55 K€ (cinq ans d'expérience) ; de 80 à 120 K€ (dix ans et plus d'expérience)

3 - Responsable référencement SEM/SEO
Mission : il garantit le placement des sites internet en tête de liste des résultats de moteur de recherche. Ses responsabilités couvrent la définition d'une stratégie de référencement par un travail de veille, d'analyse et de préconisation de mots clés ainsi que la mise en place opérationnelle de la campagne pour positionner le site internet sur les outils de recherche. Le responsable de référencement pilote deux leviers : le référencement « naturel » (apporter un maximum d'informations concernant le contenu d'une page web) et le référencement « payant » (achats de mots clés auprès des moteurs de recherche).
Compétences requises : maîtrise des outils de SEO et SEM, intérêt pour les nouvelles pratiques du marketing, pour la veille. Qualités de gestion de projet et de coordination (relation avec les prestataires et les services internes : DSI, marketing…).
Salaire : de 35 à 40 K€ (chef de projet référencement) ; de 38 à 50 K€ (responsable).

4 - Responsable des contrats de service (Delivery Manager)
Mission : ce responsable gère les contrats d'externalisation de l'entreprise. Il assure aussi bien les négociations que le suivi de tous les contrats d'infogérance, d'hébergement, de TMA (tierce maintenance applicative), de TRA (tierce recette applicative) ou d'offshore.
Compétences requises : techniques, juridiques, commerciales, organisationnelles. Qualités relationnelles afin d'assurer le rôle d'interface entre les pôles internes de l'entreprise et les prestataires externes.
Salaire : de 65 à 80 K€ (selon expérience).

5 - Responsable gouvernance internet
Mission : il assure la bonne gestion des médias internet de l'entreprise et coordonne les différents services (direction commerciale, DSI..). Ce responsable prend en charge la gestion administrative des noms de domaine (charte interne de nommage), traite des problèmes d'atteinte à l'image de l'entreprise (fuite d'informations, commentaire hostiles...), fait de la veille et de la prévention des menaces liées à la cybercriminalité.
Compétences requises : bonne vision macroscopique des enjeux business, maîtrise des enjeux techniques, forte culture internet et grande capacité de dialogue afin de faire adhérer ses interlocuteurs (DG, DSI, directeur de la communication; etc.) aux bonnes pratiques. 
Salaire : de 60 à 75 K€ (selon expérience).

6 - Responsable sécurité et risques des SI (RSRSI)
Mission : Le RSRSI est chargé d'identifier l'ensemble des dangers, expliquer et mettre en perspective les impacts potentiels auprès des directions métier et de conduire la politique visant à réduire l'exposition au risque. Il aura également en charge la mise en place d'un référentiel et d'indicateurs de suivi dans le cadre d'une action continue.
Compétences requises : capacité à structurer l'information et à la restituer. Coordination des actions avec des interlocuteurs variés, tant d'un point de vue technique qu'opérationnel. Son rôle d'évangélisateur interne implique d'excellentes qualités relationnelles et un réelle force de conviction. 
Salaire : de 70 à 90 K€ (selon expérience)

Et si vous alliez travailler au Québec ?
La Belle Province organise trois jours de recrutement en juin. Plus de 400 postes seront proposés pour la fonction informatique.
Du 10 au 12 juin à Paris, des employeurs québécois viendront à la rencontre des candidats à l'immigration. De l'architecte système à l'administrateur réseau en passant par le consultant en décisionnel, plus de 400 offres d'emploi seront proposées dans la fonction informatique.
Elles émanent de SSII canadiennes comme DMR (groupe Fujitsu), Systematix, Genivar, Odesia Solutions, PCO Innovation, Vertisoft ou Flejay ou de filiales locales de groupes internationaux comme CGI. Des sociétés situées sur Montréal ou Québec et souffrant d'une pénurie de compétences sur leur bassin d'emploi.
Pour postuler, il suffit de remplir le formulaire d'inscription en ligne et de joindre son CV sous format Word ou PDF. S'agissant de postes requérant une certaine expérience, il est conseillé de visiter les sites des recruteurs avant de postuler. Ces journées de recrutement sont organisées avec le concours de Pôle emploi international.

