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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Septembre 2011

Comme déjà mentionné dans nos derniers baromètres EGILIA de l'emploi informatique, un grand nombre de voyants sont au vert et confirment la hausse de l’emploi informaticien pour 2011.

N'empèche, d'autres indicateurs montrent que les licenciements restent d'actualité et que, surtout, les salaires ont du mal à répondre aux attentes, d'où un contexte parfois tendu qui a suscité l'emergence des "mouvements sociaux" ...
C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité, en cette rentrée, faire un zoom précis sur les salaires proposés par notre industrie.

Nous réitérons également la volonté d’EGILIA de rester, comme toujours, à votre écoute pour vous épauler dans l’amélioration de votre cursus technique ou managérial afin de vous permettre d’obtenir les certifications officielles systématiquement liées à ses formations, des certifications plus que jamais considérées par les employeurs comme des éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et des gages incontestables de reconnaissance professionnelle.

Comme de bien entendu, nous vous livrons, dans ce troisième baromètre trimestriel de 2011, des informations volontairement expurgées de tout commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

Nous vous en souhaitons une bonne lecture et restons, comme toujours, ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com
 

EMPLOI (TENDANCES)

 

Le chômage des informaticiens à contre-courant

Alors que le nombre de demandeurs d'emploi, tous secteurs confondus, est reparti en hausse de 0,7% en mai, le chômage des informaticiens poursuit, lui, sa décrue avec une baisse de 1,3 %.
Selon les statistiques du ministère du Travail, le secteur des « systèmes d'information et télécommunications » (catégories A, B et C) comptait 30 000 inscrits tout rond à Pôle Emploi. Soit 400 de moins qu’en avril.
Avec cette décrue entamée depuis septembre, le chômage sectoriel retrouve son niveau… d’octobre 2009. Ces bons chiffres rejoignent ceux de l’Apec. Les offres d’emploi cadre dans la fonction informatique ont bondi le mois dernier de 84% par rapport à mai 2010.

L'Apec confirme la hausse de l’emploi des cadres pour 2011

Plus de 30 000 postes d’informaticiens seront proposés cette année, mais la croissance va ralentir, pour finalement baisser de 1% en 2015.
L’année 2011 est un bon cru pour l’emploi des cadres. L’Apec relève même ses estimations à 194 600 embauches de cadres, contre 181 000 prévues au début de l’année. C’est l’informatique, les études et la recherche et développement qui connaissent les croissances les plus élevées. Lors de son baromètre semestriel avec Syntec, l’Apec tablait sur 40 000 recrutements dans le secteur en 2011, dont 30 000 emplois cadres.
Tension sur certains profils d’ingénieur : Plus de la moitié des entreprises déclarent avoir des difficultés à recruter. L’Apec explique ce phénomène par la concentration sur les profils d’ingénieur alors qu’il y a d’avantage d’universitaires formés. Quant à savoir si on peut parler de pénurie d’ingénieurs, Jacky Chatelain estime que ce n’est pas le cas, même s’il y a de très fortes tensions sur certains domaines. « La production paye moins que la finance et la gestion en France – contrairement à l’Allemagne –, donc il y a moins d’ingénieurs intéressés par les domaines techniques », souligne le directeur de l’Apec.
L’investissement reste insuffisant : Pour les analystes de l’Apec, l’investissement, qui joue un rôle moteur dans l’emploi des cadres, n’a pas retrouvé son niveau d’avant 2000. Enfin, les législations sur la retraite et l’emploi des seniors devraient ralentir les embauches des cadres qui seraient 69 % encore en poste au moment de leurs départs à la retraite.
Après une hausse de 18 % cette année, le nombre d’embauches de cadres verrait sa croissance ralentir significativement, passant de +8 % en 2012, à +5 % en 2013 et +6 % en 2014, pour finalement chuter de 1 % en 2015.
Rebond des emplois d’informaticiens : Sur l’année 2010, les postes d’informaticien que ce soit dans les DSI des entreprises ou les SSII ont représenté près de 10 000 recrutements représentant  près de la moitié des embauches dans les services et marquant un nette reprise par rapport à 2009. C’est ce que révèle la 22e enquête réalisée par le Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France qui dresse une photographie complète de l’ingénieur en 2010.
Fin 2010, le nombre d’ingénieurs diplômés de moins de 65 ans était estimé à 722 500. Le nombre d’ingénieurs diplômés progresse « mécaniquement » tous les ans : les ingénieurs les plus âgés étaient environ 7 500 par promotion alors que les dernières promotions comptent plus de 30 000 diplômés par an, soit un supplément net de plus de 20 000 ingénieurs chaque année. Si les femmes représentent en moyenne 17 % des ingénieurs, leur part est passée à 26 % chez les ingénieurs de moins de 30 ans.
De la formation à l’emploi : Près de 9 ingénieurs sur 10 ont obtenu leur diplôme en formation initiale - 85 % sous statut étudiant, 5 % sous celui d’apprenti - et la moitié d’entre eux est passée par les classes préparatoires. Rappelons que l’apprentissage a été introduit en 1989 dans les formations d’ingénieur. En raison de la forte progression de cette modalité de formation depuis une décennie, les ex-apprentis sont deux fois plus nombreux parmi les jeunes ingénieurs de moins de 30 ans (11 %).
En 2010, l’accès à l’emploi a été plus rapide qu’en 2009.La part des ingénieurs qui ont trouvé un emploi avant la sortie de l’école est plus élevée que l’année précédente : 47 % au lieu de 43 %.
La proportion de ceux qui ont trouvé un emploi entre la sortie de l’école et l’enquête est identique : 40 %. Par conséquent, la part de jeunes toujours à la recherche de leur premier emploi au moment de l’enquête est en diminution : 13 % (contre 18 %).
La promotion 2010 compte 64 % de jeunes en activité. Parmi eux, 83 % ont le statut cadre.
12 % poursuivent leurs études et 4 % sont des doctorants avec un contrat de travail. A la fin 2010, 22 % étaient encore en recherche d’emploi et 3 % étaient dans une autre situation.
Fin 2010, le taux de chômage chez les ingénieurs est de 4,5 %, en baisse d’un point par rapport à 2009.
Fin 2010, près de 31 000 ingénieurs déclarait être sans activité professionnelle et en recherche d’emploi. Parmi eux, 8 150 (soit 27 %) étaient de jeunes diplômés à la recherche de leur premier emploi et 22 460 (73 %) étaient en recherche d’un nouvel emploi.
Le chômage a touché les diverses activités d’une façon très semblable. Seuls les informaticiens (17 % des ingénieurs) ont été relativement épargnés. Ils ne représentent en effet que 9 % des ingénieurs à la recherche d’un emploi. Bien que les PME n’emploient que 25 % des ingénieurs, elles sont à l’origine de 44 % des pertes d’emploi en 2010.
Les recrutements en 2010 : En 2010, 73 300 ingénieurs ont été recrutés, dont 60 600 en France. Ce chiffre (60 600 contre 48 400 en 2009) rejoint celui de 2007 (62 800), ce qui représente une augmentation de 25 %. La proportion des femmes dans les recrutements passe de 21 % en 2009 à 19 % en 2010.
9 recrutements sur dix sont faits dans le secteur privé. Dans le même temps, le secteur public a réduit sa part de 2 points dans les recrutements. En 2010 plus encore qu’en 2009, les recruteurs privilégient la classe des moins de 30 ans (+2 points) au détriment des 30-44 ans. La classe des 45-64 ans reste stable. Les SSII et le
76 % des recrutements ont été réalisés dans 13 secteurs et les SSII  et les sociétés de services tiennent la première position (33 % du total).

Hausse des recrutements en ligne en juillet

Le recrutement en ligne se porte bien. La reprise des recrutements dans le secteur des Ressources Humaines dope les recrutements en ligne. Selon le Monster Employment Index, la hausse était même de 17% au mois de juillet.
"Ces derniers mois, l'emploi en France a affiché une croissance annuelle positive" note Bruno Bremond, Directeur Général de Monster France et Europe du Sud. "Même si le secteur manufacturier reste l’une des locomotives du recrutement, la hausse du nombre de postes RH à pourvoir stimule également l'emploi". La reprise des recrutements dans le secteur des Ressources Humaines (+35%) est, en effet, l'une des tendances marquantes du moment. "La croissance démographique se traduit par une augmentation du nombre de personnes à la recherche d'un emploi, en parallèle d’une hausse du niveau de recrutement en ligne. Les deux phénomènes entrainent une augmentation des besoins en personnel RH pour gérer l'ensemble du processus" ajoute Bruno Bremond.
La croissance est également soutenue dans le secteur de la banque et des assurances (+32%). Du côté des arts, du divertissement, des sports et loisirs, en revanche, c'est la dégringolade avec un repli de 12%. Même tendance dans le secteur public avec des baisses comprises entre 1 et 8% selon les services.
Notez par ailleurs que les cadres ont toujours le vent en poupe et restent la catégorie la plus dynamique en termes de recrutements (+22%). La croissance est toutefois identique du côté des professionnels de services.
Enfin, sachez que l'Ile-de-France est encore et toujours la première région en termes d'offres d'emplois (+24%), suivie de la région Rhône-Alpes (+17%) et de l'Est 

