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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Mars 2011

 

BAROMETRE EGILIA


Alléluia ! Qu’on se le dise, tous les voyants de l’emploi informatique sont maintenant au vert ! Il était temps, me direz-vous…
La preuve ? Ce ne sont pas moins de 7000 offres qui ont été, depuis le début de l’année, postées pas les SSII !

Néanmoins, la concurrence reste exacerbée…. D’où la volonté d’EGILIA de rester à votre écoute pour vous épauler dans l’amélioration de votre cursus technique ou managérial afin de vous permettre d’obtenir les certifications officielles systématiquement liées à ses formations, des certifications plus que jamais considérées par les employeurs comme des éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et des gages incontestables de reconnaissance professionnelle.

Comme toujours, nous vous livrons, dans ce premier baromètre trimestriel de 2011, des informations volontairement expurgées de tout commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce baromètre et restons, comme toujours, ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com
 

 

EMPLOI (TENDANCES)

 

L’informatique, locomotive de l’emploi des cadres en 2011

Cette année, les informaticiens pourraient se voir proposer entre 29 000 et 32 000 postes de cadres, soit de 9 à 21 % de plus qu’en 2010. Un dynamisme qu’il convient de relativiser, au regard des particularismes d’un recrutement tiré avant tout par les SSII.
Le marché de l’emploi informatique retrouve du tonus. Du moins celui des cadres, le chômage sectoriel, toutes populations confondues restant, lui, à un niveau élevé. Statistiques de l’Insee, de l’OCDE ou du FMI à l’appui, Jacky Chatelain, directeur général de l’Apec, lie étroitement l’emploi des cadres à l’investissement des entreprises. Investissement qui « ne profite qu’à cette partie de la population ». Il y voit, notamment, les effets positifs des pôles de compétitivité ou du crédit d'impôt « recherche ».
De fait, l’informatique est la fonction qui devrait connaître la plus forte progression de recrutements en 2011. Selon les intentions d’embauche des entreprises recueillies par l'Apec, les informaticiens pourraient se voir proposer entre 29 000 et 32 000 postes de cadres. Soit de 9 à 21 % de plus que l’an dernier. La fonction représentant, à elle seule, près de 17 % des recrutements totaux.
Ces chiffres confirment et confortent une reprise du marché de l’emploi des cadres opérée en 2010. Alors que, lors du précédent panel Apec, les entreprises tablaient sur de 21 800 à 24 000 embauches, 26 500 recrutements de cadres informaticiens ont été réalisés l’an dernier. Au-delà donc de l’hypothèse haute. Bonne nouvelle aussi pour les jeunes diplômés qui retrouvent grâce auprès des employeurs, avec 29 % des offres d’emploi leur étant ouvertes.
Cette dynamique devrait se poursuivre dans les années à venir. Toutes fonctions confondues, l’Apec table sur une pente ascendante jusqu’en 2015 avant de retrouver les niveaux records d’avant la crise. « La remontée se fera pas à pas, en cinq ans alors que la chute s’est faite en un an », note Jacky Chatelain, qui table sur une reprise non en U, en V ou en W mais en… racine carré.
Les SSII accaparent le marché : Ces bonnes nouvelles conviennent néanmoins d’être nuancées au regard des particularismes du marché de l’emploi informatique. La très grande majorité des recrutements envisagés cette année devraient être réalisés dans les services informatiques. Les SSII pourraient être à l’origine de 31 000 recrutements (+ 14 % par rapport à 2010), dans le scénario le plus optimiste.
Or, les SSII sont connues pour leur turnover élevé et leur aptitude à multiplier les offres d’emploi. Répondant à un même appel d’offres, plusieurs prestataires publient des annonces mais, au final, une seule emportera le marché. Ce qui diminue d’autant les recrutements effectivement réalisés.
En 2010, l’Apec a ainsi diffusé très exactement 100 992 offres d’emploi à destination de la fonction informatique. Soit près de quatre fois plus que le nombre de recrutements effectifs. Cette inflation d’offres bénéficie surtout aux professionnels des systèmes, réseaux et données (+ 67 % par rapport à 2009) et de l’informatique de gestion (+ 57 %).

Avec internet, de nouveaux métiers se dessinent. Voici une série de portraits de ces nouveaux profils que tout le web s'arrache.

