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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Juin 2011


Hormis quelques (grosses) annonces de suppressions d'emploi, exclusivement dues à la vague actuelle des "fusions-acquisitions", tous les voyants de l’emploi informatique sont, depuis maintenant plusieurs mois, au vert !

Certes, les salaires ont du mal à suivre, d'où un contexte parfois tendu qui va jusqu'à mener à des "mouvements sociaux" que l'individualisation de la politique de la rémunération sur le modèle anglo-saxon ne parvient pas toujours à éviter...

Qui dit "sortie de crise" ne dit pas que la concurrence n'en reste pas pour autant rude, que l'on soit jeune ingénieur ou professionnel confirmé...

D’où la volonté d’EGILIA de rester, comme toujours, à votre écoute pour vous épauler dans l’amélioration de votre cursus technique ou managérial afin de vous permettre d’obtenir les certifications officielles systématiquement liées à ses formations, des certifications plus que jamais considérées par les employeurs comme des éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et des gages incontestables de reconnaissance professionnelle.

Comme de bien entendu, nous vous livrons, dans ce second baromètre trimestriel de 2011, des informations volontairement expurgées de tout commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

Nous vous en souhaitons une bonne lecture et restons ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com
  

EMPLOI (TENDANCES)

Un nuage d’emplois sur la France à l'horizon 2015
Des études sponsorisées par EMC2 et Google nous apprennent que le cloud computing ou - plus généralement - internet pourrait créer des centaines de milliers d’emploi dans l’Hexagone d’ici 2015. On aimerait y croire…
Non ce n’est pas un poisson d’avril ! Le cloud computing pourrait créer 469 000 emplois en France d’ici 2015. On sait qu’il existe des nuages radioactifs mais aussi d’autres printaniers, plus bénéfiques à la vie. Quand même, un demi-million ! A titre de comparaison, nous apprend La Tribune, l’économie française a détruit 514 000 emplois en 2008 et 2009.
Cette estimation nous vient d’une étude britannique réalisée par le Centre for economics and business research (CEBR) pour le compte d’EMC2. Pour arriver à ce chiffre, l’argumentaire est quelque peu spécieuse. La manne d’emplois viendrait à la fois des fournisseurs et prestataires du cloud mais aussi des entreprises clientes qui, gagnant ainsi en productivité, embaucheront massivement.
Internet crée des emplois mais combien en détruit-il ? Ces conclusions ne sont pas sans rappeler celles de l’étude de McKinsey sur l’« Impact d’internet sur l’économie française », sponsorisée cette fois par Google. Qu’apprend-on ? A horizon 2015 – décidemment cette date a un pouvoir symbolique – la filière internet contribuerait a près d’un quart de notre croissance et à la création nette « d’environ 450 000 emplois directs et indirects».
Sachant qu’internet aurait déjà contribué, selon le cabinet, à la création nette d’environ 700 000 emplois en France au cours de ces quinze dernières années. Pour arriver à ces chiffres, McKinsey a notamment pris en compte les emplois attachés aux technologies web et ceux crées dans son sillage comme dans le transport des colis dans l’e-commerce.
Comme le dit McKinsey, « la quasi-totalité » des secteurs économiques sont touchés par le numérique. Mais si certains en bénéficient, d’autres en pâtissent en terme d’emplois comme la musique ou l’édition. Ce que n’a pas retenu l’étude.
L’emploi pris en otage par les lobbyistes : Plus globalement, ces études s’apparentent à de vastes opérations de lobbying comme le souligne Olivier Ezratty.« Google fait aujourd’hui ce que Microsoft faisait il y a dix ans pour valoriser l’impact du logiciel dans l’économie française ».
Financée par Microsoft, Adobe ou Symantec, la Business Software Alliance (BSA) a compris, elle, que l’emploi trouverait un écho favorable auprès de l’opinion publique. Mais plutôt que de parler d’emplois détruits par les méchants pirates comme par le passé, la BSA évoque, elle aussi, des créations d’emplois, une notion plus positive.
Elle nous apprend ainsi, en mai dernier, qu’une réduction de dix points du piratage logiciel créerait très exactement 14 465 nouveaux emplois en France et générerait 1,9 milliard d’euros de recettes fiscales supplémentaires. CQFD.