Ingénieurs et scientifiques : Les métiers qui recrutent

L’heure de la reprise a sonné pour les jeunes diplômés scientifiques ! Certaines entreprises parlent même déjà de difficultés de recrutement. Quels métiers sont particulièrement porteurs ? Si les ingénieurs et titulaires de masters sont toujours recherchés dans les secteurs traditionnels de l’industrie ou des transports, les mutations technologiques font apparaître de nouveaux besoins dans l’énergie, le BTP, l’informatique ou, plus original, la banque-assurance ou la santé… Zoom sur les fonctions en vogue dans chacun de ces domaines.
Jeunes ingénieurs et scientifiques : l’heure de la reprise a sonné !
Tous les analystes le confirment : la crise est derrière nous. Si les jeunes ingénieurs diplômés ont souffert comme toutes les professions du ralentissement économique en 2008-2009, les promotions 2010 et surtout 2011 devraient entrer plus facilement sur le marché du travail. "Que ce soit des juniors ou des confirmés, 180.000 recrutements de cadres sont prévus en 2011, annonce Pierre Lamblin, directeur du département études et recherche de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres). Les ingénieurs font partie des profils fortement recherchés par les entreprises. Certaines commencent même à parler de difficultés de recrutement. Leur taux d’emploi, le pourcentage de CDI (contrat à durée indéterminée) et même les salaires devraient être en hausse."
Dans les SSII, mais pas seulement...
Même les secteurs qui avaient stoppé leurs recrutements se remettent à embaucher. Renault prévoit ainsi de recruter 400 ingénieurs juniors, le groupe d’ingénierie et de conseil en innovation Assystem 300 ; EDF 950… Dans les SSII (Société de service en ingénierie informatique) et chez les éditeurs de logiciels, les prévisions de recrutement donnent presque le vertige. "Le secteur est reparti sur une dynamique de croissance qui nous permet d’envisager 40.000 recrutements en 2011 dont la moitié de jeunes diplômés, la plupart de niveau bac+5", assure Philippe Tavernier, président de la commission social-emploi-formation du Syntec numérique, organisation professionnelle qui rassemble les SSII, les éditeurs de logiciels et les sociétés de conseil en technologie.
Des premiers emplois tournés vers la R&D : Le premier emploi des jeunes ingénieurs concerne le plus souvent les fonctions "ingénierie, études et conception". Près d’1 sur 2 ont commencé dans cette voie en 2009, selon l’enquête des Ingénieurs et scientifiques de France. Viennent ensuite les fonctions de production et celles liées aux systèmes d’information.
Exemple chez Renault où la priorité en 2011 est de recruter des jeunes diplômés pour sa division "ingénierie". "Ils participeront ainsi à la conception des véhicules de demain. Recruter des jeunes est important pour disposer des nouvelles compétences qui contribuent au développement de nos innovations technologiques. Les passionnés de technologie sont donc les bienvenus", assure Sophie Labbey, responsable du recrutement France de l’entreprise automobile.
Les entreprises de plus en plus exigeantes : Autre évolution de fond : le développement durable n’est plus une mode mais fait partie, le plus souvent pour des raisons économiques, de la stratégie des entreprises. "Ces préoccupations exacerbent certains aspects des métiers d’ingénieurs : la qualité, la sécurité, l’efficacité des systèmes", estime Julien Roitman, le président des Ingénieurs et scientifiques de France. Des mutations qui modifient les attentes des recruteurs.
Car si le marché est plus favorable, les entreprises sont de plus en plus exigeantes envers les jeunes diplômés. "Il y a 5 ans, les entreprises demandaient aux ingénieurs d’être des têtes bien faites. Désormais, elles recherchent de la mobilité intellectuelle, des candidats capables d’évoluer dans différents secteurs", analyse Christelle Jacq, coordinatrice recrutement chez Assystem.
Même son de cloche de la part du président des Ingénieurs et scientifiques de France : "En raison de la conception de systèmes de plus en plus complexes, les recruteurs attendent que l’ingénieur ne soit pas centré sur un seul domaine et apporte une approche transdisciplinaire. Les entreprises demandent ainsi aux ingénieurs de devenir des architectes de solutions."
École ou université ? Si les postes d’ingénieurs sont traditionnellement dédiés aux diplômés d’écoles du même nom, les entreprises s’ouvrent de plus en plus aux diplômés de masters universitaires. Chez EDF par exemple, sur les 950 jeunes ingénieurs diplômés en 2010, 80% étaient issus d’écoles françaises, 16% d’universités et 4% de formations étrangères.
Le président de la commission social-emploi-formation du Syntec numérique, Philippe Tavernier met lui en avant la pénurie de compétences dans les domaines de l’informatique et des télécoms pour expliquer la diversification des profils recherchés. "Notre pays ne forme pas assez de jeunes diplômés pour les industries du numérique. 30.000 jeunes sortent diplômés d’une école d'ingénieurs chaque année. Nous souhaitons en recruter 20.000 et nous ne sommes pas le seul secteur qui embauche. Nous nous ouvrons donc aussi à des profils universitaires, voire à des diplômés bac+2 ou bac+3 que nous formons aussi en interne." Avis aux intéressés…

Grèves en série chez les informaticiens

SNCF, France Télécom, Capgemini, IBM… Les mouvements sociaux se sont enchaînés ces derniers mois. Revue de détail entreprise par entreprise.
La SNCF, le 30 juin. Malheureux qui comme Ulysse...
Quatre syndicats ont appelé à la grève l’ensemble des informaticiens de la SNCF, soit quelque 2 000 cheminots. Comme le 1er avril 2010, il s’agit de s’opposer au projet Ulysse qui ne passe décidément pas. L’intersyndicale exige l’arrêt de la coentreprise créée avec IBM, une « politique volontariste de ré internalisation » et la pérennisation des emplois existants.
Selon un compte-rendu d’une session de concertation publié par Cortis, un blog généralement bien informé, la direction aurait reconnu que la rentabilité reposait sur un volet offshore, en dégageant « sa responsabilité de la politique industrielle des SSII ». La SNCF n’aurait, par ailleurs, apporté aucune vraie garantie concernant l’intégrité ainsi que la confidentialité des données du système d’information et l’hébergement de nouveaux serveurs de production.
France Télécom, le 23 juin. A filiale low cost, salaire low cost ?
Les ingénieurs d'IT and Labs, société de services en ingénierie informatique qualifiée de « low cost »,  ont débrayé une heure. Selon la direction, le mouvement aurait était suivi par 17 % des 1 100 salariés de cette filiale de France Télécom qui intervient notamment pour le compte d’Orange Business Services.
Principale revendication : l’alignement avec les salaires pratiqués dans le reste du groupe. De source Sud PTT, l’effectif est composé à plus de 80 % d'ingénieurs débutants avec un salaire médian de 33 000 euros par an. L’augmentation proposée en 2011 (1,6 %)  est inférieure à celle de France Télécom (2,5 %).
Capgemini, le 20 juin. Différence salariale province-Paris
Une poignée de salariés de Capgemini et de sa filiale Sogeti manifestaient devant la direction de Pôle emploi de Montpellier, le principal client de la SSII dans la ville. Des actions similaires étaient prévues dans d’autres métropoles.
De nouveau, les griefs portent sur les salaires. L’intersyndicale réclamerait une augmentation individuelle de 200 euros net selon les propos d’une élue CGT rapportés par l’AFP. « Par rapport à Paris, la différence de salaire est d'au moins 30 % », précisait-elle.
IBM, le 14 juin. Les syndicats fêtent les 100 ans à leur façon
Après une première mobilisation le 26 mai, l’intersyndicale appelait les salariés à un nouveau round à l’occasion du centième anniversaire de Big Blue, célébré ce jour-là. En vue, encore et toujours, les salaires.
Les organisations syndicales demandent une révision de la politique salariale d’IBM France qui ne proposerait pas d'augmentation générale mais une hausse individuelle de 1,9 % pour 60 % des salariés, « en fonction de leur notation et à discrétion du manager ».

 


EMBAUCHES, DEBAUCHE…

 

Le site Qapa veut réduire le chômage de 10 %

Le nouveau site d’emploi Qapa vient d’être dévoilé officiellement. Son pari : améliorer l’adéquation entre les compétences des candidats et les attentes des recruteurs.
Lors d’un événement organisé par Girls in Tech, dans les locaux de Valtech, à Paris, Stéphanie Delestre  – ex-directrice web d’Eurosport et cofondatrice de la start up Qype – vient d’annoncer le lancement de Qapa.fr, qui sera mis en ligne à la mi-juillet. Si elle avoue volontiers que la crise de la quarantaine est passée par là, elle a surtout l’intention de secouer le paysage des sites d’emploi sur internet qui, à ses yeux, n’a pas assez évolué depuis dix ans, depuis la création de Monster et, plus récemment, de Viadeo. « En France, il y a un peu plus de quatre millions de chômeurs et environ 900 000 emplois non pourvus. Qapa veut contribuer à résoudre ce problème », explique-t-elle.
Premier point important : le site cible les candidats non cadres, avec des offres de postes dans l’hôtellerie, la restauration ou la construction, par exemple. Ils vont pouvoir s’inscrire directement sur le site Qapa.fr sans y déposer le traditionnel CV. Il leur suffira de fournir quelques renseignements et automatiquement, l’outil leur suggèrera de cocher des cases pour fournir des informations pratiques qui ne figurent généralement pas dans les CV et qui sont pourtant très utiles pour les recruteurs. Par exemple, leurs contraintes d’horaires, de disponibilité, leurs souhaits en matière de rémunération, etc.
Autre scénario : si le candidat le souhaite, il peut autoriser Qapa à récupérer un certain nombre de données sur sa page Facebook – qui seront intégrées à son profil – et même à diffuser des offres d’emploi sur son mur. Qapa entend en effet jouer la carte des réseaux sociaux généralistes comme Facebook (utilisé par 80 % des Français de 18 à 34 ans), notamment en créant des groupes thématiques, par métiers, pour approcher et  attirer des candidats.
Mieux prendre en compte les besoins des candidats : Pour cela, le nouveau site repose sur un algorithme de matching qui met en relation les offres et les candidats en temps réel (The Qualification Application Proactive Algorithm.). Ainsi – c’est un point très important –,  si les candidats reçoivent plusieurs annonces et qu’ils n’y donnent pas suite, l’outil leur propose automatiquement de répondre à des questions supplémentaires par e-mail afin de mieux cerner leur demande et de pouvoir leur envoyer des offres plus ciblées.
Pour les recruteurs, le dépôt d’offres d’emploi est gratuit. Ils ne payeront que lorsqu’ils seront sûrs d’avoir ciblé le bon candidat (environ 20-25 euros) mais pour l’heure, dans la phase de lancement, c’est gratuit. Enfin, si Qapa doit encore faire ses preuves, il est intéressant de noter que la société a noué des partenariats avec un acteur important comme l’Afpa et est en négociation avec le Pôle emploi. Elle a également levé 1,7 million d’euros auprès, notamment, de Partech International et de 360 Capital Partners. A suivre...