(1) Le Community Manager

Né de l’explosion des réseaux sociaux, le Community Manager est un opérationnel chargé d’animer des communautés sur le web. Souvent spécialisé sur un, deux, voire trois médias – réseaux sociaux, blogs, forums –, il a pour mission d’identifier sur le web les bons et les mauvais messages (bad buzz) véhiculés sur l’entreprise, et d’en informer le service communication, le marketing ou le gestionnaire de l’e-réputation (Digital Strategist) lorsque cette fonction existe dans l’entreprise. Une fois le message de réponse élaboré, le Community Manager est chargé de le diffuser sur les canaux les plus appropriés. Par ailleurs, dans le cadre de sa mission d’animation de communautés, il doit initier des thèmes de discussion susceptibles de les séduire et les inciter à y participer.
Souvent rattaché à une agence de communication œuvrant pour le compte de ses clients, le Community Manager se trouve également dans les entreprises où il travaille en collaboration avec les services communication, marketing ou RH (ressources humaines). Jeune (25-35 ans),  il maîtrise parfaitement le fonctionnement technique des outils web 2.0, et dispose de compétences rédactionnelles. Aujourd'hui, quelques formations existent, mais il est encore souvent formé sur le tas.
Julien Cotte, un Community Manager spécialisé dans les ressources humaines
Ancien responsable RH du groupe Alcatel-Lucent, Julien Cotte décide, il y a six mois, de vendre la marque RH de son employeur sur les réseaux sociaux. « Mon ambition : utiliser Facebook et Twitter pour développer mes communautés, élargir mon réseau d’influence, soutenir mes interventions RH et rallier de nouveaux candidats. » Ainsi, grâce au réseau social, Julien communique sur l’adoption du télétravail par l’entreprise, informe sur certaines actions RH et contribue au pré-recrutement de futurs candidats parmi la centaine de jeunes diplômés recrutés.
Quant à la liberté de propos, il affirme que la validation de ses messages par sa direction est exceptionnelle. Et d’ajouter : « Il est crucial de bien connaître et comprendre la stratégie de son entreprise, afin de ne jamais détourner le message à véhiculer. Pour cela, il faut être à l’écoute des autres, faire preuve de diplomatie, savoir réagir de façon appropriée et entretenir le savoir-être. » Enfin, il estime que nul n'est besoin d'être un geek pour endosser cette fonction. « En revanche, elle suppose une grande rigueur et nécessite de s’y consacrer à temps plein. »
 

(2) Le Digital Strategist

Pour réaliser ses missions, il travaille en collaboration avec le ou les Communiy Managers de l’entreprise, qui lui remontent les informations véhiculées sur le net, associées à un certain nombre de données comme le profil de la personne qui s’est exprimée (Qui est-elle ? Est-elle influente ? Partage-t-elle un lien avec l’entreprise ? Avec le milieu professionnel ?)  « Le Community Manager fournit des outils de reporting prédéfinis dans un cahier des charges », indique Michael Jovanovic, Digital Strategist au sein de l’agence Fleishman-Hillard.
Choisir le meilleur canal de réponse : Comment donner plus de résonnance à un message positif ? Comment stopper les nuisances d’un autre, négatif ? Selon la teneur de l’information, le Digital Strategist réfléchit, avec les services visés et le directeur de la communication, à la meilleure stratégie de réponse. « Est- il pertinent de répondre, quel canal adopter sachant que, selon le secteur d’activité de l’entreprise – santé, automobile, high tech –, et selon le contenu de l’information véhiculée – technique, commerciale, stratégique – le média le plus pertinent ne sera pas le même », explique Michael Jovanovic. Le Digital Strategist n’intervient pas qu’en période de crise. « Tout au long de l’année, nous réfléchissons à la diffusion de messages clés, en collaboration avec les directions opérationnelles des entreprises. Ainsi l’actualité de la marque, du secteur, le rendez-vous des professionnels, sont des évènements qui donnent lieu à un plan de communication digitale », indique Michael Jovanovic.
A l’exception de quelques entreprises du CAC 40, ces profils de gestionnaire de l’e-réputation n'ont pas encore poussé la porte des entreprises, mais sont essentiellement proposés par les agences. « Cette mission incombe souvent au service communication et marketing pour qui, hélas, la communication digitale n’est pas encore une priorité », déplore  Michael Jovanovic.
 

