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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Décembre 2010

 

BAROMETRE EGILIA


Soit, comme l’indiquaient nos derniers articles, la tendance est largement positive sur le front de l’emploi.

Néanmoins, nous nous permettrons, avant de vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année, de vous rappeler que la concurrence reste rude…

Plus que jamais, EGILIA se tient à votre écoute pour vous épauler dans l’amélioration de votre cursus technique ou managérial, cursus, bien évidemment, agrémenté des certifications officielles, seuls éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et gages incontestables de reconnaissance professionnelle.

Comme toujours, nous vous livrons, dans ce dernier baromètre trimestriel de 2010, des informations volontairement expurgées de tout commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

En « bonus », vous trouverez, en toute fin de cet article, quelques unes des bonnes méthodes mises en place par cinq SSII pour recruter les profils que tout le monde s'arrache…

Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce baromètre et restons, comme toujours, ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com


 

EMPLOI (TENDANCES), SALAIRES ET STATUTS

 

La reprise des embauches a sonné dans l'informatique

C'est la bonne nouvelle de l'année : 64 % des recrutements cadres de 2010 se sont faits dans les fonctions informatiques. Les profils les plus recherchés : des experts avec de bonnes bases en langue.
D'après le Syntec Informatique, entre 20 et 25 000 salariés auront être embauchés cette année dans l'informatique. « Ces chiffres montrent une première éclaircie sur le plan de l'emploi, analyse Philippe Tavernier, président de la commission Social, Emploi et Formation du syndicat professionnel des SSII et des éditeurs. C'est plus que l'année dernière, mais ça reste moins élevé qu'en 2008, où 40 000 salariés ont été recrutés. »
Des fonctions essentielles à l'entreprise : Une reprise toute en douceur liée au redémarrage économique et à la place charnière de l'informatique dans l'entreprise. « Les systèmes d'information sont un passage obligé pour tout projet de transformation, de rationalisation et de réorganisation.
Les sociétés les plus dynamiques se remettent en ordre de marche et rouvrent les vannes des embauches », explique Philippe Arsac, président du cabinet Eurowin Consulting, spécialisé dans l'embauche de cadres en informatique,
Plus d'informaticiens que de commerciaux : L'informatique serait-il le nouvel eldorado de l'emploi ? C'est ce que confirment les chiffres de l'APEC : 64 % des fonctions recherchées par les entreprises en 2010 s'avèrent être dans ce secteur. Loin devant les fonctions commerciales, habituellement mieux loties. «  Le développement de l'E-commerce n'est pas étranger à ce revirement. Il y a un transfert des besoins en compétence des commerciaux aux informaticiens », poursuit Philippe Arsac.
Banque-assurance ou énergie ? : Mais ce dernier n'est pas le seul à recruter. « La banque, l'assurance et la finance fonctionnent bien, observe Philippe Tavernier, du Syntec Informatique. Il en va de même pour les utilities avec le pétrole, l'électricité et le solaire. »
De nouveaux types de postes : Côté poste, les ingénieurs études et développement, les chefs ou directeurs de projet ainsi que les responsables des études restent prisés par les entreprises. « La partie production et sécurité, nouveau créneau porteur depuis 2 ou 3 ans, continue de se développer, note Philippe Arsac. Avec en ligne de mire, l'externalisation, la rationalisation des infrastructures et les économies d'échelle. » Pour Philippe Tavernier, ce sont les consultants métier ou système et les architectes qui attirent SSII et  PME.
Expert et bac+5 demandés : Quand aux recruteurs, ils sont toujours à l'affut de candidats dotés d'un Bac +5. « La préférence va aussi pour des profils ayant des bases techniques, quel que soit le poste », tranche Philippe Arsac.
Reste que les juniors ne sont pas à la fête. En effet, 46 % des candidats recrutés cette année avaient plus de 5 ans d'expérience. « Les SSII et les cabinets de conseil recherchent de nouveaux quelques jeunes dip' », tente quand même de rassurer Philippe Arsac.
L'anglais, un va-tout pour la carrière : Dans ce contexte, outre les compétences techniques en Java/J2EE, Dotnet, en technologies EAI ou ESB, un atout saura faire la différence sur le marché de l'emploi : « la connaissance de l'anglais », affirment en cœur les observateurs. Un critère essentiel dans un milieu de plus en plus confronté à la mondialisation.

Les petites SSII voient le bout du tunnel

La place de marché Hitechpros a sondé, mi-septembre, les petites SSII sur leurs intentions d’embauche et l’évolution de leur carnet de commandes. Tous les indicateurs sont repassés au vert.
Les SSII seraient-elle superstitieuses ? Cinquante-deux pour cent des sociétés de services(*) interrogées par Hitechpros considèrent que le marché français n’est pas sorti de crise. Dans le même temps, leur carnet de commandes a évolué positivement depuis la rentrée pour 68 % d’entre elles. Et 65 % ont augmenté leur effectif depuis début 2010. Tous les indicateurs sont donc passés au vert en ligne avec la tendance perçue à la fin 2009.
Pour Ebrahim Sammour, directeur général de cette bourse de services informatiques, la contradiction n’est qu’apparente. Superstitieux, les patrons de SSII n’osent pas crier victoire trop vite. « Ils ont en mémoire la crise de 2001-2003, longue et dure. » Hitechpros a vu son activité de staffing connaître un regain d’activité. « Les embauches repartant, certaines ressources se font rare. »
Trois quarts des prestataires augmenteront leur effectif d’ici à la fin 2010 : Le dernier trimestre devrait être meilleur encore. Soixante-douze pour cent des prestataires prévoient d’augmenter leur effectif. Et s’ils ne recrutent pas, c’est, pour 12 % d'entre eux, afin de donner la priorité à leurs ingénieurs en intercontrat (ils étaient 29 % fin 2009).
En phase avec les attentes du marché, le tiercé de tête des compétences recherchés reste inchangé : les nouvelles technologies (Java, Java EE, .Net…), les systèmes, les réseaux et la sécurité et, enfin, le conseil et l'expertise.
Petite surprise en revanche sur la relative faible proportion de jeunes diplômés (28 %). « Les SSII prennent peu de risques. Plus matures, les entreprises clientes acceptent de moins en moins de jeunes qui ne seraient pas 100 % opérationnels. »
 (*) 92 % des SSII sondées ont moins de 100 salariés, 80 % réalisent moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Salaires : des informaticiens plus jeunes, moins bien payés