Belles perspectives pour l’emploi cadre informatique selon l’Apec
Les indicateurs publiés par l’Agence pour l’emploi des cadres montrent que la croissance des recrutements IT demeure forte.
Sur le premier trimestre 2011, 90 % des entreprises du secteur IT qui ont fait confiance à l’Apec ont recruté au moins un cadre (elles étaient 82 % au premier trimestre 2010); l’augmentation du volume des offres s’établissant à 56 % par rapport au premier trimestre 2010 (en légère diminution par rapport au trimestre précédent qui affichait une croissance de 64 %). De plus, 86 % d’entre elles prévoient des embauches sur le deuxième trimestre de cette année.
Dans la fonction informatique des entreprises, l’augmentation du volume des offres  enregistre également un léger ralentissement (+ 67 % contre 76 % au dernier trimestre 2010). Telles sont les dernières tendances du baromètre Apec du recrutement cadre par secteur publiées le 20 avril dernier.
Une progression de 76 % sur les douze derniers mois : Cependant, avec un nombre d'offres cumulées en hausse de 76 % sur les douze derniers mois, l'informatique figure parmi les fonctions qui ont enregistré les plus fortes croissances. Plus précisément, ce sont les postes liés aux applications web, aux sites et aux portails internet ou de direction informatique qui ont enregistré les plus fortes croissances (respectivement + 212 % et + 127 %). A l’opposé, ce sont les offres d’emploi en informatique industrielle, en exploitation ou en maintenance informatique qui ont connu la hausse la plus modérée (respectivement 47 % et 51 %). Entre ces extrêmes, on signalera les postes de maîtrise d’ouvrage informatique (+ 64 %), dans le domaine de l’informatique de gestion (+ 65 %), ou encore, des systèmes, réseaux et données (+ 84 %).

Salaires en berne dans le secteur informatique
Alors que Syntec numérique vient d’officialiser la sortie de crise avec une croissance attendue de 3,5% en 2011, les bulletins de paie ne suivent pas. Les négociations annuelles obligatoires se déroulent dans un contexte tendu.
Prudents, les SSII, éditeurs et autres constructeurs ne souhaitent pas laisser filer la masse salariale alors que leurs clients commencent seulement à desserrer l’étau sur les prix. Les salariés qui espéraient un effet de rattrapage après deux années blanches en sont pour leurs frais. D’autant que l’inflation a fait depuis son retour en force. Elle atteignait 1,7 % en février.
Dans ce contexte, l’état des négociations annuelles obligatoires (NAO) en cours laisse apparaître des augmentations salariales modérées, souvent en deçà de la prévision de 2,7 % tous secteurs confondus, établie par le cabinet Hewitt. A cela s’ajoute une individualisation de la politique de la rémunération sur le modèle anglo-saxon. Ainsi, les salariés d’Euriware n’auront pas d’augmentation générale. En revanche, 2,2%  de la masse salariale ont été accordés aux augmentations individuelles et primes. La SSII consent aussi 0,2 % en faveur de l’égalité professionnelle et des jeunes diplômés et donne un coup de pouce d’au moins 45 € brut par mois aux bas salaires. Délégué syndical CGT, Emmanuel Bianchi déplore « un système dogmatique basé sur la méritocratie ».
Les grèves se multiplient : Pas d’augmentation collective non plus chez IBM et, ce, depuis 1986. « En 2010, les augmentations individuelles représentaient 0,8% de la masse salariale, à répartir entre seulement la moitié du personnel », déplore Jean-Michel Daire de la CFDT. Le 1er avril, les salariés d’IBM France ont toutefois eu une heureuse surprise : ils se sont partagé un peu plus de 16 millions d’euros au titre de la participation, alors que la dernière remontait à 1991. De son côté, Capgemini a proposé un montage complexe de mesures collectives au titre de la solidarité de sortie de crise en fonction de la date d’entrée dans l’entreprise. Un accord signé par quatre syndicats sur six.
Sur cette question des salaires, les grèves se sont multipliées ces dernières semaines chez Assystem, Nyse Technologies ou Akka Informatique et Systèmes. Un mouvement qui rappelle celui des printemps 2008 et 2010. Selon la CFDT, 1600 salariés d’Alcatel Lucent battaient le pavé début mars pour réagir contre le gel des salaires. En l’état des discussions, ils ont obtenu 50 € mensuels d’augmentation, plus une enveloppe pour les promotions. Chez T-Systems, la menace d’une grève aurait fait, d’après FO et la CGT, doubler le montant de l’augmentation, qui a été portée à 100 €.