Portage salarial : le projet d'accord rejeté par les syndicats
Les organisations syndicales ont publié un communiqué mardi annonçant leur rejet de l'accord sur le portage salarial proposé par la Fédération patronale de l'intérim (le Prisme).  « Prenant leurs responsabilités, les organisations CGT, CFDT, CFE-CGC et CFTC ont décidé non seulement de refuser le projet avancé par le Prisme mais de proposer à signature un nouveau texte d'encadrement de ce mode d'organisation sur lequel elles seraient prêtes à s'engager », ont-elles indiqué.
Les syndicats proposent notamment de porter le salaire conventionnel minimum au plafond de la Sécurité sociale, soit 2 885 euros par mois. La somme forfaitaire proposée par le Prisme s'élève à 2 800 euros.
Le texte syndical prévoit également de recourir au CDD de droit commun pour les missions de portage inférieures à 18 mois (36 mois proposés par le patronat). Il plaide enfin pour l'exercice exclusif de l'activité de portage salarial : « Dans son projet, le Prisme ne préservait pas l'exclusivité de cette activité, ce qui lui permettait de réaliser du portage au sein de ses agences, et de pratiquer un dumping social en le confrontant à l'intérim. »

Et pendant ce temps là…

Bugs en série à Pôle Emploi, le SI suspendu
Alors que les agents de Pôle Emploi étaient en grève le 8 Juin, la direction suspend le déploiement de Neptune. Ce nouveau système d’information consacrant la fusion ANPE-Assedic multiplie les bugs.
Neptune prend l'eau ! Déjà décrié en phase de test, le système d'information unique qui doit consacrer la fusion informatique de l'ANPE et des Assedic, un an et demi après le rapprochement des deux administrations, multiplie les dysfonctionnements.
Selon le blog La fusion pour les nuls, tenu par des agents de Pôle emploi, le déploiement de ce SI unique a été suspendu au niveau national mercredi dernier et, ce, pour une durée minimale de quinze jours. « Les agents qui l'utilisent sont au bord de la crise de nerfs » et « une cellule de crise a été mise en place au sein de la DSI », précise ce blog généralement bien informé.
« Une galère au quotidien » : « Neptune, c'est l'horreur ! Une galère au quotidien ; il faut une heure pour se connecter, et accéder aux applicatifs. » Selon les commentaires enregistrés sur le forum de discussion du site, l'informatique ne ferait qu'accroître le stress des agents, déjà grand. Les conditions de travail des prestataires du support informatique ne semblent pas meilleures, à en croire ce témoignage. « Le stress est permanent, nos responsables, littéralement vides d'émotions, nous soumettent des attentes monstrueuses au jour le jour. »
Dans une dépêche de l'AFP, la direction reconnaît que « dans les quelques régions tests, notamment Aquitaine et Poitou-Charentes, les utilisateurs sont susceptibles de buter sur " une durée anormale de connexion au poste de travail ", et le " chargement incomplet du profil utilisateur "  »
Déjà un projet avorté en 2005 : Cet épisode rappelle un précédent fâcheux. En 2005, l'ANPE avait abandonné un projet ambitieux initié en 1997 et baptisé Geode (Gestion de l'offre et de la demande d'emploi). Conçu sur mesure, il devait permettre à l'ANPE de s'affranchir du système géré par l'Unedic, et de mieux gérer les données de recrutement.
Sa complexité d'utilisation, conjuguée à de multiples retards et dysfonctionnements, avaient contraint la direction à abandonner le projet. Estimé à 22,8 millions d'euros en 1996, il s'est élevé, selon un rapport du Sénat, à 135,5 millions d'euros, « sans que le moindre début d'application soit développée. »

 


Et toujours cette vague de rachats…

NB : Ceux-ci étant tellement nombreux que nous avons choisi, le mois dernier, de publier un article, intitulé « La crise… Quelle crise ? »  les concernant. Vous pouvez le retrouver sur /fr/articles/20836-la-crise-quelle-crise.html

Mais, comme la situation s’emballe, en voici encore quelques uns !