A l'exception de celle du DSI, les rémunérations en informatique diminuent. Parallèlement, l'ensemble de la profession rajeunit.
Reed Business Information publie son 24e Guide des salaires, réalisé à partir d’un échantillon de 140 entreprises tous secteurs confondus. En informatique, plusieurs fonctions ont été étudiées. L'étude révèle un rajeunissement de l’ensemble de la profession. Un phénomène qui joue sur les salaires.
 « En passant de la 11e à la 3e place dans le classement des fonctions de direction, celle de directeur informatique enregistre une rémunération globale médiane (brut annuel) de 96 810 euros contre 89 890 euros dans l’édition précédente, soit une hausse de 8 %. A noter que les titulaires sont plus jeunes de deux ans (46 ans) mais que leur ancienneté est supérieure de deux ans », commente Claire Cabaret, chef de produit de ce Guide des salaires.
Moins spectaculaire, la progression de la rémunération globale du responsable études et développement des systèmes d'information est de + 2 % à 61 300 euros, avec un fixe fléchissant légèrement mais une partie variable plus élevée. En revanche, même phénomène de rajeunissement avec des profils plus jeunes de trois ans (42 ans). Egalement plus jeunes de trois ans, les ingénieurs d’études voient leur rémunération globale médiane augmenter de 4 % pour atteindre 44 140 euros.
Des salaires globalement en baisse : Moins chanceux que leurs collègues, les chefs de projet informatique voient en revanche leur rémunération globale fléchir de 1 %, à 48 760 euros, alors qu’ils enregistrent le même rajeunissement (trois ans). Et la situation est plus inquiétante pour les ingénieurs réseaux, qui enregistrent une baisse de 5 % de leur rémunération globale, à 42 030 euros, pour un rajeunissement d’un an seulement.
« Côté développeurs et administrateurs bases de données, c’est à une véritable évolution en profondeur que nous assistons. Les profils sont aujourd’hui beaucoup plus jeunes »n indique Claire Cabaret. Avec un profil fortement rajeuni (moins six ans), les rémunérations globales des développeurs sont de 10 % inférieures (33 580 euros) à ceux de l’édition précédente.
Même tendance chez l’administrateur de bases de données, qui présente un profil de dix ans de moins en médiane que ses prédécesseurs qui se traduit par un salaire inférieur de 25 %  (rémunération globale médiane : 27 970 euros). Enfin, même situation pour les ingénieurs systèmes : plus jeunes de trois ans, leur rémunération globale a décru de 15 %, à 42 690 euros.

Informaticien freelance, un statut ingrat ?

La situation des informaticiens indépendants n’est pas satisfaisante, révèle une étude de la coopérative des informaticiens indépendants iDirect.fr, en partenariat avec l’association professionnelle des informaticiens Munci. La plupart doivent, pour se voir confier des missions, passer par des intermédiaires qui prélèvent une commission importante, réduisant ainsi leur revenu final.
Ce sondage sur la sous-traitance auprès des freelances du secteur informatique révèle que l’ancienneté moyenne des informaticiens freelance est de 5,42 années. Elle va de 5 à 9 ans pour 27,1% des interrogés.
Pour ce qui est des intermédiaires, il n’y en a pas dans 15,37 % des cas, il y en a un dans 66,46 % des cas, 2 dans 16,31% des cas et plus de 2 dans 1,86 % des cas. Quand il y a des intermédiaires, il y en a en général un seul, dans 78,53 % des cas, 2 dans 19,26 % et plus de 2 dans 2,20% des cas.
Le pourcentage de missions effectuées avec intermédiaires sur l’ensemble de la carrière d’indépendant vient confirmer cette prépondérance des missions avec intermédiaires, puisque 84,63 % des missions ont mis en jeu un intermédiaire, contre seulement 15,37 % des missions en direct chez le client final.
Sur la question de la connaissance qu’avait le donneur d’ordre du statut de freelance de l’informaticien, dans 64,27 % des cas, il en avait connaissance, dans 35,73%, l’indépendant était présenté comme un salarié de la SSII.
Les intermédiaires prennent une marge, qui est en moyenne de 27,48 % d’après les interrogés, et de 20 à 24% dans 37,9 % des cas.
Voici les commentaires libres des informaticiens freelance :
« Le prix de ma prestation est en général doublé ».
« L’intermédiaire était imposé par le client final pour des besoins de facturation (accepte uniquement les fournisseurs approuvés par le service achat) ».
« Le référencement ultra rigide par le client final et l'obtention/utilisation douteuse de l'agrément crédit impôt recherche par les SSII rend quasiment impossible une tractation en direct avec le client. Et ceci même si le client final nous connaît bien ».
« Pour avoir intégrer différents logiciels dont celui de la gestion d'affaires, je peux vous affirmer que la marge moyenne est de 40%. Sans compter les allègements de charges sociales et les subventions (Jeune Entreprise Innovante, CIR) ».
« Il est urgent de permettre l'accès plus facile des indépendants au client final. Les intermédiaires prennent beaucoup trop de commission, ils ne s'impliquent que rarement voire jamais dans la définition du périmètre des missions dont ils sont pourtant responsables juridiquement ».
« J'ai fait une demande spontanée à un grand groupe dans le domaine Retraite/Prévoyance pour postuler en tant qu'indépendant à des postes en développement informatique. Réponse : pas de poste à pourvoir. Quinze jours plus tard, j'avais un entretien via une SSII pour le même type de poste !!! J'ai finalement été pris en prestation via la SSII ».
« Les intermédiaires des sites Internet ne connaissent rien au métier et ne traitent que les missions de "deuxième qualité" (missions peu payées pour des petits profils) ».
« Il est plus que temps de réformer tout ce système où des intermédiaires obligés par les directions des achats de nos donneurs d'ordre n'apportent aucune valeur ajoutée à notre travail en prenant des marges difficilement contrôlables mais dont nous savons qu'elle ne sont en aucun cas justifiées ».
Ce sondage a été réalisé du 11 au 16 octobre 2010 auprès des adhérents de la coopérative des informaticiens indépendants iDirect.fr, en partenariat avec l’association professionnelle des informaticiens Munci.