Avec internet, de nouveaux métiers se dessinent. Après la série de portraits diffusée dans notre baromètre de Mars dernier, en voici un nouveau : Le Traffic Manager.
Le terme de Traffic Manager recouvre deux métiers : celui de diffuseur de campagnes publicitaires sur le net (Traffic Manager publicitaire) et celui d’acheteur d’espaces publicitaires sur la Toile.  
La mission du Traffic Manager publicitaire consiste à mettre en place des campagnes publicitaires fournies par les annonceurs sur les sites sélectionnés et à s’assurer de leur bon fonctionnement. « Pour mettre en ligne ces campagnes, le Traffic Manager utilise un serveur publicitaire (adserver), outil qui lui sert également à vérifier leur bon fonctionnement technique (le clic envoie t-il bien sur la bonne page ?) », explique Cédric Epiard, directeur technique en charge de l’activité Traffic Manager chez 3Wrégie.
Une fois la campagne mise en ligne, il regarde si l'objectif de volume de diffusion contractualisé avec l'annonceur   (15 millions d’impressions dans le mois, par exemple) a des chances d'être atteint au regard des premiers jours de diffusion. « Si tel n’est pas le cas, si la campagne prend du retard, il étudiera alors, en accord avec le client, différentes solutions pour accroître le volume : diffusion sur d’autres sites, augmentation du volume de diffusion par internautes, etc. », commente Cédric Epiard.
Des fonctions exercées essentiellement en régie publicitaire ou en agence : Ainsi, sous la pression des commerciaux, le Traffic Manager gère la priorité des campagnes. « Lorsque 100% des pages ciblées sont remplies, il s'agit de trouver des solutions pertinentes en temps réel pour les délivrer dans des conditions optimales. Cela nécessite de réagir rapidement, pour donner la meilleure visibilité qui soit », insiste t-il.
Pour Cédric Epiard, l’exercice de cette fonction nécessite une affinité pour les stratégies commerciales sur le net et des qualités d’organisation, de réactivité, de gestion de stress pour faire face aux demandes pressantes des commerciaux. Un bagage technique est préférable, même si, selon lui, ce n’est pas indispensable. « L’apprentissage des outils est simple », insiste t-il.
Aujourd’hui ces Traffic Managers publicitaires exercent essentiellement dans les régies publicitaires ou en agence, peu de sites ayant fait le choix d'intégrer ce type de profil.
Quant au Traffic Manager acheteur, sa mission consiste à identifier puis à acheter des espaces sur les sites les plus pertinents pour y diffuser les campagnes de l’annonceur. « Ce métier est plus courant que celui de Traffic Manager orienté régie publicitaire », précise Cédric Epiard.


EMBAUCHES, DEBAUCHE…

La France a besoin d’emplois qualifiés dans les technologies de l'information
L’informatique arrive au onzième rang des métiers les plus porteurs selon la dernière enquête sur les besoins en main-d’œuvre (BMO). Cette étude recense pas moins de 28 850 projets de recrutements dans le secteur IT alors qu’elle fait la part belle aux emplois peu qualifiés dans l’entretien, l’aide à domicile et l’hôtellerie-restauration.
Par rapport à l’an dernier, l’informatique enregistre l’une des plus fortes hausse avec 6 198 projets de recrutements supplémentaires. C’est aussi l’un des dix métiers connaissant le plus difficultés à embaucher. Publiée par Pôle emploi et le Credoc, l’enquête BMO mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements.
3 % des cadres dirigeants prêts à quitter la France !
Experteer, le partenaire des carrières d’excellence s’est penché sur les objectifs de carrière des experts, managers, et dirigeants français inscrits sur leur base en leur demandant s’ils étaient prêts à quitter la France pour un nouvel emploi.
Parmi les objectifs de carrière exprimés seuls 3 % d’entre eux accepteraient une expatriation, les Français affichent une mobilité réduite.
Non seulement, les cadres dirigeants français manifestent peu le désir de partir à l’étranger, mais ils préfèrent nettement un pays francophone (30 % pour la Suisse, 18 % pour la Belgique, 9 % pour le Canada).
Nos voisins allemands préféraient une expatriation en Suisse pour 33 % d’entre eux ou encore l’Autriche pour 32 %. L’allemand demeure une langue officielle dans ces deux pays.
Les cadres dirigeants français sont peu attirés par les pays anglophones : seuls 8 % d’entre eux partiraient pour les États-Unis, et 6 % pour le Royaume-Uni. Seuls 30 % des dirigeants français affirment parler l’anglais couramment.
Pour l’Allemagne, la réticence vis-à-vis de la langue est encore plus marquée : seuls 6 % des dirigeants français parlent allemand. Cette carence ne nuit pas aux échanges commerciaux, l’Allemagne reste le premier partenaire économique pour les Français.
Experteer propose plus de 80 000 offres d’emploi de haut niveau ; plus de 8000 chasseurs de têtes spécialisés dans l’Executive Search se réfèrent à Experteer.