IBM reprend Sterling Commerce
Avec le rachat de la filiale d’AT&T, Big Blue met un pied dans l’intégration interentreprises, un domaine dans lequel il brillait par son absence.
Après le rachat de Lombardi en janvier dernier, la branche middleware d’IBM reprend aujourd’hui Sterling Commerce pour 1,4 milliard de dollars. La filiale d’AT&T apportera à Big Blue une plate-forme d’échanges B to B, un domaine dans lequel le géant du middleware était finalement très peu présent.
Autant IBM est parfaitement outillé pour couvrir les problématiques de gestion processus ou d’intégration de données au sein d'une même entreprise, autant son catalogue a du mal à répondre aux besoins d’échanges de données informatisées (EDI) ou d’orchestration de flux de commande entre différentes entreprises.
S’aligner sur les protocoles d’échange sectoriels : Dans ce contexte, Sterling offrira trois grandes familles d’outils à IBM. La première, celle qui rapporte le plus d’argent mais qui est déclinante, relève du transfert industrialisé de fichiers en FTP. IBM utilisait sa messagerie MQ Series pour l’envoi de fichiers. Il disposera désormais de Sterling Connect, qui jouit d’une grande base installée dans la banque par exemple.
La seconde famille d’outils, qui devrait être plus précieuse à IBM, touche à l’EDI. Pour rappel, il s’agit ici d’échanger et de transformer des messages selon des formats et des protocoles définis par secteurs : CFONB, Swift, Etebac pour le monde bancaire, Eancom ou X12, pour celui de la distribution.
« L’EDI manquait à IBM dans le domaine de la fabrication. Il offrira une complémentarité avec ses systèmes end to end de type RFID. De même, dans la distribution, il présentera enfin à ses grands clients, comme Carrefour, un portefeuille étoffé de produits permettant de huiler les échanges entre producteurs et distributeurs », explique Mathieu Poujol, directeur technologies chez PAC. A noter que Sterling a récemment enrichi sa plate-forme EDI d’un volet orchestration de processus reposant sur les notions d’abonnement-publication de messages.
La gestion de commandes multicanal, une priorité : Enfin, dernière famille d’outils de Sterling, la plus récente : la gestion de commandes. Elle s’adresse cette fois à des utilisateurs métier. La promesse ? Gérer une chaîne de commande dans sa globalité et dans toute sa complexité. Une chaîne qui exige de mettre en correspondance des fournisseurs, des clients, des logisticiens, des transporteurs, des produits, des prix, des disponibilités de stocks, des lieux de stockage et de plus en plus, des canaux de vente variés (magasin, internet, mobile…). La plate-forme « d’order management » met alors en œuvre des règles d’allocation et de distribution des ressources tout au long de cette chaîne.
Une acquisition défensive : Ces trois grands modules devraient largement profiter à l’offre de commerce électronique d’IBM (Websphere Commerce). Ils l’ouvriraient surtout à d’autres canaux, l'offre d'IBM restant essentiellement axée sur le net.
Reste à expliquer le timing de cette acquisition. IBM ne découvre pas aujourd’hui l’intégration B to B, qui, même si elle connaît de nouvelles problématiques (le multicanal, par exemple), évolue finalement bien peu. Alors, pourquoi racheter Sterling aujourd’hui ? Par certains côtés, cette acquisition est défensive.
« Sterling permet à IBM de ne pas abandonner les segments de la distribution ou de la fabrication à SAP ou Oracle, lequel a récemment procédé à de nombreux rachats dans ces domaines », analyse Mathieu Poujol. Sans compter qu’avec Sterling, IBM acquiert de fortes compétences sur Swift, protocole de plus en plus utilisé en milieu bancaire. Et ce, alors même que le quasi-monopole de MQ Series dans le monde bancaire commence à être remis en question.

Lexmark achète Perceptive Software, un spécialiste de l’ECM
Le fabricant d'imprimantes vient d'acquérir, pour 280 millions de dollars, Perceptive Software. Ce spécialiste de l'ECM (Enterprise Content Management), est déjà partenaire de Lexmark, mais aussi de HP, Xerox, Canon et Fujitsu. Il affiche un volume de ventes de 84 millions de dollars en 2009 et des clients essentiellement américains. Son produit Imagenow semble particulièrement intéresser Lexmark. Il permet l'intégration des imprimantes multifonctions de Lexmark aux progiciels de gestion intégrés de SAP, Microsoft Dynamics, Lawson...