Micropole recrute dans sa cuisine

La société de services relance à la rentrée ses soirées recrutement placées sous le signe de l’originalité.
Dès le 15 septembre, Micropole convie des candidats parisiens pour son pôle internet et nouvelles technologies à un atelier Cupcakes & recrutement, mêlant cuisine et rencontre avec des opérationnels.
La SSII cible des profils expérimentés (à partir de trois à cinq ans d’expérience) et seniors afin de renforcer son management intermédiaire. « Ce type d’événement permet de détecter la créativité de certains candidats, ainsi que d’autres points de leur personnalité que l’on aurait pas pu voir en entretien classique », précise Stéphanie Floiras, responsable du recrutement Micropole.
Découverte de l'entreprise au menu : Une trentaine de candidats sont sélectionnés par les ressources humaines et conviés à participer à l’atelier. Par exemple, Sandrine Kamga, consultante business intelligence BPC et BTC chez Micropole, et recrutée lors d’une précédente soirée de ce type. Alors qu’elle était consultante SAP HR dans une autre SSII, elle a été approchée par les ressources humaines de Micropole pour participer à cette soirée de recrutement.
Intriguée par le concept, elle s’y est rendue avec pour objectif d’en savoir plus sur la SSII, qu’elle ne connaissait que de nom. « J’ai apprécié de pouvoir échanger avec les ingénieurs d’affaires et les managers de BU présents dans une ambiance conviviale, explique la consultante. J’ai trouvé cette démarche novatrice, différentiant Micropole des autres SSII. » L’atelier a donc été déterminant pour elle, puisqu’elle a aussi pu se rendre compte de la culture d’entreprise. La soirée a ensuite donné lieu à un entretien avec un manager opérationnel et une proposition d’embauche.
Convaincu de l’intérêt de la formule, Micropole réitérera ce type d’événement à Nantes et à Aix-en-Provence pour recruter des « talents de l’internet, des nouvelles technologies et de la BI ». La SSII prévoit d’embaucher 300 personnes en France cette année et 450 dans le groupe.

Oracle recrute 1700 collaborateurs pour la zone EMEA

Oracle annonce une campagne de recrutement de 1 700 nouveaux collaborateurs pour l'ensemble de la zone EMEA. Ces créations de postes doivent soutenir la croissante de l'ensemble des activités d'Oracle, elles concernent des profils de tous niveaux, des jeunes diplômés jusqu'aux responsables commerciaux confirmés et aux consultants avant-vente, ainsi qu'Oracle Direct.
Oracle travaille en étroite collaboration avec les entreprises les plus grandes et les plus innovantes du monde, et notamment la totalité du classement Fortune 100 : les personnes recrutées auront ainsi la possibilité de développer leurs réseaux en côtoyant les personnalités les plus pointues du marché.
Cette campagne de recrutement se déclinera sur les canaux habituels mais également sur les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook.

Voyages-Sncf.com recrute plus de 60 spécialistes IT

Le spécialiste du tourisme en France recherche d’ici 2012 plus de 60 experts et managers IT pour sa filiale Voyages-Sncf.com Technologies. A la pointe des innovations digitales – open source, cloud computing, web sémantique… –, l’agence de voyage en ligne souhaite embaucher des ingénieurs étude et développement, des experts mobile, des consultants fonctionnels et des chefs de projets techniques, jeunes diplômés ou seniors.
Présente à Nantes, Lille et Paris, VSC Technologies emploie près de 400 collaborateurs. Elle intervient comme DSI de Voyages-Sncf.com (maintenance et développement du site et des applications mobiles), mais aussi comme fournisseur de solutions pour d’autres acteurs du monde ferroviaire tels que Thalys ou Eurostar.
Les offres sont disponibles sur l’espace RH du site de l’entreprise et diffusées en temps réel sur le fil Twitter. Les candidats peuvent aussi postuler depuis la page Linkedin carrières.

DCNS recrute une centaine d’informaticiens

DCNS renforce sa direction des systèmes d’information en recrutant une centaine de professionnels, débutants ou expérimentés, dans les prochains mois. La DSI recherche notamment des architectes, des chefs de projet, des ingénieurs systèmes et réseaux et des analystes métier.
Un site dédié reprend les fiches de postes. Un chat vidéo s’y tiendra le 27 septembre à partir de 18 heures, afin de répondre à toutes les questions des candidats potentiels.
Ce plan de recrutement s’accompagne d’un regroupement de la DSI dans l’Ouest de la France. A Brest, qui constituera le site principal, mais aussi à Lorient et Cherbourg.
Lointain héritier des arsenaux français, DCNS intervient dans le domaine de l’armement naval. Le groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface, ainsi que les systèmes et les infrastructures associés.

Pas de vacances pour les licenciements

Charrettes chez Cisco et RIM, frondes au sein des DSI de GDF Suez et d’Air France… le marché de l’emploi informatique connaît un été mouvementé. Revue de détail.
Pas de trêve estivale pour les plans sociaux. Sur la lancée des grèves de ces derniers mois, l’été est pourri sur le plan météorologique comme sur le front de l’emploi. Cisco a tiré le premier et il a tiré fort. Mi-juillet, l’équipementier américain, qui enchaîne les mauvais résultats, a annoncé la suppression de 6 500 postes. Ce qui, avec le programme de départ à la retraite anticipé, conduira à 4 400 licenciements secs.
Par ailleurs, Cisco prévoit la vente d’une usine à Foxconn, au Mexique. Les quelque 5 000 salariés du site seront transférés à ce sous-traitant taïwanais mal noté sur le plan social. Après avoir « subi » une vague de suicides, Foxconn, qui assemble notamment l’iPhone et l’IPad d’Apple, a décidé de s’équiper d’un million de robots dans ses usines d’ici à trois ans pour remplacer ses salariés. En fera-t-il de même au Mexique ?
Pris en étau sur le marché des smartphones entre Apple et Google, le canadien RIM entend se séparer de 2 000 collaborateurs en Amérique du Nord et « dans d'autres pays », sans plus de précisions. Des suppressions qui représentent 10 % de l’effectif du fabricant du Blackberry et qui affecteront toutes les fonctions.
Les informaticiens de HSBC devraient, eux, faire les frais du vaste plan de restructuration annoncé par la banque britannique. En dépit d’un bénéfice semestriel en hausse de 35 %, la plus grosse banque européenne entend détruire 30 000 emplois dans ses bastions historiques, tout en embauchant 15 000 personnes dans les pays émergents.
Début juillet, la filiale française de HSBC avait déjà fait part de son souhait de supprimer 672 postes à l'horizon 2014, en s'appuyant sur des départs volontaires.
Vers une filialisation de la DSI de GDF Suez ? Plus près de chez nous, les 180 salariés d’une filiale de dépannage informatique créée par T-Systems et Spie Infoservice seraient, selon Libé Toulouse, sur la sellette suite à la perte d’un contrat Airbus. Les informaticiens d’ArcelorMittal connaissent, quant à eux, leur sort. C’est bien CSC qui prendra en charge l’ensemble des infrastructures informatiques du sidérurgiste en Europe.
Au second semestre 2011, 240 employés environ seront « potentiellement » transférés vers le prestataire américain. La fronde syndicale semble avoir porté ses fruits puisque près du double – 484 salariés, dont 154 en France – était concerné dans le scénario initial.
Une nouvelle qui va peut-être donner des ailes à d’autres DSI, également sous l’œil du viseur. Les syndicats de GDF Suez s’opposent, eux, à une filialisation de la DSI. Les 700 salariés de la direction informatique relèveraient alors de la convention Syntec, moins-disante que celle des industries électriques et gazières.
« La direction pourrait alors procéder à des licenciements économiques comme elle le fait déjà dans de nombreuses filiales de droit commun du groupe GDF Suez », estime l’intersyndicale dans un communiqué. Une pétition aurait été signée par 80 % du personnel et, ce, « en pleine période de vacances ».
Les informaticiens d'Air France en surcharge de travail : La grogne monte aussi au sein de la direction générale des systèmes d’information (DGSI) d’Air France. Selon une dépêche de l’AFP-Liaisons Sociales, les quelque 1 500 informaticiens souffriraient d'une surcharge de travail consécutive à la baisse des effectifs de 6 % en deux ans.
« Les dépassements d’horaires deviennent monnaie courante » et « les comptes épargne temps (CET) explosent ». Après avoir gelé les embauches d’informaticiens pendant plusieurs années, Air France aurait promis de les relancer, d’autant que l’effet papy-boom se fait ressentir.
Du côté de la SNCF, on temporise. Selon Cortis, un blog généralement bien informé, le conseil d’administration de l’établissement public qui devait, fin juillet, statuer sur le sort du partenariat avec IBM, s’accorde un nouveau délai de réflexion.
Les deux « partenaires » se donnent jusqu’au 30 octobre pour accorder leurs violons. Faute de quoi le contrat qui les lie serait annulé. Pour Cortis, « IBM ne peut plus en sortir gagnant. Si le nouveau contrat est signé, ce sera sur la moitié du chiffre d'affaires prévu initialement seulement ».