Index Monster de l’emploi en mars
Pour le mois de mars, le Monster Index de l’Emploi en France, photographie mensuelle des tendances en matière de recrutement, relève une hausse annuelle de 21 % du volume d’offres d’emploi en ligne.
Visiblement, le marché de l’emploi en ligne accentue sa tendance avec une hausse confirmée de cette activité. Si la croissance annuelle du mois de février était de 19 %, celle de mars monte à 21 %. 
Tous les secteurs d’activité sont concernés par cette augmentation du volume d’offres d’emploi en ligne. Les secteurs les plus dynamiques en mars sont notamment :
R&D : + 35 %
Banque & finance : +33 %
Fabrication, maintenance et réparation : +33 %
Services administratifs : +12 %
Toutes les catégories professionnelles bénéficient de cette dynamique de recrutement :
Cadres et dirigeants : +36 % (avec une hausse significative dans les secteurs de l’informatique et de la banque)
Monteurs, opérateurs : +29 %
Professions intellectuelles et scientifiques : +16 %
Il est intéressant de relever cette hausse selon les différentes régions :
Île-de-France : +30 %
Rhône-Alpes : +25 %
Est : + 17 % (avec un ralentissement de l’activité de production)
Nord : +12 %

Emmanuelle Pays (Steria) : « Nous recrutons 1 500 collaborateurs dans toute la France »
Steria vient d'annoncer un vaste plan d'embauche dans l'Hexagone. Objectif : recruter 1500 collaborateurs, aux profils très variés.
Emmanuelle Pays, directrice du recrutement, de la diversité et du développement RH de la SSII Steria, détaille à notre confrère 01 Entreprise le plan d'embauche proposé par sa société.
01 : Steria a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 5 % en France en 2010 (1,69 milliards d’euros en 2010). Quel est l’impact sur le recrutement ?
Emmanuelle Pays : Pour accompagner la croissance de notre activité, nous allons recruter 1 500 collaborateurs en 2011, contre 1 000 l’an dernier. La moitié des embauches concerne les jeunes diplômés, stagiaires et apprentis. Nous recherchons essentiellement des profils bac +5 pour des postes d’ingénieurs d’études et développement et de consultants et aussi des bac + 2 pour des postes d’analystes programmeurs. 
01 : Comment attirez-vous les jeunes diplômés ?
EP : Nous menons en priorité des actions de proximité dans les écoles. C’est un travail qui s’inscrit dans la durée. Nous travaillons avec plus de 50 écoles et universités. Hier, par exemple, nous avons accueilli une quinzaine d’étudiants de l’Esiea qui sont venus dans nos locaux pour « se mettre dans la peau » de nos consultants. En les rencontrant, ils ont pu se faire une idée plus concrète de ce métier.  
01 : Utilisez-vous les réseaux sociaux pour approcher ces jeunes candidats ?
EP : Facebook ne nous sert pas à recruter directement des candidats mais à communiquer (à travers des concours, par exemple) sur les projets solidaires que nous menons dans le cadre de notre fondation. En revanche, les jeunes diplômés sont de plus en plus sur des réseaux sociaux tels que Viadeo ou Linkedin. Pour les sensibiliser à ce sujet, nous avons organisé des conférences sur la réputation en ligne pour des étudiants.
01 : Vous souhaitez embaucher 750 profils confirmés. Pour quels métiers ?
EP : Un tiers des embauches concerne l’activité conseil – consultants offres et /ou métiers (ERP, monétique, TRA, sécurité, etc.). Un autre tiers concerne l’activité étude et développement (développeurs/concepteurs nouvelles technologies, UML, test, etc.). Le dernier tiers concerne des postes de management de projet, d’experts en infogérance (ingénieurs de production Unix, administrateurs systèmes et réseaux, analystes d’exploitation, etc.), des architectes, des commerciaux et des fonctions supports. Cette année, nous recherchons de nombreux profils spécialisés en infrastructure (ingénieurs de production, analystes d’exploitation) et 40 % de nos recrutements concerneront la région.
01 : Entre SSII, la concurrence est forte. Quels sont les profils sur lesquels il y a le plus de tensions ?
EP : Les spécialistes nouvelles technologies (Java, Java EE, .Net, C++, etc.), dotés de trois à cinq ans d’expérience, et les architectes sont très recherchés. Il a aussi une tension constante sur les consultants SAP car il existe une véritable pénurie sur le marché de l’emploi, due, entre autres, au dynamisme du secteur public, qui mène des gros projets.
01 : Quelles méthodes privilégiez-vous pour recruter des profils confirmés ?
EP : La cooptation est la première source de recrutements (un tiers des embauches). Elle est aussi un indicateur précieux pour sonder l’état d’esprit de nos collaborateurs. La diffusion d’offres sur les sites d’emploi arrive en seconde position. Avant nous recrutions beaucoup par petites annonces mais aujourd’hui, les profils confirmés sont trop sollicités, nous préférons entretenir les relations avec des candidats que nous avons déjà rencontré, par exemple, et favoriser les actions de proximité. Tous les quinze jours, des sessions de recrutement thématiques (sur un métier en particulier) ont lieu dans nos locaux avec, selon les sites, une vingtaine de candidats. Au final, elles donnent lieu à 50 % d’embauches.
01 : Certaines SSII vont jusqu’à organiser des week-ends de ski ou des raids en Corse pour recruter. C’est votre cas ?
EP : Non. Nous préférons véhiculer une image sérieuse de notre entreprise auprès des candidats et leur permettre de se faire une idée précise des projets de Steria dans une ambiance conviviale. Ce type d’actions contribue plutôt à la surenchère médiatique qui nuit à l’image des SSII.
01 : Comment Steria se différencie de ses concurrents ?
EP : Nous avons mis en œuvre un plan d’actionnariat salarial qui concerne tous les collaborateurs de Steria, dans tous les pays. La participation des collaborateurs dans le capital de l’entreprise atteint 20%. Outre l’avantage financier, cette gouvernance participative est un facteur important de motivation dans un contexte où nous sommes confrontés au problème de volatilité des salariés.

