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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Septembre 2010

 

Comme le laissaient présager les dernières informations relatives à l’emploi publiées dans notre dernier baromètre de l’emploi informatique (Juin) et dans notre article intitulé « Lueurs d'espoir sur le front de l'emploi » paru sur le site EGILIA en Juillet dernier, l’embellie est confirmée sur le front de l’emploi !

Comme toujours, nous vous livrons ces informations sans y adjoindre le moindre commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

Nous reviendrons néanmoins sur un constat rapide sur 2009, qui nous servira de point de comparaison avec ce qui semble être une série de signaux positifs sur l’emploi au sein de notre belle industrie informatique…

Enfin, comme à mon habitude, je vous renouvelle un conseil simple :
- Prenez votre destin en mains en suivant les formations certifiantes proposées par EGILA
- Obtenez les certifications officielles qui leur sont étroitement associées, seuls éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et gages incontestables de reconnaissance professionnelle !
- Sachez utiliser les formidables compétences techniques et pédagogiques des formateurs EGILIA qui, au jour le jour, se tiennent aux cotés de tous les acteurs du monde informatique en quête de réussite professionnelle pour les conseiller, les former !


Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce baromètre trimestriel et restons, comme toujours, ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com
 
2009, une année difficile pour les ingénieurs en informatique

La 21ème enquête annuelle du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France sur la situation des ingénieurs français confirme l’impact qu'a eu la crise, l’an dernier, sur le secteur informatique.
L'enquête 2010 qui vient d'être publiée par le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (Cnisf) et réalisée à partir des réponses de près de 45 000 ingénieurs, fait apparaître plusieurs indicateurs négatifs pour le secteur informatique. Le plus marquant concerne l'effet de la crise sur les recrutements dans les SSII : 4 240 recensés en 2009 contre 11 547 l'année précédente. Soit une diminution de 63 %. Alors que le recul moyen des embauches dans tous les secteurs confondus était de 32 %. Soit  48 400 en 2009 contre 71 700 l'année précédente. De plus, la mobilité a été limitée.
L'an dernier, 16,9 % des 529 450 ingénieurs diplômés en activité travaillaient dans des métiers informatiques. La situation économique a eu un impact sur leur moral car le sondage a révélé que ces derniers se sentaient presque deux fois plus exposés que la moyenne des autres ingénieurs.
Des signes de la reprise : L'observatoire de la profession estime qu'il y avait, à la fin 2009, 702 300 ingénieurs diplômés en France dont 156 340 ayant une spécialisation dans les sciences et techniques de l'information et de la communication (STIC). Et parmi ceux-ci, 11 % de femmes (contre une moyenne de 17 % sur l'ensemble des diplômés). Conséquence de la crise : la spécialisation STIC dans les formations d'ingénieurs représentait l'an dernier, selon les estimations du Cnisf, 22,3 % du total, contre 23,5 % en 2008.
Heureusement, les signes de la reprise ont commencé à se manifester en 2010. « Certes, 18 000 ingénieurs ont perdu leur emploi avec la crise, mais un quart d'entre eux en ont déjà retrouvé un autre », indique Gérard Duwat, président de l'Observatoire des ingénieurs.
L'enquête révèle de façon générale que les éléments déterminants dans le choix de l'employeur est le salaire, devant l'intérêt des missions et les possibilités d'évolution. D'ailleurs, il convient de noter qu'à la fin de l'an dernier, 83 900 ingénieurs s'étaient expatriés (+ 13,4 % en un an), essentiellement pour obtenir un meilleur salaire. La Suisse, les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Belgique ayant eu, dans un ordre décroissant, leur préférence.
En 2009, le salaire médian des ingénieurs diplômés ayant le statut de cadre était de 52 780 euros (brut annuel) et le salaire moyen, de 63 014 euros. A âge égal, les rémunérations des hommes sont demeurées supérieures à celles des femmes. Mais les écarts ont diminué ; les plus réduits se situant chez les débutants (passage de 7,5 % à 2,6 % entre 2007 et 2009).
Les salaires médians des ingénieurs en informatique et télécoms en 2009
Services informatiques : 47 000 € (brut annuel)
-Moins de 30 ans : 36 866 €
-De 30 à 44 ans : 51 600 €
- De 45 à 64 ans : 75 000 €
Télécoms : 56 550 € (brut annuel)
-Moins de 30 ans : 38 700 €
- De 30 à 44 ans : 57 000 €
- De 45 à 64 ans : 80 840 €