 

EMPLOYABILITE

 

Les docteurs en informatique sont mal payés de leurs efforts

Etudes à rallonge mais insertion professionnelle difficile… les docteurs en informatique partent avec un certain nombre de handicaps par rapport aux ingénieurs. Une étude Cigref propose quelques pistes pour valoriser leurs atouts.
Sur le papier, les docteurs en informatique semblent avoir tout faux. Tant la concurrence avec les ingénieurs tourne à leur désavantage. Non seulement ils font trois ans d’études de plus mais leur insertion professionnelle est plus difficile. Les clichés ont la vie dure. Déformés par l’université, les docteurs manqueraient de pragmatisme et d’opérationnalité.
C’est ce qui ressort d’une étude publiée par le Cigref. « Un docteur qui s’oriente vers l’entreprise étonne, note un des sondés. Pourquoi n’a-t-il pas fait une école d’ingénieur ? Est-ce parce qu’il a voulu retarder son entrée dans la vie active ? Saura t-il s’adapter, à l’âge de 28 ans contre 25 ans pour un ingénieur, à l’entreprise et ses contraintes ? »
Après avoir galéré pour trouver un poste, les docteurs ne se rattrapent même pas côté salaire. Ils peuvent prétendre à une rémunération moyenne à l’embauche autour de 38 à 40 000 euros, contre environ 36 000 pour les ingénieurs. Ce qui ne valorise guère leur niveau bac + 8.
Une passerelle entre le monde académique et l’entreprise : Pour dépasser ce constat, il convient, selon le Cigref, de jouer sur les spécificités du doctorat en valorisant leur connaissance du monde de la recherche et leur carnet d’adresses à l’international. Durant leur formation, les thésards ont rencontré des experts et échangé avec eux dans le cadre de congrès ou des séminaires. Ils sont aussi rôdés aux mécanismes des brevets.
Autant de passerelles entre le monde entrepreneurial et le monde académique qui peuvent être mises en place et alimentées par les docteurs une fois en entreprise. Ces derniers peuvent aussi capitaliser sur l’objet de leur thèse. « Par leur connaissance de leur domaine de spécialisation et une veille qu’ils ne doivent pas cesser d’effectuer, ils peuvent proposer de nouveaux sujets d’études et de recherche aux entreprises dans lesquelles ils travaillent. »
De fait, dans la moitié des cas, la R&D est la porte d’entrée des entreprises pour les docteurs. Ils se voient alors affectés à des missions d’études de faisabilité ou de recherche et de développement.
Un tremplin qui peut les amener à d’autres fonctions, telles que la production ou le support. La voie de l’expertise peut aussi conduire à des postes d’encadrement d’équipes projet ou de gestion de la recherche aux salaires plus conséquents.

Les salaires, l’innovation et les informaticiens

Quelles que soient les catégories d’âge,  le salaire des hommes ingénieurs est supérieur à leurs homologues féminins, avec un écart allant de 5 % pour les débutants à 20 % chez les 45-49 ans. C’est ce que révèle la 22e enquête réalisée par le Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France qui dresse une photographie complète de l’ingénieur en 2010. En 2010, en France, pour les ingénieurs diplômés ayant le statut cadre, le salaire médian était de 52 970 € (contre 52 780 € en 2009) et le salaire moyen de 65 047 € (contre 63 014 € en 2009).
Dans toutes les classes d’âge, si la progression des salaires avec l’âge, et donc avec l’expérience, s’observe aussi bien pour l’un et l’autre genre, les salaires des hommes sont systématiquement supérieurs à ceux des femmes.  De 5 % chez les débutants, cet écart culmine à 20 % chez les 45-49 ans, quand le fait que les femmes occupent moins souvent des postes de managers que les hommes joue son plein effet.
En 2010, l’ordinateur portable et l’intéressement sont les premiers avantages octroyés. Les smartphones sont en augmentation de +4 points par rapport à 2009. Les primes exceptionnelles ont été attribuées un peu plus souvent (+3 points). En 2010, 60 % des ingénieurs s’attendent à une hausse de salaire en 2011.Ils étaient 51,4 % en 2009. Le pourcentage attendu  reste cependant inférieur à celui de 2008.
Les emplois hors France : Fin 2010, 81 840 ingénieurs travaillent ailleurs qu’en France, soit 13,1 % de la population totale des ingénieurs. Ce taux de 13,1 % est semblable à celui de 2008, après avoir connu une légère hausse en 2009 (13,4 %). La part des emplois hors de France décroît avec l’âge. Le départ à l’étranger représente une alternative au chômage dans seulement 12 % des cas. La principale motivation au départ est la rémunération (72 %).
La fonction « conception » au sens large est devenue centrale dans le métier d’ingénieur, soit 46, 8 % du total des emplois en France.
Les indicateurs de mobilité sont en augmentation avec davantage d’ingénieurs ayant connu une mobilité géographique, nationale ou internationale, vers un nouvel établissement, un nouvel employeur ou encore un retour à l’emploi. Les mobilités au sein de l’entreprise diminuent légèrement : un peu moins de changements de niveaux hiérarchiques, de passage d’un service à un autre, de prise de nouvelle activité.
Les ingénieurs et l’innovation : Les activités études/recherche/développement (dont celles liées à l’informatique) progressent fortement depuis la première enquête de 1958 (16 %). En 2010, elles atteignent 46,3 % du total des emplois exercés par les ingénieurs. Ces emplois ont été multipliés par 19 entre 1958 et 2008. Cependant depuis une dizaine d’années, la baisse du nombre et de la part des ingénieurs ayant une activité en recherche fondamentale se poursuit, freinant ainsi la croissance des emplois favorisant l’innovation.
Innovation produit, process et service selon le secteur d’activité : En matière d’innovation produit, deux secteurs - la fabrication de matériel électrique, électronique, informatique (64 %) et la fabrication de matériel de transport automobile, ferroviaire et aéronautique (62 %) - ont des ingénieurs nettement plus impliqués que la moyenne du secteur privé en France (45 %).
Pour la mise en place ou l'adaptation de process, le secteur de la fabrication de matériel électrique, électronique, informatique se distingue également par un taux d’ingénieurs plus élevé que la moyenne (66 %) du secteur privé en France (62 %).
Les ingénieurs du secteur des télécommunications (49 %) et ceux des SSII et des éditeurs de logiciel (48 %, moyenne privé en France 35 %) sont fortement impliqués dans la conception de nouveaux services.
Le salaire de l’ingénieur croît de façon continue en fonction du nombre de pratiques innovantes qu’il assume dans l’exercice de sa vie professionnelle.
Les seniors : Quel est le « seuil » à partir duquel on peut être socialement considéré comme un senior ?  Les ingénieurs se prononcent en majorité pour un seuil plus élevé que les DRH français qui considèrent à 70 % comme « âgé » un salarié de plus de 45 ans : 73 % des ingénieurs considèrent que l’on est senior après 50 ans ; 38 % entre 50 et 55 ans.
C’est moins leur santé que la possibilité de perdre leur emploi et d’avoir du mal à en retrouver un qui les préoccupe (9 % contre 66 %).Cette perception n’est pas sans fondement puisque même si les cadres, et a fortiori les ingénieurs diplômés, accusent un faible taux de chômage, la recherche d’emploi des plus de 45 ans est relativement longue.
80 % des ingénieurs de plus de 40 ans sont « vraiment » ou « passablement » inquiets quant au financement de leur retraite.  68 % ont pris des mesures pour atténuer la perte de revenus attendue à la retraite : l’achat de la résidence principale (94 %), l’assurance-vie (86 %). Ils sont 77 % à souhaiter cesser leur activité professionnelle à l’âge légal ou après (33 %).
La crise : Le sentiment d’inquiétude lié à la crise s’estompe en 2011 : alors que 9 % des ingénieurs craignaient pour leur emploi en 2010, ils ne sont plus que 7 % en mars 2011 (ils étaient 12 % en 2009).
L’an passé, 53 % des ingénieurs n’avaient pas ressenti d’impact à la crise à titre personnel. Ils sont 62 % en mars 2011. Les perceptions « négatives » à la crise sont également en baisse (-27 %).
La nette reprise des recrutements confirme cette tendance : 60 600 recrutements en 2010 contre 48 400 en 2009 (ingénieurs avec statut cadre, en France).
25% des ingénieurs pensent que leur entreprise recrutera davantage que l’année précédente. Ils étaient 14 % en 2010 et 4 % en 2009. Concernant les effets de la crise sur le plan personnel et professionnel, les indicateurs 2010 sont moins pessimistes que ceux de 2009 mais l’impact ressenti sur l’entreprise reste majoritairement négatif, tout comme perdurent les effets sur les emplois et les salaires. 45 % des ingénieurs estiment que 2011 sera meilleure que 2010.
Reprise sur le marché de l’emploi des jeunes diplômés : La reprise du marché de l’emploi pour les jeunes diplômés et débutants (moins de 2 ans d’expérience) dans le secteur des technologies numériques se confirme en 2011. Les entreprises du secteur, dans leur ensemble, prévoient une croissance des recrutements (différent de la création nette d’emplois), de +44% (+30% en 2010 versus 2009) et de +24% pour les PME. C’est ce qu’indique la 2e édition du Baromètre Recrutement des jeunes diplômés dans les métiers des Technologies de l'Information et de la Communication que vient de publier l’Association Pasc@line.
Les prévisions de recrutement par métier : Signe de la nette reprise des investissements, en 2011, les sociétés de conseil en technologie prévoient d’augmenter le plus fortement leurs recrutements de jeunes avec +58%, elles sont suivies par les SSII (+ 42%) et les éditeurs de logiciel (+37%). Les PME indiquent des prévisions d’embauches « plus modestes » avec +28% pour les petites et moyennes SSII et +27% pour les petites sociétés de conseil en technologie. Les PME éditeurs de logiciels prévoient une stabilité en 2011.
Les profils les plus recherchés pour un 1er emploi dans les Technologies Numériques :  Les SSII et les sociétés de conseil en technologie recherchent en priorité pour leurs recrutements de jeunes diplômés et débutants des concepteurs/développeurs et spécialistes de la R&D, suivis par des profils orientés vers le conseil et l’architecture, et la conduite de projet. Les éditeurs de logiciel, à côté des concepteurs/développeurs, consacrent une part importante dans leurs recrutements aux métiers de l’avant vente, de la vente et du marketing. Les PME se focalisent essentiellement sur deux profils de recrutement de jeunes diplômés : les concepteurs/développeurs/R&D et la conduite de projet.
Le niveau d’étude requis pour les jeunes diplômés et débutants varie légèrement en 2011 : 51% des recrutements de débutants concernent les niveaux Bac+5 (versus 64% en 2010) et 19%  Bac+3 et Bac+4 (versus 13% en 2010), mais un certain nombre d’entreprises répondant à l’enquête se sont abstenues de préciser ce niveau.