Les acteurs du conseil informatique rivalisent d'imagination pour recruter
Faire monter les candidats à bord d'un Airbus, les convier à une soirée Poker... Les initiatives de SSII et de cabinets de conseil, soucieuses d'embaucher des informaticiens, se multiplient avant l'été. Zoom sur quelques événements.
Sogeti High Tech
Méthode de recrutement : le Café Sogeti High Tech
Dates de l’événement : du 24 au 26 mai 2011. Objectif : 300 embauches.
Pour en savoir plus : www.sogeti-hightech.fr/lescoulisses
Recruter 650 nouveaux collaborateurs dont 300 en Midi-Pyrénées d’ici fin 2011, c’est l’objectif annoncé par Sogeti High Tech, spécialisé dans l’ingénierie et le conseil en technologies (filiale du Groupe Capgemini). Pour l’occasion elle a ouvert, du 24 au 26 mai 2011, à Toulouse, le Café Sogeti High Tech. Il s'agit d'un espace entièrement dédié au recrutement. Les candidats pourront aller à la rencontre des collaborateurs, des managers et des responsables des ressources humaines de l’entreprise pour mieux connaître ses métiers, ses projets et ses secteurs d’activité (aéronautique, spatial, défense et industrie) et participer à des  ateliers thématiques (développement, software et PLM, systèmes, mécanique des structures, présentation de l’entreprise). Egalement programme, un speed recruiting.
GFI Sud Ouest
Méthode de recrutement : une soirée « flight recruiting » à bord d’un airbus A300B
Date de l’événement : 26 mai 2011
Objectif : 60 personnes
Pour en savoir plus : www.gfi.fr/recrutement/toulouse2011/index.php
GFI Sud-Ouest, qui intervient chez des clients grands comptes de la région dans le cadre de projets, en assistance technique ou au forfait, prévoit d’étoffer ses équipes, en 2011, de 60 nouveaux collaborateurs. Pour cela, l’entreprise a invité près de 40 candidats préalablement sélectionnés sur CV à découvrir ses différentes offres au cours d’une soirée originale. Les candidats ont en effet été accueillis à bord d’un Airbus de la gamme A300B (immobilisé au sol bien sûr) et ont pu également observer plusieurs avions. Outre une présentation de l’entreprise, ils ont pu s’entretenir individuellement, avec les équipes commerciales, techniques et RH sur les projets et les possibilités d'embauche au sein de GFI Informatique. Enfin, la soirée s'est clôturée par un cocktail, sous les ailes du Concorde.
iOrga
Méthode de recrutement : un job meeting
Date de l’événement : 26 mai 2011
Objectif : 50 personnes
Pour en savoir plus : www.iorga.com/iorgacom/
iORGA, spécialisé dans le conseil en organisation, l’intégration des solutions de gestion et les services informatiques, a réitéré avec le concept du job meeting pour recruter 50 collaborateurs le 26 Mai dernier 2011 à Levallois-Perret. L’occasion d’échanger avec le président du groupe, les managers et les consultants. Les postes à pourvoir étaient variés. Ils concernent la Business Intelligence, l’ingénierie web, l’intégration des ERP d’Oracle, le conseil en stratégie, les métiers de la banque, etc.
Solucom
Méthode de recrutement : une soirée prestige (Solucom’meeting)
Date de l’événement : 9 et 15 juin 2011
Objectif : 20 embauches à chaque session. Plus de 200 collaborateurs et 50 stagiaires en 2011.
Pour postuler : www.solucom-meeting.fr/inscription
Pour en savoir plus : www.solucom.fr/Carrieres
Les 9 et 15 juin prochains, à la maison 8. Le cabinet de conseil Solucom accueille, dans le cadre raffiné de cette ancienne demeure de Kenzo, 20 candidats (jeunes diplômés et expérimentés), triés sur le volet, pour découvrir l’entreprise et ses opportunités de carrière au sein des différentes activités du cabinet. Au programme, rencontre des dirigeants, entretiens avec les tops managers, échanges avec des collaborateurs de l’entreprise et cocktail dînatoire.
Groupe Additeam
Méthode : tournoi de Poker
Date : 17 juin 2011
Objectif : environ 60 personnes.
Pour postuler : www.additeam.com/05.3_liste-offres.php
En savoir plus : www.facebook.com/additeam?sk=wall
Pour ne pas s’en tenir à l’évaluation des compétences techniques des candidats et « jauger leurs caractéristiques intrinsèques (relationnel, gestion du stress, sens de l’anticipation, etc.) », le groupe Additeam organise, dans l’Appart Lafayette (12, rue La Fayette, 75009 ) le vendredi 17 juin 2011 prochain,  un tournoi de Poker avec quarante candidats (les premiers inscrits sur le site soireepoker@additeam.com). Public visé : essentiellement des jeunes diplômés d’école d’ingénieurs ou Miage, ainsi que des informaticiens expérimentés dans les métiers des études et du développement (Ntic,  Business Intelligence, Mainframe), de l’AMOA ou de la gestion des infrastructures.