32% des auto-entrepreneurs souhaitent évoluer vers un statut classique

Les auto-entrepreneurs, qui sont-ils aujourd’hui, quelle est leur activité, comment la promeuvent-ils et quelles sont leurs perspectives d’évolution ? En interrogeant les principaux intéressés, la 3e édition du Baromètre Ciel de l’Auto-entrepreneur permet de noter la continuité de certaines tendances telles que le besoin d’accompagnement commercial pour trouver des clients, mais surtout l’amorce de plusieurs évolutions, notamment le nombre croissant de femmes adoptant ce régime, l’augmentation de la vente parmi les activités des auto-entrepreneurs et le rôle croissant d’Internet et des réseaux communautaires dans la promotion de l’activité. De plus, Ciel met au jour une hausse majeure pour ce qui est du souhait d’évoluer du statut d’auto-entrepreneur vers un statut classique, une volonté en majeure partie due au projet de dépasser le seuil légal de chiffre d’affaires imposé par le régime.
Ce 3e Baromètre Ciel de l’Auto-entrepreneur a été réalisée courant septembre auprès des 180 000 auto-entrepreneurs ayant téléchargé le logiciel Ciel Auto-entrepreneur.
Les femmes auto-entreprennent de plus en plus… mais restent minoritaires : L’étude Ciel fait apparaître que le pourcentage de femmes auto-entrepreneurs a progressé de façon notable en un an, s’élevant à présent à 28%, contre 23% en 2009. La proportion de femmes âgées de 30 à 50 ans a augmenté, passant de 50% à 61%.
Néanmoins, les hommes restent nettement majoritaires, représentant 72% des auto-entrepreneurs, toujours pour la plupart âgés d’une quarantaine d’années (entre 40 et 49 ans pour 36%) et ayant pour activité la prestation de services pour 61% d’entre eux.
Le domaine de la vente progresse… mais les services restent le domaine de prédilection du régime : Parmi les auto-entrepreneurs, le domaine des services demeure le plus prisé, avec 25% dans les services à la personne (dont 10% en assistance informatique) et 25% dans les autres services, contre 17% dans le commerce, 16% dans les professions libérales et 16% dans le bâtiment. Au total, 61% se consacrent à la prestation de services, contre 65% en 2009. Si le domaine des services prime toujours, sa longueur d’avance sur la vente s’amenuise légèrement, la proportion d’auto-entrepreneurs exerçant une activité mixte de vente et de prestations de services passant de 22% en 2009 à 25% en 2010, et le pourcentage de ceux se dédiant à la vente pure s’élevant à 14% en 2010, contre 13% en 2009.
Pour ce qui est du chiffre d’affaires cumulé depuis le démarrage de leur activité, il se situe pour la grande majorité (84%) des auto-entrepreneurs au-dessous de 20 000 euros. Il est par ailleurs intéressant de noter que 43% des auto-entrepreneurs exercent leur activité à temps plein.
Internet et les réseaux communautaires sont les nouveaux vecteurs de communication des auto-entrepreneurs… mais le téléphone et le bouche-à-oreille fonctionnent toujours : Les nouveaux auto-entrepreneurs semblent de plus en plus confiants. De nos jours, 59% des auto-entrepreneurs, soit 11% de plus qu’en 2009, se lancent seuls, sans recourir à une aide extérieure. De plus, 62% n’ont établi aucune étude préalable ou étude de marché ni aucun business plan. 32% n’ont en outre que 5 années d’expérience, contre 19% en 2009. Explications ? D’après l’enquête Ciel, la plupart d’entre eux (86%) s’estiment suffisamment informés, notamment grâce à Internet, sur ce régime par ailleurs peu risqué.
Outre pour s’informer, Internet leur est également utile pour promouvoir leur activité, 39% ayant créé leur propre site Internet (3% de plus qu’en 2009) et 23% recourant aux réseaux communautaires (5% de plus que l’an dernier). Pour se faire connaître de leurs clients potentiels, les auto-entrepreneurs s’appuient toutefois toujours principalement (90%) sur le bouche-à-oreille. En revanche, pour la commercialisation de leurs services ou produits, les auto-entrepreneurs recourent davantage au téléphone (43%), puis à leur site Internet (39%), et au bouche-à-oreille à 11% seulement (soit 6% de plus qu’il y a un an). Le web sert également aux auto-entrepreneurs à s’informer et échanger entre eux puisque 36% sont inscrits à une communauté web (sites, blogs, médias sociaux…), contre seulement 9% à une association ou à une organisation d’auto-entrepreneurs. L’inscription dans les communautés auto-entrepreneurs de Facebook a particulièrement augmenté, passant de 6% à 14% en un an. Malgré l’émergence de ces nouveaux supports de communication, de promotion et même de commercialisation, les auto-entrepreneurs rencontrent néanmoins toujours des difficultés et aimeraient ainsi bénéficier d’un accompagnement pour trouver des clients pour 45% d’entre eux, l’établissement des tarifs arrivant en 2e position et concernant 23% des détenteurs du régime.
Les auto-entrepreneurs souhaitent devenir des entreprises classiques… pour gagner plus : D’après le baromètre Ciel, aujourd’hui, près d’un auto-entrepreneur sur 3 (32%) aimerait évoluer vers un statut d’entreprise classique, contre 18% en 2009. 39% voudraient effectuer cette démarche avant un an, et la moitié aimerait opter pour un régime individuel (28% en EIRL et 21% en EURL). Une volonté que confirme le souhait de 46% des détenteurs du statut parmi ceux qui se jugent mal informés de disposer de davantage d’informations à ce sujet. Pour les aider dans ce changement, 65% auraient besoin de conseils comptables, 62% de conseils fiscaux, alors que le besoin de conseils juridiques primait l’an passé.
Pourquoi changer ? Pour pouvoir gagner davantage, telle est la réponse essentielle qui se dégage de cette étude Ciel, le problème du seuil légal de chiffre d’affaires imposé dans le cadre du régime pesant pour 60% dans les motivations des auto-entrepreneurs pour adopter un régime classique, suivi de loin par le projet d’employer des salariés pour 13% et la possibilité de récupérer la TVA pour 9%. Outre l’augmentation du plafond du chiffre d’affaires pour 48%, les évolutions que les auto-entrepreneurs aimeraient voir effectuer dans leur statut concernent la baisse des taux de charges pour 42%.
« Il ne faut pas négliger cette majorité d’auto-entrepreneurs qui resteront à terme dans ce régime : ils sont aussi les acteurs du développement économique et doivent être soutenus et aidés. Pour autant, cette part grandissante d’autoentrepreneurs qui vont changer très bientôt de forme juridique a besoin d’accompagnement et de conseil. Au côté des structures nationales ou locales qui œuvrent au quotidien sur ce sujet, Ciel va s’impliquer activement », souligne Florence Méro, Directrice Générale de Ciel.

 

EMBAUCHES

 

Synchrone technologies recherche 150 ingénieurs en Ile-de-France.

Société de conseil en ingénierie informatique, Synchrone Technologies recrute 150 collaborateurs sur la région parisienne, dans quatre domaines d'activité : banque/finance, SI, convergence voix/données, et enfin études et développement. Plusieurs profils sont recherchés : ingénieurs systèmes (Unix, Linux, Windows, virtualisation), bases de données (Oracle, Sybase, SQL Server), réseaux (Cisco, Avaya, Genesys, 2G/3G, radio), ingénieurs développement (JAVA, J2EE, C #, .Net, iPhone, progiciels financiers) et plus particulièrement les expertises spécifiques du secteur bancaire et financier (MOA Bancaire, ingénieurs progiciels financiers, ingénieurs support en salle de marchés etc.).
25 % des postes sont ouverts aux jeunes diplômés.