SSII : les salaires à l’embauche n’ont pas décollé en 2010

En dépit des signes de reprise, les sociétés de services ont réussi, l’an dernier, à contenir leur masse salariale. S’établissant à 36 K€, le salaire moyen à l’embauche ne progresse que légèrement. La cuvée 2011 s’annonce d’ores et déjà meilleure.
Pas d’effet de rattrapage sur les bulletins de paie des salariés de SSII. En dépit des tensions sur certains profils et les discours ambiants évoquant le retour de la pénurie, les nouvelles recrues en sociétés de services n’ont que faiblement perçu les effets de la reprise du marché amorcée l’an dernier.
Selon l’Apec, qui a sondé 415 SSII pour son étude annuelle, la rémunération moyenne à l’embauche des informaticiens prestataires s’élève à 36 K€ en 2010, soit 1 000 euros de plus qu’en 2009, année noire pour le secteur.
Ce salaire moyen est inférieur à celui observé chez les cadres hors SSII qui se situe, lui, à 37 K€. La fourchette s’est aussi resserrée : 80 % des salaires des embauches des informaticiens se situent entre 28 et 47 K€. Ce qui, d’après l’Apec, « atteste d’une contraction des salaires à l’embauche par rapport à l’an passé. »
Les fonctionnels en haut de la grille : Les experts fonctionnels de la maîtrise d’ouvrage affichent la rémunération la plus élevée (40 K€), loin devant ceux de l’informatique industrielle (37 K€). A l’autre bout du spectre, les professionnels du web et les spécialistes de la catégorie Systèmes, réseaux, données accusent la moyenne la plus basse (33 K€).
Prime à l’expérience : En SSII comme ailleurs, les rémunérations à l’embauche sont fonction de l’expérience de la personne recrutée : 31 K€ en moyenne pour un jeune diplômé contre 45 K€ pour un cadre affichant plus de dix ans de pratique. Les cadres possédant entre cinq et dix ans d’expérience ont, eux, bénéficié d’une hausse de leur salaire médian de 5 000 euros (43 K€ contre 38 K€ en 2009).
La situation professionnelle a également un impact. Hors jeunes diplômés, le salaire à l’embauche moyen proposé aux personnes en activité est de 4 000 euros plus élevé que celui proposé aux demandeurs d’emploi (respectivement 39 K€ et 35 K€).
Marge de négociation faible : Autre constat qui ne surprendra pas, les salaires proposés sont conformes à ceux envisagés en amont dans 82 % des embauches. Depuis deux ans, la part des salaires revus à la hausse ne cesse d’ailleurs de chuter.
« Ceci indique vraisemblablement une plus faible capacité des cadres à négocier leurs salaires dans un contexte conjoncturel où les prix, composés essentiellement par la masse salariale, doivent être contenus », estime l’Apec.
Une fois encore, les experts de la maîtrise d’ouvrage et du fonctionnel s’en sortent le mieux : 23 % d’entre eux étant embauchés à un salaire plus important que celui envisagé au départ.
Le niveau d’expérience constitue le premier motif d’ajustement des salaires (33 %). Le manque de postulants se situe en deuxième position des raisons évoquées (20 %), devant l’alignement du salaire sur les prétentions salariales du candidat (17 %).
Les cadres en poste mieux lotis : En ce qui concerne cette fois les salariés en poste, la rémunération moyenne dans les entreprises informatiques s’établit à 49 K€. La part des informaticiens ayant été augmentés a progressé, passant de 34 % en 2009 à 45 % en 2010.
Ces augmentations sont avant tout individuelles : 9 % seulement des employés des services informatiques ont bénéficié d’augmentations collectives contre 28 % dans le secteur des bancassurances.
L'année 2011 s’annonce sous de meilleures auspices encore, puisque 83 % des entreprises informatiques interrogées par l’Apec indiquent qu’elles ont ou qu’elles vont distribuer des augmentations dans l’année, soit 12 points de plus que l’an passé.
Plus des deux tiers d’entre elles anticipent une augmentation de leur masse salariale en 2011. Une hausse due également aux embauches soutenues « Dans ce secteur, et notamment dans les SSII, la hausse des recrutements pour de nouveaux projets pourrait expliquer en partie cette augmentation », rappelle l’Apec.
En 2012, les hausses de salaires n’auront pas rattrapé le niveau d’avant-crise : Le cabinet Aon Hewitt anticipe une hausse de 3 % des enveloppes consacrées aux augmentations salariales en 2012. Mieux qu’en 2011 (2,8 %) et 2010 (2,6 %). Mais on est encore très loin des coups de pouce qui prévalaient jusqu’en 2008 et la crise (de 3,3 à 3,5 %). L’étude se base sur un panel de 183 entreprises dans le monde.