(3) Le Responsable e-business

Un responsable e-business est un directeur commercial (sans équipe commerciale) utilisant les techniques du marketing online et offline pour accroître les ventes, ou ses pistes de ventes, générées en ligne. Selon la notoriété de la marque et le caractère de l’entreprise (pure player et grandes structures type PriceMinister, Fnac ou plus modestement les marques type Armand Thiery, Celio, Jules, etc.) le budget et l’envergure de l’équipe dont il dispose sont sans commune mesure. « Chez les grands acteurs, l’équipe peut atteindre une quarantaine de personnes et plus, alors qu’elle se situe plutôt entre 3 et 10 personnes pour les marques et les sites plus modestes, ou dont la cible est plus restreinte »,  précise Samuel Loras, fondateur de l’agence KPInsight Analytics, spécialisée dans le Web Analytics.
Le responsable e-business s’entoure de compétences. Pour satisfaire sa mission, le responsable e-business dispose de toute une artillerie de techniques liées au commerce et au e-marketing. Il encadre des compétences très diverses (designers, développeurs, référenceurs, rédacteurs) dont les propositions et les attentes diffèrent souvent. Il arbitre donc en permanence pour avancer. Ainsi, en collaboration avec son webmaster, son responsable promotion, son responsable e-marketing et son web-analyst, il élabore les actions à mener et définit l’effort humain et financier que doit consentir l’entreprise pour leur réalisation. S’aidant de tableaux de bord qu’il a conçus, il vérifie de façon quotidienne ou hebdomadaire ses retours sur investissement, la performance des promotions et des publicités en cours et la capacité de conversion du tunnel de commande et de produits. « C’est un poste où il est à la fois surveillé par la direction pour les engagements pris, attendu par son équipe, de qui il exige souvent des concessions, et observé par d’autres services internes auprès desquels il compose souvent (DSI, logistique, achats…) », souligne Samuel Loras.
Il dispose d’excellentes qualités managériales. Autre levier de croissance des ventes d’un site : le référencement et le développement d’espaces publicitaires sur des sites tiers. Dans ce cas le responsable e-business s’appuie sur des spécialistes du référencement naturel et payant (SEO et SEM) et sur des compétences en achat d’espaces. « Au final, toute la difficulté de ce métier est de mixer tous ces leviers – compétences internes, agences partenaires, prestataires de solutions – et de prioriser les actions à mener en fonction du budget et du temps imparti », poursuit Samuel Loras.
Entre 35 et 45 ans, issu généralement du sérail du marketing ou du commerce, le responsable e-business dispose d'une expertise de plusieurs années sur les sites de commerce en ligne. « Il doit maîtriser la vente et être capable de manager des compétences très hétéroclites, être curieux des technologies innovantes du web, veiller à l'activité concurrentielle et savoir identifier et suivre ses propres indicateurs clés de performance (KPI), qui lui apporteront la matière pour prendre les décisions les plus pertinentes dans sa course vers l’amélioration des ventes », résume Samuel Loras.

(4) Le responsable affiliation

Technique récente du web marketing, l’affiliation consiste à établir un partenariat entre le site d’une entreprise et des sites tiers pour qu’ils deviennent prescripteurs de la marque auprès de leurs propres visiteurs. Ces sites partenaires sont des affiliés et sont payés en fonction des visiteurs qu’il rapporte à l’entreprise. Pour mener à bien cette mission, le responsable affiliation doit faire de la veille afin d’identifier les sites susceptibles de l’intéresser. Il doit également avoir des talents de négociateurs pour établir les contrats avec les partenaires.
Par ailleurs, en partenariat avec le directeur marketing dont il dépend, il réfléchit au contenu des campagnes. « En charge de la réalisation des campagnes marketing, je définis en fonction du contenu et du type d’affilié, le format de la campagne (bannière classique, large bannière, rectangle, pavé, catalogue produits, flux produits, template, mailing…) ainsi que les messages les plus appropriés et les plus attractifs », précise Alexia Probst, responsable affiliation et médias online chez Cdiscount.com.
Appétence pour les technologies web et esprit créatif : Un volet créatif et une bonne dose d’appétence pour la culture et les technologies web sont indispensables pour embrasser cette fonction. Et pour cause. En relation avec les web masters et web designers, les termes techniques comme XML, PHP ou Flash ne doivent pas lui déclencher une crise d'urticaire.
Selon Alexia Probst, « il faut être à l’affût des innovations technologiques, sensible aux problématiques de tracking et des outils graphiques qui sous tendent les campagnes et s’informer sur les affiliés (rapprochements, spécificités des plates-formes, leurs clients ».
Par ailleurs, il ne faut pas avoir une aversion pour les chiffres, parce que contraints d’éplucher les résultats d’une campagne en se plongeant dans les données issus d’outils de reporting (trafic, volume de transformation de clics en achats, prix de la transformation...). Généralement issu de formation en webmarketing, le responsable affiliation peut également venir d’une formation commerciale. 
 