SSII : pas d’augmentation des salaires à l'embauche en 2009

Avec 35 000 euros, les salaires à l’embauche dans les SSII sont en-deçà de ceux du marché. L’expérience reste un atout dans la négociation.
Selon la grande étude annuelle de l'Apec, le salaire moyen à l'embauche tout secteur confondu, se situe à 36 000 euros alors qu'il n'est que de 35 000 euros dans les SSII. Toutefois la situation s'est améliorée, puisque 80 % des salaires à l'embauche des cadres informaticiens sont compris entre 27 000 euros et 48 000 euros contre 24 000 euros et 49 000 euros en 2008. A noter que la rémunération moyenne est plus élevée chez les informaticiens systèmes, réseaux et données, que chez les informaticiens de gestion (39 000 euros contre 34 000 euros).
Salaires à l'embauche :
Informatique de gestion : 34 K€ en moyenne, avec une médiane* de 48 K€
Systèmes, réseaux, data : 39 K€ en moyenne, avec une médiane* de 51 K€
Toutes fonctions informatiques : 35 K€ en moyenne, avec une médiane* de 48 K€
Toutes fonctions hors informatiques : 36 K€ en moyenne, avec une médiane* de 50 K€
Source : Apec, "les salaires à l'embauche, éditions 2010"
*Médiane : la moitié des cadres ont perçu un salaire annuel brut inférieur à ce montant et l'autre moitié un salaire supérieur.
L'expérience permet de négocier son salaire à la hausse :
Jeune diplômé (moins d'un an d'expérience) : 30 K€ en moyenne, 31 % des recrutements
Jeune cadre (1 à 5 ans d'expérience) : 34 K€ en moyenne, 30 % des recrutements
Cadre expérimenté (5 à 10 ans d'expérience) : 40 K€ en moyenne, 30 % des recrutements
Cadre expérimenté (plus de 10 ans d'expérience) : 7 % des recrutements
Source : Apec 2010
En SSII comme ailleurs, les rémunérations à l'embauche augmentent avec l'expérience : 30 000 euros en moyenne pour un jeune diplômé contre 47 000 euros pour un cadre avec plus de dix ans d'expérience. Rien de plus normal. En revanche, les jeunes diplômés ont vu leur salaire moyen à l'embauche progresser en 2009 de 2 000 euros tandis que les cadres de plus de dix ans d'expérience ont vu leur salaire sensiblement baisser sur la même année (- 4 000 euros). Conséquence de la crise puisqu'en 2009, le secteur informatique a vu ses effectifs baisser de 3 % notamment chez les cadres fortement expérimentés.
L'expérience reste toutefois le principal argument pour négocier son salaire. Ainsi un cadre avec plus de dix ans d'expérience, a une probabilité trois fois supérieure à celle d'un jeune diplômé, de voir son salaire être rehaussé par rapport à celui qui était envisagé. Pour 22 % des recruteurs c'est la difficulté à trouver le profil recherché qui justifie ce réajustement. Soulignons que seuls 62 % des recrutés ont une expérience équivalente à celle souhaitée par le recruteur et que 11 % des cadres embauchés ont un diplôme moins élevé que celui attendu contre 17 % en 2008, ce qui traduit une plus grande rigidité des employeurs.
Gérer un budget accroît le salaire : L'influence de la gestion d'un budget sur la rémunération est particulièrement importante dans le secteur informatique :
43 000 euros pour quelqu'un qui ne gère pas de budget, contre 59 000 euros pour celui qui en gère un.
Les primes sont le complément de rémunération le plus utilisé (19 %) : 21 % des émoluments à l'embauche sont assortis de téléphones portables, 19 % des salaires sont accompagnés de dispositifs d'intéressement, 13 % de participation et 13  % d'abondement du plan d'épargne. En revanche, 31 % des salaires ne sont associés d'aucun élément complémentaire.

Plus de 23 000 auto-entrepreneurs sur le secteur informatique

Au premier trimestre 2010, le nombre d'auto-entrepreneurs actifs s'élevait à 433 000, contre 76 000 un an plus tôt. En avril dernier, ce taux est passé à 452 700. Le secteur informatique, avec 5,1 %, se place au cinquième rang derrière les services, le soutien administratif, l'éducation et d'autres activités scientifiques et techniques. Sur l'ensemble de l'année 2009, 149 000 auto-entrepreneurs, tous secteurs confondus, ont déclaré un chiffre d'affaires de 934 millions d'euros, soit un chiffre d'affaires annuel par entrepreneur de 6 300 euros.

 

EMPLOI, SSII ET SALAIRES

 