Salaires : 37 métiers passés au crible

La reprise du marché de l'emploi dans le secteur informatique a bien des conséquences positives sur les salaires. Mais la hausse globale cache de fortes disparités entre fonctions et niveaux d'expérience.
Les fiches salaires 2011 ont été établies à partir de plusieurs sources. Les rémunérations sont exprimées en montant brut annuel. Les descriptifs des missions ont été rédigés à partir, notamment, du référentiel métier du Cigref. Vingt-huit fiches sont issues du baromètre des salaires Expectra, qui s’appuie sur les missions d’intérim effectuées par les professionnels de profils bac + 2 à + 5. Au total, 37 000 fiches de paie ont été analysées, représentant 28 qualifications sur les métiers de l’informatique. Cinq fiches proviennent de CadresOnline. Les données ont été recueillies entre fin 2010 et début 2011 auprès de cadres en poste. Les données sur les métiers du web émanent d’interviews menées par 01 auprès des professionnels concernés. Ces métiers étant nouveaux, les informations collectées sont issues de faibles populations.
L’évolution du salaire est dite stable lorsque celui-ci n’a pas connu d’augmentation significative depuis un an. Le salaire débutant concerne les profils de moins de deux ans d’expérience, contre de deux à cinq ans pour les confirmés.
Management supérieur
Les recruteurs valorisent fortement les profils expérimentés, auxquels ils peuvent proposer des rémunérations assez élevées.
Directeur informatique
Salaire moyen : 90 854 € (de 64 304 à 120 829 €)
Evolution : stable
Diplôme : bac +5
Rémunération variable : 15,2 % (bénéficiaires : 73 %)
Responsable de la stratégie informatique de l’entreprise, il est le garant de la conception, de la mise en œuvre et du maintien en conditions opérationnelles du système d’information, dont il fixe et valide les grandes évolutions. A lui d’anticiper les changements nécessaires en fonction de la stratégie de l’entreprise et d’en contrôler les coûts. Enfin, il s’assure de l’efficacité et de la maîtrise des risques liés au système d’information.
Directeur de projet
Salaire moyen : 57 323 € (de 41 312 à 75 296 €)
Evolution : non communiquée
Diplôme : bac +5
Rémunération variable : 10,7 % (bénéficiaires : 58,6 %)
Il assume la responsabilité du projet dans toutes ses dimensions : stratégique, commerciale, financière, humaine, juridique, technique, organisationnelle... Il est le garant de l’enjeu stratégique du projet pour la direction métier, l’entreprise ou des tiers. Pour ce faire, il conseille les chefs de projet, assure la relation client et négocie avec les fournisseurs. Enfin, il prépare et pilote la conduite du changement.
Responsable de production
Salaire moyen : 45 762 € (de 32 876 à 60 242 €)
Evolution : non communiquée
Diplôme : bac +5
Rémunération variable : 10,9 % (bénéficiaires : 42,3 %)
Doté d’une connaissance architecturale et fonctionnelle du système d’information, il dirige l’ensemble des opérations et des moyens de production de l’activité de son entité. Il évalue et maîtrise les risques technologiques. Ce responsable encadre les différentes fonctions d’un centre d’exploitation, de façon à garantir un fonctionnement optimum des métiers de production : planification, normes, organisation, délais...
Audit, conseil et études
Après deux années désastreuses, le secteur retrouve un certain dynamisme, qui profite prioritairement aux profils à double compétence.
Chef de projet MOA
Salaire débutant moyen : 37 430 € (de 30 940 à 41 460 €)
Salaire confirmé moyen : 46 810 € (de 38 200 à 68 600 €)
Evolution : +0,6 %
Age moyen : 43 ans
Diplôme : bac +5
Il apporte au projet informatique sa connaissance opérationnelle. Son rôle consiste à valider l’opportunité des besoins, à garantir l’adéquation des livrables avec les exigences des utilisateurs, à piloter le projet avec la maîtrise d’œuvre (MOE) et les chefs de projet informatique. Dans certaines organisations, il peut également être en charge de l’installation fonctionnelle et du transfert des connaissances vers les utilisateurs.
Architecte technique
Salaire débutant moyen : 32 880 € (de 24 250 à 45 900 €)
Salaire confirmé moyen : 40 530 € (de 28 680 à 54 830 €)
Evolution : stable
Age moyen : 38 ans
Diplôme : bac+5
Il définit l’architecture technique du système d’information, mais aussi s’assure de la cohérence des moyens informatiques (réseaux, middleware, matériels, systèmes d’exploitation, bases de données, applicatifs...) et de leur évolution, afin d’en garantir la compétitivité. Il conseille l’urbaniste ou l’architecte système d’information sur les implémentations possibles des outils informatiques et télécoms.
Architecte du système d'information
Salaire débutant moyen : 30 380 € (de 25 630 à 34 310 €)
Salaire confirmé moyen : 41 100 € (de 29 700 à 51 960 €)
Evolution : stable
Age moyen : 34 ans
Diplôme : bac +5
Il garantit l’évolution cohérente du système d’information (SI) dans le respect des objectifs de l’entreprise et des contraintes internes et externes en exploitant au mieux les possibilités de l’état de l’art, en relation avec l’architecture technique. Il gère la cartographie du SI, s’assure de son intégrité permanente en regard du schéma directeur, et propose des scénarios d’évolution et de simplification du SI.
Consultant fonctionnel
Salaire débutant moyen : 27 760 € (de 23 790 à 32 560 €)
Salaire confirmé moyen : 40 020 € (de 30 250 à 58 180 €)
Evolution : +2,4 %
Age moyen : 38 ans
Diplôme : bac +5
A la jonction entre DSI et maîtrise d’ouvrage, il intervient directement auprès des utilisateurs. Il analyse leurs besoins puis les formalise afin de proposer les solutions les plus adaptées. Il participe à leur mise en œuvre, et supervise leur paramétrage et leur déploiement. Il accompagne également les activités de formation et de support. Enfin, le consultant fonctionnel contribue aux actions de conduite du changement.
Assistant chef de projet informatique
Salaire débutant moyen : 23 790 € (de 20 190 à 28 120 €)
Salaire confirmé moyen : 27 390 € (de 22 620 à 31 610 €)
Evolution : stable
Age moyen : 24 ans
Diplôme : bac +2
Il est le relais opérationnel du chef de projet dont il dépend étroitement. Il participe à la phase de conception initiale, suit et met à jour les plannings tout au long du projet, gère la relation quotidienne avec les prestataires externes, et surveille la conformité du cahier des charges avec la réalisation. Il peut également être amené à collaborer aux phases de migration des logiciels ou des progiciels.
Technicien d'études télécoms
Salaire débutant moyen : 22 800 € (de 19 250 à 26 350 €)
Salaire confirmé moyen : 27 150 € (de 20 730 à 28 710 €)
Evolution : +0,2 %
Age moyen : 27 ans
Diplôme : bac +2
Au sein du bureau d’études, il prend en charge la conception des sites télécoms et la rédaction des avant-projets. Il élabore le dossier d’installation, établit la liste des matériels, le schéma de câblage et le plan détaillé, teste et configure les matériels, conduit les essais, met au point les prototypes et effectue la mise en service. Il peut être amené à réaliser des relevés sur le terrain, mais aussi à lancer et à suivre des études de charges.
Développement
Les ingénieurs en développement Java, Java EE et .Net sortent de la crise quasiment indemnes et voient leurs rémunérations poursuivre leur progression.
Chef de projet technique MOE
Salaire débutant moyen : 32 450 € (de 28 590 à 41 630 €)
Salaire confirmé moyen : 45 910 € (de 35 630 à 52 760 €)
Evolution : +2,3 %
Age moyen : 39 ans
Diplôme : bac +5
Il définit, conduit et met en œuvre un projet de système d’information, depuis sa conception jusqu’à la réception. Il anime une équipe technique au quotidien et suit l’avancement des projets, jusqu’à la satisfaction des clients selon les spécifications établies par ou pour le maître d’ouvrage, tant en termes de qualité et de performances, que de coûts et de délais. Il s’appuie sur des compétences internes et/ou externes.
Ingénieur développement
Salaire débutant moyen : 28 900 € (de 25 530 à 30 570 €)
Salaire confirmé moyen : 35 100 € (de 29 600 à 41 620 €)
Evolution : +3,8 %
Age moyen : 33 ans
Diplôme : bac +5
Au cœur des développements de produits et logiciels, il travaille au sein d’une équipe qui comprend des architectes et des experts des méthodes logicielles. Il est chargé d’analyser et de programmer, en respectant les spécifications définies au préalable. Il participe ensuite à la phase de tests et, éventuellement, à la rédaction de la documentation technique. Il optimise les performances en termes de qualité, de sécurité, de coût, et de délais de réalisation.
Analyste-programmeur
Salaire débutant moyen : 25 100 € (de 21 640 à 27 060 €)
Salaire confirmé moyen : 32 410 € (de 25 470 à 36 400 €)
Evolution : +0,5 %
Age moyen : 34 ans
Diplôme : bac +4
A partir d’un cahier des charges, l’analyste-programmeur contribue à la définition des spécifications générales, assure la programmation des modules des applications et réalise les opérations de documentation. Il élabore les jeux d’essais pour les tests unitaires et d’intégration, participe à la maintenance corrective, et apporte un support technique aux utilisateurs. Il intervient fréquemment dans les centres de services des SSII.
Développeur
Salaire débutant moyen : 24 720 € (de 21 200 à 30 620 €)
Salaire confirmé moyen : 31 140 € (de 25 450 à 36 300 €)
Evolution : +1,1 %
Age moyen : 32 ans
Diplôme : bac +5
Il analyse les besoins des utilisateurs et participe à la réalisation d’applications informatiques sous la direction d’un chef de projet. Il en assure la conception détaillée, le codage et les tests, effectue et automatise des procédures d’exploitation, et prend en charge la mise en œuvre opérationnelle de l’application. Sans oublier, parfois, la formation des utilisateurs.
Exploitation (management)
Le secteur informatique et télécoms poursuit sa dynamique entamée l'an dernier, tant en termes de recrutement que de rémunérations.
Responsable réseaux et télécoms
Salaire moyen : 43 898 € (de 29 947 à 59 826 €)
Evolution : non communiquée
Diplôme : bac +5
Rémunération variable : 7,9 % (bénéficiaires : 47,1 %)
Dans le cadre du schéma directeur informatique de l’entreprise, il définit et met en œuvre la stratégie télécoms et réseaux. Il est responsable de l’exploitation et de l’administration des réseaux, et fournit support et assistance dans l’utilisation des services réseaux et télécoms. Il conseille et accompagne les équipes projets du département informatique, oriente et organise la veille technologique. Il gère les prestataires extérieurs, ainsi que les relations avec la maîtrise d’ouvrage.
Responsable de la sécurité des SI (RSSI)
Salaire débutant moyen : 41 850 € (de 35 000 à 49 000 €)
Salaire confirmé moyen : 63 100 € (de 53 940 à 84 120 €)
Evolution : +5 %
Age moyen : 46 ans
Diplôme : bac +5
Il conçoit et anime la politique de sécurité des systèmes d’information (matériels, données et logiciels). Il assiste, informe et conseille les utilisateurs des systèmes d’information, mais aussi la direction informatique. Il intervient directement sur tout ou partie des systèmes informatiques et télécoms de son entité. Il mène une veille technologique et réglementaire, et propose des évolutions.
Responsable du parc informatique
Salaire débutant moyen : 33 580 € (de 30 760 à 36 750 €)
Salaire confirmé moyen : 42 200 € (de 33 780 à 69 600 €)
Evolution : stable
Age moyen : 35 ans
Diplôme : bac +5
Le responsable du parc informatique supervise, assure la maintenance et fait évoluer les outils informatiques de l’entreprise afin d’en garantir la disponibilité permanente aux utilisateurs. Il définit le schéma directeur de la société en matière de parc informatique, garantit le bon fonctionnement du matériel informatique, des périphériques et des logiciels installés, ainsi que le support et l’assistance aux utilisateurs.
Exploitation (ingénieurs)
Les ingénieurs réseaux et sécurité bénéficient de fortes hausses de rémunérations, profitant du succès de la virtualisation et du cloud computing.
Ingénieur d'exploitation
Salaire débutant moyen : 32 290 € (de 25 840 à 38 110 €)
Salaire confirmé moyen : 41 000 € (de 33 440 à 48 400 €)
Evolution : +1,4 %
Age moyen : 44 ans
Diplôme : bac +5
Sous la direction du responsable d’exploitation, il veille au bon fonctionnement du système informatique. Il assure la conduite et la surveillance des équipements informatiques en vue de la mise en œuvre des traitements informatisés, dans le respect des dispositions et des procédures en vigueur dans l’entreprise. Il doit harmoniser les procédures de suivi et garantir la réalisation des opérations de maintenance.
Ingénieur système