La société DivX achetée par Sonic
Sonic Solutions, l'éditeur du logiciel de gravure Roxio, s'offre officiellement la société DivX Inc., qui délivre les licences aux fabricants de lecteurs DVD incluant cette technologie. L'acquisition se ferait pour un montant de 323 millions de dollars (265 millions d'euros), selon le site spécialisé PaidContent.org. DivX avait annoncé un chiffre d'affaires de 70,6 millions de dollars en 2009.
L'acquisition devrait être définitive en septembre prochain, après accord des autorités anticoncurrentielles. Dans un communiqué commun, les deux entreprises estiment que leur rapprochement permettra « de fournir aux éditeurs de services les outils et les technologies nécessaires pour proposer efficacement de la vidéo premium sur n'importe quel appareil électronique ».
Rappelons que le codec DivX a été mis au point en 1999 par le Français Jérôme Rota pour de réduire la taille de ses fichiers vidéo (lire ici son histoire). La société fut, elle, fondée au début des années 2000. Le format DivX, devenu une sorte de standard, est controversé du fait de sa large utilisation dans le cadre du téléchargement illégal sur les réseaux de peer to peer.

Infor rachète Bridgelogix
Infor met la main sur Bridgelogix, société spécialisée dans les solutions de collecte de données code-barres qui compte 350 clients dans 43 pays, plus de 900 installations et plusieurs milliers d'utilisateurs.
L'objectif d'Infor étant de proposer à ses clients davantage de valeur ajoutée grâce aux technologies Bridgelogix en matière de contrôle des activités de production, de gestion des entrepôts, de lean manufacturing et de gestion des temps et des absences. Notez que la technologie Bridgelogix est déjà intégrée dans certains ERP d'Infor. Le montant de la transaction n'a pas été révélé.

HTC rachète l’éditeur français Abaxia
Le fabricant taïwanais HTC élargit son offre logicielle avec le rachat – pour un montant non communiqué – de l'éditeur français Abaxia, spécialisé dans le développement de pages d'accueil et de services pour terminaux mobiles. Fondé en 2001, Abaxia est basé à Paris. Ses logiciels ont été déployés plus de 22 millions de fois, sur 60 modèles de terminaux différents. L'éditeur revendique plus d'une vingtaine de clients, dont Orange, Vodafone, SFR, Bouygues, Nokia, Motorola, Sagem, Sony Ericsson et, évidemment, HTC.

Dassault Systèmes met la main sur le moteur de recherche Exalead
Dassault Systèmes rachète le spécialiste du moteur d'entreprise Exalead pour 135 millions d'euros et étend donc ses activités à ce secteur.
Après avoir annoncé un accord OEM (Original Equipment Manufacturer) mi-mai pour l'intégration du moteur de recherche dans la version 6 d'Enovia, Dassault Systèmes et Exalead passent à la vitesse supérieure. Le premier rachète le second pour 135 millions d'euros, ce qui correspond à environ dix fois le chiffre d'affaires du spécialiste de la recherche, dont les pertes s'élevaient en 2009 à 13 millions d'euros. L'opération semble donc très positive pour Exalead, dont la marque et les produits devraient être conservés, et bénéficieront ainsi du circuit de distribution de Dassault Systèmes, et de son implantation chez les grands comptes et à l'international. De plus, les 139 employés seront maintenus en poste.
Une diversification pour Dassault Systèmes : Pascal Daloz, directeur général adjoint stratégie chez Dassault Systèmes, justifie le rachat par deux raisons : « Premièrement, le marché de la recherche d'entreprise nous paraît intéressant et conséquent, nous l'estimons à 2 milliards d'euros, avec une croissance potentielle de 20 % par an. Deuxièmement, nous sommes peu présents dans les secteurs où Exalead compte des clients comme les médias ou la finance. » Des explications liées au marché, donc, mais la technologie du moteur de recherche intéresse aussi l'éditeur de logiciels spécialisés dans les outils de conception et de fabrication assistées par ordinateur.
Jusqu'alors utilisateur d'Autonomy pour le compte de leurs clients, Dassault Systèmes s'était récemment tourné vers Exalead dont il juge la technologie plus performante, notamment pour la montée en charge. Selon Pascal Daloz, cela s'explique par le savoir-faire historique des fondateurs d'Exalead, qui ont fait leurs armes chez Altavista, le moteur de recherche web des débuts d'internet.
Exalead : moteur de recherche web et d’entreprise : Le moteur grand public exalead.com indexe à l'heure actuelle 16 milliards de pages. La même technologie est utilisée à la fois pour l'indexation web et pour le moteur de recherche d'entreprise. Ces capacités web font aussi partie des atouts qui intéressaient Dassault. « Indexer le web aiderait par exemple à mettre à jour, au sein des entreprises, les bases de données structurées qui font référence à des données externes, comme des informations sur les composants pour un acteur du secteur électronique. »
Du côté d'Exalead, le PDG Alain Cotte voit Dassault Systèmes comme un porte-avion qui les aidera à se développer rapidement à l'international, ce que l'entreprise avait commencé à faire avec des filiales aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, etc.