En 2011, Sogeti table sur 1 500 embauches

Dans le cadre d'une conférence de presse organisée par Adenclassifieds sur le thème : La reprise du marché de l'emploi est-elle durable ?, Sogeti a fait preuve d'optimisme.
S’il existe de fortes disparités entre les secteurs, force est de constater que dans l’informatique, la situation s’améliore sur le front de l’emploi. C’est l’un des enseignements de la conférence organisée par Adenclassifieds (Cadremploi, Keljob) hier, à Paris. Les prévisions d’embauche dans le secteur des logiciels et des services en France sont en augmentation de 10 %  par rapport à l’an dernier. Les recrutements s’élèvent à plus de 26 000 en 2010 contre 24 000 en 2009. Les effectifs devraient donc rester stables, alors que 3 500 emplois avaient été détruits l’année dernière, selon le Syntec Informatique. Pour illustrer cette tendance, Eric de Saqui de Sannes, à la fois représentant du Syntec Informatique et DRH de Sogeti, a donné quelques indicateurs plutôt encourageants.
En 2011, Sogeti table sur 1 500 embauches (40 % de jeunes diplômés et 60 % de confirmés). Le groupe de services informatiques compte bien, pour y parvenir, renforcer l’alternance. Pour les profils d’experts, il mise entre autres sur les réseaux sociaux. Il a créé un hub sur Viadeo : A la rencontre des experts de Sogeti. Un moyen, peut-être, de séduire des candidats passifs déjà intéressés par la technologie. A l’heure où des signes de reprise se font sentir, les entreprises vont devoir faire preuve d’imagination pour mettre la main sur les profils les plus convoités.

Aedian va recruter 120 personnes d’ici à la fin 2011

La SSII Aedian, surtout spécialisée dans le tertiaire financier et, dans une moindre mesure, le secteur public, a déjà recruté 40 nouveaux collaborateurs en CDI depuis le début de l’année. Elle prévoit aujourd’hui d’en embaucher 120 autres d'ici à décembre 2011, dont 80 avant juillet prochain, date de clôture de son exercice.
Les profils recherchés seront en priorité des consultants métier dans le secteur banque et finance, mais aussi des consultants en homologation et des ingénieurs d’études Java/Java EE/.Net. Plus précisément, il s’agira de 60 % de cadres expérimentés (niveau bac + 4 et + 5), surtout issus de la finance et dans une proportion moindre (30 %), des écoles d’ingénieurs.
Les  jeunes diplômés ne représenteront que 40 % des embauches.

700 postes à pourvoir chez Open en 2011

Le groupe Open vient de dévoiler son plan de recrutement, avec 700 collaborateurs pour l’an prochain.
Les postes à pourvoir sont notamment des ingénieurs d’études, concepteurs, ingénieurs systèmes et réseaux, administrateurs de bases de données, architectes fonctionnels et techniques, urbanistes, concepteurs fonctionnels, et consultants en management, chefs et directeurs de projet.
Dans ce cadre, la maîtrise des technologies suivantes est recherchée: .Net, Java – Java EE – Java Micro Edition, Java – Android – Iphone, FPGA – VHDL – C++, Oracle – Unix, Business Object – BI – Informatica – Quality Center, systèmes Unix – Windows, double compétence : Java – mainframe.

Business et Decision annonce 700 recrutements en 2011

Le carnet de commandes de la SSII se remplit, ce qui pousse la société à créer des postes et à anticiper le turnover.
Après avoir embauché 500 personnes en 2010 en région parisienne et province, la SSII Business et Decision prévoit 700 recrutements en 2011. Ce volume couvre les créations de postes et anticipe les prévisions de turnover, pratique actuellement en hausse. Du jeune diplômé au senior, toutes les tranches d’âge sont concernées. 
Profils techniques et fonctionnels : Bien entendu, le groupe recherche les profils que tout le monde s’arrache, c'est-à-dire les candidats techniques spécialisés en informatique décisionnelle, outils de la gestion de la relation client, développeurs .Net, Java, PHP et des spécialistes de un ou plusieurs progiciels du marché essentiellement Oracle, Microsoft, SAP ou IBM.
Il recherche également des profils fonctionnels aux compétences finance, marketing, banque et assurance. Les postulants dotés de connaissance en processus métier, comme par exemple la consolidation statutaire en finance ou encore l’emailing et la relation au client en marketing, sont fortement attendus. 

Niji recrute 150 personnes en 2011

Le spécialiste de la convergence numérique annonce 66 % de croissance de ses recrutements en 2011 par rapport à 2010.
Spécialiste de la convergence numérique, Niji (380 salariés, 28 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009) va accélérer ses recrutements en 2011 avec 150 embauches, soit 66 % de croissance par rapport à 2010. Les trois filières métier sont concernées : conseil en stratégie numérique (10 personnes), conseil technologique (90) et réalisation logicielle (50) . Diplômés d’écoles d’ingénieurs généralistes en informatique et/ou en télécommunications (trois à huit ans d’expérience), les profils recherchés sont des consultants seniors AMOA (réseaux d’entreprise, communications unifiées d’entreprise, relation client multicanal, système d’information spécialisé), des chefs de projet relation client multicanal, gestion de contenus web et mobiles et environnement Windows. Sont également attendus des architectes solutions (plates-formes de services audiovisuels sur TV, mobiles et PC, environnement Windows, relation client multicanal) et des ingénieurs d’études et développement (mobile multimédia, logiciels applicatifs embarqués, système d’information spécialisé). L’entreprise s’intéresse aussi aux diplômés d’écoles supérieures de commerce et de management pour des postes de consultants marketing et innovation (communications unifiées d’entreprise, relation client multicanal, mobile multimédia).

BearingPoint France recrute 200 consultants en 2011

Après avoir subi la crise de plein fouet, les sociétés de conseil reprennent du service.  BearingPoint, l’une des entreprises phares du secteur, annonce 200 recrutements en 2011 sur la France. Les consultants recherchés sont pour les deux tiers des jeunes diplômés (issus de grandes écoles ou d'écoles d’ingénieurs) ou ayant une première expérience, et pour un tiers des personnes chevronnées (entre cinq et vingt ans d’expérience). Parallèlement, BearingPoint accueillera une centaine de jeunes stagiaires des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs pour des stages de césure ou de fin d’études. BearingPoint France compte aujourd’hui 900 collaborateurs.