Salaire débutant moyen : 31 540 € (de 27 850 à 35 200 €)
Salaire confirmé moyen : 40 120 € (de 33 880 à 47 710 €)
Evolution : +6,3 %
Age moyen : 38 ans
Diplôme : bac +5
Il a en charge la fiabilité et l’évolution des installations matérielles et logicielles de l’entreprise. Il crée, met en application et coordonne l’ensemble des systèmes d’exploitation existant, adapte les anciens systèmes, gère les moyens informatiques, assure la surveillance du réseau, identifie et résout les problèmes des utilisateurs. Il mène aussi une action de veille sur les matériels et logiciels.
Ingénieur réseaux
Salaire débutant moyen : 31 400 € (de 26 210 à 38 590 €)
Salaire confirmé moyen : 39 910 € (de 34 130 à 48 510 €)
Evolution : +8,3 %
Age moyen : 34 ans
Diplôme : bac +5
Il assure la mise en œuvre, la gestion et l’optimisation des réseaux de communication de l’entreprise. Il contrôle les performances, la sécurité et la disponibilité des ressources, ainsi que les conditions d’exploitation, de maintenance et d’accès du réseau. Il définit les configurations et vérifie la mise en œuvre des solutions logicielles et matérielles. Il fournit une assistance technique aux services études et exploitation, ainsi qu’aux utilisateurs.
Ingénieur sécurité
Salaire débutant moyen : 28 460 € (de 25 700 à 33 670 €)
Salaire confirmé moyen : 37 820 € (de 29 040 à 49 960 €)
Evolution : +2,1 %
Age moyen : 32 ans
Diplôme : bac +5
Il garantit la disponibilité du système d’information et la protection des données. Il assure la conduite et la surveillance des équipements informatiques, en vue de la mise en œuvre des traitements appropriés informatisés, dans le respect des dispositions et des procédures en vigueur dans l’entreprise. Il pratique une veille technologique permanente sur les équipements et les technologies de l’entreprise.
Analyste d'exploitation
Salaire débutant moyen : 29 140 € (de 21 460 à 33 810 €)
Salaire confirmé moyen : 34 510 € (de 25 680 à 43 870 €)
Evolution : +2,2 %
Age moyen : 39 ans
Diplôme : bac +3
Il met en place puis en production un système d’exploitation, optimise et automatise l’exploitation des applications nouvelles, et participe à la conception et à l’élaboration des procédures. Au jour le jour, il s’assure du bon fonctionnement du système grâce à diverses procédures (planification, réalisation de sauvegardes...). Au-delà du suivi, il doit aussi gérer les incidents d’exploitation et mener des opérations de maintenance.
Exploitation (techniciens)
L'importance des profils techniques se manifestent par la hausse de leurs rémunérations, de l'ordre de 6,7 % en un an.
Technicien d'exploitation
Salaire débutant moyen : 24 920 € (de 21 520 à 27 580 €)
Salaire confirmé moyen : 28 250 € (de 22 450  à 30 310 €)
Evolution : +6,7 %
Age moyen : 31 ans
Diplôme : bac +2
Au plus près des machines et des systèmes, il prend en charge la gestion courante et quotidienne de l’exploitation, dans le respect des plannings et de la qualité attendue. Il assure l’ordonnancement et la planification des travaux, surveille les traitements, gère la mise en production, analyse et résout les incidents, et veille au bon déroulement des sauvegardes.
Technicien télécoms
Salaire débutant moyen : 24 690 € (de 21 000 à 28 180 €)
Salaire confirmé moyen : 28 940 € (de 23 190 à 30 730 €)
Evolution : stable
Age moyen : 31 ans
Diplôme : bac +5
Il assure la prévention des dysfonctionnements des réseaux et des télécoms. Il supervise l’équipe de câblage, gère l’assistance technique, vérifie la conformité au cahier des charges du réseau télécoms, effectue les mises au point, fait évoluer le réseau, diagnostique et traite les pannes, dans le respect des procédures d’installation et de maintenance des matériels et logiciels.
Technicien réseau
Salaire débutant moyen : 23 780 € (de 19 200 à 26 500 €)
Salaire confirmé moyen : 26 060 € (de 21 820 à 30 100 €)
Evolution : stable
Age moyen : 31 ans
Diplôme : bac +2
Sous la direction de l’administrateur réseau, il est chargé de l’installation et de l’exploitation d’un système micro-informatique en réseau, dans le respect des procédures d’installation et de connexion des matériels et logiciels. Il assure l’intégration du réseau au sein d’un système existant, ainsi que sa configuration et ses tests. Il gère le fonctionnement, la maintenance et la mise à jour du réseau.
Technicien hot line
Salaire débutant moyen : 23 310 € (de 19 180 à 25 170 €)
Salaire confirmé moyen : 25 540 € (de 19 830  à 27 500 €)
Evolution : stable
Age moyen : 30 ans
Diplôme : bac +2
Il recueille les incidents ou les difficultés déclarés par les utilisateurs, les prédiagnostique et les qualifie, puis les confie aux ressources capables d’y apporter une solution. Le technicien hot line contribue au premier niveau à la résolution des incidents nuisant à la qualité et à la continuité du service. Il traite tout type d’incident par téléphone ou par courriel. Il effectue également le suivi du traitement des appels des utilisateurs.
Technicien de maintenance bureautique
Salaire débutant moyen : 23 310 € (de 18 300 à 24 100 €)
Salaire confirmé moyen : 26 500 € (de 21 680 à 28 660 €)
Evolution : stable
Age moyen : 31 ans
Diplôme : bac +2
Il effectue toutes les tâches relatives à la mise en œuvre des produits bureautiques et télécoms ainsi qu’à leur maintenance préventive et corrective. Outre la gestion des petits incidents, il intervient pour effectuer une programmation de premier niveau sur des tableurs ou des gestionnaires de fichiers. Il assure également une fonction de relationnel et de conseil. Il représente son entreprise auprès du client.
Technicien de maintenance hardware
Salaire débutant moyen : 23 170 € (de 19 890 à 25 000 €)
Salaire confirmé moyen : 25 720 € (de 21 000  à 27 500 €)
Evolution : stable
Age moyen : 32 ans
Diplôme : bac +2
Dans le cadre de projets de déploiement, il prend en charge la configuration et l’installation des postes clients. Il assure la maintenance à distance ou sur site du matériel et des outils informatiques de premier niveau, participe à la démarche qualité, prépare et organise des sessions de formations internes. Il effectue les tests et les recettes utilisateurs des équipements.
Support technique
Salaire débutant moyen : 22 840 € (de 18 300 à 26 140 €)
Salaire confirmé moyen : 26 500 € (de 22 840 à 28 550 €)
Evolution : +0,7 %
Age moyen : 32 ans
Diplôme : bac +2
Il enregistre et diagnostique les incidents, met en place des solutions adaptées aux besoins des clients, assure le support de niveaux 1 et 2 à l’aide d’outils de gestion à distance, et actualise des procédures techniques d’escalade et de sécurité. Il travaille de plus en plus souvent à distance, et communique avec les utilisateurs par téléphone ou messagerie électronique.
Technicien de déploiement
Salaire débutant moyen : 22 000 € (de 20 860 à 24 600 €)
Salaire confirmé moyen : 24 330 € (de 21 300  à 26 630 €)
Evolution : stable
Age moyen : 33 ans
Diplôme : bac +2
Il est chargé de déployer les nouveaux matériels et logiciels auprès des utilisateurs. Il assure les installations initiales des équipements informatiques ou télécoms, met en place les mises à jour et télédistribue les applications en suivant le plan de déploiement. Il effectue les tests et les recettes utilisateurs des nouveaux équipements. Il gère le suivi et rédige l’ensemble des comptes rendus.
Exploitation (administrateurs)
Les administrateurs de bases de données capables d'influencer la conception du système d'information ont aussi la cote.
Administrateur systèmes et réseaux
Salaire débutant moyen : 29 610 € (de 22 200 à 33 710 €)
Salaire confirmé moyen : 33 990 € (de 25 300 à 42 930 €)
Evolution : stable
Age moyen : 28 ans
Diplôme : bac +3
Il installe, met en production, administre et exploite les moyens informatiques de l’entreprise. Il garantit le maintien à niveau des infrastructures systèmes et réseaux, dans un objectif de qualité, de productivité et de sécurité. Il possède une vision globale et actualisée des systèmes d’information (SI) et met en œuvre des outils garantissant la cohérence du SI. Enfin, il organise et optimise les ressources de son domaine.
Administrateur de bases de données
Salaire débutant moyen : 23 710 € (de 20 580 à 26 860 €)
Salaire confirmé moyen : 34 930 € (de 26 850 à 40 090 €)
Evolution : +0,4 %
Age moyen : 35 ans
Diplôme : bac +3
Il gère et administre les systèmes de gestion des données de l’entreprise. Il effectue des choix d’implémentation, installe et configure la ou les bases, puis en vérifie l’intégrité, la disponibilité et la cohérence des données utilisées. Il optimise aussi l’usage des bases de données pour le développement et l’exploitation. Enfin, il participe à la définition et à la mise en œuvre des bases et des progiciels retenus par l’entreprise.
Internet
La jeunesse de la technologie en fait un secteur où les métiers se cherchent encore et les formations se font rares.
Infographiste
Salaire débutant moyen : 24 600 € (de 20 400 à 27 600 €)
Salaire confirmé moyen : 28 270 € (de 22 020 à 31 100 €)
Evolution : +0,9 %
Age moyen : 31 ans
Diplôme : Bac +2
Il imagine, prépare et réalise des supports visuels et des éléments graphiques, habille des pages web, met en images les décors d’un jeu, met en page des CD-Rom, étudie les conditions de faisabilité d’un projet, et propose des solutions alternatives en cas d’impasse technologique. Il entretient une relation étroite avec ses clients tout au long de la réalisation du projet. Il maîtrise parfaitement les logiciels de graphisme, et agence texte et image afin de composer un message clair.
Responsable du développement web
Salaire moyen : 67 000 € (de 62 000 à 88 000 €)
Evolution : non communiquée
Diplôme : bac +5
Il assure et supervise le développement des outils et des produits en ligne de l’entreprise en respectant la méthodologie, les délais et la qualité des livrables. Il gère et encadre l’équipe de développement et joue le rôle d’interface avec l’équipe informatique. Référent technique sur les technologies web et mobiles, il a en charge l’évolution et l’adéquation des outils avec les besoins des clients.
Responsable e-business
Salaire débutant : de 35 000 à 45 000 €
Salaire confirmé : de 55 000 à 75 000 €
Diplôme : bac +5 issus d’écoles de commerce et de marketing avec spécialisation internet.
Sa mission consiste à piloter et à développer les ventes en ligne du site internet de l’entreprise. Pour cela, il dispose d’un budget attribué en fonction des objectifs de ventes qu’il s’est engagé à réaliser. A lui, donc, de prioriser les actions commerciales et marketing pour atteindre son but. Il encadre des compétences très diverses comme les designers, les développeurs, les référenceurs et les rédacteurs dont les propositions et les attentes diffèrent souvent.
Community Manager
Salaire débutant : 30 000 €
Salaire confirmé : de 45 000 à 60 000 €
Diplôme : écoles de commerce avec spécialisation en communication en ligne, écoles spécialisées en communication et en marketing, en relations publiques et en journalisme - Celsa (www.celsa.fr), Efap (www.efap.com), Iscom (www.iscom.fr), Iserp (iserpitaim.com), Hetic (Hautes études des technologies de l’information et de la communication) Sup’Internet, l’Ecole du web, etc.
Le Community Manager veille à l’information diffusée sur l’entreprise au travers des médias en ligne, diffuse de l’information via le canal le plus approprié, anime et développe des communautés d’influence.
Web Analyst
Salaire débutant : de 28 000 à 33 000 €
Salaire confirmé : de 35 000 à 40 000 €
Diplôme : bac + 3 à bac + 5, écoles de commerce, formation en statistiques
Il mesure et analyse les données en provenance du web afin de piloter et d’optimiser la stratégie internet de l’entreprise. Ainsi, il propose des indicateurs sur mesure pour chaque métier intervenant sur le site (Traffic Manager, référenceur, affiliations…), génère les tableaux de bord, décrypte et segmente des comportements d’internautes.
Référenceur
Salaire débutant : de 25 000 à 30 000 €
Salaire confirmé : de 35 000 à 50 000 €
Diplôme : licence professionnelle référenceur et rédacteur web (Haut-Rhin). ESP (Ecole supérieure de publicité, de communication, et de marketing), Hetic (Hautes études des technologies de l’information et de la communication), écoles de manager web/internet.
Le référenceur a pour mission d’accroître la visibilité d’un site en le positionnant au mieux dans les moteurs de recherche. Ce métier touche aux domaines du marketing (quelle activité doit être mise en avant et quelle est la cible principale visée), du commercial (prospection des sites, négociation et mise en place de partenariats) et de la technique (balise méta, déchiffrage d’un code source d’une page, réécriture d’URL).