L’Irlande recrute plus de 130 informaticiens français
L’Irlande aurait-elle dépassé la crise ? Selon le cabinet de recrutement Hays, environ 130 postes sont à pourvoir sur l’île pour des candidats français dans le secteur de l'informatique. Rassurés par les gages du gouvernement irlandais en termes de fiscalité, les grands noms de la IT comme Apple, IBM, Siemens, Microsoft, Google ou Facebook ont maintenu leur centre sur place voire en ont fait leur siège européen

Un site d’information dédié aux jobs solidaires
Pour répondre à la montée en puissance de l'intérêt des salariés pour l’économie sociale et solidaire (ESS) – une économie qui ne sacralise pas les actionnaires au détriment des salariés –,  Cadremploi lance jetrouveunjobsolidaire.fr, un site d’information sur les professions liées à l’ESS. Ainsi, on y retrouve des articles sur « Comment passer du secteur marchand à l’ESS », « Les raisons de se lancer dans l’ESS », « Devenir un patron solidaire », ou encore des témoignages de cadres qui se sont lancés dans l’aventure.
Avec ses 2,3 millions de salariés (10 % de l’emploi salarié français), l’ESS enregistre une croissance qui devrait se poursuivre dans les prochaines années. « Actuellement, plus d’un cadre de l’ESS sur cinq a plus de 55 ans. Donc, d’ici à 2018, entre 55 000 et 97 000 cadres partiront en retraite », estime Coralie Faure, chargée de mission à l’Observatoire national de l’ESS du Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale.

Le premier salon de recrutement en ligne et sur mobile dédié au handicap
Ce site aide les personnes en situation de mobilité réduite ou celles ayant des difficultés d’élocution de rencontrer virtuellement des recruteurs.
Handicap.fr, site dédié au handicap et Job2Day, spécialiste des salons de recrutement sur mobile et web s’associent pour lancer le premier salon de recrutement en ligne et sur mobiles dédié aux candidats handicapés. Ce salon, qui s’est tenu du 9 au 13 mai 2011, a rassemblé onze entreprises : April, TNT, Française des Jeux, Orange, la ville de Poitiers, KFC, Total, Alstom, Pierre et Vacances, Go Sport, Sagecom.  
Le principe est simple. Avant, le candidat devait déposer son CV sur le site Handi2day.fr.
Dès l’ouverture du salon, il était en mesure de consulter le stand des entreprises participantes. Ensuite, via le site web, l’application iPhone ou l’envoi d’un SMS, il devait contacter le recruteur qui devait le rappeler pour un entretien téléphonique.
Hangagés, un réseau d’entreprises, propose de conseiller les candidats sur leur CV : Cette application aide les candidats à mobilité réduite et ceux ayant des difficultés d’élocution – dans ce cas, un chat sera mis à leur disposition – d'établir un premier contact avec les recruteurs.

Le syndicat du jeu vidéo ouvre un espace dédié au recrutement
Alors que les marchés dématérialisés du jeu vidéo explosent, les entreprises peinent à recruter les profils techniques dont elles ont besoin. Conscient de cette problématique, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) ouvre un espace consacré au recrutement pour favoriser la diffusion d’emploi et de stages des entreprises. Accessible depuis le site web du syndicat, cet espace diffuse les annonces gratuitement et permet aux candidats de déposer leurs CV et lettres de motivation en ligne.