Cassiopae acquiert InfoParc, leader français des progiciels de gestion de flottes Cassiopae, leader français du marche des éditeurs de logiciels de gestion des contrats de financement et de location annonce avoir acquis 100% des actions d’InfoParc, éditeur de logiciel de gestion de parc de véhicules et matériels, base a Paris.
Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie a long terme de Cassiopae de devenir un leader mondial dans la niche des progiciels de gestion de financements et de location d’actifs. Jusqu’alors détenue par Europ Assistance (groupe Generali), InfoParc a réalisé un chiffre d’affaire de 1,5 M € en 2009. Cet achat permet ainsi a Cassiopae d'élargir son offre actuelle et d'accroitre son expertise en gestion de flotte.
Les clients de Cassiopae, tout comme le marche du logiciel de leasing dans son ensemble, sont de plus en plus demandeurs de solution pour la location et la gestion de parc de véhicules et matériels.
Cassiopae entend donc developper son activité dans ce domaine a fort potentiel.
Selon Emmanuel Gillet, president de Cassiopae, "Les synergies entre InfoParc et Cassiopae sont nombreuses. Cette acquisition nous permet de mettre en commun très rapidement nos ressources et de proposer a nos clients une offre qui combine financement de véhicules et gestion de parc ».
"L’intégration d’InfoParc dans le groupe Cassiopae renforce notre capacité a agir rapidement face aux demandes du marche et a répondre aux exigences croissantes dans le domaine des solutions de gestion de flotte», a déclaré le directeur general d’InfoParc, Patrick Guillou.

Check Point rachète Liquid Machines
Le spécialiste de la sécurité Internet a annoncé l'acquisition de la société privée Liquid Machines, actrice de premier plan dans le domaine de la sécurité des données et du chiffrement de documents.
Liquid Machines est une société américaine fondée en 2001 et basée dans le Massachusetts. Ses solutions visent à éviter l'utilisation abusive, la modification, la perte ou le vol de la propriété intellectuelle et des données confidentielles qui sont intégrées à des documents. La société a déposé 12 brevets pour le chiffrement de documents et la sécurisation de contenus. Liquid Machines est en outre un acteur-clé dans le domaine de la gestion des droits numériques. La société a pour clients des entreprises de la liste Fortune 100, issus du secteur des services financiers, des services publics et du secteur industriel.
La technologie Liquid Machines, intégrée aux produits Check Point à venir, permettra de partager des documents en toute sécurité. Par ce rachat, Check Point renforcera ainsi son portefeuille de produits de sécurité des données.


Pour terminer cette longue série d’informations, voici un petit article qui devrait vous faire sourire… ou pleurer. Il concerne l’orthographe, une de mes marottes… 