(5) Le Web Analyst

« Le Web Analyst mesure et analyse des données web pour piloter et optimiser la stratégie internet de l’entreprise. Il propose des indicateurs sur mesure pour chaque métier intervenant sur le site, génère les tableaux de bord, décrypte et segmente des comportements d’internautes », explique Laurianne Ougier, chef de projet certifiée Web Analytics chez KPInsight. Combien de clics a généré telle opération ? Quel volume de vente a été réalisé lors de telle campagne promotionnelle ? Quel est l’impact d’une nouvelle charte graphique mise en place ? Autant de données que le Web Analytics collecte et présente de façon intelligible au responsable e-business, au Trafic Manager, au Digital Strategist, au référenceur naturel ou payant.
Pour collecter ces données, le Web Analyst organise le marquage des dispositifs interactifs de la marque (tag..) et utilise des outils analytiques pour les déchiffrer. Aujourd’hui, Google Analytics paraît le plus courant. « La plupart des Web Analysts sont certifiés sur cet outil, on compte une centaine d’intervenants ayant obtenu le GAIQ (Google Analytics Individual Qualification) en France », indique Laurianne Ougier. Il existe également des outils B-to-B payants comme AT Internet, Nedstat, etc., dédiés aux professionnels.
Initier des opérations pour recueillir de nouvelles données. Par ailleurs, le Web Analyst doit initier en permanence des opérations pour générer de nouvelles données. « Nous utilisons souvent le testing de pages (mettre en ligne différentes versions d’une même page et étudier leurs performances) afin d’améliorer le tunnel de conversion, une étape décisive lors de l’achat. Pourquoi, par exemple, 36 % des internautes quittent le processus au moment de la validation du panier ? Quelles sont les étapes défaillantes ? », explique la chef de projet.
Gourou de la donnée, le Web Analyst  a aussi une fonction de support. Il est souvent sollicité par les autres métiers pour traquer de nouveaux usages. Il peut également les conseiller à propos de la segmentation de profils particuliers, en vue d'opérations spécifiques : à quels internautes dois-je adresser cette campagne ? « Pour cela, on segmente la population d’internautes », précise Laurianne Ougier. Celle-ci est réalisée par le biais de scénarios de navigation, suivie par des outils analytiques. « C’est ainsi que nous arrivons à distinguer les performances d’une action pour chaque segment d’utilisateurs », insiste Laurianne Ougier
Un tout nouveau métier : Si, à ce jour, aucune formation dédiée n’est dispensée, les plus enclins à endosser ce type de fonction sont des personnes disposant de bonnes connaissances du web et un intérêt particulier pour les chiffres et la performance (formation comptable, marketing, mathématiques, statistiques).
Aujourd’hui, soucieux de rationnaliser d'importants budgets internet, les directeurs e-business commencent à se reposer sur des analyses quantitatives et comportementales fiables pour améliorer et accroître leur chiffre d’affaires. « Dans ce contexte, le Web Analyst devient un élément indispensable à l’équipe digitale. Elle attend de nous un véritable soutien dans le pilotage et l’arbitrage des actions e-business à mener », conclut Laurianne Ougier. 

(6) Les Référenceurs

A/ Le Référenceur naturel, ou SEO (Search Engine Optimization)