La crise est officiellement finie

Près de huit entreprises de l’informatique sur dix prévoient de recruter au troisième trimestre. Une embellie qui profite aux jeunes diplômés.
La crise est derrière nous. Les dernières statistiques confirment la bonne orientation du marché de l'emploi observée depuis le début de l'année. Au deuxième trimestre, nous dit l'Apec, 86 % des entreprises ont recruté des cadres dans l'informatique, cela représente dix points de mieux que l'an passé. Elles sont 79 % à prévoir de le faire au troisième trimestre (+ 12 points). Une embellie également constatée par une récente enquête d'IDC commandée par l'association Pasc@line.
Ces embauches sont liées avant tout au développement de l'activité, le turnover restant – pour le moment – limité. Remplacer les départs constitue le principal motif d'embauche pour moins d'une entreprise sur trois dans l'informatique, contre plus de six sur dix dans le secteur de la banque-assurance.
C'est dans l'informatique de gestion que la demande s'est le plus accrue, avec une progression de 75 % des offres d'emploi sur le deuxième trimestre. A l'opposé, l'embellie est plus modeste dans le domaine de la maîtrise d'ouvrage et du fonctionnel (+ 24 %).
Deux tiers des recrutements jugés difficiles : Et déjà des signes de tension apparaissent. L'informatique est, avec « les activités tertiaires », la fonction qui éprouve le plus de mal à trouver des candidats, avec 66 % de recrutements jugés difficiles. Ce que l'Apec s'empresse de modérer. « Ce niveau est tout de même le plus bas atteint dans l'informatique, en baisse d'une vingtaine de points par rapport aux plus hauts. »
L'amélioration du climat économique donne un regain d'intérêt aux jeunes diplômés, les dindons de la farce depuis le déclenchement de la crise en 2008. Toutes fonctions confondues, un quart des cadres recrutés depuis le début de l'année sont de nouveaux arrivants sur le marché du travail.
Baisse de chômage de plus de 10 % : L'emploi redémarrant, le chômage poursuit mécaniquement sa décrue. Avec 25 500 informaticiens inscrits à Pôle emploi (en catégorie A), la baisse dépasse les 10 % sur le premier semestre. Cette bonne nouvelle réjouit le Munci, même si l'association professionnelle des informaticiens reste très prudente tant le contexte macroéconomique demeure incertain.
Selon elle, ces chiffres traduisent un phénomène nouveau. Les SSII semblent avoir choisi d'anticiper le retour de la croissance annoncée pour le second semestre, alors que jusqu'ici « la reprise des recrutements était consécutive à celle de la croissance et des investissements en logiciels et services, avec un décalage d'au moins six mois. » De fait, les SSII communiquent de nouveau sur les prévisionnels de recrutement : + 2 % pour les minima Syntec : Reste aux SSII à desserrer les cordons de la bourse. La revalorisation salariale étant au coeur des grèves qui se sont multipliées au printemps dernier, les sociétés de services devront faire quelques efforts dans ce sens si elles ne veulent pas voir leurs collaborateurs filer à la concurrence.
Les bas salaires devraient recevoir un coup de pouce à la rentrée. La CFDT a fait savoir sur son site qu'elle avait signé une revalorisation de 2 % des minima salariaux de la branche Syntec. Une augmentation qui deviendra obligatoire dès l'extension par le ministre du travail, probablement en octobre.

SSII : la reprise prend corps

Meilleurs que prévu, les résultats semestriels des grandes sociétés de services confirment un retour à la croissance. Un regain d’activité qui devrait s’amplifier en fin d’année.
Pêchant traditionnellement par excès d'optimisme, Syntec informatique tablait, en avril dernier, sur le retour de la croissance du marché français du logiciel et des services de 1 % pour l'année 2010, après un recul de 4 % en 2009.
Les résultats semestriels des SSII, tombés cet été, pourraient cette fois lui donner raison. Dans la droite ligne avec un bon deuxième trimestre – le PIB a progressé de 0,6 % – les carnets de commande se remplissent plus vite que prévu.
La crise grecque et la réduction des budgets des secteurs publics en Europe ne semblent pas pénaliser la prise de commande. Signe révélateur, les SSII ont anticipé ce regain d'activité en affichant des prévisionnels de recrutement soutenus.
Marge opérationnelle : Atos Origin a rejoint ses concurrents : Capgemini, numéro un européen des services, a ainsi confirmé un retour à la croissance organique au second semestre (de 3 à 5 %), après un chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'année moins catastrophique qu'attendu (recul de 6,1 % contre une prévision à - 7 %).
Tiré par son activité d'infogérance et BPO, Steria a déjà renoué avec une croissance de 1,4 %, à périmètre et taux de change constants. Le groupe anglo-néerlandais Logica a vu, lui, son activité globale se contracter de 1 %, mais enregistre en France un troisième trimestre de croissance consécutif avec un chiffre d'affaires pro forma en hausse de 6 %.
Atos Origin ne voit, lui, le bout du tunnel que début 2011. Pour l'année en cours, la SSII de Thierry Breton terminera en légère décroissance organique, après un premier semestre en recul de 4,6 %. Toute entière engagée dans une course à la profitabilité, elle voit sa marge opérationnelle atteindre 6 % contre 4,6 % à la même période de l'an dernier grâce à son programme de transformation TOP (Total Operational Performance).
Les plus petites SSII profitent aussi de cette dynamique et même parfois davantage. La croissance organique des chiffres d'affaires au deuxième trimestre d'Aubay (+ 7,4 %), de SII (+ 10,8 %), de Business & Decision (+ 10,4 %), de SQLi (+ 17 %) ou d'Osiatis (+ 3,8 %) laisse augurer d'une bonne rentrée.