 

EMPLOYABILITE

 

Syntec informatique publie une radiographie de la mobilité en France

Selon une étude commanditée par Syntec informatique, le secteur de la mobilité numérique représente maintenant plus de 47 000 emplois hexagonaux (hors opérateurs télécoms). En 2009, les entreprises françaises ont dépensé 2,2 milliards d'euros en mobilité numérique (hors factures voix et SMS). Environ un tiers a été consacré à l'achat d'appareils de type smartphones, terminaux durcis, PC portables, etc. et un peu plus de 20% correspond aux abonnements mobilité data des opérateurs mobiles. Le reste, c'est à dire presqu'un milliard d'euros a été consacré aux logiciels et services informatiques.
Cette montée en puissance des éditeurs et SSII dans l'accompagnement de la transformation de leurs clients en « entreprises mobiles » se retrouve sur tout le territoire. C'est véritablement un écosystème qui se met en place, avec non seulement de grands acteurs nationaux et internationaux mais également de petites structures qui ont développé une compétence dans le domaine de la mobilité numérique. Notamment 10% sont des « pures players », et principalement des petites structures (moins de 5 salariés) et quelques entreprises de taille moyenne (10 à 30 salariés) dont la mobilité numérique est le coeur d’activité.
A l'opposé, pour 65% des acteurs de la mobilité numérique, cette activité n'est pas  majoritaire mais elle enregistre une forte croissance. Il faut ajouter à ces acteurs les fabricants d'équipements (smartphones, ordinateurs portables, terminaux durcis, composants M2M) ainsi que les opérateurs de télécommunications qui jouent un rôle déterminant.
Un gisement d'emplois pour les prochaines années Les éditeurs de logiciels et les SSII emploient 32 000 personnes dédiées à la mobilité numérique tandis que les entreprises utilisatrices de plus de 500 salariés emploient 15 000 personnes dédiées. 63% des effectifs sont employés pour des usages B2B, 17% pour des usages B2B2C, 16% pour des usages M2M et 4% pour des utilisations B2C.
Les éditeurs de logiciels et les SSII prévoient de recruter 11 000 collaborateurs d'ici 5 ans. Les métiers les plus porteurs seront la conception-réalisation, l'intégration-déploiement et l'assistance. Cependant 24% des éditeurs et 25% des SSII ont des difficultés de recrutement principalement pour les profils conception et réalisation, et de manière moins importantes pour les fonctions pour les métiers de l'assistance, AMOA, intégration et déploiement. Face à ces besoins, il existe peu de formations spécifiques et peu de visibilité de la part des organismes de formation sur le futur de la mobilité numérique. Une action déterminée en direction des formations initiales et des formations continues est indispensable.

Les TIC manquent cruellement de femmes

Pour la première fois, en 2009, le nombre de femmes ingénieures a baissé. En proportion relative, 17% des ingénieurs seulement sont des femmes, comme en valeur absolue, une chute de mille ingénieures entre 2008 et 2009.
Réalisée pour le compte d’Orange, l’étude Mutationnelles 2010 met en évidence une certaine désaffection des plus jeunes pour les métiers scientifiques et techniques. Les filles représentent 39% des élèves en terminales scientifiques et seulement 20% d’entre elles poursuivent dans l’Enseignement Supérieur. Par contrecoup, elles sont de moins en moins nombreuses à choisir les spécialisations en technologie de l’information - moins 11% en deux ans.
Situation d’autant plus paradoxale, signale l’étude, que « le secteur des TIC est l’un de ceux où l’employabilité des femmes est la meilleure et où la stabilité des postes la plus élevée. » En effet, 91% des femmes du secteur des TIC ont un CDI contre 83,7% pour l’ensemble des ingénieures. Le salaire moyen y est aussi supérieur, tiré par la forte proportion de femmes ayant plus de 45 ans. 71 K€ versus 50 K€ pour l’ensemble des ingénieures.01

Etude Mutationnelles 2010 réalisée pour Orange : Les femmes fâchées avec les TIC

Pour la première fois en 2010 le nombre de femmes ingénieures diminue, notamment dans les technologies de l’information où les opportunités d’emploi sont nombreuses mais méconnues. Pourtant 70% des ingénieurs estiment que la mixité du management est importante, et les compétences des femmes sont de mieux en mieux reconnues en entreprise. C’est ce qu’indique l’étude Mutationnelles 2010 réalisée par Global Contact et commanditée par Orange.
La proportion d’ingénieures diplômées diminue de façon constante depuis deux ans : Même si la crise a réduit le nombre de recrutements effectués, le diplôme d’ingénieur reste une valeur reconnue auprès des employeurs. En effet, 90% des diplômées 2008 qui sont sur le marché du travail ont un emploi. Pourtant, depuis deux ans la proportion de femmes qui s’orientent vers la formation d’ingénieur diminue.
Pour la première fois en 2009, le nombre de femmes ingénieures baisse non seulement en proportion relative (17% des ingénieurs sont des femmes), mais en valeur absolue (moins 1 000 ingénieures entre 2008 et 2009). Les explications sont multiples. De nombreuses enquêtes mettent en évidence une certaine désaffection des plus jeunes pour les métiers scientifiques et techniques.
D’autres révèlent le poids des préjugés, qui expliqueraient que bien que les filles représentent 39% des élèves en terminales scientifiques, seules 20% d’entre elles poursuivent dans l’Enseignement Supérieur. A cela s’ajoute le manque de compréhension des métiers et des opportunités existantes.
40% des jeunes ingénieures choisissent des spécialisations qui ne créent que 20% des emplois : En 2009, un quart des 48 400 recrutements d’ingénieurs constatés a été effectué dans le secteur des services, notamment des services informatiques (activité d’ingénierie, SSII). Il y a eu moins de recrutements de femmes ingénieures, en particulier parce qu’elles sont de moins en moins nombreuses à choisir les spécialisations en technologie de l’information (moins 11% en deux ans), secteur offrant pourtant de nombreux emplois.
Situation d’autant plus paradoxale que les jeunes femmes utilisent quotidiennement l’informatique, et que ce secteur est l’un de ceux où l’employabilité des femmes est la meilleure, la stabilité des postes la plus élevée (91% des femmes du secteur des TIC ont un CDI versus 83,7% pour l’ensemble des ingénieures) et un salaire moyen supérieur tiré par la forte proportion de femmes ayant plus de 45 ans (71 K€ versus 50 K€ pour l’ensemble des ingénieures).
Les compétences des femmes sont mieux reconnues en entreprise : Plus de la moitié des femmes estiment que leurs compétences en tant qu’expert, ou chef d’équipe sont bien reconnues dans l’entreprise. Sur d’autres indicateurs où l’écart 2008 hommes/femmes était important, la situation s’améliore : + 8% de femmes sont impliquées dans les prises de décision stratégiques, + 6% sont chefs de projets et + 5% ont des responsabilités budgétaires ou de chiffre d’affaires.
Toutefois le plafond de verre reste une réalité, 33% des femmes déclarent exercer des responsabilités hiérarchiques versus 45% pour les hommes. Cet écart persiste dans les fonctions plus élevées : 12% seulement des femmes sont membres de Comités de Direction ou Directoires (21% pour l’ensemble des ingénieurs).
Pour la majeure partie des ingénieurs, il est nécessaire de favoriser davantage de mixité dans le management car cela permet de renforcer la performance économique de l’entreprise. L’une des premières actions à conduire pour y parvenir, souhaitée par plus de 80% des femmes ingénieures interrogées, porte sur l’accompagnement de la vie professionnelle et de la vie privée (souplesse des horaires, accompagnement du congé parental, gestion de la double mobilité pour les couples). C’est précisément le sujet sur lequel se focalise 20% des organisations où travaillent les ingénieures aujourd’hui. ITR Manager

Avant d’embaucher un informaticien, regardez ses mains !