Le métier du référenceur naturel est né de la pratique sans cesse croissante des internautes de passer par les moteurs de recherche pour accéder aux sites. « Aujourd’hui, huit internautes sur dix naviguent via les moteurs de recherche. D’où l’extrême importance d'y figurer en bonne place », déclare Denis Bonvallet, référenceur indépendant. Mais voilà, être visible sur un moteur de recherche nécessite l’intervention d’un référenceur. Sa mission : identifier les mots porteurs dans l’activité et le contenu du site et apporter des solutions d’optimisation (techniques et éditoriales) afin qu'il apparaisse dans les tous premiers liens.
Le référenceur est donc force de proposition auprès des services marketing, communication, et auprès du Web Designer, afin de les inciter à utiliser les mots les plus usités par les internautes dans les messages qu’ils véhiculent. « Pour les connaître, nous recourons à certains outils, dont le plus connu est le générateur de mots-clés de Google Adwords, qui nous délivrent des statistiques sémantiques. Nous pouvons aussi solliciter le Web Analyst pour recueillir des données sur les requêtes génératrices de trafic et transformantes », indique Denis Bonvallet. Le référencement est un levier du marketing, les mots-clés contiennent une notion de performance.
Plus il intervient en phase amont dans la création de sites, plus son travail sera performant
Si le référenceur intervient en amont dans la création d’un site, son rôle de conseiller s'en trouvera renforcé, et il pourra intervenir sur son arborescence. Il peut, par exemple, inciter les concepteurs à créer une rubrique dédiée à un terme très courant à une époque donnée. « Mais hélas, regrette Denis Bonvallet, il intervient la plupart du temps en phase aval de la construction du site. Sa marge de manœuvre est alors plus réduite, car ses interventions (mettre en avant des mots-clés, par exemple) peuvent nécessiter de nouveaux développements entraînant un coût budgétaire. »
Des qualités d’écoute indispensables
Pour réaliser ses missions, le référenceur possèdera des notions techniques (création de balises méta, déchiffrage d’un code source d’une page, réécriture d’url, etc.) sans pour autant disposer des compétences d'un développeur. Selon la complexité du site (de grandes enseignes, ou d’une entreprise) le métier se révélera très différent. « Sur un site comme celui de la Fnac, par exemple, il existe autant de façons d'entrer que de produits. Le référenceur doit en plus savoir se servir d’outils d’automatisation », commente Denis Bonvallet. Autre qualité indispensable : l’écoute. « Le référenceur comprendra le métier du client, sera attentif à son vocabulaire et capable de traduire son activité en mots-clés. »

B/ Le Référenceur payant ou SEM (Search Engine Marketing)

Dans le cas du SEM, l’entreprise paye pour apparaître sur la partie droite des pages des moteurs de recherche. Ce sont des liens sponsorisés. Dans ce cadre, le référenceur sélectionne des mots-clés sur lesquels le site souhaite se positionner et paramètre la campagne. Après la mise en ligne, il procède à des ajustements (rajout ou suppression de mots-clés, modification des enchères, etc.) et surveille les performances (taux de clics et nombre de conversions). « A noter, enfin, que là où un référencement naturel s’inscrit dans une stratégie de moyen ou de long terme, le référencement payant s’envisage sur du court terme », ajoute Denis Bonvallet.

 (7) Le Traffic Manager

Le terme de Traffic Manager recouvre deux métiers : celui de diffuseur de campagnes publicitaires sur le net (Traffic Manager publicitaire) et celui d’acheteur d’espaces publicitaires sur la Toile.  
La mission du Traffic Manager publicitaire consiste à mettre en place des campagnes publicitaires fournies par les annonceurs sur les sites sélectionnés et à s’assurer de leur bon fonctionnement. « Pour mettre en ligne ces campagnes, le Traffic Manager utilise un serveur publicitaire (adserver), outil qui lui sert également à vérifier leur bon fonctionnement technique (le clic envoie t-il bien sur la bonne page ?) », explique Cédric Epiard, directeur technique en charge de l’activité Traffic Manager chez 3Wrégie.
Une fois la campagne mise en ligne, il regarde si l'objectif de volume de diffusion contractualisé avec l'annonceur   (15 millions d’impressions dans le mois, par exemple) a des chances d'être atteint au regard des premiers jours de diffusion. « Si tel n’est pas le cas, si la campagne prend du retard, il étudiera alors, en accord avec le client, différentes solutions pour accroître le volume : diffusion sur d’autres sites, augmentation du volume de diffusion par internautes, etc. », commente Cédric Epiard.
Des fonctions exercées essentiellement en régie publicitaire ou en agence : Ainsi, sous la pression des commerciaux, le Traffic Manager gère la priorité des campagnes. « Lorsque 100% des pages ciblées sont remplies, il s'agit de trouver des solutions pertinentes en temps réel pour les délivrer dans des conditions optimales. Cela nécessite de réagir rapidement, pour donner la meilleure visibilité qui soit », insiste t-il.
Pour Cédric Epiard, l’exercice de cette fonction nécessite une affinité pour les stratégies commerciales sur le net et des qualités d’organisation, de réactivité, de gestion de stress pour faire face aux demandes pressantes des commerciaux. Un bagage technique est préférable, même si, selon lui, ce n’est pas indispensable. « L’apprentissage des outils est simple », insiste t-il.
Aujourd’hui ces Traffic Managers publicitaires exercent essentiellement dans les régies publicitaires ou en agence, peu de sites ayant fait le choix d'intégrer ce type de profil.
Quant au Traffic Manager acheteur, sa mission consiste à identifier puis à acheter des espaces sur les sites les plus pertinents pour y diffuser les campagnes de l’annonceur. « Ce métier est plus courant que celui de Traffic Manager orienté régie publicitaire », précise Cédric Epiard.
 