Confirmation du regain de forme des SSII

La seconde vague de résultats semestriels de sociétés de services est tombée. Elle confirme un regain de forme sensible et les impressions entrevues précédemment. S'il est encore prématuré de parler de reprise, on constate un regain de forme sensible. L'environnement économique reste néanmoins fragile.
GFI : La société de services retrouve une croissance organique positive à 1 %. Le taux de marge opérationnel s'améliorant de 1,2 point. Le contexte économique légèrement plus favorable, ainsi que le plan stratégique mis en place par la SSII depuis plus d'un an, expliquent cette amélioration. GFI cherche à renforcer son volume de forfaits en s'appuyant sur des offres plus industrielles que par le passé. Le groupe s'est aussi débarrassé des entités qui pénalisaient sa dynamique globale en vendant ses filiales italienne et allemande.
Chiffre d'affaires au premier semestre 2010 : 336,8 M€ (+ 1,1 %)
Résultat opérationnel : 9,1 M€ (2,7 % du CA)
Devoteam : Changement de tendance également du côté de la société spécialisée dans le conseil en infrastructures. Le chiffre d'affaires en chute libre l'année dernière s'est stabilisé sur le premier semestre, hors impact des acquisitions.
Chiffre d'affaires au premier semestre 2010 : 240,2 M€ (+ 5,2 %)
Résultat opérationnel : 12,6 M€ (5,3 % du CA)
Econocom : Après avoir plutôt bien résisté à la crise en 2009, la société franco-belge poursuit sur sa lancée en annonçant une croissance de 4,4 % de son chiffre d'affaires à 361,3 millions d'euros. Les services de financement et de location, première activité du groupe, enregistrent la plus forte progression, à 7 %. Cette activité va être renforcée suite au rachat d'ECS, une filiale de la Société Générale, annoncé durant l'été. Grâce à cette opération, Econocom doublera de taille.
Chiffre d'affaires au premier semestre 2010 : 361,3 M€ (+ 4,4 %)
Résultat opérationnel : 10,7 M€ (2,9 % du CA)

La chasse aux jeunes dip’ est (ré) ouverte

Les SSII sont incorrigibles. Dès que la reprise se profile, elles courtisent de nouveau les jeunes diplômés comme si de rien n'était. Comme si elles ne les avaient pas soigneusement snobés les années de disette. La promotion 2010 aura droit à toutes les intentions des sociétés de services quand les lauréats des crus précédents ont dû faire profil bas.
Nous sommes début septembre et les grandes manœuvres ont déjà démarré. Ce qui donne lieu à des événementiels plus exotiques les unes que les autres, concurrence oblige. A Nantes, GFI organise jeudi une soirée spéciale « speed recruiting poker ». Ou comment, « dans une ambiance conviviale et chaleureuse » discuter business, la coupe aux lèvres et les cartes en main. « GFI, la suite royale de votre carrière », précise l'invitation. Le bluff fait-il partie des qualités requises d'un consultant ?
Filant aussi la métaphore, le groupe Open la joue open avec ses journées portes ouvertes baptisées... « Open job day ». A cette occasion, la SSII invite - attention jeu de mots - à pousser les portes de l'innovation. Avant l'été, Altran avait lancé, lui, la première chatroulette de l'emploi.
Et ce n'est qu'un début. Aurons-nous droit comme les éditions précédentes au stade de France privatisé, aux concerts de jazz et autres bars à oxygène ? « Pas de vidéo fun, de lipdub, ou autres événements paillettes ». DRH de Valtech et fondateur du cabinet de recrutement Altaïde, Jacques Froissant entend, lui, prendre le contre-pied de ce mouvement.
Ce pionner du recrutement 2.0 préfère miser sur les réseaux sociaux et les blogs pour détecter les meilleurs candidats. 5 % des CV reçus depuis deux mois parviennent déjà via Twitter. Et des "CV remarquables" précise la SSII.

Professions IT : les salaires repartent à la hausse

Cette année, les entreprises proposent de nouveau des augmentations aux salariés de l'informatique. Toutefois, elles restent raisonnables et certains profils sont mieux lotis que d'autres.
En 2010, la sortie de crise se fait sentir dans le high-tech... timidement. De l'avis des professionnels du recrutement, les rémunérations augmentent d'une manière générale, mais pas dans les proportions de 2008. « Lorsqu'un candidat change de poste, on lui donne en général de 10 à 15 % d'augmentation de salaire. Il arrive même fréquemment que des candidats privilégient leur évolution de carrière et l'intérêt de leur poste plutôt que la rémunération », assure Renaud Ramia, directeur de l'unité technologies-conseil IT au sein de Manpower Professional. Certains profils tirent leur épingle du jeu, par exemple les directeurs de programmes, les directeurs de projets, les consultants fonctionnels et techniques qui doivent avoir un vrai verni métier et pouvoir discuter avec les différentes directions opérationnelles de l'entreprise.
Les professionnels du web, globalement épargnés par la crise, ont aussi de beaux jours devant eux. Les chefs de projet web – fonctionnels ou techniques – sont très recherchés. Certains nouveaux métiers, comme les spécialistes du référencement naturel ou payant en web agency ou dans les entreprises utilisatrices (SEO ou SEM Managers) voient leur salaire augmenter fortement. Le web marketing offre des opportunités, en particulier chez les pure players mais aussi dans des grandes structures, mais les vrais experts sont encore une denrée rare sur le marché de l'emploi.
A quel prix ? Quelques exemples de salaires : un chef de projet web fonctionnel gagne entre 40 et 45 K€, un chef de projet technique entre 45 000 et 55 000 euros, un architecte web entre 50 000 et 55 000 euros, un directeur technique entre 65 000 et 80 000 euros , un ingénieur développement (PHP/Java JavaEE/.Net) entre 40 000 et 42 000 euros, un responsable du web marketing entre 50 000 et 60 000 euros...