C’est scientifiquement prouvé ! Les individus dotés d’un annulaire beaucoup plus long que leur index se révèlent être les plus doués en informatique.
Geeks de tous les pays, réjouissez-vous ! On a découvert ce qui fait votre différence. Un signe distinctif qui permettrait de vous repérer entre vous comme dans une confrérie secrète. A l’instar du supplice du doigt coupé des yakuzas sauf qu’il s’agit là, à l’inverse, d’une phalange à rallonge.
Le très sérieux magazine Cerveau & Psycho nous apprend, en effet, que des chercheurs de l'Université de Bath, en Angleterre, ont observé que les individus dotés d’un annulaire beaucoup plus long que leur index se révèlent être les plus doués en informatique.
Mais c’est bien sûr ! Tout s’explique. Cette capacité à manipuler la souris ou à taper d’une seule main des raccourcis clavier complexes de type Alt + Ctrl + Suppr viendrait de cet avantage physique.
Une question de testostérone : L’origine de cette «bienformation » serait hormonale précise l’article. La testostérone, « hormone masculine associée à la dominance sociale », influerait non seulement sur le développement du cerveau chez l'embryon, mais contrôlerait aussi la longueur respective de l'annulaire et de l'index.
L'attirance pour des études à dominante scientifique et la compréhension des systèmes mécaniques - automobiles, téléviseurs, ordinateurs - serait liée à une concentration prénatale de cette testostérone.
De fait, les hommes sont nettement plus nombreux que les femmes dans les métiers de l'informatique. Ces dernières étant – le cliché prend corps – davantage versées dans l'empathie et le partage émotionnel. CQFD.
Quelle complémentarité ! La nature est bien faite. N’hésitez donc pas à montrer, amis geeks, vos minimes à la gente féminine. En n’oubliant pas d’enlever préalablement votre alliance de votre annulaire XXL.

Que pensent les recruteurs en entreprise des réseaux sociaux (enquête du cabinet Robert Half)

Les réseaux sociaux et professionnels, tout le monde en parle mais qu’en pensent les recruteurs en entreprises ? Malgré des sceptiques, les réseaux sociaux sont entrés dans le paysage des outils pour le recrutement, mais restent encore assez peu utilisés en amont pour évaluer les candidats. C’est ce qu’indique une enquête réalisée par le cabinet Robert Half auprès d’un peu plus de 2 400 managers (Ressources Humaines, Financiers ou dirigeants) - en charge des recrutements - en Europe. Cette enquête permet de tirer trois principaux constats.
Constat n°1 : Des sceptiques subsistent…Des irréductibles sceptiques résistent encore face à l’aura des réseaux sociaux et professionnels. Il s’agit de 41% des recruteurs belges, suivis par 35% de leurs homologues tchèques et … 29% des recruteurs français interrogés, pour cette enquête de Robert Half.
Que ces réseaux sociaux et professionnels puissent réellement apporter quelque chose à leur entreprise, ils n’y croient pas (encore ?).
Constat n°2 : Les réseaux sociaux comme outils de recrutement de nouveaux talents : Au-delà de l’évidence de cet usage des réseaux sociaux pour repérer et attirer de nouveaux collaborateurs, les plus gros utilisateurs ici sont… plus d’un tiers des recruteurs néerlandais (41%) et des Italiens (34%), ainsi que les Allemands (31%).
Constat n°3 : Les réseaux peu utilisés pour évaluer les candidats en amont du recrutement : Seul un tiers des managers allemands, luxembourgeois et néerlandais (28%) vont régulièrement sur les réseaux sociaux et professionnels pour enquêter sur leurs candidats.
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A propos de cette enquête : Ces résultats émanent de l’enquête menée par le Groupe Robert Half en avril-mai 2010 auprès de 2 463  managers (ressources humaines, financiers ou dirigeants) en charge du recrutement dans 13 pays (dont Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas,  République Tchèque, Suisse) sur la base d’un échantillon représentatif d’entreprises.


Comment recruter les profils que tout le monde s'arrache

Quelles sont les bonnes méthodes pour dénicher les perles rares ? Cinq SSII livrent leurs secrets de recrutement.

Devoteam (Nombre de collaborateurs : 2 500 en France.)

Profils recherchés : des architectes, des chefs de projets, des directeurs de projets, des urbanistes, des experts sur la partie décisionnelle.
Méthodes utilisées : le réseau au sens large, la cooptation, les réseaux sociaux, les forums spécialisés, les conférences techniques.
Prévisions de recrutement 2011 : 700 recrutements dont 20 % de jeunes diplômés pour la France.
Pour attirer ces profils très convoités sur le marché, et qui ne déposent pas toujours leur CV dans les CVthèques des sites d’emploi de peur d’être sur sollicités, Devoteam joue la carte du réseau (cooptation, réseaux sociaux, forums spécialisés). « Il faut faire un travail de fond auprès des collaborateurs en interne pour qu’ils nous orientent vers des bons profils », explique Gaït le Goaster, DRH de Devoteam.
Pour cela, la SSII s’appuie sur les communautés métier et fonctionnelles qu’elle a mis en place en interne. Chaque mois, l’une d’elle organise une conférence technique où des candidats en cours d’embauche et des étudiants sont invités. L’an dernier, Devoteam a organisé une soirée consacrée à Windows 7, car Devoteam peinait à recruter des experts en postes de travail et des chefs de projet infrastructure. La soirée a rassemblé environ 40 personnes et a abouti à deux recrutements.
Nouer des liens avec les candidats sur les réseaux sociaux : Devoteam accorde aussi une part croissante aux réseaux sociaux professionnels.  Aujourd’hui, la SSII recrute 10 % de ses collaborateurs via ces sites, contre 1 % il y a deux ans. Concrètement, la SSII utilise la fonction de mise en relation sur Viadeo et Linkedin. Pour certains types de profils (architectes, par exemple), elle implique directement ses collaborateurs, qui se chargent d’entrer en contact avec des candidats potentiels.
Dès qu’il y a des postes importants à pourvoir, les collaborateurs de Devoteam ont aussi la possibilité de poster un message, visible par l'ensemble de leur réseau, en haut de leur page Viadeo. Par exemple : « Quoi de neuf ? Devoteam recherche un expert sécurité ». Un moyen de démultiplier la visibilité de l’annonce si l’ensemble des collaborateurs de Devoteam se prête au jeu.
Mais attention ! Sur ces réseaux, les recruteurs ont quelques règles à respecter. Lorsqu’un chargé de recrutement de Devoteam s’adresse à un candidat potentiel, il doit soigner et surtout personnaliser la rédaction de son message en ayant bien consulté le profil cible au préalable. Ensuite, la balle est dans le camp du candidat, libre de refuser une demande de mise en relation.
Devoteam n’a toutefois pas encore créé de communautés sur Viadeo. En revanche, ses chargés de recrutement ou ses collaborateurs peuvent s’inscrire à des hubs (ou communautés) thématiques (sur Java, par exemple) pour créer des liens avec des candidats potentiels. Sur Linkedin, Devoteam a ainsi créé un groupe afin de valoriser son expertise sur la partie facturation dans les télécoms et attirer les candidats spécialisés dans ce domaine.
Au final, la SSII se contente d’utiliser les cabinets de recrutement uniquement pour des profils de commerciaux et parfois, dans le cadre d’opérations spéciales sur les profils IT ou TSM (Tivoli Storage Management), par exemple.