 

EMBAUCHES

 

21 SSII proposent 7 000 offres d'emploi

Depuis le début de l’année, les prévisionnels de recrutement des sociétés de services se multiplient.
La reprise sur le front de l’emploi se confirme. Depuis le début de l’année, il ne se passe pas une semaine sans que la rédaction reçoive, en moyenne, entre deux et quatre prévisionnels de recrutement de sociétés de services ou de spécialistes de la R&D externalisée. Les voici consolidés dans ce tableau. Bon courage dans votre recherche d’emploi !

Prévisionnels de recrutement 2011 : Postes à pourvoir en France
     
SSII  Capgemini
Activité Conseil, services, infogérance 
Nombre de postes 1500 
Principaux profils recherchés : Architecte (.Net et J2EE, NetWeaver, PLM, sécurité, segment sol spatial, WebLogic), ingénieur (.Net, Drupal, java, Sharepoint) chef de projet junior/senior, directeur de projet, ingénieur qualité, consultant (BI, conduite applicative Oracle, Unix, java), consultant (PLM, SAP, supply chain), responsable de domaine applicatif... 
Date d'annonce 11 fev 2011 

SSII  Vision IT Group
Activité Conseil et expertise 
Nombre de postes 400 
Principaux profils recherchés : Consultants PMO, consultants qualité SOX, experts banque -assurance, application managers Unix / Microsoft, ingénieurs en développement java et .Net, ingénieurs en qualification logicielle   
Date d'annonce  10 fev 2011

SSII  Open Wide
Activité Open source 
Nombre de postes 20 
Principaux profils recherchés : Architecte open source, ingénieur de développement java (Liferay, Alfresco, Hibernate, Struts, Gwt, Spring, JSF, Eclipse, WebServices…), ingénieur de développement PHP (eZPublish, Typo3, Symfony…), chef de projet  
Date d'annonce  2 fev 2011

SSII  Aubay
Activité R&D externalisée 
Nombre de postes 500 
Principaux profils recherchés : Architecte SI et fonctionnel, concepteur/analyste/développeur (java, .Net, Cobol, LAMP,…), consultants (AMOA, infrastructures, SAP,…), PMO (Project Manager Office), administrateur systèmes et réseaux, ingénieur intégration et validation de systèmes.   
Date d'annonce  1 fev 2011

SSII  Neoxia 
Activité Gouvernance et architecture 
Nombre de postes Une dizaine 
Principaux profils recherchés : Consultants Junior Build, consultant Microsoft, consultants Senior Build Java/JEE 
Date d'annonce 31 janv 2011 

SSII  Venedim 
Activité Management des infrastructures 
Nombre de postes 120 
Principaux profils recherchés : Ingénieurs, chefs de projet, des architectes mais aussi des commerciaux 
Date d'annonce 27 janv 2011 

SSII  Proservia
Activité Infrastructures 
Nombre de postes 120 
Principaux profils recherchés : Techniciens systèmes et réseaux, administrateurs de base de données, analystes d’exploitation, ingénieurs et administrateurs systèmes et réseaux, référents technique, intégrateurs d’exploitation 
Date d'annonce  26 janv 2011      

SSII  Sodifrance
Activité Conseil, développement, intégration, infogérance 
Nombre de postes 250 
Principaux profils recherchés : Des ingénieurs et développeurs nouvelles technologies et /ou mainframe, architectes des systèmes d’information, chefs et directeurs de projets, ingénieurs infrastructure   
Date d'annonce  26 janv 2011

SSII  Telindus Belgacom ICT
Activité Solutions de réseaux 
Nombre de postes 50 
Principaux profils recherchés : Service delivery managers, ingénieurs, techniciens d’exploitation et en intégration, ingénieurs avant-vente services et projet  
Date d'annonce  25 janv 2011 