35 000 suppressions de postes chez Panasonic
Rassurez-vous, c'est la reprise martèle-t-on ici et là. Oui mais cette reprise risque de s'accompagner de drastiques plans de suppressions de postes afin de rendre encore plus aptes à réagir les entreprises. Et le monde de l'IT n'échappera pas à la règle. Après Nokia qui se déleste de 7 000 de ses salariés (et pas les moins bons à en croire son PDG), voici donc venu le tour de Panasonic d'annoncer 35 000 suppressions de postes. A l'horizon 2013 tout de même.
Cette décision a été prise, semble-t’il, afin d'éviter les doublons de postes après le rachat de Sanyo et de Panasonic Electric Works. Le groupe va donc ramener ses effectifs à 350 000 personnes en mars 2013, contre environ 385 000 comptabilisés il y a tout juste un an. Déjà, fin mars 2011, le nombre de salariés de Panasonic avait été ramené à 366 900 personnes très exactement, selon la direction du groupe. 17 000 employés devront encore quitter le groupe.
Ces mesures auront un coût. Il est évalué à 160 milliards de yens d'ici à mars 2013. Soit 1,3 milliard d'euros tout de même. Cette réduction de personnel se traduira par des départs volontaires et la vente ou la sous-traitance de pans entiers d'activités, notamment en ce qui concerne les dalles des écrans à cristaux liquides (LCD) et plasma. Le nombre d'emplois concernés à l'étranger n'a pas été détaillé.
Panasonic entend désormais se concentrer d'une part sur les produits grand public (APN, audiovisuels, électroménager), les composants et les pièces détachées en second lieu, les solutions professionnelles enfin. De quoi lui permettre d'atteindre ses objectifs de chiffre d'affaires (26 milliards d'euros pour chacune des trois grandes activités sur l'exercice fiscal allant d'avril 2012 à mars 2013.

 

EMPLOYABILITE

Restrictions sur l’immigration légale: Claude Guéant inquiète les SSII
Pour combler le déficit d’ingénieurs informaticiens français, les SSII recrutent des ingénieurs d’origine étrangère. La remise en cause de cette opportunité entraînerait une surenchère des salaires.
La déclaration du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant : « J'ai demandé que l'on réduise le nombre de personnes admises au titre de l'immigration du travail », fait des remous. Parmi les mécontents, Christine Lagarde, ministre des Finances, a estimé au contraire qu'il fallait protéger l'immigration légale. « A long terme, on aura besoin de main d’œuvre (…) Je ne sais pas quelles sont les raisons qui ont amené (Claude Guéant – NDLR) à dire cette phrase (...), mais évidemment, l'immigration légale doit être protégée et sécurisée. »
Une idée que partage Eric Decalf, PDG de la SSII Additeam, laquelle compte à ce jour 20 % de salariés d’origine étrangère. « Avec la reprise et nos carnets de commandes qui se remplissent, nous sommes dans une dynamique de recrutement importante. Pour satisfaire nos besoins, nous avons, dans nos encours de recrutements, environ 50 % d’ingénieurs d’origine marocaine, tunisienne ou algérienne. Cette situation est le résultat d’un déficit d’ingénieurs informaticiens français », insiste Eric Decalf.
Les demandes d’autorisation de travail plus souvent refusées : Si cette phrase de Claude Guéant n’est pour l’instant qu’une simple déclaration, Eric Decalf constate, depuis trois mois, des refus de dossiers de demande d’autorisation de travail. « Depuis quatre ans, nous constituons chaque année plusieurs dossiers de demande d’autorisation, dans lesquels nous justifions, auprès de l’administration française, la raison de notre recrutement étranger plutôt que français. Jamais, jusqu’à ce début d’année, nous n’avons essuyé un refus. Depuis janvier, nous en avons enregistré trois sur dix dossiers. Est-ce une coïncidence ? », s’interroge Eric Decalf.
Surenchère des salaires et augmentation de l’offshore : Quant aux conséquences d’un tel dispositif, Eric Decalf est formel : « Contraints d’aller chercher chez les concurrents les compétences manquantes, nous allons assister à une surenchère des salaires. Une situation qui sera répercutée sur le prix des prestations. Autre conséquence : l’augmentation de l’offshore. Nous ferons davantage appel à des entreprises étrangères pour développer les solutions », insiste t-il.