Le portage salarial enfin encadré… mais uniquement pour les cadres

Après deux ans de négociations, les partenaires sociaux se sont mis d'accord. Le portage salarial reste dans le giron des entreprises spécialisées. Mais il sera réservé aux seuls cadres bénéficiant d’un chiffre d’affaires conséquent.
Deux ans. Il aura fallu deux ans pour que les partenaires sociaux parviennent à un accord visant à mieux encadrer le portage salarial. Vendredi dernier, quatre syndicats ont signé le texte proposé par le Prisme, le syndicat professionnel de l'intérim qui s'était vu confié cette tâche dans le cadre de la loi du 25 juin 2008 sur la modernisation du marché du travail.
Il s'agissait notamment de conférer un statut juridique à ce type de contrat aux contours parfois flous aux yeux de l'Administration. Certains salariés portés se retrouvant, par exemple, au chômage sans indemnités alors qu'ils avaient cotisé.
L'inquiétude émise par les sociétés de portage de se voir balayer par le rouleau compresseur de l'intérim semble levée. L'accord rappelle que cette activité ne peut être exercée que par des entreprises se consacrant exclusivement au portage. Les quelque 6 500 agences de travail temporaire ne pourront pas le proposer. Les Adecco et autres Randstad devront créer une structure spécifique.
Le salarié porté conserve aussi l'autonomie qui fait tout le sel du statut. Il assurera la prospection de ses clients et négociera toujours directement avec ces derniers le prix de la prestation à accomplir.
Une rémunération minimale de 2 900 euros : Côté griefs, les sociétés de portage dénoncent la vision élitiste de l'accord. Le portage salarial sera réservé aux seuls cadres. Ces derniers devront, par ailleurs, justifier d'une rémunération minimale de 2 900 euros bruts par mois pour un temps plein. Soit l'équivalent d'un chiffre d'affaires de 4 500 euros.
Un expert informatique, qui facture 300 euros par jour, pourra donc toujours faire appel au portage. En revanche, un web designer ou un prestataire moins « coté » sortira du portage salarial. « Que vont-ils faire ? s'interroge Hubert Camus. Travailleront-ils au noir ? Deviendront-ils auto-entrepreneurs avec une couverture sociale au rabais ? » Le directeur général d'ABC Portage estime qu'environ 10 000 informaticiens passeraient de façon fréquente ou occasionnelle par le portage salarial.
Cet accord sera déposé auprès du ministère du Travail en vue d'une transcription législative. Hubert Camus espère qu'il sera amendé à ce stade. A défaut, les entreprises du secteur entendent faire pression sur les députés lors du passage du projet de loi à l'Assemblée nationale, vraisemblablement en 2011.

 

AMBIANCE ET HUMEURS

 

Près des deux tiers des cadres IT optimistes pour leur propre emploi

Malgré des conditions de travail plus difficiles, les cadres travaillant dans le secteur des technologies de l'information restent confiants, selon une enquête Ifop réalisée pour Cadremploi.
Globalement, les cadres IT ne craignent pas pour leur propre poste. Toutefois, quelques inquiétudes demeurent. Voilà ce qui ressort du baromètre Cadremploi, réalisé auprès de 1 010 cadres, dont 203 dans le secteur des services IT : 63 % de ceux travaillant dans les technologies de l'information sont optimistes pour leur emploi, comme le sont d'ailleurs les cadres en général. C'est leur environnement qui semble davantage les préoccuper. Plus précisément, un peu plus de la moitié d'entre eux (54 %) sont pessimistes sur le marché de l'emploi dans leur secteur, 78 % le sont sur le contexte économique et social et le marché de l'emploi en général…
Ces professionnels IT se montrent moins préoccupés que leurs homologues des autres secteurs quant aux ralentissements des embauches, même si la moitié d'entre eux y pensent (52 % contre 58 % pour les cadres de façon générale). « Cela s'explique vraisemblablement par le fort turnover que l'on note dans le secteur IT, où des opportunités sont proposées de façon plus fréquente que dans les autres domaines », explique Thibaut Gemignani, directeur général de Cadremploi.
Quant à l'ambiance de travail, les cadres IT sont 57 % à estimer qu'elle s'est dégradée, tout comme leurs missions pour 46 % d'entre eux. En outre, 69 % affirment que leur employeur accorde une place plus grande à la productivité et aux résultats et que leur charge de travail a augmenté. Seuls 23 % notent une détérioration de leurs rapports avec leurs collègues, contre 31 % des cadres au sens large.  « Les cadres IT en SSII travaillent en dehors de leur société d'appartenance et changent plus fréquemment de missions », argumente Thibaut Gemignani.
Les cadres IT ont moins la bougeotte : Concernant les augmentations de salaires, les cadres IT, selon l'étude, ont été un peu moins bien lotis que les autres. En 2009, leur salaire fixe n'a pas augmenté pour 71 % d'entre eux (65 % dans les autres secteurs). Par contre, ils l'ont été sur des volumes plus importants, puisque 31 % ont été augmentés de plus de 4 % (contre 23 % des cadres au sens large).
Un tel contexte – sans surprise – incite d'abord 57 % des cadres IT  à vouloir suivre une formation pour acquérir des nouvelles compétences (contre 50 % des cadres en général). Ils n'ont majoritairement pas envie de quitter leur emploi (78 % des cadres IT, 69 % pour les autres). Mais quand ils se décident, ils aspirent d'abord à gagner plus (33 % contre 29 % pour les autres cadres) puis à avoir plus de « reconnaissance, de responsabilité ou de perspective d'évolution » (19 %).
Enfin, 58 % des cadres NTIC sont simplement en veille sur le marché de l'emploi (ils ne recherchent pas activement un poste). Et s'ils sont 70 % à être inscrits à un réseau social (contre 63 % pour les cadres en général), majoritairement pour des raisons personnelles, ils sont encore peu nombreux à les utiliser pour mieux gérer leur carrière.