SSII  Almerys (France Telecom)
Activité Tiers payant et services santé 
Nombre de postes Une cinquantaine 
Principaux profils recherchés : Chefs de projet, concepteurs développeurs en java ou en web, administrateurs réseaux et techniciens réseaux, un responsable de l’exploitation, fonctions supports  
Date d'annonce  17 janv 2011

SSII  Airial
Activité Assistance technique, forfait, TMA, TRA, conseil, AMOA / AMOE 
Nombre de postes Une centaine 
Principaux profils recherchés : Chefs de projet, architectes, ingénieurs de développement java J2EE et .Net, assistants à maitrise d’ouvrage/d’oeuvre, Consultants fonctionnels et techniques   
Date d'annonce  14 janv 2011

SSII  Amaris
Activité Conseil en management, SI et ingénierie 
Nombre de postes 250 
Principaux profils recherchés : Administrateur systèmes et réseaux, concepteur/analyste/développeur (java, .Net, Cobol, LAMP…), chef de projet (SAP, Web, AMOA, Infrastructures…), consultant technique (Oracle…)   
Date d'annonce  12 janv 2011

SSII  iOrga
Activité Conseil en organisation, l’intégration de solutions de gestion et ingénierie 
Nombre de postes Plus de 50 
Principaux profils recherchés : Consultant junior et senior en organisation et management, consultant fonctionnel, technique ou techno-fonctionnel E-Business Suite, consultant décisionnel - reporting  
Date d'annonce  5 janv 2011

SSII  Cognitis France et Vanilla
Activité Testing 
Nombre de postes 250 
Principaux profils recherchés : Consultants BI/MOA/QSI, ingénieurs d’études java/C++/.Net, homologateurs/tests, consultants PMO,concepteurs fonctionnels ou techniques, architectes et urbanistes, Scrum Master, chefs de projet 
Date d'annonce  6 janv 2011

SSII  Netapsys
Activité Nouvelles technologies (Java J2EE, .Net, Lamp, Ruby, etc...) 
Nombre de postes 40 
Principaux profils recherchés : Ingénieurs-développeurs java-J2EE, PHP, .Net, chef de projet java et .Net, ingénieur décisionnel open source, consultant avant-vente   
Date d'annonce  4 janv 2011 

SSII  Lexsi
Activité Sécurité informatique, gestion des risques 
Nombre de postes 30 
Principaux profils recherchés : Experts techniques et consultants disposant d’un fort bagage en sécurité informatique, analystes cybercriminalité 
Date d'annonce  17 déc 2010

SSII  Smile
Activité Intégrateur open source 
Nombre de postes 150 
Principaux profils recherchés : Ingénieurs études & développement, experts techniques, chefs de projet expérimentés, consultants et ingénieurs d’affaires, managers 
Date d'annonce 16 déc 2010 

SSII  Niji
Activité Conseil, ingénierie, intégration 
Nombre de postes 150 
Principaux profils recherchés : Consultants seniors AMOA, chefs de projet, architectes solution, ingénieurs d’étude & développement 
Date d'annonce 8 déc 2010

SSII  Business & Decision
Activité Business intelligence et CRM 
Nombre de postes 700 
Principaux profils recherchés : Consultants confirmés en intégration et en exploitation, consultants décisionnels à tous niveaux d’expérience, des chefs de projets confirmés BI et CRM   
Date d'annonce 2 déc 2010 

SSII  Osiatis
Activité Infrastructures, développements nouvelles technologie 
Nombre de postes 500 
Principaux profils recherchés : Consultants, architectes et experts techniques, 1ère expérience comme confirmés, en virtualisation serveur et poste de travail, cloud computing, annuaires d'entreprise, messageries et supervision systèmes et réseaux. Ingénieurs, chefs de projets, consultants MOA en environnements java/JEE, .Net et open source.   
Date d'annonce  18 novembre 2010

SSII  Synchrone technologies
Activité Conseil en ingénierie 
Nombre de postes 260 
Principaux profils recherchés : Ingénieurs systèmes (Unix, Linux, Windows, virtualisation), ingénieurs bases de données (Oracle, Sybase, SQL Server), ingénieurs réseaux (Cisco, Avaya, Genesys, 2G/3G, radio), ingénieurs développement (java, J2EE, C #, .Net, iPhone, progiciels financiers) et experts tertiaire financier (MOA bancaire, Ingénieurs progiciels financiers, Ingénieurs support en salle de marchés) 
Date d'annonce 8 octobre 2010