Harcèlement : quand la drague au travail va trop loin…
La définition du harcèlement sexuel diffère fortement que l’on soit d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Accenture, IBM ou HP ont érigé des codes éthiques qui protègent leurs salariées des comportements équivoques.
L’affaire DSK aura eu au moins le mérite de libérer la parole. A la machine à café, deux clans sont clairement apparus cette semaine. Avec l'œil qui frise, des hommes, mais aussi quelques femmes, ont pris la défense du dragueur invétéré, du libertin qui ne ferait que perpétuer une longue tradition gauloise de french lovers. Obligeant l'autre clan à crier au machisme.
Sous couvert de grivoiseries et d'humour mal placé, il est apparu que la définition du harcèlement sexuel est à géométrie variable. Une vision toute latine d'un art de la séduction aux frontières floues s’opposant au formalisme froid du monde anglo-saxon. Dans le secteur IT, tous les grands acteurs américains ont érigé des codes éthiques qui régissent les relations sociales en interne mais aussi à l’égard de leurs clients, fournisseurs ou sous-traitants.
Dès la première page de son code de conduite, Accenture pose ainsi une définition on ne peut plus claire et complète du harcèlement. Cela va du geste déplacé à la plaisanterie méprisante ou offensante en passant par les menaces de perte d’emploi ou de refus de promotion et autres comportements sexistes.
Le cas Mark Hurd dans tous les esprits : Tout la IT américaine a aussi en tête le limogeage l’été dernier de Mark Hurd suite à une plainte pour harcèlement sexuel d'une consultante en marketing. Dans un communiqué, HP avait signifié que son ex-PDG avait violé le code éthique mis en place par la firme.
Il faut dire qu’aux Etats-Unis, une entreprise risque gros. Comme le rappelle dans Libération une spécialiste américaine de la question, l’employeur peut être poursuivi au civil si un employé se fait harceler au travail. Avec, en cas de condamnation, des dédommagements financiers « calculés de façon à produire un réel impact économique. »
En France, c’est au harceleur de « devoir payer une amende à l’Etat et/ou des petites sommes à la victime, dans le cas où elle se porte partie civile ». Et si techniquement il peut aller en prison, à sa connaissance, personne n’y a jamais mis les pieds sur ce seul motif du harcèlement.

Plus d'un tiers des entreprises vérifient sur Facebook le profil de leurs candidats
Facebook, Twitter et LinkedIn sont de véritables mines d'informations. Et les entreprises n'hésitent plus à les utiliser pour vérifier le profil de leurs candidats à l'embauche. 38% avouent aller fureter sur les réseaux sociaux pour savoir de quel bois sont fait leurs employés potentiels. « Si les internautes à la recherche d'un emploi ont sans doute tout intérêt à ce qu'un employeur potentiel consulte leur profil LinkedIn, qu'en est-il de ce qui figure sur leur page Facebook ? » s'interroge Catherine Bienbeau, Responsable de l'agence Hardcom. « Même s'ils sont certains d'avoir configuré correctement leurs propres paramètres de confidentialité, les photos ou autres informations personnelles publiées sur les pages de leurs amis ne risquent-elles pas de leur porter préjudice sur le plan professionnel ? ». Lorsque l'on est à la recherche d'un emploi, il faut donc faire très attention à tout ce que l'on met sur Facebook.
Par ailleurs, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à être à l'affut de ce qu'on dit sur elles sur ces mêmes réseaux sociaux. Elles sont pour le moment 36% à avoir mis en place une procédure pour le vérifier. « La première phase du déploiement d'une campagne sur les médias sociaux consiste à être à l'écoute de ce qui se dit en ligne sur votre société et sur ses services ou produits » confirme Mads Christensen, directeur du réseau Eurocom Worldwide. « Or la majorité des entreprises ne le font pas de manière très rigoureuse, voire pas du tout. »
Le blog en revanche ne semble pas faire d'émules. 39% des entreprises avouent manquer de temps pour ce faire, 32% mettent en avant le manque d'intérêt et 18% n'y ont même jamais pensé. « L'intérêt d'un blog d'entreprise du simple point de vue du référencement sur les moteurs de recherche est tel qu'il est pour le moins surprenant de ne voir qu'à peine un tiers des entreprises du secteur des nouvelles technologies en tenir un » déplore Mads Christensen. « Cela dit, la tenue d'un blog demande un investissement de temps non négligeable, aussi vaut-il mieux s'en abstenir que de ne pas être à la hauteur en termes de qualité du contenu ou de fréquence de mise à jour. »
Reste que 51% des entreprises ont déjà leur propre page Facebook, 46% possèdent un compte Twitter, 43% sont présentes sur LinkedIn et 36% sur YouTube. Enfin, 38% prévoient d'augmenter leurs investissements sur les réseaux sociaux dans les 12 mois à venir.

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