AKKA Technologies (Nombre de collaborateurs : 5 000 en France.)

Profils recherchés : Des ingénieurs études et développement (environnements Android, Java/Java EE ou encore Microsoft .Net., des ingénieurs systèmes embarqués (environnements C++, Java, C/Linux embarqué), des ingénieurs systèmes et réseaux (virtualisation infrastructures ou poste de travail, sécurité et gestion des identités), des consultants technico-fonctionnels SAP (modules R/3 source).
Prévisions de recrutement 2011 : 1 500 personnes soit environ 30 % de jeunes diplômés, 40 % de confirmés (de trois à huit ans d'expérience et 30 % de seniors (plus de huit ans d'expérience).
Akka Technologies utilise, bien sûr, des méthodes classiques de recrutement telles que la cooptation, qui représente près de 20 % des embauches. Son avantage ? « Elle nous permet d’impliquer nos collaborateurs dans le développement de la société et les candidatures que nous recueillons sont déjà pré qualifiées », explique Thomas Henaut, son directeur du recrutement. Les sites d’emploi sont un autre moyen de drainer des candidatures. Depuis fin octobre, pour augmenter la visibilité de ses offres d’emploi, l'entreprise a opté pour un outil de communication (Monster Audience +) étudiant les internautes à partir de technologies comportementales.
L’entreprise mise aussi sur l’événementiel. Elle organise régulièrement des soirées consacrées au recrutement dans tout l’Hexagone. Elle y fait participer généralement des consultants seniors, qui viennent témoigner des différents projets menés dans un secteur d’activité donné. Au cours de la soirée, les candidats peuvent aussi, lors d’un cocktail, discuter de manière informelle avec des managers potentiels et des chargés de recrutement.
« L’objectif n’est pas d'organiser une grand-messe mais, à travers cet événement, de véhiculer une image professionnelle de notre entreprise dans une ambiance décontractée », raconte Thomas Henaut. Récemment, Akka a proposé, sur Paris et Lyon, une journée sur le recrutement dans le secteur ferroviaire, qui a rassemblé plus de 300 candidats potentiels. Elle s’est soldée par six embauches fermes, d'autres étant toujours en cours.
Proposer des projets innovants : En mars prochain, la société organisera la onzième édition du challenge Akka, un événement principalement destiné aux étudiants d’écoles d’ingénieurs. Ceux-ci sont conviés à passer trois jours au ski, dans une ambiance ludique et professionnelle. Au programme : des compétitions interécoles mais aussi des ateliers de simulations d’entretien, et même des entretiens d’embauche bien réels, l’ensemble du personnel d’Akka participant à l’opération (managers potentiels et chargés de recrutement). L’an dernier, une centaine d’étudiants de dernière année ont assisté à l’événement. Au final, sept embauches ont été réalisées au sein du groupe suite à cette opération en 2010.
S’ils ne génèrent pas des gros volumes d’embauches, ces événements sont aussi un moyen pour Akka de développer sa notoriété et de faire valoir sa différence. Akka a créée son propre centre de recherches et de développement des technologies alternatives (CRDTA) en janvier 2010, pour permettre à ses collaborateurs d'être force de proposition autour de projets à forte innovation technologique, le plus souvent liés au développement durable (comme le programme véhicule électrique).
Aujourd’hui, Akka utilise Viadeo et Linkedin pour détecter des candidats potentiels. Les chargés de recrutement font des demandes de mise en relation auprès des candidats potentiels. « Pour l’ensemble des profils, dont certains sont très convoités, je crois de plus en plus à la multiplication de la diffusion de l’information. Les offres sont diffusées depuis le site Corporate vers des sites d’emploi, puis relayées sur Twitter et sur les réseaux sociaux. En revanche, j’ai encore personnellement un peu d’appréhension à utiliser Facebook comme un réseau professionnel, mais c’est une formidable caisse de résonnance pour transmettre de l’information et pour être visible en tant que marque. » Facebook est d’ailleurs utilisé par Akka pour faire du buzz autour des événements de recrutement qu'il organise.

Capgemini et sa filiale Sogeti (Nombre de collaborateurs : 20 000 en France)

Profils recherchés : des architectes (système d'information, application, intégration), des chefs de projet, des directeurs de projet et des directeurs commerciaux, des spécialistes Java, JEE, .net et des ingénieurs nouvelles technologies.
Méthodes utilisées : le recrutement traditionnel associé à la cooptation et aux réseaux sociaux. 
Prévisions de recrutement 2011 : 3 500 personnes (35 % de jeunes diplômés et 65 % de confirmés).
Capgemini a choisi de communiquer sur ses métiers en créant début juin le site monjob-mavie.com. Il a ainsi mis l’accent sur plusieurs métiers particulièrement recherchés, comme les architectes. « Sur ce site, nous avons aussi pu faire passer des messages forts aux candidats : leur montrer qu’il était possible au sein de Capgemini de conserver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle et leur dire aussi que le groupe recrutait aussi bien à Paris qu’en région, sur des missions d’envergure internationale », explique Agnès Duroni, directrice de recrutement de Capgemini France.
La cooptation reste l’une des méthodes privilégiées par Capgemini pour recruter des profils très recherchés. Pour mobiliser ses collaborateurs, il s’appuie sur des communautés d’experts, les architectes par exemple, et développe des actions de partage de connaissance (ateliers de travail, réunion, etc.). Capgemini lance régulièrement des campagnes de cooptation avec des primes à la clé et informe sa communauté d'experts des événements organisés. Chez Sogeti, des soirées ont lieu plusieurs fois par an pour favoriser la cooptation.
Des messages personnalisés sur les réseaux sociaux : Les réseaux sociaux tels que Viadeo et Linkedin sont aussi de plus en plus utilisés. A priori, les candidats potentiels trouvent assez naturel qu’on vienne les solliciter : c’est l’objectif du réseau. « Ils ont envie d’échanger avec des opérationnels qui font le même métier qu’eux, assure Agnès Duroni. Nous passons des annonces et les communiquons auprès des candidats potentiels. Si les personnes ne sont pas intéressées, si elles ne répondent  pas, nous n’insistons pas. En revanche, quand elles le sont, elles sont très satisfaites de la rapidité du processus. »
Seul hic, à terme : si trop de recruteurs utilisent les réseaux sociaux, leurs membres pourront être trop sollicités. « Nous ne le faisons que de manière très ciblée et très fine » précise Agnès Duroni. C’est le cas notamment pour des profils émérites : des experts ou des candidats qui vont avoir un niveau senior dans le management ou l’encadrement de projets.