Jeunes diplômés, soiniez vôtre ortografe

Le divorce est consommé entre les jeunes ingénieurs de la génération SMS et l’orthographe. Pour corriger le tir, plusieurs initiatives voient le jour, dont le retour des bonnes vieilles dictées. Prenez une feuille et un stylo.
Si vous avez des enfants scolarisés, vous vous en êtes certainement rendu compte. Quitte à passer pour un réactionnaire, force est de constater que le niveau d'orthographe a lourdement chuté depuis quelques années. Ce que l'on accepte de nos chères têtes blondes en phase d'apprentissage, passe nettement moins à l'heure de rentrer dans la vie active.
Et nombre de recruteurs tirent actuellement l'alarme sur les fautes lexicales et de syntaxe à répétition que commettent les jeunes diplômés de la génération chat et SMS. Un handicap qui pourrait se révéler rédhibitoire.
Au cours de leur carrière, ils auront à élaborer des rapports, concevoir des supports de présentation, rédiger des recommandations voire des documentations techniques. Qu'ils ne pourront se permettre d'émailler de fautes, le correcteur orthographique laissant passer les erreurs de syntaxe et de grammaire.
Entre deux profils similaires, le choix est vite fait : Pour Didier Lichtensteger, DRH d'Ausy, des fautes d'orthographe ne l'empêcheront pas de rencontrer un candidat. « En revanche, entre deux profils similaires, le choix est vite arrêté. Nos consultants véhiculent l'image de l'entreprise.  »
La société de conseil en technologies a récemment remporté un appel d'offres car elle était la seule – à proposition technique et tarifaire équivalente – à ne pas avoir commis une seule faute. « Pour le donneur d'ordre, cela dénotait un suivi de qualité. ». Ausy fait passer des tests d'orthographe à ses managers. Quant aux commerciaux connus pour leurs lacunes en Français, ils doivent faire relire par leurs pairs tout document qui sort de l'entreprise.
Evaluez votre niveau d'orthographe en ligne : Pour réconcilier les futurs ingénieurs et les étudiants en sciences avec l'usage de la langue française, ECE, grande école high-tech, organisait le 1er avril dernier la quatrième édition de sa dictée interécoles. Sur quelque 300 participants, la première de cette dictée – dont vous retrouverez le texte en bas de page – a commis quatre fautes. Et l'on monte très vite à 20 fautes dès la 46ème place du classement.
« Il faut faire la démonstration que l'orthographe et la syntaxe répondent, elles aussi, à une certaine logique, rappelle l'organisateur de cet événement, soutenu par la Conférence des grandes écoles (CGE) et la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI). Puis, dans un second temps, les convaincre que, sans le respect de ces règles, ils ne parviendront pas à structurer leur pensée et à communiquer avec autrui. » Il s'agit, enfin, de renouer avec le plaisir de l'écriture et de casser le clivage entre scientifiques et littéraires. Les premiers étant, par essence, mauvais en français.
Opportuniste, Woonoz met en ligne un test gratuit pour jauger son niveau. A l'issue de cette phase d'évaluation de cinq minutes, cet éditeur d'e-learning établit un programme d'entraînement personnalisé, centré sur les règles d'orthographe non maîtrisées. L'institut de formation Orsys propose aussi un stage pour rappeler les fondamentaux de l'orthographe.
 

"Le développement durable" - Texte de la dictée ECE 2010

Si les Gaulois ont tant redouté que le ciel leur tombât sur la tête, les Terriens actuels pourraient craindre l'épuisement de la planète bleue. Pour l'éviter, un remue-méninges a abouti au développement durable. Inutile de zapper ce sujet : après Tchernobyl, la dioxine de Seveso, les galettes de fioul* des marées noires, il fallait agir contre ces galères innommables.
Puissé-je vous exhorter, par ces lignes, à mieux protéger l'environnement ? En effet, des dizaines de mesures qu'engendre un tel contexte se sont succédé déjà crescendo, mais se sont souvent soldées par des échecs. D'abord, les pays en voie de développement : quels que soient les hémisphères, nous devons établir l'équilibre entre le Bhoutan*, l'Érythrée, les Îles Marshall ou le Nigeria...
Ensuite, la flore : protégeons les caryers ou les bignones, au Canada. Et, biodiversité oblige, sauvegardons la faune : les saïgas ou les oryx de Libye, comme on le fit des pygargues ou des gypaètes à demi sauvés aujourd'hui. Enfin, serait rompu, si étaient abîmés les écosystèmes, les mangroves et les récifs coralliens, l'équilibre naturel. Tel un cheval de Troie, l'émission des gaz à effet de serre perturbe le climat, d'où parfois des hurricanes, semblables à des scènes quasi gore.
Disons oui aux énergies renouvelables : les éoliennes, la géothermie, non aux appareils jetables qui polluent les sols, et merci aux poètes, mentors écolos, escagassés par les mobiles, les baladeurs et leurs variantes, qui écrivent à qui mieux mieux des ballades antibruit, tout en assonances, sur des feuillets biodégradables. Après que je vous ai décrit l'état des lieux, j'espère qu'un jour, enfin tous sauvés, nous serons dans l'empyrée et sortirons un salmanazar pour faire la fête !
Line Sommant
• On acceptera fuel ou fioul. * On acceptera Bhoutan ou Bhutan (avec tirets sur u et a). 

Voilà, c'est fini !

L'équipe EGILIA se joint à moi pour vous souhaiter un bon été et, surtout, de bonnes vacances réparatrices, et tout, et tout !

N'oubliez pas : Chez EGILIA, nous restons ouverts toute l'année, vacances estivales comprises... alors, si le coeur vous en dit, venez vous former et vous certifier !

 

EGILIA a obtenu
4.9 / 5 sur
11 avis avec Avis-vérifiés.com

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