Humeurs : l’âge de la retraite en SSII

Le monde professionnel n'est pas tendre avec les seniors. Et pourtant, souvenez-vous de Chelsey Sullenberg. A 58 ans et quarante ans de carrière, ce pilote a posé en catastrophe, en janvier 2009, un avion de ligne sur l'Hudson. Les SSII françaises ont encore du mal à admettre cela. Elles comptent en effet moins de 10 % de seniors, contre 23,4 % dans les autres secteurs d'activité, et le taux des plus de 40 ans y est deux fois moins important.
Pourquoi cette discrimination ? Certes, ils sont moins mobiles et plus chers que les jeunes recrues, mais ils ont suffisamment « roulé leur bosse » pour apporter leur expérience et prendre les bonnes décisions lorsqu'un projet est mal engagé. Ils savent gérer des collaborateurs, manager une équipe. Contrairement à ce qu'on voudrait laisser croire, ils ne sont pas atteints du  « syndrome du coboliste » : ils ne se sont pas laissés enfermer dans une technologie, mais en ont suffisamment côtoyées pour pouvoir anticiper, démontrant par là-même, leur capacité à assimiler des formations aux nouveaux outils.
Conscientes de leurs atouts, certaines SSII spécialisées n'hésitent pas, elles, à faire appel à des seniors, en mettant en avant leur forte expertise, même à un prix souvent élevé. Le but n'est-il pas de mener à bien un projet en temps et en heure ? Et est-ce vraiment le cas de ceux développés par de jeunes diplômés parachutés chefs de projet après seulement une ou deux années d'activité ? Aujourd'hui, alors que l'on s'oriente vers un allongement de la vie professionnelle, comment résoudre cette quadrature du cercle du quadragénaire remercié par son employeur ? Outre la pénalité de 1 % de la masse salariale imposée à toute entreprise de plus de 50 salariés qui n'a pas mis en place un plan d'action de maintien de l'emploi et de recrutement des seniors, le gouvernement envisage d'exonérer de charges les entreprises les employant. Cela sera-t-il suffisant ?

 


EMPLOYABILITE ET NOUVEAUTES (en termes de recrutement)

 

Emploi : une utilisation encore modérée des réseaux sociaux

Le site d’emploi Regionsjob vient de faire paraître les résultats de son enquête sur l’utilisation réelle des réseaux sociaux par les recruteurs et les candidats
 « Les réseaux sociaux sont désormais bien reconnus par les entreprises, comme nouveau moyen de recrutement. Elles les connaissent bien et 47 % y ont recours, mais seulement parmi d'autres outils comme les sites d'emploi ou les candidatures spontanées. Ce sont les réseaux professionnels comme Viadeo ou LinkedIn qui leur paraissent les plus crédibles », commente Gwenaëlle Quénaon-Hervé, directrice marketing du site Régionsjob, qui vient de publier les conclusions d'une enquête sur le thème de l'emploi et des réseaux sociaux. Reposant sur un questionnaire en ligne, ce sondage a été mené, entre le 13 avril et le 2 mai, à partir des réponses de 157 professionnels des ressources humaines dans des entreprises de toutes tailles, et de plus de 2 200 personnes à la recherche d'un emploi ou souhaitant changer de poste. L'utilisateur type du côté recruteurs est jeune et occupe plutôt une fonction de dirigeant dans une PME (entreprise de moins de 50 salariés).
Les informaticiens ne sont pas les plus présents sur les réseaux sociaux : L'utilisation de ces réseaux par les candidats à l'embauche et les entreprises qui recrutent n'a « pas bouleversé le marché de l'emploi », note Gwenaëlle Quénaon-Hervé. Il ne s'agit pour le moment que d'un outil « de plus », encore utilisé modérément,  mais qui est appelé à se développer. Lorsque les entreprises recherchent  prioritairement des profils commerciaux, des informaticiens et des ingénieurs, le portrait robot du candidat type sur ces nouveaux médias est plutôt un homme, jeune, ayant un niveau d'études Bac + 5 et un profil communication et marketing.  De manière générale, le sondage a montré que les candidats qui s'inscrivent sur les réseaux sociaux ont tendance à utiliser plus d'outils que les autres pour leur recherche d'emploi.
Quelques chiffres-clés de l'enquête :
Coté recruteurs
- 53 % déclarent que leur entreprise est présente sur au moins un réseau social professionnel.
- 47 % disent utiliser un réseau social pour trouver des candidats.
- 24 % indiquent avoir finalisé un recrutement par ce moyen, et 19 % disent accorder de l'importance à cet outil pour recruter.
- 36 % reconnaissent qu'ils recherchent des informations en ligne sur les candidats (surtout pour conforter leur impression première).
Côté candidats
- 48 % disent utiliser les réseaux professionnels pour leur recherche d'emploi.
- 30 % des contacts sur les réseaux sociaux débouchent sur un entretien.
- 54 % des candidats déclarent vérifier ce qui se dit sur eux, sur internet (68 % pour les utilisateurs des réseaux sociaux).