Alten (Nombre de collaborateurs : 8 000 en France.)

Profils recherchés : développeurs (JEE, PHP, C#) ou ingénieurs en développement, ingénieurs en conception et gestion de projet, ingénieurs DBA, PMO (management de projet), ingénieurs radio.
Méthodes utilisées : sites d’emploi, cooptation, relations écoles, réseaux sociaux...
Prévisions de recrutement en 2011 : 2 300 personnes, dont 680 recrutements pour l’activité de systèmes d'information et réseaux.
Pour recruter des profils rares, Alten, société d’ingénierie et de conseil en technologies, n’a pas de méthode miracle. En revanche, elle multiplie les approches. « En tant que SSII, nous n’avons pas un produit associé à notre marque, mais une prestation de services techniques. Du coup, pour développer notre notoriété, nous nous efforçons d’être très proches des étudiants, dès leur première année d’étude. Nous menons près de 200 actions dans les écoles d’ingénieurs », explique Sandrine Antignat, responsable communication d'Alten. Le groupe a, par exemple, lancé Id'Mobile, un grand concours de développement d’applications sur plates-formes mobiles (iOS, Android, RIM, Windows Mobile, Java, etc.), destiné aux étudiants en deuxième ou troisième année d’école d’ingénieurs ou en master 1 ou 2 d’université. De quoi, peut-être, recruter quelques futurs jeunes diplômés…
Comme toutes les SSII, Alten joue la carte de la cooptation, qui représente, selon les entités en France, entre 16 et 20 % de ses embauches. « Pour être efficace, il faut animer régulièrement le dispositif de cooptation et être parfait dans le process (répondre à un collaborateur dans les temps, l’informer tout au long du process, etc.), » poursuit Sandrine Antignat. Alten organise de nombreux challenges internes pour donner envie à ses collaborateurs de coopter des amis, avec, à la clé, des voyages et des primes à gagner. « Ces événements sont importants pour communiquer des informations sur la société à nos consultants, qui passent beaucoup de temps chez le client et qui seront les ambassadeurs de l’entreprise auprès des candidats potentiels », précise-t-elle.
Le premier salon sur l'iPhone : Plus original, Alten a aussi expérimenté le premier salon de recrutement sur mobile, baptisé Job2Day. « Nous avons encore peu de recul sur l’événement, mais il nous a permis de recevoir une trentaine de candidatures (développeurs, chefs de projet…), très ciblées qui plus est. Quasiment tous les candidats qui ont postulé chez nous via cette opération ont été reçus en entretien », raconte Sandrine Antignat. 
Les réseaux sociaux professionnels sont aussi une autre méthode de sourcing pour approcher des candidats en veille passive et identifier des profils expérimentés ou des managers. Mais, pour l’heure, la proportion des embauches provenant des réseaux sociaux est encore très faible. « Les candidats les utilisent quatre fois moins que les sites web des entreprises », rapporte-t-elle. Facebook, sujet brûlant chez Alten – trois de ses salariées ont vu leur licenciement confirmé par le conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt (92) pour dénigrement –, reste uniquement un moyen pour l’entreprise de relayer des informations autour de ses événements.
Alten s’apprête aussi, début décembre, à lancer un blog employeur pour communiquer en dehors du site RH traditionnel et s’adresser à la génération Y. Il offrira une galerie de portraits de collaborateurs (volontaires). « Nous voulons leur laisser un espace pour qu’ils puissent se présenter de manière un peu différente, et ce, afin de montrer une autre image de l’entreprise, plus humaine et plus proche de ses collaborateurs », argumente Sandrine Antignat. Les candidats potentiels pourront laisser des commentaires et entrer en relation avec des ingénieurs.

Aedian (Nombre de collaborateurs : 420 en France.)

Profils recherchés : consultants finance, risques, pilotage, contrôle de gestion, experts en qualification du logiciel, chefs de projet, analystes, ingénieurs d'études Java/JEE, .Net, MVS.
Méthodes utilisées : sites d’emploi, cooptation, salons, candidatures spontanées, réseaux sociaux.
Prévisions de recrutement en 2011 : 120 personnes en France (40 % de débutants et 60 % de confirmés).
Aedian, société de conseil et d'ingénierie, spécialiste du tertiaire financier, recrute un spectre très large de profils. « Nous recherchons des collaborateurs à fort potentiel. Il faut donc savoir les séduire et les sélectionner. C’est la difficulté », reconnaît Stéphane Morvillez, directeur général d'Aedian. Pour cela, l’entreprise a choisi de  mettre en place des méthodes de recrutement personnalisées, adaptées à chaque filière (orientées, par exemple, vers le conseil métier, le pilotage de projet, les nouvelles technologies).
Concrètement, dans chaque filière, il y a un pilote : un manager opérationnel motivé par l’augmentation des effectifs de sa filière (le responsable du pole conseil métiers, par exemple). Il est le futur responsable des personnes qu’il va recruter. Il dispose de moyens et d’une large capacité de mise en œuvre pour définir ses besoins, la stratégie de sourcing des candidats, l'organisation et les argumentaires des rendez-vous…
De leur côté, les consultants en recrutement sélectionnent les candidats en se focalisant davantage sur leurs aptitudes à travailler en équipe, leur potentiel, etc. L'avantage de cette méthode ? Elle permet, entre autres, aux managers opérationnels de parler de leur métier concrètement avec des candidats et de leur donner une idée précise des évolutions de carrière.
Sortir du lot : Pour séduire les candidats, Aedian a mis en place un livret de rémunération personnalisé pour chacun de ses collaborateurs. « Nous faisons du marketing social. Ainsi, tous les futurs candidats vont pouvoir comprendre de façon très pédagogique le package rémunération globale de l’entreprise, sa politique RH présentée à travers l'épargne salariale, la formation, la protection sociale, les avantages divers… »  précise Stéphane Morvillez.
Depuis peu, Aedian commence à utiliser les sites de mise en relation professionnels tels que Viadeo. « Je ne pense pas qu’à court terme ce soit un levier majeur de recrutement. En revanche, pour des profils à faible volumétrie, cela peut être une démarche intéressante. Car ils sont recherchés et qu'ils désertent les sites généralistes, poursuit Stéphane Morvillez. Ces sites permettent donc de tisser un réseau relationnel. C’est intéressant de se positionner dessus. » Ils offrent, en prime, l’opportunité de trouver des profils différents comme des candidats passifs ou des commerciaux.

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