Atos Origin vise plus de 1 500 recrutements en 2011

Cette année, Atos Origin prévoit de recruter en France plus de 1 500 personnes, dont 60 % de jeunes diplômés pour ses métiers de conseil, d’intégration de systèmes et d'infogérance. La SSII compte aussi proposer environ 600 stages.
Pour assurer ce prévisionnel soutenu, en droite ligne des annonces des autres sociétés de services, une opération baptisée « Talent Days » sera lancée dans 16 villes françaises, entre le 22 et le 31 mars. Conçues sur le modèle du speed recruiting, ces journées offrent la possibilité aux postulants, préalablement inscrits sur le site dédié, de choisir le jour et l’heure de leur entretien.
« Les candidats recevront un retour sur leur candidature le jour même, et pour ceux qui seront retenus, une proposition d’embauche au cours des trois jours suivants », affirme Atos Origin. La société dispose de deux autres sites de recrutement, l’un générique, l’autre plus spécifiquement dédié aux personnes handicapées.

ET POUR LES COMMERCIAUX...

Un Job Speed Dating pour recruter des commerciaux informatiques

Uptoo, cabinet de recrutement dédié aux commerciaux, a organisé, le 27 janvier dernier, une journée de speed dating. Les candidats ont eu sept minutes pour convaincre. Les profils visés étaient des jeunes diplômés – niveau bac + 5 ou issus d'écoles de commerce – et des ingénieurs ayant une première expérience  (de un à cinq ans).
Les postes à pouvoir concernaient des commerciaux technologiques en B to B, matériel informatique, solutions électroniques, services informatiques ou solutions internet. Le salaire proposé s'échelonne de 40 000 et 50 000 euros annuels, fixe et variable.
Parmi les entreprises qui ont mandaté Uptoo pour cette recherche, citons Arkadin, Hub Telecom, Xerox et Linkeo…


EMPLOYABILITE

 

Les sites d'emploi déçoivent les candidats

Une étude réalisée par l’institut Opinion Way révèle que la majorité des candidats consultent souvent les sites d'emploi. Mais seulement 39 % d'entre eux estiment qu’ils sont les plus efficaces dans une recherche d’emploi.
Chercher un emploi est une occupation à temps plein pour les candidats, y compris dans l’informatique. Le temps où l’on glanait des annonces dans la presse est bien révolu. Aujourd’hui, il faut composer avec l’offre pléthorique de sites d’emploi généralistes ou spécialisés qui existent sur la Toile, et avec les réseaux sociaux. Pas facile de faire le tri et de se repérer.
Plus de 80 % des candidats considèrent que chercher un emploi est une démarche – éprouvante – qui exige expérience et professionnalisme. C’est l’un des enseignements de l’enquête menée par l’institut Opinion Way(*) auprès de 4 146 personnes en recherche active ou simplement en veille. Sans surprise, les candidats ont intégré ces sites dans leur palette d’outils :91 % des sondés consultent des offres d'emploi sur internet. Plus de la moitié (59 %) le font même régulièrement – au moins une fois par semaine (dont 40 % dans la presse). Plus étonnant, 39 % des personnes interrogées estiment qu'internet est le moyen le plus efficace dans une recherche d’emploi.
Près d'un cadre sur deux utilise les réseaux sociaux pour chercher un emploi : Quant aux réseaux sociaux, ils ne font pas (encore ?) partie des réflexes des candidats. Si les cadres sont plus nombreux à y avoir eu recours (49 %), plus de deux tiers des sondés (67 %) n’ont jamais utilisé les réseaux sociaux professionnels comme Viadeo ou Linkedin pour entrer en contact avec un employeur. Facebook a encore moins  la cote dans ce domaine (77 %). Et seulement 3 % des sondés jugent ces sites de mise en relation efficaces pour décrocher un emploi.
*Etude ethnographique, quantitative et qualitative réalisée au premier semestre 2010 par l’institut Opinion Way, pour Précontact. L’enquête quantitative a été réalisée auprès d’un panel de 4 146 personnes, représentatif du segment de la population française âgée de 18 à 55 ans, pour obtenir un échantillon de 999 personnes, surveillant le marché de l’emploi, interrogées en ligne.

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