Cvdunet dématérialise l'entretien d'embauche

Le cabinet de conseil en recrutement a présenté sa nouvelle plate-forme web de visio-entretien, conçue pour les professionnels.
Faire passer des entretiens d'embauche à distance, c'est le principe du nouvel outil proposé, en mode Saas, par CVdunet. Après l'avoir testé pour ses propres besoins, le cabinet de conseil en recrutement a décidé de le commercialiser. Donner la possibilité à un recruteur de dialoguer avec un candidat à partir de son ordinateur, quand il le souhaite, n'est pas une nouveauté.
Dès 1999, on cherchait des moyens pour faire passer des entretiens virtuels. Manifestement, c'était beaucoup trop tôt. « Aujourd'hui, les technologies sont mûres et on peut vraiment commencer à parler d'e-recrutement. Tout le processus d'embauche se fait en ligne », explique Laurent Pilliet, fondateur de l'agence Nao Presse, expert dans ce secteur.
Mais attention ! Si le principe est bien de permettre de dialoguer avec un candidat via un ordinateur, il ne remplace en aucun cas, la rencontre de visu. Il est avant tout un outil de présélection, bien pratique. Le recruteur – équipé d'un ordinateur, d'une connexion haut débit et d'une webcam – se fait rapidement une première idée du postulant en engageant une discussion en ligne avec CV, descriptif de postes et organigramme à l'appui (ces documents apparaissant à l'écran dans une fenêtre à côté de la visioconférence).
Ensuite, s'il veut aller plus loin, il lui propose de se livrer à l'exercice de la « lettre de motivation vidéo », qu'il enregistre et archive – en sélectionnant des séquences – pour soumettre à un manager, par exemple. Rien à voir avec le CV vidéo, insiste Eudes Le Gars, cofondateur de CVdunet : « Ce n'est qu'à la fin de l'entretien, une fois qu'on lui a présenté le poste, qu'on lui demande de faire un effort de synthèse (pas plus d'une minute et demie) pour exposer ses motivations. »
Éviter de multiplier les déplacements : Le recruteur dispose en outre de tableaux de bord pour suivre l'état d'avancement du processus d'embauche (entretiens programmés...). De son côté, le candidat reçoit un courriel d'invitation pour participer au visio-entretien. Il lui suffit alors de cliquer sur un lien URL pour arriver automatiquement dans la salle virtuelle.
Une telle méthode vient secouer les habitudes mais elle reste très intuitive (une heure ou deux, maximum de formation). Elle représente un vrai gain de temps pour les recruteurs qui doivent parfois laisser passer plusieurs semaines avant d'organiser une rencontre de visu avec un candidat situé à l'étranger. Les profils très sollicités (comme ceux de certains informaticiens) se laissent aussi plus volontiers convaincre quand il s'agit de passer un entretien d'embauche... en restant chez eux ! Reste à savoir, si quinze ans après l'apparition des premiers sites d'emploi, le visio-entretien se généralisera.

L’Apec et Cadremploi recrutent sur iPhone

Tout candidat doté d’un iPhone peut accéder gratuitement aux 15 000 offres d’emploi de Cadremploi et aux 20 000 annonces de l’Apec.
Soucieux de répondre aux évolutions des usages, l'Apec et Cadremploi profitent de cette rentrée 2010 pour lancer leurs applications iPhone. Pour les deux sites d'emploi, la démarche est la même : donner accès à la consultation de toutes les offres en ligne, soit les 20 000 du site de l'Apec et les 15 000 de Cadremploi. Le candidat peut également, depuis son iPhone, mémoriser l'annonce pour ensuite la retrouver dans son profil sur le site internet. Enfin, au même titre qu'il est alerté par courriel, il est informé d'une offre susceptible de l'intéresser, directement sur son mobile.
Un complément des sites : Par ailleurs, les deux sites ont fait le choix de diffuser des actualités et des vidéos avec, pour Cadremploi, l'accès à sa chaîne TV (« Boss Big Boss », « On revient vers vous » et « Questions RH ») et pour l'Apec, la mise à disposition des vidéos conseils. Le candidat a aussi la possibilité de partager les annonces sur Facebook ou sur Twitter et, grâce à l'application cartographie de l'iPhone, de visualiser où se situe l'entreprise.
Pour les deux sites, l'application iPhone s'inscrit dans le prolongement de leur activité internet. Il s'agit d'un complément, pas d'une substitution. « Difficile, en effet, de répondre à une annonce depuis son iPhone, cette tâche nécessitant souvent du temps. En revanche, la consultation des offres d'emploi est un domaine particulièrement bien adapté à la mobilité », insiste Jean-Pascal Szelerski, directeur du pôle services web de l'Apec. Ces deux applications sont téléchargeables gratuitement sur l'App Store d'iTunes.

 


EVOLUTION OU REVOLUTION ?