Et pour finir sur une note "écologique" : Steria met 1 250 employés au vert

Cet été, la SSII a emménagé dans le premier bâtiment d'entreprise à énergie positive. Visite guidée d'un immeuble véritablement révolutionnaire.
La rentrée des 1 250 collaborateurs franciliens de Steria a été placée sous le signe de l’énergie positive. Depuis le 1er juillet, ils sont regroupés sur un site unique à Meudon-la-Forêt, dans les Hauts-de-Seine, non loin du campus de Dassault Systèmes.
A première vue, le bâtiment ne diffère guère de ceux qui l’entourent dans cette zone d’activités. Conçu par Bouygues Immobilier, ce bâtiment de 23 300 m2, appelé green office, est pourtant le premier immeuble d’envergure à énergie positive en France. A savoir qu’il produit plus d’énergie (64 kW/h) qu’il n’en consomme (62 kW/h).
Sa conception permet ainsi de réaliser 30 % d’économies d’énergie sur un immeuble HQE (Haute Qualité environnementale) et 65 % sur un bâtiment répondant aux exigences du Grenelle (norme RT 2005). Bref, le nec plus ultra.
Pour comprendre cette prouesse, il faut pousser plus loin la visite. Le bâtiment, mais aussi les surfaces de parking, sont littéralement tapissés de 4 200 m2 de panneaux photovoltaïques assurant 40 % de l’énergie. Le solde est fourni par une chaudière à cogénération biomasse à l'huile de colza produisant simultanément chaleur et électricité.
Ni climatisation ni faux plafond : A l’intérieur, l’architecte Ion Enescu, du cabinet Ateliers 115, a privilégié les grands espaces et l’éclairage naturel. Un mur végétal oxygène l’escalier central. En revanche, pas de climatisation ni de faux plafonds. Ce qui surprend pour un immeuble de standing flambant neuf.
Les façades respirent. La dalle en béton emmagasine le frais de la nuit et le diffuse tout au long de la journée. Dans chaque pièce, des coffrages en bois avec des volets inclinables font entrer automatiquement l’air extérieur. Au plafond, des panneaux « phonoabsorbants » dissimulent toutes sortes de capteurs à même de réguler la température ou la lumière en fonction de la présence humaine.
Pas de datacenter, bien sûr. Steria a néanmoins dû conserver une petite salle informatique pour héberger les serveurs bureautiques et d’impression. Une salle climatisée à l’ancienne !
Point noir : les transports en commun : Pour piloter les différents paramètres, un logiciel spécifique a été développé par Steria. Propriété de Bouygues Immobilier, Si@go (Système d’information pour green office) dotera les futurs « bureaux verts ». A la fois boîte noire et cerveau, Si@go assure la traçabilité du comportement énergique tout en favorisant les conditions optimales de consommation en fonction de la météo ou du nombre d’occupants.
Chaque collaborateur garde néanmoins la main. Depuis l’intranet, il peut régler l’éclairage ou la ventilation de son poste. Ce qui, dans les premiers temps, à donner lieu à quelques fous rires. Un collègue prenant la main sur les commandes de son voisin.
En revanche, pas de poubelle individuelle. L’employé doit se rendre aux bacs de tri collectifs situés à proximité des copy points, des coffee points et autres espaces lounge. Au-delà des 38 salles de réunion, l’open space est doté de cocoons, ou cabines téléphoniques en bon français.
Pour développer plus encore la fibre écoresponsable de ses salariés, Olivier Vallet, directeur général de Steria, projette de se doter d’un parc de vélos électriques, mais aussi de voitures électriques que les salariés pourraient louer le week-end.
Car le gros hic se trouve au niveau des transports en commun. Prévu initialement fin 2012, le tramway T6 n’arrivera qu’en 2014. En attendant, des navettes ont été mises en place pour rejoindre le métro et le covoiturage encouragé. Le site dispose également de 900 places de parking.
Une économie de 15 euros par m2 : Sur les conditions contractuelles, le propriétaire (le réassureur Scor), le locataire (Steria) et l’opérateur (Exprim, filiale de Bouygues) sont plus discrets. Le bail de neuf ans est assorti d’un contrat de performance énergétique.
Par ce contrat inédit en France, l’exploitant s’engage à garantir à Steria « l’ensemble des coûts d’exploitation et de maintenance et les niveaux de consommation et de production d’énergie, selon des principes de fonctionnement et d’occupation prédéfinis. » Avec un système de bonus-malus.
L’économie sur les « utilities » (eau, électricité…) évaluée à 15 euros annuels par mètre carré compenserait un loyer plus élevé. Là encore, c’est Si@go qui gère le deal.

EGILIA a obtenu
4.9 / 5 sur
11 avis avec Avis-vérifiés.com

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