 

Apparition des premiers métiers « verts »

La croissance verte pourrait créer, selon les sources, entre 200 000 et 600 000 emplois en France d'ici à 2020. Et combien dans la Green IT ?
La croissance verte pourrait créer, selon les sources, entre 200 000 et 600 000 emplois en France d'ici à 2020. Et combien, dans la Green IT ? Pas facile de les cartographier précisément. En France, le portail Monster, par exemple, répertorie près d'un millier d'offres dans ce domaine, accessibles en jonglant avec les différents mots clés (« IT » + « énergies » + « vertes », etc.). Une chose est sûre : les entreprises multiplient peu à peu projets et missions de conseil dans ce secteur.
Planifier la capacité électrique d'un centre de données, réduire la consommation des équipements informatiques, optimiser leur cycle de vie... sont autant de chantiers qui requièrent des compétences spécifiques. « De nouveaux métiers ont fait leur apparition, explique Tristan Labaume, fondateur de Greenvision, société de conseil en efficacité énergétique. C'est le cas de l'urbaniste de datacenter ou du consultant Green IT. » Le premier gère les problématiques informatiques, énergétiques, de câblage, d'optimisation, de gestion, d'organisation et d'exploitation du centre de données. Profil type : l'informaticien doté de compétences techniques dans les datacenters et les infrastructures informatiques, capable de gérer des projets.
Des métiers qui évoluent : Le métier de consultant Green IT n'existait quasiment pas il y a deux ou trois ans. Aujourd'hui, il semble avoir le vent en poupe. Il concerne les professionnels de l'informatique confirmés, ayant une vision large sur la Green IT : des connaissances sur les problèmes d'infrastructures, les postes de travail, l'impression, le recyclage, etc. Mais dans la pratique, l'informatique verte a surtout fait évoluer des métiers existants. « Depuis quatre ans, on recherche de plus en plus des profils traditionnels ayant intégré une composante développement durable », précise Tristan Labaume. Ainsi, le groupe de conseil en haute technologie Ausy n'a pas créé de postes spécifiques Green IT, à part quelques urbanistes de centres de données.
Mais, sur 700 embauches prévues en 2010, 150 postes Green seraient nécessaires pour mener à bien des projets d'optimisation des centres de données ou la mise en place de solutions de visioconférence. Les profils recherchés ? Chefs de projet Amoa, (assistant à maîtrise d'ouvrage), administrateurs, architectes dans le domaine de la virtualisation, la dématérialisation d'informations, la VoIP et la visioconférence.
Si ces technologies ont un réel impact sur la consommation énergétique, faut-il pour autant cataloguer ces métiers dans la Green IT ? A l'heure du Greenwashing, le débat est ouvert.

Et, parce qu’EGILIA, depuis sa création, a fait le choix du respect du Développement Durable*, nous sommes heureux de vous informer que, dans les tous prochains jours, deux formations viendront compléter l’offre de formations certifiantes « Développement Durable » (/formation-developpement-durable) proposées par le Groupe :
- La formation « Sensibilisation au green IT » qui enseignera de manière synthétique, pragmatique et efficace l'ensemble des connaissances nécessaires à la mise en place d’une infrastructure respectant l’environnement.
- La formation « ISO 26000 : La norme de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) », qui fera découvrir aux Développement Durable pour l’avenir de leur structure

*EGILIA agit, au quotidien, dans une véritable la démarche de responsabilité et d’équité sociale. La différence EGILIA se situe dans le respect des valeurs humaines et morales fondamentales, le respect d’une éthique qui positionne l'homme au cœur du progrès, le respect des différences, de la diversité et de la mixité sociale.
De fait, et conformément aux engagements pris lors de sa signature du projet GLOBAL COMPACT de l’ONU qui prône le respect des valeurs humaines et morales fondamentales au sein de l’entreprise, EGILIA est membre fondateur du très officiel « Programme Européen de Coopération pour le Développement des Compétences Informatiques en Afrique » (P.E.D.C.I.A) dont le but est de faciliter l’accès et l’acquisition de connaissances et savoir faire, en vue de l’obtention, après examen, de certifications officielles mondialement reconnues.

EGILIA également prend la mesure de ses responsabilités environnementales et agit quotidiennement pour réduire l'impact de ses activités sur l'environnement :
- L'ensemble des documents sont imprimés sur du papier recyclé et/ou labélisé Forest Stewardship Council  (ce label apporte la garantie du respect des populations locales et de l’exploitation durable et à long terme des ressources forestières)
- EGILIA privilégie l'usage de supports électroniques pour diminuer sa consommation de papier.
- Le papier, le carton, les cartouches d'encre utilisés sont collectés pour être recyclés. - Toutes les encres utilisées par l'imprimeur partenaire d’EGILIA sont strictement végétales.
- Les postes de travail des collaborateurs EGILIA ont été transformés pour optimiser leur ergonomie et garantir une posture de travail la plus confortable possible.
- EGILIA a précédé depuis sa création l’obligation légale d’utilisation d’ampoules "basse consommation" pour éclairer ses locaux et salles de formation.
- Les équipements électroniques EGILIA sont équipés de programmateurs permettant une utilisation responsable de l'électricité, en fonction de ses horaires de travail.
- EGILIA a recours à des produits d'entretien écologiques et labélisés par l'Ecolabel Européen (qui garantit la réduction des impacts sur le milieu aquatique, l'absence de substances dangereuses, l’utilisation d’ingrédients en grande partie biodégradables, la limitation des emballages…)

EGILIA a obtenu
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11 avis avec Avis-vérifiés.com

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